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ISBN : 275783178X
Éditeur : Points (25/10/2012)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 94 notes)
Résumé :
Molina l'homosexuel, arrêté pour attentat à la pudeur, parle, et Valentin, le militant de gauche en cheville avec des groupements politiques clandestins, écoute. Derrière les murs et les barreaux de la prison de Villa Devoto, le dialogue est leur seule échappatoire. Molina raconte à Valentin les films qu'il a vus, quand la liberté n'était pas un mirage lointain, et de tous les détails dont il se souvient. Les ré... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
DanD
  04 juin 2018
Un billet pour un des livres qui ont marque le plus durablement mon vecu de lecteur.
Dans la deuxieme moitie du XXe siècle un volcan litteraire a explose en Amerique latine, devant nos yeux ebahis. Cette oeuvre est une de ses plus fortes coulees, bien qu'elle nous soit parue des moins spectaculaires. Publiee en 1976, elle est immediatement censuree et interdite par la junte militaire qui commencait a sevir en Argentine. Cela ne l'a pas empeche – au contraire – d'avoir un enorme impact, qui dure jusqu'a nos jours, parce que sa denonciation politique et sociale de la realite argentine de l'epoque est saisie dans un texte tres novateur, une litterature explosive.
Deux detenus dans une prison de Buenos Aires. L'un, Molina, est homme dans son corps mais femme dans son conscient. Pas gay (terme de toutes facons inusite, anachronique dans l'Argentine de l'epoque), femme! L'autre, Valentin, est un militant revolutionnaire. Deux raisons suffisantes pour etre incarcere.
Deux detenus, tres differents, qui se parlent, s'interpellent, chacun monologant sa propre subjectivite. Peu a peu leur dialogue devient plus comprehensif. Dans ce sens que chacun finit non seulement par comprendre l'autre, mais par l'accepter intimement, jusqu'a s'identifier dans une certaine mesure avec lui. Chacun sacrifiera un peu de soi – ou tout, jusqu'a la vie – pour l'autre.
Le livre s'ouvre avec un Molina qui represente une certaine image de la feminite (sentimentalite, delicatesse, prevenance maternelle), et un Valentin avec les atouts opposes de la masculinite (discipline, rationalite, objectivite). Il se ferme alors que ces perceptions ont mute jusqu'a devenir complementaires en eux deux.
Pour passer le temps, Molina raconte a Valentin de vieux films. Des films de serie B, tres kitschs. Avec force details. Ce sont des fois de vrais films, comme "Cat people", de 1942, realisee par Jacques Tourneur ("La feline", en version francaise?). Des fois Molina mélange deux films, comme il fait avec "I walked with a zombie", de 1943, aussi de Tourneur, et "White zombie" de 1932. Des critiques ont ainsi cru reconnaitre plusieurs films de l'Hollywoodien John Cromwell dont Molina fait une seule histoire. Des fois il brode jusqu'a rendre meconnaissables les films qu'il dit raconter, comme il fait avec ce qui peut etre "Die grosse liebe", un melodrame allemand de 1942 avec Zarah Leander, star du cinema nazi, ou le film mexicain "Hipocrita", de Miguel morayta (1949). En fait Molina enjolive a sa maniere les films qu'il dit raconter, les enkitsche encore plus, rend les heroines encore plus desirables et les heros plus faibles, plus perdus, plus incostants, plus desires. Les heroines sont ses modeles, celles a qui il reve de ressembler.
Valentin commence par critiquer politiquement ce que representent ces films, mais peu a peu, grace aussi aux petits soins que Molina lui prodigue, il rejoint la vision de son co-detenu. Ce processus de rapprochement des deux hommes traduit le grand objectif de l'auteur: la construction d'un dialogue possible entre la gauche revolutionnaire et les militants pour la liberation sexuelle. Manuel Puig "poudre" son roman pour mieux combattre le discours hegemonique aux annees 70 et de la droite reactionnaire et de la gauche machiste, pour mieux faire front au capitalisme patriarcal de l'Argentine de l'epoque. Se servant de registres stylistiques completement differents, il va jusqu'a introduire de longues notes de bas de page ou il analyse differentes theories sur l'homosexualite et sa place dans la societe. J'avoue avoir lu ces notes en diagonale (elles pourront interesser des ferus de theorie) sans que cela ait gene ma lecture en quoi que ce soit. Les ignorer n'enleve rien a la force du livre et de son message.
C;est donc un livre tres engage politiquement. Mais aussi une prouesse litteraire, melangeant differents registres, differentes representations linguistiques, du parler legerement argotique de la rue jusqu'au discours scientifique ou pseudo-scientifique; melangeant genres "mineurs" et academiques; melangeant des pages qui t'emportent en des revasseries roses a des pages qui te font descendre jusqu'a une barbarie qui te noue les tripes. Un livre qui n'a rien perdu avec le temps de sa force ni de son enchantement. C'est un livre explosif. Je le disais plus haut: un livre qui m'a marque.
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Arakasi
  25 septembre 2013
Ecrit en 1976 par Manuel Puig, « le baiser de la femme araignée » est un roman qui surprend par bien des aspects. Premiers sujets d'étonnement : l'histoire et les thématiques qu'elle soulève – particulièrement osées pour l'Amérique du Sud très conservatrice des années 70. Nous sommes à Buenos Aires dans une petite cellule où sont enfermés deux hommes aussi différents qu'il est possible de l'être. le premier, Luis Molina, est un travesti condamné à huit ans de prison pour détournement de mineur. le second, Valentin Arregui, est un activiste communiste incarcéré pour ses menées politiques contre le régime.
Accablés de solitude mais peu disposés à partager leurs souvenirs personnels, les deux hommes ont réussi à trouver un sujet de discussion pour passer le temps : le cinéma. Chaque soir, Molina raconte à son compagnon les films qui ont le plus marqué sa vie – films parfois fort surprenants car Molina a des goûts très éclectiques en la matière et alterne sans complexe chefs d'oeuvre cinématographiques, films d'horreur à petit budget et oeuvres propagandistes, pourvu que les femmes y soient belles et les histoires d'amour romantiques. Soir après soir, film après film, les deux hommes se rapprochent, laissant échapper entre deux récits des bribes d'information sur leur passé. de cette intimité croissante naîtra une affection et une tendresse qu'aucune des rigueurs carcérales ne parviendra à briser.
Autre aspect surprenant du roman : sa forme. Presque exclusivement constitué de dialogues, « le baiser de la femme araignée » ne nous laisse découvrir sur le passé des protagonistes que ce que ceux-ci veulent bien nous laisser entrevoir. Aucune description. Aucune analyse psychologique. Mais celles-ci seraient tout à fait superflues, tant cet immense dialogue est mené avec intelligence et habilité. Ce que nous ignorons, nous le devinons ; ce qui nous est caché, nous le découvrons dans un sous-entendu, un mot échappé, une confidence déguisée… Subtile et pudique, le procédé permet de mettre en avant l'évolution de la relation entre les deux hommes, sans jamais verser dans la vulgarité. L'ensemble donne une émouvante histoire d'amour, toute en finesse et en suggestion. Une très touchante découverte que je recommande chaleureusement.
(Et maintenant, j'ai très envie de voir « La Féline » de Jacques Tourneur. C'est vrai qu'il a l'air splendide, ce film !)
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Taraxacum
  31 mars 2014
Très connu roman argentin de Manuel Puig, dont la célébrité a été renforcée par son adaptation cinématographique d'Héctor Babenco, sorti en salles en 1985 et qui valut, excusez du peu, à l'acteur William Hurt l'Oscar du meilleur acteur et un prix au festival de Cannes, le baiser de la femme-araignée a failli ne jamais faire partie de mes lectures.
Sans les commentaires enthousiastes de lectrices de ma connaissance, lectrices dont le goût m'a toujours paru très sûr, je ne l'aurai jamais ouvert et j'aurai raté quelque chose. J'avoue que les prémisses me faisaient un peu peur : il s'agit d'un roman carcéral où deux prisonniers s'évadent de leur cellule quand l'un conte à l'autre, tel une Shéhérazade argentine, les films qui ont su l'émouvoir. le sujet est intéressant, oui, des plus originales, oui, mais difficile et j'imaginais mal comment il pouvait tenir sur tout le roman sans devenir quelque peu répétitif. le moins qu'on puisse dire est que l'auteur s'en tire brillamment.
L'un des deux protagonistes, Valentin Arregui, est un prisonnier politique, révolutionnaire emprisonné pour ses idées politiques et son appartenance à des mouvements de lutte clandestine, tandis que l'autre, Molina, parle de lui-même au féminin, a été condamné pour détournement de mineur et n'a jamais mis les pieds dans un meeting politique de toute son existence. Rien donc en commun au début mais entre ces deux hommes naît un dialogue, nuit après nuit, qui rapproche finalement deux étrangers. le texte est complété de notes de bas de pages sur les théories psychanalytiques sur l'homosexualité qui accompagnent le lecteur à mesure que, au fil des jours, au fil des films, se dessine une trame des sacrifices répétés de toutes les figures féminines que Molina admire tant. Tout en dialogue en ce qui concerne les deux prisonniers, l'histoire se fait touchante d'affection, d'amitié, portée par les tragédies superbes que conte Molina et qui préfigurent une fin inéluctable.
Un très joli roman, très pudique, sur les carcans que la société impose aux sexes mais aussi tout simplement une très jolie histoire.
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viou1108
  21 février 2016
En 1976, au fond d'une prison à Buenos Aires, Valentin et Molina partagent la même cellule. Ils n'ont rien en commun, sauf d'être, chacun à sa manière, en conflit avec un certain ordre établi. Valentin, le plus jeune, est un prisonnier politique qui, malgré la torture, n'a lâché aucune information sur son réseau clandestin de résistance à la junte du général Videla. Molina, lui, est un homosexuel condamné pour détournement de mineur. Rien en commun donc, puisque l'un rêve de révolution et de justice sociale, tandis que l'autre rêve simplement d'amour. L'histoire ne dira pas lequel de ces rêves est le plus facile à réaliser, toujours est-il que, pour tenir, les deux hommes s'accrochent à leur idéal, se bercent d'illusions, plongent dans leurs souvenirs, imaginent la vie quand ils sortiront. Une chose les relie et permet le dialogue : les films que Molina raconte à Valentin, de vieux films américains des années 40-50, à l'eau de rose ou fantastiques, de zombies ou de femmes-panthères.
L'originalité de ce roman tient au fait qu'il ne constitue qu'un seul long dialogue entre Molina et Valentin, seulement entrecoupé de quelques rapports de police. Il n'y a pas de narrateur pour nous expliquer l'histoire des personnages, leurs comportements, leurs idées, leurs sentiments. Tout nous est donné brut de décoffrage, fragmentaire, progressif. A nous de reconstituer, renouer les fils, déduire, réfléchir.
Réfléchir, le mot est lâché. Car ce roman, avec sa trame minimaliste, est faussement simple. On commence avec deux détenus aussi différents que le jour et la nuit, dont l'un raconte des histoires à l'autre pour tuer le temps, et on en arrive à se demander lequel des deux est le plus « révolutionnaire ». Valentin, le subversif « primaire », évident, qui n'a que slogans et grands principes à la bouche, ou Molina qui, avec sa sensibilité de midinette et sa bonté envers Valentin, posera les actes qui modifieront, modestement mais réellement, le cours de l'histoire ? Lequel des deux est le plus proche de la vérité, de la réalité, de la liberté ? Car ils ne sont pas seulement enfermés dans leur cellule, victimes de la répression politique ou sociale. Ils sont aussi enfermés dans leur tête, aux prises avec des dilemmes irréductibles : Valentin est amoureux d'une fille qui ne cadre pas avec ses idéaux sociaux, Molina voudrait être une femme dans un pays où la virilité est une obligation. Toutes ces questions surgissent au fil des pages, et, alors qu'on observe l'évolution de la relation entre deux hommes, on s'aperçoit aussi que les femmes sont très présentes : la mère de Molina, la « camarade » de Valentin, et les femmes des films qui, toutes, sont victimes, d'une façon ou d'une autre, de la domination des hommes. Et la plus prisonnière de toutes : celle que chaque homme porte en lui, étouffée sous des strates séculaires de machisme. A ce petit jeu, Molina a quelques coups d'avance, conscient qu'il est de sa part de féminité, qu'il tente de libérer quoi qu'en disent les braves gens. Quand je vous disais que le subversif de l'histoire n'est pas forcément celui qu'on croit...
Le baiser de la femme-araignée est un roman captivant, touchant, avec plusieurs niveaux de lecture. Une toile complexe dont je n'ai sans doute pas réussi à démêler tous les fils...
Lien : http://www.voyagesaufildespa..
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Woland
  25 octobre 2008
El Beso de la Mujer Araña
Traduction : Albert Bensoussan
Au coeur de l'Argentine de Videla, une cellule dans une prison de Buenos-Aires. S'y trouvent réunis un détenu politique, Valentin Arregui, chef d'un groupe d'opposants au régime qui, jusque là et malgré les tortures subies, n'a laissé passer aucune information véritable, et Luis Alberto Molina, homosexuel condamné pour détournement de mineur.
Les deux hommes - Molina est légèrement plus âgé qu'Arregui - ont fini par sympathiser. Plus chanceux qu'Arregui, Molina a encore sa mère qui, de temps à autre, lui envoie ou lui apporte des colis de nourriture dont il fait profiter son camarade de cellule. Et puis, Molina a tout de même des chances de sortir un jour ou l'autre de prison. Son avocat, on l'apprend d'ailleurs au début du roman, a bon espoir.
Chaque soir, avant de s'endormir, Molina a pris l'habitude de raconter à Arregui les films dont il a gardé le meilleur souvenir. Ce qui permet à Manuel Puig d'ouvrir son livre avec un récit magistral de "La Féline" de Jacques Tourneur. Joyaux du fantastique ou oeuvres de propagande, tout est bon en effet à Molina le cinéphile pour distraire celui qu'il nomme par son prénom, Valentin, alors que, on s'en aperçoit à la fin, ce dernier ne l'appellera jamais que par son nom de famille.
Il est vrai que, en espagnol, le "a" est une lettre féminine et que, peu à peu, au fur et à mesure que s'écoulent les jours d'enfermement et que Molina se met en quatre pour son voisin de cellule à la santé semble-t-il plus fragile, les rapports qui existaient entre les deux hommes subissent une douce mais irréversible mutation.
Peu importe si Molina est en fait un "mouton" contraint par l'administration pénitentiaire de tenter d'obtenir des renseignements décisifs en contrepartie de sa propre libération. Alors même qu'il en prend conscience, le lecteur sait que Molina ne trahira jamais Valentin.
Car le lecteur est aussi présent dans la cellule lorsque Molina incite Valentin à laisser de côté la nourriture de la prison (droguée de façon à le rendre malade et à affaiblir sa résistance) pour lui préférer celle qu'il parvient à obtenir du directeur sous couvert d'un colis que lui aurait envoyé sa mère.
Bien avant que Valentin s'en aperçoive, le lecteur a compris que Molina, qui se définit lui-même comme une femme, est tombé plus ou moins amoureux d'Arregui. Molina, en dépit du surnom de "femme-araignée" que lui donne par jeu son compagnon de cellule, n'a rien de la vamp : c'est une femme qui donne tout - y compris, pour finir, sa vie.
Manuel Puig ne recourt jamais à une analyse des pensées de ses personnages. Quand celles-ci surviennent, elles s'avancent en flot pressé et ressemblent plus à des images mentales, brutes de décoffrage, qu'à des réflexions muettes et profondes à la Marcel Proust.
A l'exception de deux entrevues avec le directeur de la prison et du rapport final sur la mort de Molina, "Le Baiser de la Femme-Araignée" est un immense dialogue entre les deux voisins de cellule et c'est par la subtilité et le naturel exceptionnels de ce dialogue que le lecteur prend pied peu à peu dans le mental des deux hommes.
Le procédé paraîtra peut-être déroutant à certains mais l'impression générale qui en ressort, c'est surtout l'admiration pour la maîtrise et la pudeur avec lesquelles Manuel Puig conduit son intrigue et ses personnages jusqu'à leur fin tragique mais inévitable. Il n'y a ici aucune trace de vulgarité ou de grossièreté et, lorsque le roman se clôt sur la mort d'Arregui, on a surtout la sensation d'avoir lu une belle, une grande histoire d'amour et d'amitié. ;o)
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
ArakasiArakasi   22 septembre 2013
- Et maintenant je vais devoir subir ce que tout le monde me dit.
- Voyons ça… Qu'est-ce que je vais te dire ?
- Tous pareils. On me sort la même chose, toujours !
- Quoi donc ?
- Qu'enfant on m'a trop dorloté, que c'est pour ça que je suis comme ça, que je suis resté collé aux jupes de maman et alors je suis comme ça, mais que ça pourrait toujours se corriger ; et que ce qu'il me faut c'est une femme ; parce que la femme, c'est ce qu'il y a de mieux.
- C'est ce qu'on te dit ?
- Oui, et moi je réponds… Parfait ! Extra ! Puisque les femmes sont ce qu'il y a de mieux, moi, justement, je veux être une femme.
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AelaAela   27 février 2011
- Dis donc, tu t'y connais en cuisine.
- Merci, Valentin.
- Mais tu vas me donner de mauvaises habitudes.
Après, ça peut me faire du tort.
- Tu es fou: jouis de l'instant qui passe! Profite! Tu ne vas pas te gâcher le repas en pensant à ce qui peut arriver demain?
- Je ne crois pas à ces histoires, jouir de l'instant qui passe, Molina, personne ne jouit de l'instant. Ca c'est bon pour le paradis terrestre
- Tu y crois toi au ciel et à l'enfer?
.....
- Je ne peux pas, moi, jouir de l'instant présent, parce que je vis en fonction de la lutte politique.
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rmariermarie   04 avril 2013
"Tant que je serai avec lui j'aurai l'espoir qu'il me raconte quelque chose... et s'il me raconte quelque chose, j'aurai l'espoir de ma libération"
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mandarine43mandarine43   19 février 2018
- C'est un film divin dans son genre, et moi c'est le film qui m'importe, parce que évidemment, tant que je suis enfermé ici, je ne peux rien faire d'autre que de penser à des belles choses, pour ne pas devenir fou, non ?... Laisse-moi un peu échapper à la réalité, à quoi bon se mortifier encore plus ? Tu veux que je devienne fou ? Parce que folle, je le suis déjà.
- Non, sérieusement, c'est vrai qu'ici tu peux devenir fou, mais pas seulement en te désespérant... En t'aliénant aussi, comme tu fais. Cette façon que tu as de penser à des choses belles, comme tu dis, ça peut être dangereux.
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