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EAN : 9782742723966
180 pages
Éditeur : Actes Sud (26/08/1999)
3.65/5   13 notes
Résumé :
Suzanne reste plantée devant Son faitout, couvercle à la main.
Ce bouillon a l'air vraiment pâlot, il lui manque quelque chose, mais quoi ? Du poivre ?

Non, elle aurait dû aller acheter ce produit chez l'épicier. Elle s'empare du livre laissé par Edith sur le rebord du buffet et l'enfonce entre le gîte et le paleron.

La couverture se plisse en se rétractant puis dégorge un jus brun doré à souhait. Une façon de colorer que n'ava... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
myriampele
  06 août 2015
Oui c'est un petit livre mais plus que joli! Les nouvelles sont denses, et l'écriture est belle. Et ça parle de famille, de mères beaucoup et parfois de pères, de grand-mères et d'amour, de souffrances et de joies. Chaque nouvelle est une histoire.
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fbalestas
  19 novembre 2017
Le recueil « Un si joli petit livre » s’ouvre sur une nouvelle succulente : Suzanne prépare un repas de famille, dont la recette est issue de « La véritable Cuisine de famille de Tante Nanette ». Elle met beaucoup de soin à préparer son pot-au-feu.
« Pour conférer au bouillon une belle couleur d’un brun doré, ce qui est fort agréable à l’œil, faites griller au four deux gros oignons. A défaut, vous pouvez utiliser du colorant qui se vend en bouteille chez tous les épiciers. »
Suzanne vient de faire paraître un recueil de nouvelles, mais ce n’est pas encore le grand succès attendu. Elle pousse le plaisir masochiste jusqu’à aller voir chez les libraires si son nom leur dit quelque chose … et s’aperçoit que non.
C’est long la préparation d’un pot-au-feu. Encore plus long le processus d’écriture.
« Cinq heures pour un pot-au-feu, deux ans pour un mince petit livre. Le premier sera consommé en vingt minutes. Le second peut l’être en une heure. Quant à la trace.. »
Claude Pujade Renaud file la métaphore entre cuisine et écriture.
La famille n’est pas forcément le meilleur soutien pour un écrivain. Seule la grand-tante Alphonsine de 97 ans ou Pierre le neveu étudiant en Amérique ont compris que ces nouvelles parlent de la famille. Le reste de la parentèle n’apprécie pas trop qu’on mette à nu les petites vilenies quotidiennes …
A défaut d’apprécier son écriture, les invités vont apprécier la table. Dommage que la nièce Corinne ne soit pas des hôtes.
Sa mère Edith rend à Suzanne l’exemplaire qu’elle avait dédicacé à Corinne. Sous prétexte qu’il n’est « pas de son âge ». Mais peut-être bien plutôt parce qu’il révèle des choses qu’on ne devrait pas dire en famille.
La chute est à l’image de cette nouvelle très réussie : où l’on voit qu’un livre dédicacé, à défaut d’être lu, peut très bien servir de colorant à un pot-au-feu au goût inimitable …
Que ce soient les relations entre fille et mère (« le jardin d’enfance » où il est question de fille-mère) ou les histoires placées sous le signe du double (« les terrasses » où Claire est partagée entre deux hommes), les secrets de famille de province (« Une visite ») et la solitude avec une nièce qui découvre ce que c’est qu’être femme «(« L’annonce »), le regard de l’homme sur le corps féminin (« Dans la glace ») ou le regard de femmes entre elles dans le cadre d’un sauna (« Tendres tropiques ») , Claude Pujade Renaud dévide son fil avec talent et subtilité. Ses thèmes de prédilection sont le rapport à la nature (le paysage, le temps qu’il fait …), l’attention aux petites choses quotidiennes, qu’elle entrelace toujours avec les relations inter personnelles toujours vues de façon très subtile chez cette auteure.
Claude Pujade Renaud est une grande nouvelliste (genre sous-estimé en France mais beaucoup plus développé dans les pays anglo-saxons).
Elle sait comme peu d’autres décrire les relations intimes familiales : frères et sœurs, mère et fille, lignées de femmes, à l’image de la dernière nouvelle de ce recueil,« D’outre-mère », très réussie elle aussi. Une écriture dont on ne se lasse pas.

Lien : https://www.biblioblog.fr/po..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
fbalestasfbalestas   05 juin 2020
La table a belle allure, nappe et assiettes blanches, avivée d’un bouquet d’anémones à chaque extrémité. Aujourd’hui Suzanne aura au moins réussi cette table. A défaut d’une phrase. Et l’odeur du pot-au-feu, combien de générations pour un livre ? Suzanne prend une douche, enfile une robe légèrement habillée, se maquille avec discrétion. Elle les aime bien, tous, pourvu qu’ils apprécient son plat ! Elle espère pouvoir discuter à part avec sa nièce Corinne dont la sensibilité farouche lui semble proche de la sienne. Peut-être même Corinne lui confiera-t-elle ses impressions sur le recueil ? Suzanne lui en a offert un exemplaire, accompagné d’une dédicace très personnelle. Elle prépare le plateau de formages et amène les apéritifs dans le séjour. La cousine Mariette arrive en avance, volubile :
- Je suis venue plus tôt pour te donner un coup de main
- Merci, ça finit de cuire. Dans une heure on pourra passer à table si tout le monde est là.
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CalibanCaliban   19 août 2017
Les rose ont perdu toute dignité . Elles virent au mauve et cassent du col . A présent leur manque de parfum n'indispose plus Marianne . Elle s'amuse à suivre un gargouillis dans ses intestins . D'où part-il ? Elle l'a perdu, il est déja beaucoup plus bas . Ca passe, ça file en douceur entre les fesses . Enfant, Marianne se délectait de cette fleur de gaz odorante . Elle mettait la tête sous les draps pour se repaitre de ces effluves tièdes, aussi consistants qu'une crotte . Celle-là au moins, Marianne pouvait se la garder pour elle . Elle ne peut plus . Ici l'odorat est blanc,comme les murs .
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myriampelemyriampele   06 août 2015
Obsèques, obscéne, ces deux mots l'obsèdent ils tournent en rond agrippés l'un à l'autre,deux mouches accolées vrombissant dans le vide du crâne.
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Vidéo de Claude Pujade-Renaud
Le 7 mars 2013, François Busnel reçoit :
Benoîte Groult, Ainsi soit Olympe de Gouges Alix de Saint-André, Garde tes larmes pour plus tard, à propos de Françoise Giroud, Histoire d'une femme libre : un manuscrit retrouvé par Alix de Saint-André à l'IMEC et publié par cet écrivaine à titre posthume. Andreï Makine, Une femme aimée Claude Pujade-Renaud, Dans l'ombre de la lumière
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