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Agnès Piganiol (Traducteur)Peter Bailey (Illustrateur)
EAN : 9782081645868
85 pages
Éditeur : Flammarion (16/03/2000)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 97 notes)
Résumé :
« Mais qu'est-ce qui lui prend ? ... Il me fait peur avec son épée... Arrêtez-le, Docteur ! Arrêtez-le ! Le Dr Kalmenius siffla alors une petite mélodie, Sire Coeur d'Airain s'arrêta net, juste au moment où la pointe de l'épée touchait la gorge de Karl. » Toute la ville est impatiente de découvrir le nouvel automate de la grande horloge. Mais Karl, l'apprenti chargé de le créer, se désespère: il n'a rien fait. Le docteur Kalmenius, génie de l'horlogerie, arrive alor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  12 juillet 2015
Dans le petit village allemand de Glockenheim, attaqué par la neige, les habitants se réunissent à l'auberge pour écouter les histoires de Franz. Tous mangent les paroles du conteur, à l'exception de Karl qui rumine dans son coin parce que, le lendemain, il sera discrédité aux yeux de la population et ne recevra pas le titre de compagnon horloger car il n'a pas réussi à produire une un automate à installer au sommet de l'horloge. Donc, il n'écoute que d'une oreille distraite l'histoire de Franz. Il y est question du jeune prince Florian, malade, et de son père Otto qui se rend auprès du célèbre docteur Kalmenius, un être diabolique, qui lui offre une solution : un coeur mécanique pour le garçon. À cet instant, un individu répondant trait pour trait à la description du scientifique douteux entre dans l'auberge ! Frissons garantis ! L'auteur Philip Pullman y veille : son conte « La mécanique du diable », à la fois cruel et sympathique, est très efficace.
Donc, consternation parmi les villageois à l'arrivée du docteur Kalmenius. Tous se sauvent, à l'exception de Karl. Ce dernier se verra offrir la solution à son problème : un automate ayant la forme d'un petit chevalier à l'épée très pointue… La cupidité l'emportera mais, ce qu'il ne sait pas, c'est que le chevalier Coeur d'airain répond à un autre maitre, diabolique, et que son épée s'active au moyen d'un simple mot… Sèmera-t-il la panique dans Glockenheim ? Sans le savoir, le prince Florian dispose de la solution à ce problème. Malheureusement, abandonné dans la forêt et pourchassé par des loups, le jeune garçon arrivera-t-il seulement à survivre ?
À partir de cet instant, les deux histoires continuent à s'entrecroiser merveilleusement bien. On se laisse emporter par cette histoire où la réalité et la fiction ne font plus qu'un. Avec cette plaquette, Philip Pullman nous livre un petit bijou. Les enfants et les adolescents y lisent une histoire fantastique intéressante, aux rebondissements multiples, qui tient en haleine – et qui donnera la frousse aux plus jeunes. Mais qu'ils se rassurent, « La mécanique du diable » offre également des moments touchants et agréables à lire (quoique un peu mièvre vers la fin). le tout d'un niveau de difficulté abordable malgré quelques défis. Comprendre les concepts d'horlogerie, de mécanique, les automates… ce n'est pas donné à tous même si quelques encadrés donnent des explications supplémentaires à ce sujet. Les adultes y trouvent leur compte aussi et je suis persuadé que plus d'un ont tremblé par moments.
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ladyshania
  06 mars 2017
Hiver. Allemagne. Dans un petit village, les habitants se réunissent à l'auberge. Demain est un grand jour. En effet, Karl, l'apprenti horloger a fini sa formation et pour fêter ça, il doit présenter le nouvel automate qu'il a fabriqué pour la grande horloge. Ce soir, les villageois se sont aussi rassemblés à l'auberge pour écouter les histoires effrayantes de l'écrivain Franz. le conteur commence son récit où il est aussi question d'une horloge. Tout se passe bien jusqu'à l'arrivée d'un inconnu qui est l'exacte description d'un personnage de l'histoire de Franz...
Philip Pullman, célèbre pour sa trilogie A la croisée des mondes, nous livre un conte fantastique très réussi où deux histoires se mêlent. La construction du récit n'est pas chronologique et il faut rester vigilant pour ne pas se perdre dans les rouages de cette mécanique.
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ninoule69
  11 octobre 2015
Une auberge, un soir glacé où la neige tombe à gros flocons. Un écrivain-conteur commence le récit d'une histoire terrible, dont il n'a pas écrit la fin. Et là, tout dérape et l'on comprend vite que fiction et réalité sont intimement imbriquées. Un vrai conte fantastique à faire dresser les cheveux sur la tête et à perdre le sens du temps. Un délice effrayant ou un délicieux effroi – on ne sait plus – en perspective, auquel le diable n'est sûrement pas étranger. Accrochez-vous la chronologie du récit est bouleversée même si elle s'appuie sur une mécanique bien huilée.
Les petits plus :
Aspect original à remarquer : tout au long du récit, le narrateur ajoute des commentaires sur son déroulement, placés dans des petits encadrés. Renseignements historiques, remarques philosophiques, commentaires personnels, autant d'ajouts souvent drôles à l'image de la citation suivante :
« Les ennuis ne vont pas tarder, c'est moi qui vous le dis. On a toujours intérêt à être poli, même avec les êtres qui ne parlent pas ». Remarque immédiatement suivie page suivante de « Les voilà, les ennuis ».
Lien : http://lewebpedagogique.com/..
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Shaynning
  09 janvier 2021
Petit récit horrifiant et fantastique par l'auteur qui nous a donné "À la croisée des Mondes, ça se lit, pour ainsi dire, d'une traite.
Pullman nous amène dans un petit village allemand, où bientôt sa célèbre horloge se verra ajouter un nouveau personnage mécanique, comme il est de tradition chaque année. Or, l'apprenti-horloger, Karl, n'est pas parvenu à faire le fameux personnage qui doit l'introduire officiellement dans son Corps de métier tout en ajoutant du prestige à l'horloge. Alors qu'il rumine son échec imminent à la taverne, un jeune conteur se prépare à régaler les habitants d'une nouvelle histoire à vous faire frissonner. Alors qu'il entame le récit d'une sinistre histoire où un prince revient de son séjour de chasse avec son fils à l'état de cadavre anormalement gesticulant, il est interrompu exactement au moment où son histoire n'avait plus de suite et par un homme dont il venait à peine d'en dresser le portrait. Terrifié pat cette incroyable coïncidence, le conteur fuit aussitôt les lieux, talonnés par les habitants. L'étrange personnage rencontre bientôt Karl, dont il écoute les déboires. Il lui propose alors de l'aider, grâce au petit chevalier automate qu'il traine justement avec lui...
Les histoires de Diable sont assez fréquente dans le folklore de mon pays, mais des histoires de rouages, ça, nettement moins. Si certains aspects inquiétants relève davantage de l'inéluctabilité du temps ou de la mécanique elle-même qui est irréversible une fois enclenchée, une autre dimension relève plutôt de la magie. À certains égards, cette histoire me rappelle celle de Pinocchio, où la frontière entre objet et vivant devient floue.
Je ne peux pas dire que c'est une histoire glaçante, peu s'en faut, mais compte tenu du fait que c,est un roman Jeunesse, ça reste un récit effrayant. Rien de sanglant, ceci-dit, le plus terrible reste le fait qu'un jeune homme méchant s'est condamné lui-même, au final. C'est néanmoins bien écrit, on peut le lire d'une traite sans temps morts, quoi que le récit est tripartite, alors les moins rapides en lecture peuvent y faire des pauses.
J'aime l'appuie des images, surtout avec leurs jeux de clair-obscures très prononcés et le fait que les personnages sont souvent de dos - ouh! Ça change la dynamique! - La couverture est vraiment superbe, mais ça n'a rien d'étonnant de la part le dessinateur belge Xavier Colette, qui nous a quand à lui donné les couvertures magnifiques de la série "La légende des quatre".
Un bon petit roman, en somme. Classé troisième cycle primaire ou 10-11 ans en montant.
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malecturotheque
  08 janvier 2021
La seule fois où j'ai lu des romans de Philip Pullman, c'était quand j'étais adolescente, pour lire À la croisée des mondes, une trilogie de romans de fantasy jeunesse que j'avais beaucoup aimé, même si je pense qu'étant alors assez jeune, j'ai loupé pas mal de subtilités. Je pensais donc les relire un de ces jours et, finalement, c'est un autre livre de l'écrivain qui m'est tombé entre les mains : La mécanique du diable. L'édition que je possède, qui est une réédition, à dire vrai, est sortie cet automne et le livre est vraiment beau avec sa couverture rigide d'une belle couleur bleu-gris, les illustrations de Xavier Collette qui accompagnent le texte… Sans parler du fait que ça promettait d'être un conte plutôt sombre ! Bref, j'ai décidé de me lancer dans cette lecture qui semblait avoir tout pour me plaire.
L'histoire débute dans une petite ville allemande, alors que la journée se termine. C'est le moment où les villageois se retrouvent à la taverne du coin pour boire un verre et écouter un écrivain lire ses textes. Mais pour Karl, l'apprenti horloger, ce n'est pas une bonne soirée : il doit présenter le lendemain un automate mais il ne l'a toujours pas terminé – il ne l'a même pas commencé ! Et c'est là que débarque le docteur Kalmenius… Une nuit terrible est sur le point de débuter.
Je m'apprêtais à écrire « Commençons par ce qui saute aux yeux » mais, en vérité, j'en ai déjà parlé plus haut : c'est le livre en tant qu'objet qui est vraiment beau. On peut regretter que le titre écrit sur le dos du livre (pas la quatrième de couverture, non, je parle bien du dos) n'ait pas un effet de brillance, tout comme on peut regretter que les illustrations de Xavier Collette ne soient pas en couleur (j'aime beaucoup ce que fait cet illustrateur). Mais en vérité, plus j'y pense et plus je me dis que cela ne fait finalement que renforcer la noirceur du récit, que cela ajoute un côté froid à l'histoire qui se déroule déjà au plein coeur de l'hiver… Plus j'y pense et plus ça me plaît de voir ainsi les choses.
Bon, un bel objet-livre, c'est bien mais, en tant que lecteurs et lectrices, ce qui nous intéresse le plus, ce sont l'histoire, les personnages, l'écriture… Et je vais d'abord m'attaquer à cette dernière. Quoique « attaquer » soit un bien grand mot pour le coup car je n'ai aucune raison de le faire : j'ai apprécié que Pullman reprenne les codes du conte (le début : « Un jour (au temps où les horloges étaient encore mécaniques), un étrange événement se produisit dans une petite ville d'Allemagne », l'emploi du passé, etc.), tout comme j'ai apprécié ses touches d'humour, un brin caustique mais tellement délicieux ! Il y a par exemple de petits encarts qui accompagnent ponctuellement le texte, soit pour revenir sur ce qu'il vient de se passer (« C'est ce qu'on gagne à faire ceci »), soit pour nous prévenir que c'est à ce moment que tel personnage aurait dû prendre telle décision mais que non et lisez la suite pour savoir ce qu'il a fait à la place. C'est réussi, ça donne un très bon rythme à l'histoire, on ne s'ennuie pas une seconde – je ne pourrais pas dire le contraire, j'ai dévoré le livre ! Quant au personnages, je ne vais pas m'étendre dessus car je n'ai pas grand chose à dire sur eux : ce sont de bons protagonistes, leur évolution est bien amenée en un court laps de temps (n'oublions pas que c'est un conte, le livre fait un peu plus de cent pages). Et puis il y a l'histoire : d'un côté, un apprenti horloger qui est bien dans la mouise, et de l'autre un roi – lui aussi dans la mouise, mais pour d'autres raisons. Entre les deux, le mystérieux docteur Kalmenius. Bien sûr, je ne peux pas vous en dire beaucoup plus sinon je risquerais bien de vous dévoiler trop de choses mais, ce qu'il faut retenir, c'est qu'il y a quelques rebondissements et que, si le conte s'apparente à l'horreur de prime abord, il y a quand même une beauté certaine qui s'en dégage et qu'il est vraiment plaisant à lire : pour son histoire, pour ses personnages, pour son écriture, pour ses illustrations.
Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé La mécanique du diable alors, si vous souhaitez lire un conte horrifique mais également beau, il est fait pour vous. C'est une bonne lecture qui ravira les jeunes et les moins jeunes en cet hiver qui débute.
Lien : https://malecturotheque.word..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
emdicannaemdicanna   14 décembre 2019
L'histoire commence par une nuit d'hiver, à l'heure où les habitants de la ville se réunissaient à la taverne du Cheval Blanc. La neige tombait en rafales, chassée par le vent des montagnes qui agitait les cloches de l'église. Les fenêtres de l'auberge étaient toutes embuées et le feu ronflait dans le poêle. Putzi, le vieux chat noir, sommeillait devant la cheminée. L'air était chargé d'odeurs de saucisses, de choucroute, de tabac et de bière. Gretl, la petite serveuse, fille de l'aubergiste, allait et venait avec des chopes mousseuses et des assiettes fumantes. Chaque fois que la porte s'ouvrait, on voyait s'engouffrer de gros flocons de neige qui fondaient aussitôt au contact de l'air chaud.
"Tiens, voilà Ringelmann ! s'écria le bourgmestre. venez boire une bière avec moi, mon ami !... Et une chope pour votre jeune apprenti !"
L'apprenti remercia d'un signe de tête et alla s'asseoir seul dans un coin, l'air sombre et triste.
"Qu'est-ce qu'il a, le petit ? s'enquit le bourgmestre. Il en fait une tête !
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SinjordSinjord   21 novembre 2013
La grande horloge de Glockenheim, dont Herr Ringelmann avait la charge, était le monument le plus extraordinaire de toute l'Allemagne. Le mécanisme était si complexe qu'il mettait douze mois pour achever sa rotation, et, pour voir tous les personnages, il aurait fallut observer l'horloge pendant une année entière.
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SinjordSinjord   21 novembre 2013
Dès que l'on remonte l'horloge, les aiguilles mettent en marche. Il y a quelque chose d'implacable et de terrifiant dans la ronde des aiguilles autour du cadran. Tic, tac, tic, tac! ... Millimètre après millimètre, elles avancent sans répit, et leur tic-tac nous accompagne jusqu'à la tombe.
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SinjordSinjord   21 novembre 2013
Le tempérament d'artiste! Quelle absurdité! Cela n'existe pas. Seuls les amateurs ont des tempéraments. Les vrais artistes font leur travail sans même y songer. Si vous entendez les gens parler du tempérament d'artiste, dites-vous bien qu'ils ne savent pas de quoi ils parlent.
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ninoule69ninoule69   11 octobre 2015
Si rien n’a été prévu, alors qui sait ce qui peut arriver ?
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Videos de Philip Pullman (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philip Pullman
À l'occasion de la parution du nouveau roman de Philip Pullman, «La Communauté des Esprits», libraires et lectrices racontent leur histoire avec l'auteur de «À la croisée des mondes». Merci à Estelle et Nina (@nina_a_lu), Maryse (Librairie l'Écume des Pages), Estrela (Librairie Eyrolles), Laurence (Librairie le Chat Pitre), Camille (Librairie le Divan Perché) et Helga (Librairie Mollat) pour leurs témoignages.
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