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ISBN : 2253095125
Éditeur : Le Livre de Poche (10/02/2016)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 119 notes)
Résumé :
États-Unis, 1823. Au cours d'une expédition à travers les Grandes Plaines, le trappeur Hugh Glass est attaqué par un grizzly. Défiguré, le corps déchiqueté, Hugh est confié à deux volontaires chargés de le veiller jusqu'à sa mort puis de l'enterrer. Mais ses gardiens décident d'abandonner le blessé. En plein territoire indien, seul, désarmé et à bout de forces, Glass survit. Son unique motivation : la vengeance. Commence alors la légende de Hugh Glass : l'histoire d... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
Zebra
  06 avril 2014
« The Revenant » (en français, le Revenant) est un roman de Michael Punke. Basé sur des faits réels, édité aux Presses de la Cité en Avril 2014, l'ouvrage décrit une histoire d'endurance humaine presque inimaginable, survenue au début du 19ème siècle, dans une région qui recouperait aujourd'hui le Dakota, le Montana, le Wyoming et le Nebraska. En fait d'endurance, c'est près de 3000 miles de désert américain inexploré que traversa, en rampant puis en claudiquant, un trappeur laissé pour mort par deux de ses compagnons. Hugh Glass, le revenant, trahi par les siens et obsédé par la vengeance, n'aura de cesse que de les retrouver et de leur faire la peau.
Le roman de Punke commence en 1823, quand Hugh Glass, trente-six ans, entre à la Rocky Mountain Fur Company, une entreprise spécialisée dans la chasse aux castors et au commerce de sa peau : alentour, le territoire est immense, inexploré et périlleux car les bêtes sauvages sont légion et les tribus indiennes ne voient pas toutes d'un bon oeil l'avancée de l'homme blanc sur la terre de leurs ancêtres. Au cours d'une chasse aux castors, en pleine forêt, Glass est brutalement agressé par un grizzly : quasiment scalpé, le dos profondément entaillé par les griffes de l'ourse qui protégeait ses oursons, cruellement mordu à la cuisse, un bras devenu invalide, perdant son sang en abondance, en proie à une forte fièvre et délirant, Glass semble définitivement condamné. Intransportable, Glass est veillé par deux volontaires, le jeune Bridger et Fitzgerald, un mercenaire impitoyable. le chef de l'expédition leur donne à chacun 70 dollars et leur demande de veiller Glass puis de lui donner une sépulture chrétienne, le moment venu. L'expédition poursuit son chemin. Dans les deux jours qui suivent, Bridger et Fitzgerald décident de laisser le mourant tout seul : ils le quittent non sans l'avoir préalablement dépouillé de son fusil, de son couteau et de quelques vêtements chauds. Un mort, ça n'a besoin de rien, c'est évident.
De taille modeste (350 pages), l'ouvrage se lit assez vite : l'histoire de Glass nous tient en haleine tant les péripéties et les rebondissements sont nombreux. le lecteur traverse de grands espaces, se plonge avec « notre » héros dans l'eau glacée des torrents, rencontre des indiens aux moeurs inattendues, tombe nez à nez avec des bisons ou des loups, se fait fouetter le visage par le vent violent, découvre le mode de vie des forts militaires, perdus « in the middle of nowhere », apprend à utiliser les plantes et les peaux de castors pour en faire des médicaments ou des embarcations de fortune, bref un émerveillement permanent. le suspense ne retombe que très rarement tant la traque est continue. La fluidité de l'écriture et la jeunesse des propos sont évidentes. L'auteur reste honnête et précis dans ses descriptions. La psychologie des personnages n'est pas en reste : peut-on choisir un inconnu pour veiller sur un mourant ? En cas de péril pour sa propre vie, peut on faire passer la vie de l'autre devant la sienne ? Pour devenir un homme, un vrai aux yeux des siens, comment résister à commettre un acte répréhensible ? Et, comment ne pas pardonner à celui qui a fauté ? Enfin, vous apprendrez plein de choses sur cette tranche d'histoire du grand Ouest américain, sur le commerce des fourrures, avec un détour par les bandits mexicains, les pirates, les espagnols et les vigiles texans. Aux spécialistes du genre, « The Revenant » évoquera de grands classiques comme « To build a fire » de Jack London et « The big sky » de A. B. Guthrie.
Pour autant, l'ouvrage n'est pas génial. le titre annonce déjà la fin du livre : Glass va survivre et revenir se venger. A quoi bon lire un roman d'aventure quand on en connait par avance l'heureuse issue ? Ensuite, si le suspense est réel, les redites sont fréquentes : le lecteur aura à plusieurs reprises l'impression de traverser les mêmes paysages, d'entendre les mêmes sons, de sentir les mêmes odeurs, de manger la même chose. L'effet de nouveauté dure assez peu. Et puis, l'analyse psychologique sent l'eau de rose : elle est sans réelle profondeur. Pour finir, certaines scènes sont peu réalistes : vous avez déjà traversé à la nage des torrents glacés ? Vous avez déjà disputé une carcasse de bison à plusieurs loups affamés ? Vous avez réussi à faire du feu en plein vent avec un peu d'amadou et quelques brindilles humides ? Vous pensez pouvoir faire ami-ami avec des Sioux qui n'ont encore jamais vu d'hommes blancs ? Vous vous sentez capables de ramper sur le ventre pendant plusieurs centaines de miles sans rien manger d'autre que quelques racines ? Certes, et Michael Punke nous le dit à la fin du livre : il y a beaucoup de fiction dans « The Revenant ». Et puis, cerise sur le gâteau : en préface, une citation de l'Epitre aux Romains (XII, 19) De Saint Paul : « Ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit : « A moi la vengeance, à moi la rétribution », dit le Seigneur ». Bon, de mon point de vue, c'est « too much ! ».
Alors qu'en penser ? Un bon premier livre, un récit hors du commun au coeur du « wilderness » américain, un roman dépaysant, bien documenté, avec une histoire somme toute assez prenante, destinée aux jeunes et adolescents : je mets trois étoiles et remercie Les Presses de la Cité et Babelio de m'avoir fait parvenir l'ouvrage dans le cadre de l'opération « masse critique » de Mars 2014.
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garrytopper9
  30 mars 2014
Le revenant qui raconte comment au cours d'une expédition dans les grands espaces des états-unis, un trappeur est attaqué par un Grizzlie. Abandonné pas ses compagnons, il va orchestrer une vengeance et survivre alors que tout le monde le pensait fichu.
C'est un petit livre de 350 pages, qui se lit très rapidement et qui n'est pas désagréable mais avec quelques défauts.
Les grands espaces dans les Etats-Unis, on connait ça, si on a lu du Jack London. Ben ici, c'est un pareil, un peu plus moderne mais avec, beaucoup moins de charme. Je ne fais pas de comparaison entre les deux auteurs, mais on est forcément obligé de penser au maitre du genre, en lisant ce livre.
Ensuite, il y a le soucis de la véracité de l'ouvrage. Car ce livre est une fiction, mais qui se base sur des faits réels, sur l'histoire de Hugh Glass.
Du coup on ne sait pas vraiment sur quel pied danser, car on ne sait pas trop ce qui est vrai ou ce qui ne l'est pas.
Au final ce livre est agréable a lire, mais bon, il ne révolutionne pas le genre, même si l'histoire est plaisante. Une fiction purement inventée aurait été plus sympathique plutôt que d'essayer de faire dans la demi-mesure.
Merci en tout cas a Babelio et aux éditions Presses de la cité pour m'avoir fait découvrir ce livre en avant première et m'avoir fait passer un agréable moment de lecture.
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joedi
  05 septembre 2016
Michael Punke a construit un roman autour de personnages ayant existé tels que Hugh Glass, le revenant, trappeur qui fut attaqué par un ours en 1823, le capitaine Andrew Henry commandant le groupe des trappeurs, Jim Bridger et John Fitzgerald les deux trappeurs qui ont abandonné Hugh Glass, mortellement blessé et William H. Ashley, associé du capitaine, resté à Saint-Louis. Ce sont les aventures de Glass, racontées magistralement, qui m'ont maintenues en haleine tout au long de ma lecture.
Pour l'élaboration de ce roman, Michael Punke a réuni une importante documentation et fait preuve d'un grand talent de conteur. J'ai un regret, la façon dont s'achève l'histoire et une envie, voir le film réalisé d'après ce roman. À lire !
nota bene : le regret parce que j'aurais aimé que l'histoire continue, ne s'arrête pas de cette façon.
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Yassleo
  19 juillet 2016
1823, Etats (à moitié)-Unis (pas tout à fait) d'Amérique. Michael Punke retrace le parcours hors-norme de Hugh Glass, un type pas ordinaire, mi-Davy Crockett mi-Mike Horn.
Hugh Glass, le survivant. Hugh Glass, l'immortel. Hugh Glass, le revenant.
Grièvement blessé après un combat acharné avec maman grizzly, le voici reconverti en boulet moribond pour ses potes trappeurs. Sauf que Hugh Glass est de la graine de héros. Et un héros, c'est increvable. Donc, contre toute attente, Hugh Glass incrève. Décision est prise alors de l'abandonner comme un vieux mocassin usé en pensant que monsieur-je-suis-plus-fort-que-tout finira bien par se laisser emporter par Dame Faucheuse.
Mais le monsieur va poliment renvoyer la dame et sa faux chez elle, pour se relever plus fort encore. Et de traquer les deux traîtres, il n'aura de cesse. 
Histoire véridique. Enfin, dans les grandes lignes. Car Michael Punke y va pas mal de sa petite touche perso dans le romanesque. Sa postace lui fait d'ailleurs honneur : il reconnait le manque d'infos officielles et la broderie fictionnelle qu'il a soigneusement tissé, appuyée toutefois sur de solides connaissances de cette époque. Postface qui permet donc de faire un tri entre réalité et fiction.
 
Force est de constater qu'on a vu mieux en matière de récit d'aventures et de nature writing. N'empêche, j'ai aimé. Pourtant pas sur un rythme galopant, pas de grandes chevauchées le poil amerloque au vent, pas de personnages attachants plus que ça. Mais pas de temps mort, donc une lecture rapide et envoûtante. Car l'intrigue se suffit pour accrocher un lecteur happé par la vengeance du sieur Glass et son incroyable survie dans un environnement hostile. Avec ses indiens pas dans la ville, ses bisons pas massacrés, ses ours et ses loups pas parqués, mais nos braves Blancs déjà aux premières loges pour vous chambouler tout ça, pas de quoi s'ennuyer. Vaste espace à conquérir et pognon à la clé, ça vous attire le Peau-Blanche telles des mouches sur le fumier. L'occasion pour nous alors de côtoyer quelques temps le quotidien de ces trappeurs du passé, de tâter du petit doigt l'ambiance des camps, de plonger dans cette nature inhospitalière, tantôt ennemie tantôt alliée, ou de croiser la route des arikanas et autres pawnees sans risquer le scalp.
Hic : une fin sommairement bouclée. Ras le bol de l'auteur? Ou peut-être un Punke en retard à sa soirée country explique-t-il ce final torché en deux coups de louchées de soupe bisonnée?
Pas vu l'adaptation avec Leo DiCap' ou pas cap' donc pas de déception. Et à bien y réflechir, pas de grandes attentes non plus sur ce roman avant la lecture. Juste un bon moment sympa dans le grand Ouest sauvage. Yihaaa.
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Tostaky61
  22 janvier 2016
Bienvenue en Amérique...
Le Far West, le vrai, pas celui de John Wayne ou Richard Widmark, lisse et propret...
Non, là je vous parle du vrai, du rugueux.
Là, les ours n'ont rien à voir avec Winnie, là on parle de grizzlis, grands comme des montagnes, qui d'un coup de patte vous éventrent et vous font entrevoir l'au-delà.
Là où les indiens portent les masques de guerre, où les tomahawks et les flèches scalpent et tuent sans pitié.
Là où la nature est hostile, les températures glaciales, la neige abondante, les rivières dangereuses.
Là où chaque rencontre peut être la dernière.
La où les hommes blancs voudraient commercer et régner en maître mais où tout les rappelle à leur humble condition.
Hugh Glass fait partie d'un groupe de trappeur, très grièvement blessé par un ours, il est bien vite lâchement abandonné par ses deux acolytes chargés de veiller sur ses dernières heures. Et ceux-ci de le dépouiller avant de le laisser à la merci de Dame nature et des tribus guerrières. Contre toute attente, Glass survivra et n'aura de cesse de se venger.
Il devra affronter mille périls et souffrir mille maux pour arriver à ses fins.
Ce roman, tiré d'une histoire vraie, retrace cette épopée dantesque.
Une narration au plus près de l'action qui nous fait vivre une aventure hors du commun comme si nous étions dans la peau des personnages et qui nous rappelle que l'Amérique du XIXè siècle n'est pas un Eldorado...
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Les critiques presse (1)
Bibliobs   15 juillet 2014
C'est «Jeremiah Johnson» et «le Comte de Monte-Cristo» ensemble, dans les forêts enneigées du Missouri. Ça se termine mal pour les salauds, Dieu merci.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations & extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
ZebraZebra   05 avril 2014
page 147 [...] Glass regarda de nouveau les loups, qui lui parurent soudain plus gros. Il hésita un instant. Non, il ne devait pas changer d'avis. C'est ma chance. La branche allumée dans une main, les quatre en réserve dans l'autre, il descendit du haut de la berge en direction des loups. Cinquante mètres plus loin, le mâle dominant et sa femelle levèrent les yeux de la patte arrière du bison pour regarder l'étrange animal qui s'approchait de la carcasse. Ils le considéraient avec curiosité, sans voir en lui un défi, car ils avaient mangé leur content.
A vingt mètres, le vent tourna et les quatre animaux affairés sur la proie sentirent l'odeur de la fumée. Tous se retournèrent. Glass s'arrêta, face à face maintenant avec quatre carnivores. De loin, on pouvait les comparer à des chiens ; de près, ils ne ressemblaient pas du tout à leurs cousins domestiqués. Un loup blanc montra ses crocs ensanglantés et fit un demi-pas vers Glass, un grondement s'échappant de son gosier. Il abaissa une épaule, mouvement qui semblait tout à la fois défensif et offensif. [...]
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le_Bisonle_Bison   18 avril 2014
Ce qu’il découvrit au-delà de la berge lui coupa le souffle. Des milliers de bisons paissaient dans la prairie, noircissant la plaine sur plus d’un kilomètre. Un grand mâle montait la garde à une cinquantaine de mètre devant Glass. L’animal devait faire près de deux mètres de haut à la bosse. Le châle de fourrure fauve surmontant le corps noir accentuait les lignes de la tête et des épaules puissantes, rendant presque les cornes inutiles. La bête grogna et renifla l’air, agacée par le vent tourbillonnant. Derrière le mâle, une femelle se roulait sur le dos en soulevant un nuage de poussière. Une douzaine d’autres femelles entourées de leurs petits broutaient tranquillement à proximité.
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le_Bisonle_Bison   10 avril 2014
Il sentit l’odeur de la carcasse de bison avant de la voir. Il l’entendit aussi – ou du moins il entendit les nuées de mouches qui tournoyaient autour de la masse de peau et d’os. Des tendons maintenaient le squelette que des charognards avaient nettoyé de toute chair. La tête énorme, broussailleuse, et les cornes noires conféraient encore à l’animal une certaine dignité, bien que les oiseaux lui eussent becqueté les yeux.
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le_Bisonle_Bison   09 avril 2014
Avec de vives appréhensions, il se mit à examiner ses blessures. De sa main gauche, il suivit les bords de son cuir chevelu. Il avait aperçu un reflet flou de son visage dans les eaux de la source formant un bassin et constaté, effaré que la femelle grizzli l’avait presque scalpé. N’ayant jamais été coquet, il estimait que son apparence avait peu d’importance dans sa situation actuelle. S’il survivait, ses cicatrices lui vaudraient peut-être même un certain respect parmi les autres trappeurs.
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le_Bisonle_Bison   16 avril 2014
- Mieux vaut avoir soif que boire à tous les trous boueux du Missouri.
- Oh, monsieur a des principes. Il fait le difficile.
- Je vois pas pourquoi je devrais m’excuser d’avoir des principes. Contrairement à toi, j’aime les femmes qui ont des dents, par exemple.
- Je leur demande pas de mâcher ma nourriture.
- Tu coucherais avec une truie si elle portait une jupe en calicot.
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Video de Michael Punke (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michael Punke
The Revenant (2016) est un western américain coproduit, coécrit et réalisé par Alejandro González Iñárritu d'après Le Revenant de Michael Punke. Avec Leonardo DiCaprio.
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