AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2709643626
Éditeur : J.-C. Lattès (06/03/2013)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Christof, Christophe, Christopher et Christofol sont frères mais ne le savent pas. Ils sont nés d’un même père et de quatre mères différentes. Ils vivent à Francfort, Paris, Londres et Barcelone. Leur père, Gabriel, les a abandonnés lorsqu’ils étaient petits et n’a plus jamais entendu parler d’eux. Vingt années passent. Et puis un jour, le secret est levé et les quatre frères se rencontrent pour la première fois. Ensemble, ils décident de partir à la recherche de le... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
missmolko1
  03 novembre 2014
Bagages perdus est un roman que je voulais lire depuis sa sortie et malheureusement il n'a pas été a la hauteur des mes attentes.
Le scénario est original, un homme a eu quatre femmes, quatre enfants dans quatre pays différents. Aujourd'hui ce père a disparu et les quatre fils remontent le fil de leur souvenir pour reconstituer le puzzle de l'existence de cet homme.
La quête d'identité est vraiment bien traitée mais le gros bémol a été pour moi la longueur. Certains passages sont terriblement lents et longs.
C'est un livre que je recommanderai mais pour lequel il faut s'armer de patience.
Commenter  J’apprécie          200
Sio
  09 avril 2013
L'histoire s'ouvre sur un souvenir, un des rares partagés par les quatre frères : un petit-déjeuner, à l'aube, un jeune enfant entre ses deux parents, les yeux embrumés de sommeil. Un camion passe dans la rue, klaxonne. C'est le signal : Gabriel se lève, dit au revoir, monte dans le Pegaso, s'en va. Pour la dernière fois, peut-être ? Qui sait. Il est difficile de savoir quand Gabriel reviendra, car il est adepte des coups de vent, et autres visites surprises, brèves de préférence.
Les quatre garçons se sont construits autour de la présence épisodique de leur baroudeur de père, mais surtout autour de son absence, puisque s'il y a une chose que Gabriel sait bien faire, c'est disparaître, se fondre dans la masse, se volatiliser.
Difficile, dès lors, de remonter sa piste, surtout lorsque vingt ans ont passé.
Les quatre garçons, unis dans la recherche, se partagent la voix du narrateur. Tout d'abord universel, il se sépare en quatre entités distinctes, afin de laisser chaque garçon narrer sa propre histoire. Et puis, la voix revient, repart, fait des incursions dans les passés des mères, de Gabriel, de ses amis, élaborant petit à petit un roman choral, mélodieux, évocateur. Tour à tour, c'est l'Allemagne des réfugiés républicains qui se dessine, la France de 68, ou l'Angleterre des Beatles. Derrière, c'est le spectre du franquisme qui hante les consciences, s'insinue dans la narration, les anecdotes, les découvertes. À mots-couverts, couverts mais pleins d'humour, les recherches sur la vie de Gabriel dévoilent les aspects les moins glorieux de cette Espagne laborieuse.
Pas à pas, tendrement, chaque garçon ressuscite le spectre de ce père volatil, esquisse les chemins, les histoires qu'il a créées avec leurs mères et une galerie de personnages variés, qui évoluent en toile de fond. Les récits se construisent peu à peu, comblant ici un manque, ajoutant là une nuance. Les quatre garçons exercent des métiers en rapport avec les mots, la réalité, la vérité, peut-être en une réaction épidermique à leur père renfermé, secret. On comprend mieux leur envie de savoir, leur volonté de faire toute la lumière sur cette leur étrange histoire. Alors qu'on ne s'y attend pas, le récit est souvent drôle, qu'il s'agisse des anecdotes, ou des petites réflexions disséminés ça et là. Drôle, le discours se fait aussi dur, railleur, réaliste, faussement désinvolte ou tendrement émouvant ; certaines scènes vous serreront la gorge, alors que d'autres vous feront sourire bêtement : Jordi Puntí, lui aussi maître des mots, fait preuve d'un grand talent de narrateur. Alors que l'histoire pouvait sembler larmoyante, il se tire de cette improbable situation initiale avec un récit drôle, tendre, intelligent, et souvent émouvant. C'est avec regrets qu'on délaisse une Barcelone puissamment évocatrice et cette drôle de famille recomposée, ces quatre frères aux trajectoires différentes, occupés et bien décidés, désormais, à se créer de nouveaux souvenirs tous ensembles. Jordi Puntí déploie, dans cette savoureuse chronique familiale, un immense talent pour croquer de quelques traits essentiels ces personnages cosmopolite, dont les existences, parfois un peu décousues et cabossées, ont été à l'image de ces innombrables bagages, qui demeurent à jamais perdus.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          81
ladyoga
  11 juillet 2014
Quelle belle découverte que ce livre , le hasard de la bonne pioche sur les rayons de la bibliothèque ! Dépaysement assuré en suivant le héros Gabriel, en compagnie de ses deux amis , dans leur camion de déménagement, sillonnant Barcelone, l'Espagne, l'Europe, avec au choix Hambourg, Francfort, Londres ou Paris en mai 68 par exemple. Trois déménageurs, quatre frères, des femmes, l'Espagne de Franco, la quête d'identité, le jeu, la triche...
Beaucoup d'émotions, d'humour , d'amitié le tout très bien écrit, le livre qu'on ne lâche pas avant la fin. Et quel plaisir de se promener dans les rues de Barcelone notamment !
Un écrivain talentueux à découvrir très vite. Et si je vous dis que ce monsieur traduit Pennac et Paul Auster, tenterez-vous l'aventure des Bagages Perdus ? Moi je vous conseille fortement de le glisser dans la valise des vacances.
Commenter  J’apprécie          110

critiques presse (2)
Lexpress   14 mai 2013
Ni fioritures ni folklore chez ce conteur, par ailleurs journaliste et traducteur -de Nothomb et de Pennac notamment-, mais une inspiration forte qui divertit autant qu'elle fait réfléchir sur la question des origines et de l'identité.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lhumanite   02 avril 2013
La tentative des quatre frères de retrouver leur père, mort ou vif, va leur faire parcourir un voyage dans le temps, celui d’une Barcelone coupée du monde par le franquisme, en un récit drôle, tendre, à l’intelligence légère.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
SioSio   23 mars 2013
Nous sommes quatre frères - ou plutôt demi-frères -, fils du même père et de quatre mères différentes. Il y a environ un an nous ne nous connaissions pas encore. Nous ne savions même pas que les autres existaient, éparpillés dans le vaste monde. Notre père a voulu que nous nous appelions Christof, Christophe, Christopher et Critofol [...]. Prononcés comme ça, d'un trait, les quatre noms ressemblent à une déclinaison latine irrégulière. Christof, nominatif germanique, est né en octobre 1965 et c'est l'aîné d'une improbable lignée européenne. Christopher, génitif saxon, est arrivé presque deux ans plus tard et tout à coup sa naissance a élargi et nuancé le sens d'une vie londonienne. L'accusatif Christophe a mis un peu moins de temps à arriver - dix-neuf mois - et en février 1969 il est devenu le complément direct d'une Française, mère célibataire. Cristofol a été le dernier à se manifester : un cas circonstanciel, complètement défini par le lieu, l'espace et le temps, un ablatif dans une langue sans déclinaison.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
SioSio   04 avril 2013
Un jour, lors d'une de nos premières rencontres entres Christophes, nous avions passé le temps avec un jeu très ardu. Chacun devait décrire avec une métaphore le mélange de sentiments qu'il éprouvait pour Gabriel. L'un de nous, peu importe qui, avait accouché d'une image qui nous revient immédiatement en mémoire.
- Imaginez qu'un jour les circonstances de la vie vous poussent au désespoir et que vous jouiez à la roulette russe, avait dit un Christophe quelconque. Et maintenant, imaginez que c'est votre tour. Vous tenez le revolver dans vos mains, vous mettez l'unique balle (celle qui peut vous tuer) dans le barillet et vous le faites tourner. Vous posez le canon sur votre tempe et vous tirez. Essayez de vous concentrer sur ce très bref frisson entre le oui et le non. Pour moi l'absence de notre père, c'est comme la chambre vide de ce revolver.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
KrystaniaKrystania   20 août 2013
Après quatre ou cinq essais, leurs récits s'étaient nettement améliorés. Ils avaient pris le coup. Ils les écrivaient en castillan parce qu'ils avaient l'impression que c'était une langue plus adulte et perverse. Ils se les passaient en cachette et le risque d'être découverts, même par leurs camarades de l'orphelinat, revêtait tout ça d'une atmosphère de prohibition, de péché mortel - comme disait le prêtre qui leur faisait le cours de religion -, et ils se sentaient plus lubriques et plus hommes. Ainsi transformés, dans la solitude des cabinets ou sous la tente de leur drap, la nuit, il leur était plus facile de se mettre dans la peau du personnage.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
ladyogaladyoga   09 juillet 2014
Mon cerveau est comme un débarras plein à craquer. L'avantage c'est que quand je cherche quelque chose là-dedans je finis toujours par trouver.
Commenter  J’apprécie          120
ladyogaladyoga   10 juillet 2014
Parce que la seule façon de supporter la douleur, c'était d'exagérer le bonheur passé.
Commenter  J’apprécie          130
Video de Jordi Puntí (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jordi Puntí
Jordi Puntí - Bagages perdus .À l'occasion du Salon du Livre de Paris 2013, Jordi Puntí vous présente son ouvrage "Bagages perdus" aux éditions Lattès. Traduit du catalan par Edmond Raillard. http://www.mollat.com/livres/jordi-punt%C3%AD-bagages-perdus-9782709643627.html Notes de Musique : Kalasnjikov - Underground
autres livres classés : franquismeVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle

Autres livres de Jordi Puntí (2) Voir plus




Quiz Voir plus

Famille je vous [h]aime

Complétez le titre du roman de Roy Lewis : Pourquoi j'ai mangé mon _ _ _

chien
père
papy
bébé

10 questions
902 lecteurs ont répondu
Thèmes : enfants , familles , familleCréer un quiz sur ce livre