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ISBN : 2253039357
Éditeur : Le Livre de Poche (01/06/1986)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Juillet 1950. Michael Corleone, à la veille de son retour en Amérique après son exil sicilien, se voit confier par le Parrain une importante mission : retrouver Salvatore Guiliano, le plus grand bandit de Sicile, et organiser sa fuite. Et c'est l'histoire fabuleuse de ce héros que Mario Puzo nous conte ici ; ce Robin des Bois des temps modernes qui, en rébellion contre les conditions de dénuement total dans lesquelles se trouve son pays à la Libération, dévalise les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Davalian
  23 mai 2018
Publié en France en 1985, le sicilien est un roman de Mario Puzo qui ressemble à ce qu'il a déjà écrit, tout en s'écartant de ses schémas habituels.
Nous retrouvons ici Michaël en 1950, alors qu'il s'apprête à quitter la Sicile pour retourner à New York. Il s'agit donc d'une fenêtre ouverte sur le roman le Parrain, qui ravira les adeptes. Hélas cela suppose aussi un certain nombre de révélations sur une partie de l'intrigue.
Les fans seront toutefois rapidement déçus car le rôle de ce personnage bien connu sera assez limité. Il arrive en Sicile, prend contact avec d'autres personnages afin de faciliter la fuite d'un certain Salvatore « Turi » Giuliano., se retrouve dans un guêpier et devra gérer une évasion de l'île. Même si les choses ne se déroulent pas comme prévu, son rôle restera assez limité, bien qu'il soit ensuite rejoint par une autre tête bien connue.
Comme dans le Parrain, Mario Puzo utilise la mécanique de la mise en abîme pour raconter l'histoire de Turi. Nous nous retrouvons avec un jeune homme prometteur qui va devoir vivre dans la clandestinité, devenir un chef de bande qui tient plus de Robin des bois que de Donc Corleone. Nous voici partis pour une sorte de biographie romancée qui est très complaisante avec son sujet.
Le lecteur ne peut que suivre avec plaisir cette nouvelle grande histoire et compatir avec les aventures de ce héros malgré lui. La présentation à charge qui est faite des autorités ne pousse guère à la sympathie. Et voici que progressivement les pages filent à une vitesse et nous voici pris dans une intrigue agréable, même si l'auteur nous a déjà habitués à mieux.
L'histoire va d'abord faire un bond en arrière, revenir sur le présent, repartir en arrière pour finalement proposer un dénouement aux deux intrigues. Celui-ci n'étonnera pas vraiment pour qui connaît l'auteur, puisqu'il utilise une mécanique bien connue, ici appliquée à un personnage qui a eu son moment de gloire. Ici et là certains passages portent clairement la marque de l'auteur.
Ni tout à fait un roman sur la mafia (bien que l'organisation joue ici un rôle central), ni une biographie, cet ouvrage se situe dans un autre deux. Il s'agit d'une lecture des plus agréables et surtout intemporelle.
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Rodin_Marcel
  08 juillet 2016
Puzo Mario (1920-1999) – "Le Sicilien" – Robert Laffont, 1985 (ISBN 978-2221009840) (trad. de l'original "The sicilian" pubié en 1984)

J'avoue qu'à l'époque de la publication de ce roman policier, je n'y avais prêté aucune attention : après le battage publicitaire organisé autour du précédent roman de cet auteur, intitulé "Le Parrain" (original publié en 1969, trad. française publiée en 1970), puis autour du film tiré de ce même roman, il y avait de quoi renoncer, tant ceci apparaissait comme un pur produit de l'industrie romanesque kilométrique états-unisienne et hollywoodienne. Il aura fallu que je me retrouve fort imprudemment loin de mon antre et démuni du moindre livre pour me résoudre à lire ce volume.

Je dois reconnaître que ça se lit bien, avec une intrigue à la "Robin des bois" habilement menée et pleine de rebondissements. L'auteur sut mobiliser les bonnes vieilles ficelles du roman de cape et d'épée (évocation à plusieurs reprises de la légende de Charlemagne et Roland) pour mettre en scène ce bandit redistribuant aux pauvres ce qu'il prend aux riches, tout en défiant les autorités légales corrompues (genre Zorro). Jusque là, rien de bien neuf.

L'originalité provient de l'insertion, dans un telle trame, d'une façon de présenter l'histoire de la Sicile et de la Mafia dans la période qui couvre l'ère mussolinienne, passe par Libération par les troupes états-unisiennes en 1943 et va jusqu'à la reconstruction d'un État dit démocratique (les titres des chapitres arborent d'ailleurs des dates précises : 1950 ou 1943).

Dans les pages 114 à 119, l'auteur nous livre une interprétation de l'histoire de la Sicile et de la Mafia dans ces années-là, quelque peu simplifiée (si ce n'est simpliste) mais qui ne doit pourtant pas être bien loin de la vérité si l'on en juge par la situation actuelle : la Mafia est toujours là, elle a survécu à toutes les opérations "mani pulite" et continue d'assassiner en toute quiétude et impunité les juges un peu trop curieux (seuls les lampistes trinquent, ils sont là pour jouer leur rôle d'humbles fusibles). Tout juste soupçonnera-t-on que la mafia sicilienne est suffisamment affaiblie pour laisser une certaine place aux autres groupes mafieux d'autres régions italiennes.

La thèse de Puzo tient en quelques points (voir citations) :
dans un premier temps, le régime fasciste de Mussolini tenta d'éradiquer la mafia sicilienne car elle constituait un État rival intolérable dans un État fasciste ;
avec les revers consécutifs à la Deuxième Guerre Mondiale, le régime se vit obligé de concentrer son attention et ses forces sur d'autres fronts ;
la mafia en profita immédiatement pour relever la tête ;
au débarquement des troupes états-unisiennes, la Mafia était prête, et s'arrangea pour substituer aux représentants de l'appareil d'état mussolinien des maires et édiles tout droit sortis des rangs mafieux ;
largement incarné par des citoyens italo-américains, le commandement états-unisien ferma les yeux sur ce retour au pouvoir de la Mafia, et l'encouragea même.

Plus profondément, l'auteur montre combien une démocratie, empêtrée dans sa volonté de défendre les droits et libertés de tous ses citoyens, ne sait pas se défendre face à un groupe mafieux.

Ces thèses plutôt catégoriques seraient certes à nuancer, mais il suffit de voir aujourd'hui comment ces interminables procès relatifs à de gigantesques fraudes (fiscales, environnementales, etc) ou à d'autres agissements délictueux s'enlisent ou aboutissent à des non-lieux (le juge qui ne voit absolument rien à reprocher à Strauss-Kahn et son copain Dodo-la-Saumure) pour penser que vraiment rien n'a changé, bien pire, que cela aurait même tendance à empirer avec ces élites se gargarisant de mondialisation ?

Aucun doute : les mafias adorent la démocratie... les groupes terroristes aussi...
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umezzu
  19 juin 2015
L'auteur du Parrain nous renvoie en Sicile en 1940-1950. L'île vit dans la misère, les grands propriétaires fonciers exploitent les paysans et la mafia prélève sa dîme sur tout le monde. Un bandit idéaliste, Salvatore Guiliano, se prend pour Robin des Bois en prenant aux riches pour redistribuer aux pauvres. Cet empêcheur de tourner en rond va évidemment irriter les chefs mafieux locaux, dont les intérêts suivent ceux de la classe gouvernante . Giulano gagne en notoriété et défie l'autorité des capos locaux. Ce qu'ils ne vont pas longtemps supporter.
L'adaptation cinématographique avec Christophe Lambert dans le rôle titre est très superficielle. Michael Cimino se prend pour Kurosawa, les camps adverses défilent sous des oriflammes bariolés, Lambert prend des poses hiératiques. le roman n'était pas passionnant, le film non plus.
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frankybee
  03 août 2018
Si vous avez adoré le Parrain de Mario Puzo ou la saga cinématographique de Coppola, ce roman est fait pour vous. C'est ce qu'on appellerait un « spin-off » qui se situe à la fin de l'exil sicilien de Michael Corleone. Malgré un grand nombre de personnages fictifs, le livre prend des allures de roman historique en racontant avec passion l'histoire de Salvatore Giuliano, célèbre bandit des années 1945-1950. Et au-delà de Giuliano et sa bande, la Sicile devient le vrai fil conducteur de Mario Puzo : les siècles d'invasion étrangère, la misère paysanne, l'émergence de la société mafieuse, les années sous Mussolini, la libération et l'opportunisme de la Cosa Nostra, le rôle obscur de l'Église et la corruption à tous les niveaux. Certains faits sont peut-être discutables sur le plan historique, mais ça n'en reste pas moins un livre passionnant.
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sarracino
  02 mars 2017
Mario Puzo n'a rien à prouver ....il a écrit " le parrain "
je trouve le Sicilien un peu trop romancé à mon gout .
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Rodin_MarcelRodin_Marcel   08 juillet 2016
"Don Croce savait qu'en fin de compte son seul espoir était une victoire des Alliés et qu'il devait déployer tous ses efforts dans ce but. Il prit contact avec les groupes de résistants et donna l'ordre à ses hommes d'aider les pilotes alliés qui avaient survécu après la destruction de leur appareil. Quand arriva l'heure décisive, Don Croce était prêt.
Lorsque l'armée américaine débarqua en Sicile en juillet 1943, Don Croce tendit une main secourable. N'y avait-il pas dans cette armée d'envahisseurs un bon nombre de Siciliens, des descendants d'émigrants? Les Siciliens devaient-ils se battre entre eux au profit des Allemands ? Les hommes de Don Croce persuadèrent plusieurs milliers de soldats italiens de déserter et de se retirer dans une cachette que la mafia leur avait préparée. Don Croce se chargea personnellement de prendre contact avec les agents secrets de l'armée américaine et guida leurs troupes par des passages de montagne, ce qui leur permit de déborder l'artillerie lourde allemande solidement retranchée. Tandis que la force d'invasion britannique essuyait de lourdes pertes de l'autre côté de l'île, l'armée américaine accomplit sa mission beaucoup plus rapidement que prévu avec des pertes très réduites. Don Croce quant à lui, bien qu'âgé de près de soixante-cinq ans et devenu très corpulent, pénétra en personne à la tête d'un groupe de partisans mafiosi dans la ville de Palerme [...]
Le personnel du quartier général de l'AMGOT était composé de vingt officiers et de cinquante hommes de troupe. Un grand nombre d'entre eux étaient d'origine italienne. Don Croce les serra tous contre son sein avec l'amour sincère d'un frère de sang et en leur donnant toutes les marques de l'affection et du respect les plus profonds. (pp. 115-116)
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Rodin_MarcelRodin_Marcel   08 juillet 2016
"Après quelques années de pouvoir, Mussolini manifesta un intérêt funeste pour la Sicile et la mafia. Il comprit qu'il ne s'agissait pas d'une association hétéroclite de criminels mais d'un véritable État dans l'État qui contrôlait une partie de son empire. Il remarqua aussi que depuis son origine la mafia avait conspiré contre le gouvernement de Rome, quel qu'il fût. Depuis un millier d'années, les dirigeants de la Sicile avaient essayé en vain de se débarrasser d'elle, mais le dictateur fit vœu de l'anéantir définitivement. Les fascistes ne croyaient pas en la démocratie, l'autorité légitime de la société. Ils faisaient ce que bon leur semblait pour ce qu'ils considéraient comme le bien de l'État. Bref, ils employaient les méthodes de Don Croce Malo.
[...] Don Croce, qui tenait passionnément aux règles de la démocratie, fut outré par les actes des fascistes. Ses amis et collègues étaient incarcérés à la suite d'accusations forgées de toutes pièces, car ils étaient beaucoup trop malins pour laisser des indices de leur culpabilité. Un certain nombre étaient emprisonnés sur la foi de dépositions secrètes de scélérats qu'on ne pouvait ni retrouver ni ramener à la raison, car ils n'étaient pas tenus de comparaître devant le tribunal pour témoigner. Qu'était devenue l'indépendance de la justice? (p. 114)"
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Rodin_MarcelRodin_Marcel   08 juillet 2016
"Le premier problème qui se posa fut celui de la nomination de nouveaux maires dans toutes les bourgades de Sicile. Les anciens magistrats municipaux, des fascistes, bien entendu, avaient été jetés dans les prisons américaines.
Don Croce recommanda des chefs de la mafia qui avaient été incarcérés. Comme leurs dossiers montraient clairement qu'ils avaient été torturés et emprisonnés par le gouvernement fasciste pour s'être opposés aux objectifs et au bien de l'État, on supposa que les accusations avaient été truquées. Devant un savoureux poisson et des spaghetti préparés par sa femme, Don Croce racontait de merveilleuses histoires sur ses amis, tous assassins et voleurs, qui avaient refusé de renoncer à leur croyance aux principes démocratiques de justice et de liberté. Le colonel était ravi de trouver si rapidement les hommes idoines pour administrer les populations civiles sous sa direction. En un mois, la plupart des agglomérations de la Sicile occidentale eurent à leur tête une collection de mafiosi endurcis fraîchement sortis des prisons fascistes." (p. 117)
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balrogbalrog   28 juillet 2012
Pauvre Sicile! Jamais libre; un peuple perpétuellement affamé dont la force de travail était vendue à un prix dérisoire et dont le sang était verse si facilement.
C'est pourquoi il n'y avait plus un Sicilien qui crût au gouvernement, à la justice, à l'ordre social qui avaient toujours été utilisés pour les ravaler au rang de bêtes de somme.
Guiliano avait écouté toutes ces histoires au fils des ans, les gravant dans son esprit. Mais il commençait seulement à prendre conscience qu'il pouvait changer cet état de choses.
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Une collection emblématique axée sur l?innovation ! Conçue par les ateliers henry dougier, cette collection « raconte » le démarche singulière d?individus ou d?équipes engagés dans des expériences originales, qui renouvellent et réinventent la société. Avec eux, le changement est dans l?R !
2015 ? 10 titres par an ? format 13,5 x 19,5 cm ? 128 pages ? 12?
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PARUS:
Rêver les cinémas, demain, Agnès Salson & Mikael Arnal Recréer le plein emploi, une utopie réaliste, Anne Dhoquois Rwanda, l?art de se reconstruire, Florence Prudhomme Réenchanteur de ville, Jean Blaise, Philippe Dossal
A PARAÎTRE:
Réinventer l?industrie : les aventures de Joseph Puzo, Elisabeth Bourguinat Résurrection de l?Hermione, la folle équipée!, Béatrice Vallaeys Résilience écologique, Loos-en-Gohelle, ville « durable », Philippe Gagnebet Regards décalés sur des patrimoines silencieux, Hélène Hatzfeld Reconversion énergétique, la Bretagne en pointe, Pierre-Henri Allain
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Conception et réalisation graphique: Robin Gasser
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