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Dominique Defert (Traducteur)
ISBN : 2709621827
Éditeur : J.-C. Lattès (15/11/2000)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Don Raymondo Aprile, important mafioso new-yorkais, a recueilli Astorre, le fils en bas âge d'un parrain sicilien décédé. Ses trois enfants ont fait de brillantes études mais ont toujours été tenus éloignés de ses activités. À l'inverse, Aprile a initié leur "cousin" Astorre à ses affaires et il l'a même envoyé faire un stage à la source, en Sicile. Retiré du circuit après s'être reconverti dans le secteur bancaire, Aprile est assassiné par des concurrents qui veule... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
balrog
  05 novembre 2012
Puzo au top de son art dans ce superbe roman qui traite une nouvelle fois de la Mafia Sicilienne. Malheureusement ce sera la dernière histoire que nous conte monsieur Puzo, puisque peu de temps avant la publication d' Omerta, cet auteur de génie quittera notre monde.
Don Raymondo Aprile est maintenant à la retraite; une retraite bien méritée en ce qui le concerne. Il était l'un des derniers parrains en Amérique, il était respecté et craint dans le "milieu" mais il a toujours éloigné ses trois enfants de "cosa nostra". C'est pourquoi, lorsque le Don décide de se retirer des affaires ( une manoeuvre souvent dangereuse dans la mafia ) il n'y a personne pour reprendre le flambeau. le seul qui pourrait reprendre le business, c'est Astorre Viola, recueillit par Don Raymondo à l'age de deux ans et considéré comme le neveu du patriarche. Lui aussi a été mis à l'écart des affaires du parrain; mais pas pour les mêmes raisons que ses cousins et cousine. Si le Don confit son neveu à un ami en Sicile, c'est justement pour faire de lui un " homme qualifié ", comprenez : un vrai "mafioso". Bien entendu c'est un secret pour tout le monde; Astorre est un homme sans histoires, qui aime le chant, l'équitation, il est toujours souriant et personne ne se doute (pas même les enfants du parrain) qu'en Sicile il a croisé le fer...
Seulement voilà qu'un jour Don Raymondo Aprile se fait abattre en pleine rue, alors que cela faisait trois ans qu'il avait quitter le "milieu". Tout le monde se demande qui a pu commanditer cet assassinat, car le Don s'était assuré de n'avoir plus aucun ennemis avant son départ à la retraite. La seule chose qu'il restait au patriarche, c'était des banques, affaires totalement légales. A sa mort il lègue donc les banques à ses enfants et à son neveu, qui au grand dam de ses cousins et cousine va recevoir une plus grosse part qu'eux... le décès de Don Raymondo est aussi l'évènement qui va pousser Astorre à dévoiler le jeu que son oncle et lui ont caché depuis des années et démontrer qu'il est un vrai Sicilien !
Comme à son habitude, Mario Puzo a le don pour nous immiscer dans la mafia Sicilienne et pour lui donner cet aspect de noblesse. Omerta est une histoire un peu moins familiale par rapport à ce que l'on a pu lire dans le Parrain ou le Dernier Parrain, dans lesquels la police ne jouait pas un grand rôle. Ici au contraire, les flics prennent une place importante, et ce n'est pas un défaut, loin de là ! Les personnages sont toujours aussi fascinants, Puzo est un vrai conteur, la moindre anecdote est passionnante. D'ailleurs vous retrouverez la "cosca" des Corleone dans ce livre...je n'en dis pas plus, sinon je trahis l'omerta...
Certains ont spéculé sur le fait que Mario Puzo n'aurait pas pu terminer Omerta de son vivant et qu'un spécialiste l'aurait fait à sa place... franchement j'en doute, et même si c'était réellement le cas, je garantis que la fin du livre est en parfaite harmonie avec le reste.... Magistrale !
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Davalian
  25 juin 2014
Une certaine émotion accompagne la lecture d'Omerta, ultime et roman posthume du grand Mario Puzo. Avant de s'y atteler, il convient toutefois de ne pas lire la quatrième de couverture, qui contient bien trop de révélations. Avoir lu le Parrain et le Dernier Parrain est une bonne idée, même s'il ne s'agit pas d'un impératif. Si quelques références rappellent ces histoires (totalement indépendantes), ce pré-requis est intéressant pour pleinement apprécier l'histoire et les enjeux qu'il recèle.
Le scénario est une (nouvelle) déclinaison d'un thème cher à l'écrivain : le glissement progressif de la Mafia vers la société légale. Ce passage est ici marqué par deux personnages : Don Raymond Aprile et Astorre Viola. L'intrigue est uniquement centrée autour de cette idée forte. le texte est dans l'ensemble relativement léger et se lit très rapidement. Pourtant l'histoire est riche : les personnages sont nombreux, diversifiés et bien détaillés. Comme par le passé, l'auteur opte pour la mise en abîme de récits. Sont ici principalement concernées les biographies de plusieurs personnages (principaux et secondaires) ce qui permet également d'étoffer leur psychologie.
Tous ces ingrédients (fort nombreux) amènent à effectuer des choix et l'intrigue s'en trouve quelque amoindrie. S'il est ici question de coups bas, de règlements de comptes et autres affaires crapuleuses, l'aspect sombre reste au second plan. Les banques sont fréquemment citées et semblent être le point de crispation du scénario, mais les développements sont bien peu nombreux. Cette impression de légèreté pourra interroger certains lecteurs, mais elle permet d'aboutir à un récit court efficace, allant directement à l'essentiel. L'absence de profondeur peut décevoir ou entrainer une sorte de frustration, bien vite pardonnée.
Omerta est donc une histoire intéressante, facile à lire, utile pour penser à autre chose après une journée de travail ou pour accompagner un voyage. le roman s'adresse aux adeptes de l'auteur, mais également aux novices qui trouveront ici une entrée intéressante. Mais ceux-là devront immédiatement aller vers le Parrain ensuite pour en apprécier toute la saveur.
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jonathanvallee
  19 janvier 2015
Puzo est l'auteur du roman le Godfather, qui a été transposé à l'écran et est devenu le chef-d'oeuvre que l'on connaît aujourd'hui. Omerta est la dernière oeuvre de l'auteur qui n'a jamais le roman publié de son vivant. On est encore dans le même univers de la mafia et l'écriture est tellement rapide et rythmé qu'on voit facilement le film ou la série télé qui pourrait être inspiré du roman. le roman se lit hyper rapidement malheureusement, le récit est alourdit par des répétitions continuelles dans l'action. Au 100ième meeting de mafioso et à la 50ième embuscade, on se lasse un peu et la fin manque de tonus par rapport à ce que l'histoire promettait. Dernière petite chose, le résumé derrière le roman en dit beaucoup trop! Il résume environ 200 pages d'un roman de 425, assez ordinaire
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
balrogbalrog   04 novembre 2012
-Au-delà de tout ça, continua Don Aprile d'une voix plus sourde, plus sincère, la victime, l'être cher, repose sous terre. Elle est bannie à jamais de cette terre. Les siens ne verront plus jamais son visage, n'entendront plus jamais sa voix, ne toucheront plus jamais sa peau. Elle est à jamais dans la nuit, perdue pour nous et notre monde.
Tout le monde écoutait. Don Aprile but une gorgée de vin dans un silence parfait.
-Maintenant écoute-moi bien, ma Nicole. Ton client, ton meurtrier, a été condamné à la prison à perpétuité. Il va passer le reste de sa vie derrière les barreaux ou dans un asile. C'est ce que tu dis. Mais chaque matin, il verra le soleil se lever, il mangera de la nourriture chaude, il entendra de la musique, le sang coulera dans ses veines et il s'intéressera aux choses de notre monde. Les siens pourront toujours l'embrasser. Je crois savoir qu'ils peuvent étudier en prison, ou apprendre un métier, devenir menuisier par exemple, construire une table, une chaise. Bref, il continuera à vivre, et c'est injuste.
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balrogbalrog   04 novembre 2012
La réalité était si différente des scènes de ses téléfilms.
La balle avait fait éclater le crâne de son père comme un melon, de sorte que l'on pouvait voir à l'intérieur un magma de cervelle et de sang. L'autre balle avait ouvert la gorge en une grosse entaille aux contours déchiquetés, comme si Don Aprile avait reçu un coup de couperet de boucher. Et il y avait une quantité énorme de sang sur le trottoir autour de lui. Il n'imaginait pas qu'un corps humain pût en contenir autant.
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balrogbalrog   05 novembre 2012
- Comme tu le vois, John, je ne t'ai pas sous-estimé, déclara Astorre d'un ton affable. Nous avons fouillé la maison de fond en comble. Nous avons trouvé un pistolet dans la cafetière, un autre scotché sous ton lit, un autre dans la fausse boîte aux lettres et un autre encore dans la salle de bain, collé sous la vasque. Nous n'en avons oublié aucun ?
Heskow ne répondit pas. Les battements de son cœur s'accéléraient de nouveau. Il en sentait les palpitations dans sa gorge.
-Que fais-tu donc pousser dans tes serres ? fit Astorre en riant. Des diamants, du chanvre, de la coke ? On se demandait si tu allais ou non rentrer un jour. Cela fait quand même une jolie puissance de feu pour défendre quelques azalées.
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balrogbalrog   02 novembre 2012
Dans un coin, un grand coffre, bardé de métal et fermé par un cadenas. Heskow sortit une clé pour déverrouiller le tout et souleva le couvercle - à l'intérieur : des pistolets, des mitraillettes, des boîtes de munitions, agencés en une succession géométrique de formes noires.
- Ça suffira ? demanda Heskow.
- Et les silencieux ? s'enquit Franky.
- Vous n'en aurez pas besoin pour ce travail.
- Tant mieux, répliqua Stace. Je déteste les silencieux. Je raterais une vache dans un couloir avec ces engins de malheur !
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balrogbalrog   02 novembre 2012
(Incipit)
Don Zeno était le dernier des grands chefs mafieux dans la pure tradition sicilienne. Toute son existence, il avait suivit à la lettre les vielles coutumes, tirant des revenus de toutes sorte de négoce, mais sans jamais toucher à la drogue, à la prostitution et autres activités criminelles. Aucun homme pauvre, venu chercher secours en sa demeure, n'était repartit les mains vides. Il avait corrigé bien des injustices de la loi - le plus haut magistrat de Sicile pouvait toujours rendre son verdict, si vous aviez le droit pour vous, Don Zeno saurait casser ce jugement par la seule volonté, ou par celle des armes.
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Vidéo de Mario Puzo
Regarder, Rénover, Résister, Repenser, Réconcilier, Réparer, Réformer, Reconstruire, Réenchanter, Réussir, Résilience, Résurrection...
Une collection emblématique axée sur l?innovation ! Conçue par les ateliers henry dougier, cette collection « raconte » le démarche singulière d?individus ou d?équipes engagés dans des expériences originales, qui renouvellent et réinventent la société. Avec eux, le changement est dans l?R !
2015 ? 10 titres par an ? format 13,5 x 19,5 cm ? 128 pages ? 12?
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PARUS:
Rêver les cinémas, demain, Agnès Salson & Mikael Arnal Recréer le plein emploi, une utopie réaliste, Anne Dhoquois Rwanda, l?art de se reconstruire, Florence Prudhomme Réenchanteur de ville, Jean Blaise, Philippe Dossal
A PARAÎTRE:
Réinventer l?industrie : les aventures de Joseph Puzo, Elisabeth Bourguinat Résurrection de l?Hermione, la folle équipée!, Béatrice Vallaeys Résilience écologique, Loos-en-Gohelle, ville « durable », Philippe Gagnebet Regards décalés sur des patrimoines silencieux, Hélène Hatzfeld Reconversion énergétique, la Bretagne en pointe, Pierre-Henri Allain
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Conception et réalisation graphique: Robin Gasser
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