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ISBN : 2714481558
Éditeur : Belfond (20/06/2019)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Les demoiselles Bede, deux sœurs d'âge moyen et de caractères opposés, ne vivent que pour les intrigues de leur paroisse de campagne. Harriet, douillette, élégante et irrésistiblement gaie, a une passion : s'occuper des nouveaux vicaires, surtout s'ils sont jeunes, pâles et minces.

Sa sœur Belinda, plus timide, se désintéresse de la mode, et cultive depuis trente ans une sage dévotion pour l'archidiacre Hoccleve.

Un vieux comte italie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  22 juin 2019
Vieilles dentelles sans arsenic! C'est peut-être d'ailleurs ce qui manque pour que Comme une gazelle apprivoisée soit inoubliable. En l'état, c'est un équivalent de Clochermerle, version british, avec les rideaux faits pour être soulevés lorsqu'un mouvement est détecté chez le voisin, l'oeil exercé à détailler la tenue vestimentaire des passants, les interprétations incessantes des faits et gestes de chacun avec beaucoup de suppositions (BFM TV avant l'heure).
C'est qu'il date ce roman qui brosse le portrait de deux soeurs matures, célibataires mais néanmoins convoitées (plusieurs demandes en mariage auront lieu), et qui font malgré tout les difficiles : trop mous, trop typés, trop laïcs… les prétextes sont multiples pour refuser les propositions.
L'ensemble manque de relief. Certes l'ambiance y est, mais le roman évoque plus une toile de fond, sur laquelle manque un événement marquant, un petit crime peut-être, ou un joli scandale, quelque chose qui apporte du piment dans la vie policée du village.
Le sentiment d'ennui est pardonné en raison de l'ancienneté de la publication princeps, en 1950, et on les excuse quand même ces demoiselles condamnées à vivre dans leur époque sans avoir l'audace de bousculer les lois qui gouvernant la bienséance.
Merci aux éditions Belfond.
#CommeUneGazelleApprivoisée #NetGalleyFrance

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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LePamplemousse
  18 février 2018
Ah, l'amour, cette douce sensation qui donne le sourire….de l'amour il y en a dans ce roman, du moins, c'est l'impression que l'on peut en avoir en lisant le récit de ces successions de demandes en mariage !
Mais l'amour peut avoir bien des visages...entre Belinda qui aime le même homme depuis 30 ans alors qu'il a choisi de se marier avec une autre, Harriet qui adore s'occuper de très près des jeunes vicaires mais qui refuse systématiquement les demandes en mariage répétées d'un voisin italien pourtant attentionné et les visites de plusieurs hommes tous célibataires et désireux de trouver une compagne, la vie de ce paisible village anglais va être bien mouvementée.
Deux soeurs célibataires sont les héroïnes de cette histoire où le sentiment amoureux est finalement le personnage principal.
Barbara Pym aime se moquer de ses personnages, elle nous les rend attachants tout autant que pathétiques car finalement personne ne joue vraiment franc-jeu, entre ceux qui font semblant de ressentir de l'amour alors que leurs intentions sont beaucoup plus terre à terre, ceux qui croient être amoureux mais ne sont amoureux que de l'amour, ceux qui se plaignent sans cesse de leur célibat alors qu'ils adorent la liberté qu'offre le fait de vivre sans conjoint et ceux qui ne savent pas reconnaître que leur couple leur convient finalement très bien, aucun des protagonistes de cette jolie comédie toute douce ne semble réellement sincère.
Mais que de péripéties dans ce petit village et en si peu de temps, un vrai vaudeville qui se joue dans des salons où l'on prend le thé chaque jour à heure fixe, pendant les offices religieux ou durant la kermesse du village.
Un roman qui se savoure comme un thé agrémenté de scones et de marmelade faite maison.
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cmpf
  24 juillet 2019

Dans les années 50, deux soeurs d'une cinquantaine d'années Harriet et Belinda vivent ensemble dans un petit village anglais. Elles ne travaillent pas, ont une bonne, Emily et reçoivent fréquemment des amis. Harriet est régulièrement demandée en mariage par un comte italien que les refus ne rebutent pas. Celle-ci tient à sa liberté qui lui permet de choyer les vicaires qui se succèdent dans la paroisse, tandis que Belinda aime depuis 30 ans l'archidiacre Henry qui lui a préféré Agatha.

Barbara Pym nous présente le quotidien des deux soeurs, où la nourriture et les convenances tiennent une grande place. Pas d'événements remarquables mais une série de portraits et beaucoup d'humour.

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Sharon
  28 juin 2019
Vous allez découvrir, en ouvrant ce livre, un univers qui nous est totalement inconnu. Non, je ne vous parle pas de partir au bout du monde pour rencontrer une tribu jusque là coupée de la civilisation (encore que….), je vous propose de vous rendre dans un village anglais dans les années cinquante, et de découvrir les moeurs de ses habitants.
La vie y est réglée comme du papier à musique, et c'est à travers les yeux de Belinda Bede que nous la découvrons. Elles et sa soeur Harriet sont deux vieilles filles, et, chose surprenante pour la jeune génération qui pourrait découvrir ce livre, elles sont très heureuses de cette situation. L'une vit dans le souvenir d'un amour impossible, ou plutôt d'un amour qui n'a pas abouti. L'objet de son amour ? L'archidiacre du village – trente ans plus tôt, elle l'a aimé, oh ! chastement, comme une demoiselle de bonne famille peut aimer, et il lui a préféré Agatha, la fille d'un évêque, érudite, et grande experte dans la gestion de leur vie quotidienne. Harriet, elle, reçoit fréquemment la demande en mariage d'un comte italien de leurs amis, et tout aussi fréquemment, elle dit non : les soeurs Bede vieilliront ensemble.
Nous sommes dans une petite communauté, quasiment en vase clos, et rares sont les personnes qui font irruption dans ce village, où le qu'en-dira-t-on est une des préoccupations premières des habitants, ex-aequo avec les cancans. N'y a-t-il que moi pour penser que deux vieilles filles qui vivent ensemble et ne sont pas soeur, à savoir Edith et Connie, sont peut-être plus que des amies ? Sans doute suis-je la seule car personne n'y voit de malice, si ce n'est que leur bonne est bien à plaindre vu la frugalité de leur repas. Oui, dans ce village, on mange bien, on consacre d'ailleurs la majeure partie de la journée à préparer les repas, à penser au menu du prochain repas, et je ne vous parle même pas du thé qui est accompagné de nombreux gâteaux et autres scones. Ah, pardon, on me souffle dans l'oreillette que ce sont les bonnes qui préparent avant tout le repas, mais que les soeurs Bede se doivent d'être vigilantes malgré tout : un rosbif brûle si vite….
La vie du village est rythmée par les offices, tout comme celle de l'archidiacre l'est par l'écriture de ses sermons. Belinda est sensible aux respects des convenances – très sensible. Sa soeur, plus fantasque, soucieuse de se mettre en valeur, l'est un peu moins. Cependant, cela n'empêche pas Belinda et sa gentillesse, bien réelle, d'être sensible à ce que les gens font, et à ce qu'ils devraient faire – sans les juger, cependant. Elle s'interroge aussi, notamment sur la foultitude des bonnes oeuvres qui l'entourent, là où d'autres « foncent », tête baissée, pour le charme d'un ecclésiastique.
Oui, de nos jours, cela n'existe plus, ou pas vraiment. Des hommes charismatiques qui déplacent des foules, oui, qui les manipulent aussi. Des vicaires ou des évêques qui rencontrent dans de charmants villages les dames de la paroisse, rouages essentiels de la communauté, et leur dévouement à celle-ci, non. Sans doute parce que ces dames elles-mêmes n'existent plus. J'ai remarqué aussi qu'il n'était quasiment pas question d'enfants, on n'en croise pas dans ces villages – vu le nombre de vieux garçons et de vieilles filles, ce n'est pas si étonnant que cela. Il existe cependant une oeuvre pour remettre les jeunes filles dans le droit chemin (pas les jeunes hommes) et Belinda, lucide, se dit qu'elle aurait été bien en peine de leur dire quoi que ce soit.
Un délicieux voyage dans une Angleterre disparue.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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manonlitaussi
  24 juin 2019
Vous prendrez bien un peu de thé pour accompagner votre visite dans ce village animé par les activités de la paroisse, de son archidiacre qui n'est vraiment pas du matin, de sa femme Agathe qui a une passion pour le rafistolage et le tricot de chaussette. Vous serez agréablement guidé par les soeurs Bene, Harriet et Belinda. Vous pouvez même passer prendre le thé chez elles. Ces deux soeurs là ont un penchant pour les hommes d'église qui passent par la paroisse mais refusent toutes les demandes en mariage qu'on peut leur faire. Même Belinda, alors qu'on nous fait bien comprendre que la beauté n'est pas une de ses plus grands atouts, contrairement à sa soeur Harriet un peu plus farouche au multiple prétendants.
Ce qui anime le village, ses habitants, nos soeurs Bene et le livre ce sont les visiteurs bien sûr mais aussi et surtout les ragots, les petits pics bien placés, les sous entendus envoyés avec nez pincé et l'espionnage au fenêtre.
j'ai adoré cette balade, dans la paisible campagne anglaise, le ton plein d'ironie so british, acerbe, pince sans rire c'est délicieux. Avec nos deux soeurs adorées, le mariage en prend un coup, on comprend bien que si nos deux héroïnes n'arrivent pas à dire oui c'est parce qu'elles ne peuvent se quitter et surtout parce que se marier c'est abandonner une grande partie de sa liberté (notamment celle de manger à l'heure qu'on veut), alors que l'espérance, les commérages et les convoitises sont beaucoup plus intéressantes. Nos héroïnes ont une routine qu'elles entretiennent. Alors surtout ne vous invitez pas à l'improviste chez elle, elles sont très carrées sur l'heure du thé et les conversations souvent frivoles tournent beaucoup sur l'organisation de la maison et des repas à servir. Juste délicieux !!! Je découvre Barabara Pym et j'en redemande ! de plus, ces couvertures vintages sont magnifiques.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
CrumpetCrumpet   08 septembre 2016
Le nouveau vicaire semblait être un jeune homme très convenable, mais quel dommage que l’on vît, dès qu’il s’asseyait, le bas de ses caleçons longs négligemment fourrés dans ses chaussettes ! Belinda l’avait déjà remarqué lors de leur première rencontre au presbytère la semaine précédente, et en avait été fort gênée. Peut-être Harriet pourrait-elle lui en toucher un mot ; avec ses manières enjouées et sa franchise, elle parvenait toujours mieux que la timide Belinda à expliquer aux gens ces petits détails embarrassants. Bien sûr, il pourrait penser que cela ne les regardait pas, ce en quoi il n’aurait pas tort, mais, à en juger par la qualité de son premier sermon, Belinda doutait que penser fût chez lui une activité très fréquente.
Chapitre premier, premier paragraphe
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CrumpetCrumpet   13 septembre 2016
Elles demeuraient plantées là, dans l’embrasure de la porte, l’une grande et voutée, l’autre petite et ronde, toutes deux en imperméable et coiffées de ces capuchons en plastique si peu seyants sur les dames d’un certain âge et qui portent le nom absurde de « bonnets de fées ».
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AifelleAifelle   08 juin 2016
En proie à la plus vive agitation, Belinda se hâte de rentrer chez elle. Parmi toutes les choses passionnantes qu'elle se proposait de raconter à Harriet, l'annonce des fiançailles du vicaire paraissait, bizarrement, la moins intéressante. Néanmoins, elle ne put s'empêcher de se demander comment sa soeur accueillerait la nouvelle. Non que l'on pût parler d'une "déception" au sens propre du terme, mais que ferait-elle sans vicaire à choyer ?"
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ChristlbouquineChristlbouquine   09 juillet 2019
Harriet avait toujours imaginé que son époux serait grand et aurait le teint pâle - d’où son penchant pour les membres du clergé. Des hommes du type de Mr Mold ne pourraient jamais avoir belle allure du haut de la chaire. Et, enfin de compte, qui échangerait l’existence douillette d’une vieille fille à la campagne, toujours assurée de la présence d’un pâle vicaire à choyer, contre les vicissitudes inconnues de la vie conjugale ?
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ChristlbouquineChristlbouquine   09 juillet 2019
Observer les allées et venues des gens dans le village était pour elles un véritable plaisir, et elles avaient attendu ce jour avec une impatience presque enfantine – et en même temps bien compréhensible, puisqu’il y a tant d’aspects dignes d’intérêt dans un départ, pour peu que l’on y assiste sans avoir à éprouver ni regret ni tristesse.
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