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Mony Elkaïm (Éditeur scientifique)
ISBN : 2264001976
Éditeur : 10-18 (07/01/1994)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Oxford, vers la fin des années trente. Deux idylles " inconvenantes " - l'une entre un séduisant professeur quinquagénaire et sa jeune étudiante, l'autre entre le nouveau vicaire de la paroisse et une demoiselle de compagnie - vont, le temps d'une saison, troubler la sérénité des five o'clock d'une société tout entière axée sur le " bon ton ".
Barbara Pym (1913-1980) " brode" dans ses romans de moeurs d'une trompeuse sagesse, et, à l'aide d'un humour aux demi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
missmolko1
  02 septembre 2016
Voila quelques temps que j'avais envie de découvrir un roman de Barbara Pym et je suis vraiment conquise par Crampton Hodnet.
L'auteure nous plonge dans l'Angleterre des années 30, ou les idylles naissent entre plusieurs personnages : le prof et l'étudiante, le vicaire et la dame de compagnie ou encore une jeune fille qui espère qu'un beau partie va lui demander sa main.
"Le lendemain de la visite au British Museum, Barbara s'était réveillée en se disant qu'elle avait fait toute une histoire pour pas grand-chose. Après tout, il n'était pas si rare que des gens intelligents tombent amoureux l'un de l'autre , même si l'un d'entre eux était marié. L'histoire et la littérature en offraient quantité d'exemples ; à la vérité, il semblait presque essentiel à un Grand Amour que l'un des deux amants fût marié. Il n'était pas nécessaire d'adopter une attitude mélodramatique et de ne plus revoir Francis. Il n'était même pas nécessaire que leur belle amitié se transformât en une sordide intrigue, puisqu'en amour , les idéaux de Barbara étaient très nobles et qu'elle n'avait connut jusque-la que des passions totalement abstraites. Ses idées concernant ses relations avec Francis, maintenant qu'ils se trouvaient dans la position de deux nobles coeurs qui se sont avoué leur amour, restaient dans un flou fort commode. Elle savait seulement qu'elle était prête à recevoir tout ce que le destin pouvait lui réserver. "
Bref, les commérages vont bon train et l'on passe un excellent moment en découvrant ces couples qui se forment et se déforment au fil des pages.
Je dois dire aussi que je suis conquise par le style de l'auteure. A la lecture du résumé, on s'attend a une romance au scénario banal et en fait, le style est recherché, le ton plein d'humour et il faut dire que les dames ne sont pas tendres entre elles et s'envoient constamment des petites piques pour notre plus grand plaisir.
"- Miss Morrow, dit-elle, j'espère que vous ne vous faites pas d'idées à propos de Mr. Latimer. Mrs. Wardell a cru vous voir vous abriter ensemble dans la remise à outils.
- […] Je crois avoir passé l'âge où je pourrais me faire des idées, répondit-elle d'un air modeste.
- Justement, rétorqua Miss Doggett sur un ton de remontrance. Ce sont les femmes sans attraits et plus toutes jeunes qui risquent le plus de perdre la tête."
Je ne pense pas attendre très longtemps avant de sortir un autre roman de Barbara Pym de ma PAL.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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LePamplemousse
  04 juin 2015
« Désuet » voilà comment je résumerais ce roman de Barbara Pym.
L'histoire se déroule dans une charmante petite ville universitaire anglaise, dans les années 30, on y prend le thé le dimanche après-midi chez une vieille dame austère, on y dîne régulièrement avec le pasteur et son épouse, on assiste un peu contraint et forcé à des ventes de charité, on cancane les uns sur les autres, on épie le moindre changement, que ce soit la robe neuve d'une dame de compagnie bien terne ou l'arrivée du nouveau vicaire.
En réalité on s'y ennuie énormément, la vie y est lente, morne et répétitive, aussi le moindre petit événement y est décortiqué avec passion.
Des intrigues se nouent mais au fond, il n'y a rien là de réellement scandaleux, tout est caché, suggéré, tout se passe dans le feutré.
J'ai apprécié cette lecture calme et reposante, pleine d'ironie, mais ça ne vaut pas un Jane Austen ou un Elizabeth Gaskell, car c'est un peu plat, comme la campagne anglaise.
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ivredelivres
  15 décembre 2015
Et voilà mon préféré parmi les romans de B Pym
Nous avons vu Barbara Pym lorgner vers la religion, nous attendrir avec des femmes solitaires, ici elle se lâche totalement, c'est enlevé, méchant, drôle, subtil, un plaidoyer pour l' hypocrisie, bref un excellent roman et un moment de lecture jouissif.

Le démon de midi, voilà un thème de vaudeville, Francis Cleveland porte beau, quinqua très séduisant il est heureux de plaire à la jeunesse, et de la jeunesse que voulez vous il en a, là, à portée de main car c'est un universitaire apprécié de ses élèves et particulièrement de ses jolies étudiantes qui se pressent à ses cours.
Ces jeunes filles ont l'âge de sa fille Anthéa qui elle est amoureuse de Simon Beddoes un jeune homme plein d'avenir et d'une si bonne famille !
Mais le démon de la luxure ne s'est pas penché uniquement sur Francis Cleveland, non les paroissiennes font littéralement le siège de Stephen Latimer un pasteur trop jeune et trop beau pour son propre bien, alors pour être à l'abri, celui-ci décide de jeter son dévolu sur Miss Morrow la vieille fille de service et dame de compagnie de Mrs Dogget, ma préférée, la langue de vipère locale, celle qui dénonce pour le bien de tous et qui va venir se mêler des amours de Francis Cleveland.
C'est vraiment mon roman préféré par l'humour ravageur qu'il contient.
De kermesse en thé du dimanche on vit au rythme de Barbara Pym et on y prend un plaisir pervers.
Le critique qui présente le livre termine ainsi sa présentation « Une fois le livre refermé, on n'a qu'une envie : se précipiter sur le premier ferry. »
Lien : http://asautsetagambades.hau..
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Marigold
  02 octobre 2014
J'adore l'ambiance des livres de Barbara Pym!
Ces ensembles de Tweed, l'heure du thé, des moeurs un peu désuets....
Dans ce livre-ci, j'ai aimé l'humour particulier de Miss Morrow, et Dieu sait qu'elle en a besoin pour supporter Miss Dogget dont elle est la demoiselle de compagnie...
Et Mr. Cleveland délaissé par sa femme, et qui va trouver chez Miss Bird cette admiration dont il a tellement besoin de la part d'une femme.... est assez attachant.
Un très bon moment de lecture!
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soleil
  14 décembre 2014
L'histoire :
Miss Maude Doggett qui vit seule avec ses gens de maison, habite à Oxford. Elle héberge Mr Latimer, nouveau vicaire. Pendant ce temps là, les activités professionnelles de Francis Cleveland, professeur, prennent un tournant. En effet, voilà qu'une idylle se noue entre lui et une de ses élèves. Quant à Mr Latimer, pasteur, il envisage de demander sa main à une femme. Anthéa, fille de Francis Cleveland, s'est amourachée de Simon, fils de Lady Bedoes. Les membres de la bonne société d'Oxford ne cotoyant que leurs congénères, il va sans dire que les commentaires vont bon train dès lors que quelqu'un est vu en présence d'une personne de sexe opposé.

Mon avis :
Ce roman dépeint une société anglaise bon chic bon genre des années 30. Les personnes concernées par les tromperies ne veulent surtout pas que cela s'ébruite alors que d'autres s'évertuent à répandre les commérages et souhaitent que les protagonistes s'affrontent. Ce que l'une tente d'étouffer, l'autre le dévoile. On se demande si les membres de cette société vont bouleverser leur vie ou bien s'ils vont rentrer dans le rang.
Il y a pas mal d'humour dans les réflexions des personnages.
Roman agréable à lire, sans plus.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   01 septembre 2016
Le lendemain de la visite au British Museum, Barbara s'était réveillée en se disant qu'elle avait fait toute une histoire pour pas grand-chose. Après tout, il n'était pas si rare que des gens intelligents tombent amoureux l'un de l'autre , même si l'un d'entre eux était marié. L'histoire et la littérature en offraient quantité d’exemples ; à la vérité, il semblait presque essentiel à un Grand Amour que l'un des deux amants fût marié. Il n'était pas nécessaire d'adopter une attitude mélodramatique et de ne plus revoir Francis. Il n'était même pas nécessaire que leur belle amitié se transformât en une sordide intrigue, puisqu'en amour , les idéaux de Barbara étaient très nobles et qu'elle n'avait connut jusque-la que des passions totalement abstraites. Ses idées concernant ses relations avec Francis, maintenant qu'ils se trouvaient dans la position de deux nobles cœurs qui se sont avoué leur amour, restaient dans un flou fort commode. Elle savait seulement qu'elle était prête à recevoir tout ce que le destin pouvait lui réserver.
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myloubookmyloubook   12 avril 2008
- Miss Morrow, dit-elle, j’espère que vous ne vous faites pas d’idées à propos de Mr. Latimer. Mrs. Wardell a cru vous voir vous abriter ensemble dans la remise à outils.

- (…) Je crois avoir passé l’âge où je pourrais me faire des idées, répondit-elle d’un air modeste.

- Justement, rétorqua Miss Doggett sur un ton de remontrance. Ce sont les femmes sans attraits et plus toutes jeunes qui risquent le plus de perdre la tête.
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missmolko1missmolko1   07 septembre 2016
Dans les films ou les romans, elle se délectait des scènes palpitantes, mais dans la vie réelle, elle les trouvait a la fois embarrassantes et déprimantes. Elle savait qu'en définitive, la réalité n'avait jamais l'intensité de la fiction et elle était heureuse qu'il en fut ainsi.
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ChristineZChristineZ   26 février 2018
S'il avait analysé ses sentiments il se serait aperçu qu'il se tournait vers elle avec soulagement comme vers quelqu'un à qui il n'avait pas à faire la conversation. Mais il n'y avait rien de personnel dans le sentiment qu'il éprouvait envers elle. Elle était pour lui comme une chaise confortable sur laquelle un homme peut s'asseoir en pantoufles pour fumer sa pipe au coin du feu.
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CrumpetCrumpet   26 avril 2014
Il n’y a pas de malade à Oxford-Nord. On y est soit mort, soit vivant. Parfois il est difficile de faire la différence, c’est tout, expliqua Miss Morrow
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