AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

Martine Béquié (Traducteur)Anne-Marie Augustyniak (Traducteur)René de Ceccatty (Préfacier, etc.)
EAN : 9782264013675
298 pages
Christian Bourgois Editeur (01/11/1989)
3.55/5   64 notes
Résumé :
" De toutes mes lectures de septembre, le livre qui m'a le plus touché, c'est Un brin de verdure de Barbara Pym... Je crois que vous serez sensibles à ces paroisses, à ces prêtres anglicans, au charme des presbytères, à ces fêtes de charité, à ces consultations médicales, à ces vieilles filles si délicatement moqueuses, à Adam Prince jadis pasteur de l'Eglise d'Angleterre qui avait eu un jour des doutes quant à la validité de l'Eglise anglicane qui l'avaient fait de... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique

Quand une jeune anthropologue vient s'installer dans un petit village anglais, c'est toute la communauté qui passe sous le microscope.

Les relations des uns avec les autres vont être décortiquées, Emma, l'héroïne de ce roman va tenter de décrire ce qu'est la vie au sein d'un village où tout le monde se connaît et a un rôle bien précis à jouer : que ce soit le pasteur, les deux médecins, l'ex-pasteur devenu critique gastronomique, la cohorte de veuves et de vieilles demoiselles qui semblent pulluler au sein de chaque village, le couple de professeurs d'université, un ancien collègue et ex-amant d'Emma….

Emma va devoir assister à des kermesses, à des ventes de charité, à des repas pris chez les uns ou les autres mais toujours arrosés de thé ou de sherry, elle va se rendre à la messe pour écouter des sermons, elle va aller se promener dans la forêt voisine, lieu de toutes les rencontres, elle va devoir écouter des potins…..

Mais la brillante anthropologue sera prise à son propre jeu quand elle comprendra qu'elle ne peut pas se contenter d'observer le village sans y avoir elle aussi son propre rôle à jouer.

Une écriture délicate, des réparties caustiques, des personnages aussi attachants qu'énervants, voici les ingrédients des romans de Barbara Pym dans lesquels il ne se passe jamais grand-chose mais où la vie a une saveur bien particulière.

Commenter  J’apprécie          452

Barbara Pym est sans aucun doute l'une des mes écrivaines anglaises préférées, pas assez connue à mon goût, chacun de ses romans est un petit bijou d'humour subtil et les analyses psychologiques de ses personnages toujours poussées et trés fines. Si vous aimez l'ambiance so british, tea time aux théières fleuries, jardins somptueux même sous la pluie, vieilles demoiselles aigries et jeunes filles un peu solitaires, ces romans sont pour vous. Il ne s'y passe pas grand-chose en terme d'action, certes, mais on s'attache aux personnages, on prend goût aux descriptions bucoliques de la campagne anglaise et on tend l'oreille aux commérages qui font tout le sel de ses romans. Je crois que j'aime lire ses livres pour l'atmosphère qui s'en dégage, plus que pour l'histoire, en fait.

Celui-ci, Un brin de verdure, regroupe toutes les caractéristiques des romans de Barbara Pym. Une jeune femme, plus si jeune que ça, s'installe dans la maison de campagne de sa mère, afin d'y mener à bien une étude sociologique sur les habitudes des habitants des villages. Toute la galerie de portraits y figure le pasteur solitaire qui vit avec sa soeur, qui d'ailleurs va bientôt le quitter pour s'installer avec une femme, les dames patronesses qui organisent des ventes de charité où on refile en guise de cadeaux tous les vieux machins dont on souhaite se débarrasser, le médecin un peu arriviste...

Commenter  J’apprécie          161

Dans le cadre de l'émission « La Grande Librairie », des professionnels du livre sont interrogés sur leurs coups de coeur : c'est donc sur les conseils d'une libraire de Douais que je me suis lancée dans Un brin de verdure de Barbara Pym…

Eh bien, ce ne fut pas un coup de foudre pour moi, j'avoue même avoir trouvé le temps un peu long ! (D'autres de ses romans sont meilleurs, paraît-il : Quatuor d'automne ou Une demoiselle comme il faut.)

Nous sommes en Angleterre dans un village du West Oxfordshire dans les années 70. Emma Howick, anthropologue, est venue se réfugier dans la maison de campagne de sa mère pour étudier le comportement des gens aux mœurs un peu anciennes.

L'oeuvre s'ouvre sur un dimanche de Pâques où toute une petite troupe s'apprête à faire une promenade dans le parc du château, droit datant du 17e siècle. Le pasteur, Tom Dagnall, figure centrale du village et du roman, pense qu'il se doit d'accueillir Emma et tenter de l'intégrer à la petite communauté.

Veuf, il vit tant bien que mal avec sa sœur Daphné qui ne rêve que d'une chose : partir en Grèce avec son amie. Viendront se joindre à leur promenade dominicale Martin Shrubsole, un jeune médecin, sa femme Avice et quelques villageoises…

Très vite, on est plongé dans une ambiance « à la Tchekhov » : en préparant le thé, en buvant un verre de sherry ou en admirant une très belle composition florale, les personnages s'interrogent sur leur vie, leurs amours, leurs amitiés, la religion, la mort, autrement dit des problèmes plutôt « existentiels » s'il en est, et ce, sur le ton faussement léger du badinage, l'air de rien. Quelques dialogues, non dénués d'humour, font vraiment penser à des répliques de Tchekhov. On y lit une certaine nostalgie pour un passé révolu que certains personnages, assez conservateurs, quittent à regret tandis que d'autres s'élancent avec plaisir dans un monde moderne qui les attire.

Si je n'ai pas trouvé la lecture désagréable, je dois bien avouer que je me suis un peu ennuyée : le roman est assez long et il ne se passe pas grand-chose, ce qui habituellement n'est pas pour me gêner mais là, si quelques trop peu nombreuses répliques tchekhoviennes viennent pimenter un échange entre deux protagonistes, le reste du temps, les discussions sur la façon de faire des bouquets, de décorer l'église, d'organiser les ventes de charité ou les fêtes du village ont fini, à dire vrai, par me lasser. Pour être anglais, c'est très anglais, et pourtant, croyez-moi, j'adore ce qui est anglais mais là, le charme n'a pas vraiment opéré !

En revanche, je me permets de placer là un de mes chouchous du rayon littérature anglaise plutôt légère et drôle : connaissez-vous la série des « Mapp et Lucia » ?

QUOI ? VOUS NE CONNAISSEZ PAS ? VEINARDS !!! A l'époque, (1992, oui oui, j'étais née depuis longtemps, car je ne vous l'ai pas encore dit, mais je suis vieille), c'était publié chez Salvy mais je crois que cet éditeur a mis la clef sous la porte.

J'adorais ces éditions qui mettaient en lumière, entre autres, des auteurs comme Vita Sackville-West , Elizabeth Von Arnim, Barbara Pym et ... Edward Frederic Benson, l'auteur de la série que j'essaie de vous vendre ! UN PUR RÉGAL : le premier tome s'appelle : Queen Lucia, le second: Lucia à Londres, le troisième Miss Mapp ( il y en a six en tout!)

Je ne vais pas vous raconter ma vie mais j'aimais tellement ces romans que des copains anglais, à qui une amie proche et moi-même rendions visite chaque année, avaient fini par nous surnommer Lucia et Mapp tellement ils nous savaient accros aux aventures de ces deux héroïnes. Une petite recherche sur internet m'apprend d'ailleurs que ces romans sont maintenant publiés chez Payot ou bien vous pouvez les trouver en occasion ici ou là.

Vous y lirez une satire de la bourgeoisie provinciale anglaise au lendemain de la Grande Guerre. C'est léger, drôle, piquant, archi archi délicieux, les personnages sont attachants et vous ne pourrez plus les quitter ! Une super série pour les vacances…

Bon, du coup, j'en ai oublié ma Barbara Pym…

Ah, quand le passé refait surface, c'est la petite madeleine…

Je vous la sers avec une tasse de thé et un nuage de lait ?


Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
Commenter  J’apprécie          92

Barbara Pym (1913-1980) a passé les dernières années de sa vie dans un village de l'Oxfordshire, partageant un petit cottage avec sa soeur.

Son héroïne, Emma Howick, est anthropologue, mais sa mère enseignait la littérature anglaise des 18ème et 19ème siècles, et il est facile de deviner l'origine de son prénom. Pour mettre tranquillement au propre le résultat de recherches antérieures, elle s'installe elle aussi dans un cottage d'un petit village de l'Oxfordshire.

Un temps elle nourrit le projet d'étudier la vie du village de façon professionnelle et elle se laisse entraîner à y participer.

Promenade dans la propriété inhabitée de l'ex-hobereau local le dimanche après Pâques selon une coutume datant de plusieurs siècles, réunion de la société d'histoire organisée par le pasteur, brocantes, réunions Tupperware, jeûne pour les pauvres du tiers-monde, visite des propriétés de la région, Emma est de tous les "événements".

Barbara Pym nous fait pénétrer les pensées de chaque personnage: le pasteur, veuf dont la soeur célibataire tient la maison, tout en rêvant à ses vacances annuelles en Grèce, les deux médecins, l'un prenant la tension et l'autre moins, la femme du jeune médecin lorgnant sur le presbytère qui conviendrait tellement mieux à sa grande famille que son logement actuel, l'ex-pasteur devenu critique gastronomique, un couple un peu baba cool, des demoiselles d'âges variés, ... On y boit volontiers du thé, mais aussi sherry ou boissons plus fortes.

Ce court roman décrit principalement la vie de ce village et de ses habitants. C'est tout? Oui, mais c'est fait avec un grand sens du détail incisif, les dialogues sont ciselés, et - bien sûr- l'humour anglais est omniprésent. J'ai pris grand plaisir à la lecture de ce roman fin et subtil.


Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
Commenter  J’apprécie          100

Ce roman écrit au début des années 1970 exercera son petit charme chez ceux qui goûtent à l'atmosphère typiquement anglaise des villages avec presbytère, pasteur, vieilles filles, fête des fleurs ou de charité, visites chez le médecin… On a comparé les romans de Barbara Pym à ceux de Jane Austen. Pourtant on notera de grandes différences entre les deux auteures. Ici point de domaines, de châteaux, de gentry… mais une immersion en milieu modeste. On ne trouvera pas non plus les descriptions subtiles et les études approfondies des personnages chers à Jane Austen. Ni l'atmosphère envoûtante de ses romans. « Un brin de verdure » décrit de micro-événements vécus par des personnages très ordinaires, pâles et peu épais, avec leurs petitesses et passions faibles, dont les occupations sont ternes et routinières… le risque étant justement de rendre le roman terne lui-même. Malgré un humour sans concession. Si l'on peut ressentir un certain attachement pour les personnages de Barbara Pym, on préférera assurément les vieilles filles des romans piquants d'Elizabeth Gaskell (« Cranford ») ou les romances décrites avec finesse et sensibilité de l'Angleterre géorgienne de Jane Austen. A découvrir cependant. Pour ces personnages ordinaires et leur routine chez lesquels tout un chacun peut se retrouver.

Commenter  J’apprécie          30

Citations et extraits (1) Ajouter une citation

« J’aime bien regarder les dames faire des bouquets », dit Adam. « C’était l’un des aspects de mon métier qui me plaisaient le plus ».

Tom trouva que c’était une manière inhabituelle de considérer les devoirs d’un pasteur de village, mais il ne fit pas de commentaire.

Commenter  J’apprécie          61

autres livres classés : littérature anglaiseVoir plus
Notre sélection Polar et thriller Voir plus





Quiz Voir plus

Londres et la littérature

Dans quelle rue de Londres vit Sherlock Holmes, le célèbre détective ?

Oxford Street
Baker Street
Margaret Street
Glasshouse Street

10 questions
943 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature anglaise , londresCréer un quiz sur ce livre