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EAN : 9782020327930
768 pages
Seuil (10/05/2007)
4.07/5   65 notes
Résumé :
Londres à l'époque du "Blitz".
Le lieutenant américain Slothrop semble avoir été conditionné dès l'enfance pour connaître des érections à l'endroit où des explosions vont avoir lieu. La carte de ses exploits sexuels anticipe légèrement celle des V2 et de leurs fatals impacts. Il est donc logique qu'"on" s'intéresse de près à lui, notamment Roger Mexico, expert en prévisions guerrières. Il y a des conspirations, de la science, du sexe, des sacrifices, et des c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
antoinebours
  06 mars 2018
Première lecture (incomplète) aux alentours de 2010 :
Son plus nébuleux, mais aussi son plus fameux.
Réputé illisible, on est tout de même loin du "Festin Nu". On s'y perd souvent, c'est vrai. Certains abandonneront en cours de route et on ne peut pas leur en vouloir (pour ma part, le forum Reddit a été salutaire plus d'une fois). Mais voilà, il y a ce charme Pynchon, ici appliqué à la Seconde Guerre mondiale, et c'est tout simplement énorme. Slothrope, militaire amerloque perdu en Europe, est en plein trip parano : toutes les unités militaires paranormales anglaises, américaines et allemandes s'intéressent à son cas et le poursuivent, de Blitz en Zone "libérée", parce que sa libido s'accorde à la chute des V2 et pourrait permettre, peut-être, de prédire les points de chute des fusées. Il croise une pieuvre géante, un Général coprophage, des quantités de femmes fatales et fragiles, un Schwarzcommando suicidaire, des ennemis increvables qu'on jurerait sortis de Porco Rosso. La folie de la guerre y devient palpable, imprévisible, hilarante, tragique, poisseuse et parfois bouleversante. C'est "Apocalypse Now" sous ganja, "Requiem pour un Massacre" par les Monty Python !
Seconde lecture (complète!), Juillet 2021 :
Un arc en ciel et son reflet, dessus et dessous zéro. Des trajectoires paraboliques qui à leur zénith ne font qu'effleurer le fantasme de la vérité, avant de retomber, plus lourdes de la crasse du doute et des sédiments du complot -celui, énorme, de notre vie, celui qui nous échappe, celui qui toujours se cache dans l'angle mort, dans la brève extinction du filament, invisible à l'oeil nu. Si près du but, la fusée retourne au sol pour boucler la boucle et recommencer le cycle. Entre les deux arcs-en-ciel, le réel et son reflet (mais lequel est le bon?), les vivants et les morts se lancent, y croient et s'effondrent, encore et encore, touchant le sol avant même d'avoir réalisé que l'explosion de leur Chûte, Écrite depuis toujours, les assourdit, les disperse, les atomise. Les fusées, les bites, les carrières, les amours et les pains magiques dans les fours sont condamnés à s'effondrer, sitôt gonflés de leur envol. Interdits d'ailes pour s'arracher à la courbe, le décollage est un leurre et sa richesse éphémère : toujours la lie est au bout du chemin. Si seulement il nous était autorisé de connaître avec précision notre point d'impact.
Pourtant, toutes et tous tentent ici de maintenir le cap, de croire à l'envol, envers et contre tout, Fantasme absolu. Car chez Pynchon tout est affaire de fantasmes (« fantasies ») : la guerre, d'abord, est la conséquences des fantasmes des uns qui s'appliquent aux autres, avant de faire naître -ou d'augmenter- leurs fantasmes à leur tour : par survie, par réflexe, par délire, par projection. Au point que ceux-ci envahissent le réel, le floutent, le colonisent, qu'il ne soit plus possible de faire la différence entre Fusée et Stimulus, entre érotisme et papier, entre sécrétions et amour, entre la Zone et le Monde, entre Soi et Eux. La Technologie comme transsubstantiation. Nouvelles Religions, les Sciences apparaissent comme le lieu absolu du fantasme : non plus appréhension et compréhension du tout par l'expérience, mais véhicule de projection du fantasme sur le Monde, moyen de prouver l'expérience globale par l'expérience individuelle, imposition d'autant de lectures uniques auxquelles toutes les autres se plieraient, fantasmes binaires pour les uns, statistiques pour les autres, suprématie de l'esprit sur le corps, du corps sur l'esprit, de la matière sur l'inerte et vice-versa ; fantasmes à ce point libérés, et pourtant prisonniers de leurs propriétaires, que Pirate les saisit au vol comme autant de papiers gras portés par le vent. L'Homme a à ce point dispersé ses fantasmes (de crainte de sa propre dispersion) qu'il n'est plus possible de savoir s'ils embellissent ou salissent un Monde devenu incompréhensible -l'homme fétichise tout ce qu'il croise parce que c'est la seule emprise qu'il lui reste sur ce qui l'entoure, son unique façon de comprendre, d'appréhender, de prétendre à un semblant de maîtrise. Mais il n'y a sans doute plus rien à comprendre, sinon que la seule façon de ne pas jouer Leur jeu et de ne pas jouer du tout. Car au coeur de la Bombe gît l'Homme Innocent.
Livre-épreuve ? Oui. Livre-somme : aussi.
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Gepeoh
  07 avril 2020
Note liminaire : Pynchon, celui-ci en particulier, ne se lit pas n'importe comment, mais pas de la manière dont on croit. Prendre des notes serait la chose la plus bête à faire. Il y a 2500 personnages nommés environ. Une bonne quinzaine ont leur importance, et 7-8 sont indispensables. Se laisser emmener par le rythme, se laisser "couler" dans Pynchon en n'y voyant qu'un largage de chapitres aussi, pas très malin finalement. Que faire alors ? Comme énoncé dans V. : "Keep cool, but care".
Deuxième lecture, pour être sûr.
Pourquoi, après un V. plutôt clair même si non linéaire, et un The Crying of Lot 49 plutôt sombre mais condensé, pourquoi donc, Pynchon a-t-il fait ça ? C'est un merdier permanent. Ça couche, ça pleure, ça mange des excréments, ça court dans toute l'Europe, le héros lui-même se désagrège totalement, pour n'être qu'une somme exponentielle de personnages bidons, de chansons paillardes, etc.
Parce que le monde est complexe. Parce que le temps, l'espace et le hasard ont cette méchante manie de laisser s'accumuler les informations. Surcharge cognitive permanente, à devenir fou.
Ça donne envie hein ? High-concept : Un jeune G.I. Américain a des érections aux endroits précis où tombent les V-2 nazis pendant le Blitz, à Londres donc. Il les note sur une carte. C'est là où il couche en fait. Tyrone Slothtrop (pour les noms, faut pas chercher : Enthropy ? Sloth-rope ?) plait bien aux petites Anglaises (le bol). Ça coïncide avec la carte de Roger Mexico, qui bosse au même bureau ! La carte des points de chute des V-2 !
Puis l'Afrique. Les Héréros de von Throta. Leurs descendants. La Hollande. La France (le Casino Herman Göring de Monaco). Enfin l'Allemagne, à la recherche du missile 000000. Et l'Allemagne à nouveau, Los Angeles quelques années plus tard... Et qui c'est qui débarque ? Ce serait pas Pirate Prentice, découvert dans V. ?
Ça tombe plutôt bien, ayant sous la main ma critique de Swim-Two-Birds de Flann O'Brien, voilà une petite idée qui peut nous éclairer : je me cite au carré -- c'est pas ma faute, juré : "Les personnages doivent être interchangeables, à l'intérieur d'une même oeuvre et d'un livre à l'autre. La somme des oeuvres existantes sera considérée comme une réserve de types possibles d'où les auteurs avisés pourront à leur gré extraire leurs personnages, n'ayant à en créer de nouveaux que lorsqu'ils ne trouvent pas la marionnette désirée." (Narrateur, Swim-Two-Birds).
Chez le Pynch, pas d'attachement personnel aux personnages, ou très peu. Quand ils pleurent parce qu'ils ne comprennent rien. Ou quand ils s'entêtent dans leurs délires paranoïaques permanents, gluants, éjaculants. Tout le monde court dans tous les sens, on ne sait plus qui aime le pain au bananes (oui) et qui aime boire de l'urine (id). C'est pas grave. C'est pas grave. Et si c'est grave, c'est ce monde qui est grave. Drôle, paresseux, multiple, sale, alcoolique, acheteur, vendeur, sprinteur, lâche (Si tu te caches, on te cherche : l'un des fameux proverbes du paranoïaques égrainés au sein d'un chapitre).
Livre-Monde donc, comme disent les cons. Pourquoi 5/5 ? Pourquoi il faut le lire ? Parce que c'est le paroxysme de la digression romanesque, parce que Pynchon aurait pu écrire des traités de sociologie, de philosophie, de sciences cognitives et d'ingénierie, mais qu'il s'est lancé dans une entreprise bien moins évidente mais plus forte en tout.
C'est souvent drôle, mais surtout désespéré. D'un optimisme désespéré. Un lyrisme extrême qui tend à l'abstraction totale, à la remise en ordre du paradigme du lecteur par le choc du nombre, de l'hystérie globalisée.
Ça exprime la vie, sa désagrégation, le Monde Moderne, qui ressemble tristement et violemment à la vie.
J'ai peur d'y ajouter une seule ligne. Lisez-le, ou ne le lisez pas. Mais ne la ramenez pas trop si vous l'avez fini. C'est simplement qu'il ne vous a pas fini.

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StCyr
  22 avril 2015
Histoire de fusées dans un vaste complot mondial transcendant frontières et alliances internationales, L'arc-en-ciel de la gravité m'a tout l'air d'une vaste blague. Vaste car l'ouvrage compte 1100 pages, et blague car ce livre défie toute tentative de résumé. Disons que c'est une explosion paranoïde, une expérience psychédélique, un delirium tremens littéraire, s'affranchissant de toutes les conventions du genre; on passe de bouleversements temporels à des téléportations spatiales, sans aucune indication ou le moindre indice : débrouille toi. Seule la récurrence de symboles et de motifs entretien une continuité narrative dans ce corpus foisonnant, exubérant, ébouriffant. L'édition du livre chez Points, sans préface, sans note de bas de page ou de dossier en fin de volume, rend l'expérience de lecture âpre, obscure, une véritable gageure tant les clins d'oeil érudits et les rappels à la culture américaine peu connues du lecteur européen déroutent. Une lecture hermétique, qui s'avère très franchement lassante. Surnagent de ce fouilli apocalyptique et volontiers grotesque (on parle de grotesque réaliste pour définir le genre du livre, si définir une telle oeuvre est possible), quelques belles trouvailles inventives et quelques scénettes bien barrées. Trop peu pour maintenir en haleine le lecteur exténué.
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lehibook
  25 mai 2019
Pendant le Blitz à Londres , puis dans l'Allemagne envahie par les Alliés . Des services secrets , des organisations improbables , des fous mystiques , des érotomanes , cherchent à capter à leur profit les secrets des fusées d'Hitler . Chaos, carnaval tragique , un livre monstre (760 pages grand format) pour une époque monstrueuse , une écriture déglinguée , l'érudition d'un Eco sous acide, rentrez dans la nef des fous , il y a de la place pour tout le monde…
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Tagrawla
  25 janvier 2014
J'ai découvert L'Arc-en-ciel de la gravité en lisant l'autobiographie de Salman Rushdie, Joseph Anton. Cet auteur fameux, parmi mes favoris, le citait comme un chef d'oeuvre de la littérature américaine contemporaine, aussi m'empressai-je de le commander. Venant d'un écrivain produisant essentiellement des pavés, je n'ai pas vraiment été surprise d'en découvrir un de cette taille, et je me suis lancée sans attendre dans les mille cent pages d'un livre dont j'ignorais l'intrigue.
Il va me falloir maintenant un petit moment pour m'en remettre.
M. Rushdie a bien raison de le dénommer chef d'oeuvre. Peut-être aurait-il pu prévenir ses lecteurs qu'il est de ceux dont on ne sort pas indemne...
La suite sur mon blog :
Lien : http://tagrawlaineqqiqi.word..
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
TagrawlaTagrawla   16 décembre 2013
N'oublions pas que la guerre, cela consiste d'abord à acheter et vendre. Pour ce qui est du meurtre et de la violence, ils se débrouillent seuls, et on peut faire confiance à des amateurs. Le caractère massif de la mort en temps de guerre présente bien de l'utilité. D'abord, c'est un spectacle, une façon de distraire les gens des mouvements réels de la guerre. Cela fournit le matériau brut que l'Histoire enregistrera : on pourra ainsi enseigner l'Histoire aux enfants comme une suite de batailles, ce qui les préparera mieux pour le monde des adultes. De plus, ces hécatombes stimulent les gens ordinaires, qui se précipitent pour avoir leur part du gâteau tant qu'il en est temps. La guerre véritable, c'est le culte des marchés. Marchés organiques, que les professionnels appellent marchés noirs, qui surgissent partout. Valeurs, sterling, reichsmarks continuent à circuler avec la rigueur d'un ballet classique sous leurs voûtes de marbre aseptique. Mais ici, parmi les gens, ce sont les monnaies plus vraies qui ont cours. Ainsi, les Juifs sont négociables tout comme les cigarettes, le cul ou les barres de chocolat.
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TagrawlaTagrawla   31 janvier 2014
« - Et ils sont tous truqués. Regardez-ça. »
C'est un Folies-Bergère : avec des mignonnes en quadrichromie qui dansent le cancan, avec les zéros à l'endroit des yeux, des nichons et de la touffe, un truc très cool et vaguement mysogine – le genre marrant ! « T'as pas une pièce de cinq cents ? » Chungg, boing, la bille d'acier passe juste à côté du trou qui donne le grand score, hmm, couloir impossible à éviter ahnnngghk le plot qui vaut 1000, ça y est, merde t'a seulement 50 qui s'allume au totaliseur - « Vous voyez ? » hurle Tracy tandis que la bille disparaît en vrombissant dans les entrailles de la machine hors d'atteinte du flipper zong, il marche pas le con, et TILT qui s'inscrit en grosse lettres lumineuses sur le panneau.
- Tilt ? Bland se gratte le crâne. « Mais vous avez même pas …
- Et ils sont tous comme ça ! » s'exclame tracy moite de frustration. « Essayez, vous verrez.
La seconde bille n'est même pas sortie de la catapulte qu'un TILT apparaît à nouveau, et pourtant il n'a absolument pas donné le moindre effet. La troisième bille se coince dans un solénoïdes et (merdemerdemerde, la bille grésille, électrocutée, au secours) dingdingding, les coups de gong retentissent, les nombres défilent dans le totaliseur, 400 000, 675 000 bong un million ! Le plus haut score jamais atteint par un flipper modèle Folies-Bergère, pendant que la pauvre petite âme sphérique de la bille a une suprême crise d'épilepsie entre les spires du solénoïde, parfaitement, elles ont une âme, elles viennent du planétoïde Katspiel, sur une orbite extrêmement elliptique – qui est passé par la Terre une fois, il y a très longtemps, pour disparaître à jamais dans un Espace crépusculaire, personne ne sait ce que Katspiel est devenu et s'il reviendra un jour. »
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TagrawlaTagrawla   14 décembre 2013
Beaucoup de gens croyaient à l'époque que derrière cette guerre il y avait, responsable des morts, de la sauvagerie et des destructions, le principe d'un Führer. Mais si l'on parvenait à remplacer les personnalités par un pouvoir abstrait, si l'on parvenait à adapter les principes de gestion des grandes sociétés , ne pouvait-on imaginer pour les nations une existence rationnelle ? Un des plus grands espoirs pour l'après-guerre : éviter que fût encore possible la fascination exercée par un seul... il fallait travailler vers ce rationalisme tant qu'on en avait le temps et les moyens ...
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TagrawlaTagrawla   07 janvier 2014
Il en revient aux cages et à ces formes de mort rationalisée - la mort au service de la seule espèce maudite par sa connaissance de la mort qui l'attend ... " Je vous libérerais bien, si je savais comment. Mais on n'est pas libre ici. Tous les animaux, les plantes, les minéraux, même les autres espèces d'hommes sont chaque jour ici mis en pièces, et assemblés à nouveau, afin de sauver une élite, toujours prête à faire des théories sur la liberté - liberté qu'ils n'ont pas. Je ne peux même pas vous promettre que cela changera un jour, qu'ils sortiront de leur retraite pour oublier la mort, et perdre leur terreur compliquée de la technologie, et qu'ils cesseront d'employer les autres formes de vie impitoyablement pour tenir l'humanité à un niveau d'angoisse convenable - alors, ils seront simplement comme vous, des êtres vivants ..."
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GepeohGepeoh   03 avril 2020
Dans les jardins, les sentiers, on entend des renards qui rôdent, des roquets qui aboient de peur. Une moto passe sur la route, en pétaradant comme un avion de chasse, elle passe le village en direction de Londres. Les énormes ballons dérivent dans le ciel, gris perle, et l'air est si calme que la brève chute de neige du matin est restée accrochée aux câbles d'acier qui disparaissent dans l'immensité de la nuit, en spirales blanches comme celles des berlingots à la menthe. Et les gens qui auraient pu être en train de dormir dans cette maison, dispersés, certaines d'entre eux disparus à jamais... rêvent-ils de villes illuminées la nuit, des Noëls de leur enfance, avant qu'ils ne soient perdus comme des moutons sur une colline dénudée, blanchie par l'effrayant éclat de l’Étoile ? ou de ces chansons ravissantes qu'on oublie au réveil... rêves de paix...
- Comment était-ce, avant la guerre ?
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Videos de Thomas Pynchon (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas Pynchon
Comme souvent dans les récits de David Grann, un homme est dévoré par son idéal. Ce personnage d'un autre temps sorti tout droit d'un film de Werner Herzog, se nomme Henry Worsley. "The White Darkness" raconte son extraordinaire histoire. Celle d'un militaire britannique fasciné par l'exemple d'Ernest Shackleton (1874-1922) et par ses expéditions polaires ; un homme excentrique, généreux, d'une volonté exceptionnelle, qui réussira ce que Shackleton avait raté un siècle plus tôt : relier à pied une extrémité du continent à l'autre. Une fois à la retraite, il tentera d'aller encore plus loin en traversant l'Antarctique seul, sans assistance. Il abandonne tout près du but, dans un état de santé tel qu'il meurt quelques heures après son sauvetage. Édifiant destin d'un homme perdu par une quête d'impossible, qui n'est pas sans rappeler Percy Fawcett, autre explorateur guidé par une obsession, dont David Grann avait conté l'histoire dans "La Cité perdue de Z". “Tout le monde a son Antarctique”, a écrit Thomas Pynchon, rien n'est moins vrai dans ce récit magnifique qu'on ne peut lâcher avant de l'avoir accompagné jusqu'à son terme.
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