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ISBN : 2757851624
Éditeur : Points (12/02/2015)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 92 notes)
Résumé :
Los Angeles, 1970. Doc Sportello est un détective privé d’un genre particulier : il vit sur une des plages de la ville, est un adepte du joint bien roulé, et, à l’occasion, du trip intersidéral à l’acide. Avec son meilleur ennemi, le flic Bigfoot, il enquête sur l’étrange disparition du milliardaire et homme d’affaires Mickey Wolfmann. Tous deux ont de bonnes raisons de tirer au clair cette intrigue, d’en avoir peur, de se perdre en route pour mieux rebondir à grand... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
SMadJ
  03 novembre 2013
Attention ce roman contient du LSD et de grosses doses de fumettes !
Concentrez-vous, Concentrez-vous !
Voilà un roman qui requiert toute votre concentration. Un roman qui ne se lit pas à la va vite sur une plage (j'ai essayé pourtant) et ne cède pas a la facilité. Il faut aller vers lui, le conquérir car on peut vite s'y perdre tant Thomas Pynchon digresse. Ce qui fait tout le sel du bouquin.
On est dans ce qui ressemble à un polar mais personne ne s'intéresse vraiment à l'enquête, ni l'auteur ni le lecteur et ce n'est pas ça l'essentiel.
D'ailleurs, il serait vain et difficile d'essayer de catégoriser ce livre.
Ancré dans le début des 70's, un vent de liberté et d'insouciance souffle encore sur les personnages même si on sent bien que cette frivolité se désagrège et annonce un changement d'époque.
Lawrence "Doc" Sportello est un sacré personnage, c'est le privé le plus branleur et le plus défoncé que vous rencontrerez jamais. Capable de s'endormir partout même pendant ses investigations sous l'effet de narcotiques que la loi réprouve mais qu'il adore. Doc passe son temps à avoir des visions certainement causés par cette injection continue de substances illicites.
Obsédé du braquemart, ce garçon est toujours en rut dès qu'il se trouve en présence d'une représentante de la gent féminine.
Un privé atypique et haut en couleurs que l'écriture serrée et évaporée de Thomas Pynchon sert à merveille.
Vous pouvez fumer ce roman, page à page. Des effluves psychédéliques sortant de l'encre et imprégnant vos doigts, vous êtes prêts pour le trip définitif. Embarquez ! 4/5
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Stockard
  04 décembre 2017
Et sinon, ce livre, il parle de quoi ?
Question récurrente concernant l'oeuvre de Thomas Pynchon, mais soyons honnêtes, ici pour le coup, la trame est plutôt limpide. Mais attention hein, la trame seulement : Doc Sportello, hippie californien quelque peu sur le retour tourne détective privé à ses heures perdues, alors quand son ex copine dont il aimerait bien en faire son avenir vient lui parler d'un gros bonnet de l'immobilier qui serait sur le point de se faire enlever puis interner en hôpital psychiatrique par sa femme et l'amant de celle-ci afin de toucher au grisbi, ça éveille vaguement sa curiosité au départ et puis finalement toute son attention quand son ex-potentielle-future-chérie disparait et qu'il se retrouve (je vous passe les détails un chouïa alambiqués) impliqué dans l'affaire plus qu'il ne l'aurait souhaité.
Aux prises avec des flics limite ripoux d'un côté à qui il doit prouver son innocence et une organisation qui dépasse tout ce qu'il aurait pu imaginer de fraudes et de meurtres à l'international de l'autre, Doc a bien du mal à trouver le temps de s'organiser des petites sessions fumettes (mais qu'on se rassure, il y arrive toujours)
Trame assez claire donc...
Ce sont les à-côtés, par contre, qui semblent avoir été trempés dans de la bonne pas trafiquée. Ça part dans tous les sens, des personnages qui parfois ne font que passer mais qui n'oublient pas de se radiner avec leur lot de dingueries en tout genre, ceux qui sont plus réguliers mais dont la santé mentale n'est pas plus à envier et enfin Doc himself, obsédé par la gent féminine, toujours un braquemart d'avance, et tout ce qui porte jupon a droit à, au minimum, un petit coup d'oeil libidineux et, si c'est un jour faste, une bonne vieille séance de dedans-dehors. Obsédé donc, drogué sans conteste, mais malgré tout du bon côté, un bon fond, un personnage ubuesque haut en couleur qui sous le péta... la plume de Thomas Pynchon nous devient très vite attachant.
Parlons-en un peu de sa plume d'ailleurs, la facilité qu'il a de se colleter avec de délirantes phrases à rallonge et à en sortir gagnant à tous les coups laisse entrevoir le génie de l'écriture dont il n'a pas usurpé le titre. Il a beau nous balader à droite, à gauche, nous perdre régulièrement dans des délires aux chanvreuses frontières du compréhensible, pour un peu qu'on accepte de s'accrocher un minimum et de se prêter au jeu, on se retrouve devant un très bon moment de lecture et un coup de coeur assuré.
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Fx1
  03 avril 2015
Pynchon aborde le polar et comme d'habitude ne fait rien comme tout le monde ...
Cette histoire semble avoir était élaborée pour être lu dans un état second , à l'instar des autres oeuvres de Pynchon .
Il est quand même vrai qu'il s'agit ici du roman le plus accessible de l'auteur .
Avec un peu d'attention on accroche les bons rails et on se régale avec une histoire qui une fois encore pars dans tout les sens avec jubilation .
Un livre de Pynchon même dans un genre très codifié comme le polar , cela ne ressemble à rien de connu .
Pynchon avance en roue libre dans son imagination , quitte parfois à décontenancer un peu le lecteur néophyte qui tente vaille que vaille de suivre , et qui il est vrai peu se retrouver parfois sur la borne d'arrêt d'urgence .
Mais qu'il est bon de voir un auteur ne pas suivre les codes et partir dans un sens que lui seul connait !
Jubilatoire , comme tout les Pynchon !
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Fisheye
  03 août 2011
Il y a chez Pynchon une dextérité qui laisse pantois. Un tact absolu. Ce don de la bonne distance si chère à Nietzsche. Qu'il concocte un récit époustouflant et rhizomique retraçant comment la modernité est née le jour où de Broglie eut l'intuition de lier le destin des ondes à celui de la matière, ou bien qu'il suive les zigzags d'un privé perpétuellement stone dans le Los Angeles des années 70, il parvient toujours à trouver l'endroit exact d'où tout doit être regardé, le ton juste pour raconter cette éternelle histoire faite de bruit et de fureur et qui ne signifie rien : la rencontre improbable de l'Homme et du Monde.
Ici, petit malin qui écrit comme un enfant regarderait un accident de la circulation en léchant sa glace à la fraise, Pynchon se lance dans une irrésistible relecture des codes du polar. Une enquête que personne ne comprend, un privé hard-boiled, des dizaines de personnages croisés le temps d'interrogatoires déjantés, de belles pépées vénéneuses, d'horribles brutes à croix gammées, des arrières salles enfumées, tout y est. Mais c'est un peu comme si Proust était en train d'écrire "Fais-pas ta rosière" : l'enjeu de la recherche de Doc Sportello au pays des hippies versus yuppies, c'est bien le temps perdu à se dire que la vie est ailleurs. Car le roman a beau être mené sur un rythme effréné façon Dick Dale & the Dale-Tones, derrière l'humour loufoque se tapit, en filigrane, un constat doux-amer. Finalement, tout le monde erre dans un brouillard impénétrable, en se cognant ou en se ratant. Oh, ce n'est pas que la Vie est mal faite, c'est juste qu'elle n'est pas faite pour nous. Ou nous pour elle. le vrai vice caché de nos existences, le voilà !
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keisha
  18 décembre 2010
Pour provoquer un peu, je dirais qu'après Vente à la criée du Lot 49, Vice caché m'a déçu*. Quoi! Seules les bananes sont givrées, l'intrigue si on la résume ressemble à un polar classique, pas de sensation déstabilisante. Mais finalement, heureusement que le lecteur peut garder la tête claire, car les personnages ne carburent pas à l'air pur.

Los Angeles, 1970. Les émeutes de Watts en 1965 sont encore en mémoire, Charles Manson a été arrêté, la communauté hippie, à laquelle appartient le détective privé Doc Sportello, vaque à ses occupations. Shasta, la copine de Doc, qui l'a quitté pour Mickey Wolfmann, l'appelle à l'aide. Peu de temps après, Wolfman et Shasta disparaissent, un garde du corps est tué, Doc cherche à en savoir plus, accepte d'autres affaires qui interfèrent avec la première, ne sait sur quel pied danser vis à vis du policier Bigfoot, un type du FBI nommé Borderline apparait. Doc (et le lecteur qui n'a pas le temps de souffler) vont de surprise en découverte, trafic de drogue, magouilles immobilières, flics pourris, les armes circulent, bref, pour ce style d'histoire, on a ses marques. Et c'est réussi!

Mais ce roman qui demande quand même un peu d'attention à la lecture est franchement jubilatoire. Les dialogues sont tip top, parfois ça part dans des digressions cinématographiques ou musicales, et souvent c'est carrément psychédélique.

"Une cape de velours qui lui tombait aux chevilles, à motifs cachemire, avec tellement de teintes "psychédéliques" discordantes que la télé de Doc, un bidule bas de gamme acheté sur le parking de Zody's dans une vente Folie de Minuit deux ans plus tôt, n'arrivait pas vraiment à suivre. Bigfoot avait accessoirisé sa tenue avec des perles d'amour, des lunettes de soleil décorées de symboles peace and love sur les verres, et une gigantesque perruque afro rayée rouge chinois, chartreuse et indigo."
"Dans le bureau de Doc, il y avait deux banquettes à haut dossier recouvertes de plastique capitonné fuschia, disposées face à face, de part et d'autre d'une table en Formica d'un agréable vert tropical."

Je ne sais pas si vous visualisez, mais "ça craint " quand même.

"Excusez-moi, c'est bien un joint à moitié fumé, dans votre cendrier, là?
Oh, je manque à tous mes devoirs, en voici un tout neuf, il n'y a plus qu'à l'allumer, voyez?"

Croyez-moi : durant toute cette lecture, je n'ai pas fumé, mais je me suis beaucoup amusée et détendue!

*Ne me croyez pas, j'ai adoré!
Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
StockardStockard   21 novembre 2017
Revenu à nouveau chez lui, Doc s'en roula un gros, mit un film de deuxième partie de soirée, trouva un vieux tee-shirt, s'assit, et le déchira en courtes bandes d'un peu plus d'un centimètre de large jusqu'à en avoir entassé une centaine, puis alla sous la douche un moment et, les cheveux encore mouillés, prit de petites mèches qu'il enroula chacune individuellement autour d'une bande de tee-shirt, les faisant tenir grâce à un noeud d'arrêt, réitéra l'opération façon plantation du Sud sur toute sa tête, puis, après peut-être une demi-heure au sèche-cheveux, durant laquelle il s'endormit peut-être, ou peut-être pas, il défit les noeuds et, la tête en bas, brossa de la racine aux extrémités pour obtenir ce qui lui parut une coupe afro de Blanc relativement présentable, d'une cinquantaine de centimètres de diamètre.
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StockardStockard   24 novembre 2017
La dernière fois que quelqu'un se rappelait avoir vu un automobiliste noir à Gordita Beach, par exemple, des appels inquiets avaient été lancés sur toutes les fréquences des forces de l'ordre, un petit détachement spécial de véhicules policiers avait été constitué, et des barrages routiers installés tout le long de Pacific Coast Highway. Vieux réflexe de Gordita, datant de juste après la Seconde Guerre mondiale, à l'époque où une famille noire avait réellement essayé d'emménager en ville et où les citoyens, sur les conseils avisés du Ku Klux Klan, avaient mis le feu à la maison jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien et puis, comme si quelque ancienne malédiction avait pris effet, refusé d’autoriser qu'une autre maison soit jamais construite sur ce site. Le terrain demeura vide jusqu'à ce que la ville finisse par le confisquer et en fasse un parc, où la jeunesse de Gordita Beach, en vertu des lois de l'ajustement karmique, ne tarda pas à se retrouver le soir pour la picole, la dope et la baise, déprimant leurs parents, mais pas particulièrement la valeur du terrain.
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   17 août 2013
Denis revint avec sa pizza. « J’ai oublié ce que j’avais commandé comme garniture. » Ça arrivait au Pipeline tous les mardis, les Soirs Pizza Pas Chère, où la pizza de n’importe quelle taille, avec la garniture complète, coûtait en tout et pour tout 1,35 $. Denis était maintenant assis à regarder celle-ci intensément, comme si elle s’apprêtait à faire quelque chose.
« Ça c’est un morceau de papaye », supposa Slim, « et ça… c’est de la couenne ? »
« Et du yaourt aux mûres de Boysen sur la pizza, Denis ? Franchement, berk. »
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StockardStockard   03 décembre 2017
Myrna, une terrier à poil dur qui, plus âgée et un peu dure d'oreille, pouvait rester patiemment allongée pendant tous types d'émissions, attendant les publicités de pâtées pour chiens, dont elle était avertie, grâce à d'étranges perceptions extrasensorielles canines, une minute avant leur diffusion effective à l'écran. Quand c'était fini, elle tournait la tête vers n'importe quel humain à proximité et opinait avec emphase. Les gens crurent tout d'abord que cela signifiait qu'elle voulait sa pâtée, ou du moins grignoter, mais il semblait qu’il s'agissait davantage d'un acte de connivence, comme pour dire : « C'est quelque chose, hein ? »
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SMadJSMadJ   03 novembre 2013
- (...) "Vous êtes flic ?"
- "Voyons." Doc examina ses pieds. "Nan... pas les bonnes pompes."
- "Si je demande, c'est que vous seriez flic, vous auriez droit à un aperçu gratuit de notre Pussy-Eater's Special...?"
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Videos de Thomas Pynchon (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas Pynchon
Inherent Vice (2014), un film policier américain réalisé par Paul Thomas Anderson. Il est adapté du roman Vice caché (titre original : Inherent Vice) de l'écrivain américain Thomas Pynchon paru en 2009.
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