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Yeong-hee Lim (Traducteur)Catherine Biros (Traducteur)
EAN : 9782743652111
350 pages
Payot et Rivages (03/02/2021)
3.54/5   23 notes
Résumé :
Lorsque la demi-soeur éloignée de Ki-jeong est retrouvée noyée dans une rivière, Ki-jeong part à la recherche de réponses.
Pendant ce temps, Sae-oh, qui n'a pas quitté sa maison depuis des années de peur d'être rattrapée par son passé, découvre que son père a été tué dans une explosion de gaz.
La police est impatiente de résoudre ces deux affaires de suicides vraisemblablement justifiés par des dettes insurmontables.
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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sandrine57
  30 juin 2022
Quand Sae-oh rentre chez elle après une course, c'est pour découvrir sa maison en cendres. Son père se serait suicidé au gaz. Désemparée, la jeune fille trouve un sursaut d'énergie en décidant de se venger. Endetté, son père était harcelé quotidiennement par un agent de recouvrement. Agent que Sae-oh, animée par la haine, décide tout simplement de supprimer.
Ki-jeong, quant à elle, est professeure dans un collège. Peu motivée de nature, elle est complètement à bout quand elle est injustement mise à pied après un conflit avec un élève dont les parents sont riches. Lorsqu'un appel de la police lui apprend le suicide de sa demi-soeur Ha-jeong, elle décide de chercher les raisons de son geste.
Deux femmes confrontées au suicide d'un proche. Deux femmes en quête de réponses mais animées par des motivations différentes.
Sae-oh avance, guidée par son désir de vengeance. Une fois sa proie identifiée, elle suit, guette, établit un plan. Elle se fait embauchée dans une superette proche du domicile de celui qu'elle juge responsable du suicide de son père.
Ki-jeong se reproche de s'être désintéressée de sa jeune soeur. Elle lui répondait à peine au téléphone, ne prenait jamais de nouvelles et parfois, souhaitait sa mort. C'est donc la culpabilité qui l'entraîne dans une enquête sur les causes du suicide de sa cadette.
A travers le parcours de Sae-oh et Ki-jeong, Hye-young Pyun dénonce les dérives consuméristes de la société coréenne. le surendettement, véritable fléau en Corée du sud, est devenu un système économique mis en place par les banques qui accordent crédits sur crédits à des clients asphyxiés par les taux d'intérêt, pour finir par les abandonner entre les mains de sociétés de recouvrement aux méthodes musclées. Harcelés par des agents menaçants, parfois violents, certains trouvent dans le suicide la seule solution à leurs problèmes.
Cette dérèglementation économique révolte l'autrice qui évoque aussi la vente pyramidale qui, en Corée, prend des proportions surréalistes dans l'indifférence des autorités.
Encore un livre qui va à l'encontre de l'image de puissance économique que veut donner la Corée. Certes le pays est en avance sur son temps, à la pointe de la technologie, mais combien sont-ils à rester sur le bord de la route ?
Plus roman noir que polar, La loi des lignes est un roman subtil qui dénonce la violence d'une société tournée vers l'économie au détriment des individus. A découvrir.
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MELANYA
  23 septembre 2022
De l'écrivaine sud-coréenne, Hye-Young Pun, j'ai « ressorti » un ouvrage : « La loi des lignes », un ouvrage qui patientait parmi d'autres….
L'histoire : Sae-oh, une jeune femme qui vit chez son père et doit affronter son agoraphobie après que leur maison a été anéantie par les flammes. Selon la police, son père aurait provoqué une fuite de gaz afin de se libérer du surendettement.
Mais Sae-oh soupçonne un collecteur de dettes d'être à l'origine de l'incendie et prépare sa vengeance.
En parallèle, Ki-jeong, une enseignante au bout du rouleau, apprend que sa demi-soeur s'est suicidée. Rongée par la culpabilité, elle tente de retracer ses derniers jours et découvre qu'elle était victime d'une vaste escroquerie.
Au terme de ces deux enquêtes alimentées par la paranoïa et la haine, leurs lignes de vie se croiseront de manière inattendue, révélant les innombrables façons dont la pauvreté nous rapproche ou nous divise.
« La loi des lignes » : un roman pourtant plein d'atout : suspense - deux personnages féminins assez différents - une plongée dans la culture coréenne.
J'ai apprécié de ne pas savoir comment allaient se rencontrer « les deux lignes » des deux personnages principaux féminins : Ki-Jeong, la prof et Sae-ho, la fille agoraphobe.
Concernant la description de leur vie en Corée, c'est intéressant.
Les deux personnages principaux sont donc des femmes assez différentes, au moins au début de l'histoire. La prof a des interactions avec ses élèves - ses collègues… alors que Sae-ho en est incapable. Mais ce qui les rapproche (pas au sens de distance mais au sens d'émotion), c'est la mort d'un de leurs proches. Et bien entendu, une certaine pauvreté.
Par contre, certaines notifications m'ont un peu gênée : les atermoiements de ces deux femmes....
Il est compréhensible que l'autrice veuille montrer comment on en arrive à certaines situations quand on est accablé de dettes, ou qu'on n'obtient pas la reconnaissance que l'on pense mériter, mais je pense que ses explications sont un peu longues.
Au final, une lecture tout de même pas désagréable.
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Marylou26
  13 février 2021
Sae-oh vient de perdre son père, avec lequel elle habitait; il se serait suicidé au gaz, entraînant l'incendie et la perte de la maison familiale. Ki-jeong, elle, vient d'apprendre le suicide de sa demi-soeur, dont sa mère et elle étaient sans nouvelles depuis un petit moment déjà. Toutes deux vont enquêter, bien qu'animées par des motivations différentes - la vengeance pour l'une, la culpabilité pour l'autre -, à la recherche de réponses : qu'est-ce qui a pu les conduire ainsi au suicide et comment en sont-ils arrivés là ? L'auteure aborde le thème du surendettement dans la société sud-coréenne, où le phénomène est particulièrement présent, et de sa conséquence tragique : le suicide de personnes incapables de se sortir d'une spirale les conduisant de plus en plus vers la pauvreté et le désespoir. Bien traduit et un peu dépaysant, j'ai bien apprécié cette lecture que je recommande.
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Emilie77400
  03 juin 2021
Dans ce roman très sombre, nous allons suivre en parallèle, les chemins de Ki-jeong et de Sae-oh, deux jeunes femmes toutes deux touchées par le décès d'un proche. Dans les deux affaires, la police pense immédiatement au suicide quand elle découvre que les victimes étaient surendettées. Mais pour nos 2 héroïnes cela est juste inconcevable. Aussi, poussées par l'envie de comprendre comment une telle chose a pu se produire, elles décident de mener leur propre enquête, l'une portée par sa culpabilité et l'autre par son désir de vengeance.
Le surendettement est donc le sujet principal de ce roman. C'est un gros problème en Corée du Sud qui a le 2ème taux d'endettement le plus élevé au monde. A travers ce livre l'auteure à certainement voulu dénoncer ce fléau et les pratiques malsaines d'une société qui marche sur la tête. On observe ainsi à travers les personnages les conséquences de ce cercle vicieux qui mène le plus souvent vers une fin tragique.
Si j'ai trouvé ce livre très intéressant car il montre pour une fois, une image moins idyllique que celle que l'on veut nous montrer dans les dramas à la mode, je ne peux pas pour autant dire que j'ai adoré. En effet, c'est très noir, sûrement trop pour moi. J'ai été très touchée par les destins brisés de toutes ces personnes, j'ai cherché une note d'espoir... en vain. Je pense que je n'étais pas dans le bon état d'esprit au moment de ma lecture, j'ai pourtant apprécié le style et je dois bien dire qu'il se lit rapidement. Je veillerai donc la prochaine fois que je lirai cette auteure à le faire dans de meilleures dispositions.
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clemia
  04 février 2021
La jeune Sae-ho descend du métro dans son trench-coat violet incongru. Elle remonte le quai, en laissant obstinément ses yeux fixés au sol, de légères gouttes de sueur à la base de ses cheveux.
Quand elle arrive enfin dans la ruelle, près de sa vieille maison délabrée, les pompiers sont déjà là. Malgré tout, le feu a déjà tout ravagé. Son père aurait volontairement déclenché l'incendie...pourquoi ? À cause de qui ?
Saeho se lance alors dans une quête de celui qui serait la cause de ce drame. Elle n'a plus rien à quoi se rattacher mis à part sa vengeance et sa haine qui la tient en vie.
"La loi des lignes", est certe décrit comme un thriller mais je l'ai davantage ressenti comme un roman sociale, depictant la vie de personnes qui ont tout perdu, jusqu'à leur humanité pour certains. Pyun Hye-young réussit un très beau portrait de l'embrigadement, de l'enfer de l'endettement, et du désespoir au travers de personnages extrêmement touchants comme extrêmement violents dans les barrières qu'ils ont érigées pour se protéger des autres et par là de la société dans son ensemble.
Il est décidément parfois plus facile de laisser la noirceur tout envahir que de laisser s'exprimer ses sentiments et par là d'accentuer une souffrance déjà bien installée.
Sae-ho est un personnage particulièrement touchant du fait de son passé qui se dévoile petit à petit sous la plume claire et sans fioriture de l'autrice.
Un roman très sombre, très bien écrit et qui restera avec vous un long moment après.
Dans un monde qui ne laisse aucun répit au plus petite gens, il est difficile de rester dans la lumière et c'est dans la survie que les humains laissent couler leur dualité. Pyun Hye-young le phrase excellemment bien !
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critiques presse (1)
FocusLeVif   05 mars 2021
Hye-young Pyun offre une plongée au coeur d'une société sud-coréenne surendettée le temps d'un thriller psychologique subtil et tendu.
Lire la critique sur le site : FocusLeVif
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Marylou26Marylou26   12 février 2021
Ces bruits et ces phrases sont perdus pour Sae-oh. Tout comme le sont son amour inconditionnel, son regard silencieux mais plein d’affection, son air grave empreint de responsabilité paternelle. La vie à laquelle ils appartenaient n’est plus là que pour rappeler à Sae-oh à quel point elle la regrette. À mesure que les jours passent et que le froid nocturne s’adoucit, elle pense de moins en moins à son père. Sauf, bien sûr, quand elle voit le trench-coat violet qu’elle a accroché au mur tel un tableau, ou quand elle croise dans la rue des hommes de l’âge de son père, quand elle se réveille le matin sans entendre le bruit des haltères, quand elle va se coucher sans souhaiter bonne nuit, quand elle sent l’odeur du porc mariné dans une sauce au piment, quand elle aperçoit un grand chien, quand ses yeux tombent, dans la rue, sur des chaussures dont le bout éraflé est arrondi, ou quand elle fait un tour dans les ruines calcinées du numéro 157. Autrement dit, à part le plus clair de son temps, elle ne pense pas à lui. Elle se porte relativement bien. Elle est parfois déconcertée de constater qu’elle continue à vivre après avoir perdu son père et sa maison.
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Marylou26Marylou26   12 février 2021
Où étaient passées toutes les histoires qu’elles partageaient ? Sae-oh pensait que ces récits étaient gravés en elles tels des vaisseaux sanguins, mais non. Ces histoires ont plongé dans les entrailles de la Terre. Elles sont tombées au fond de gorges glaciales. Elles ont disparu dans une grotte noire comme l’ébène.
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Marylou26Marylou26   12 février 2021
Pour Ki-jeong, la vie, c’est comme les mauvaises herbes. Si on les laisse faire, elles poussent et se répandent de manière incontrôlable avant de tout envahir. Si on en prend soin en limitant leur propagation, en les arrachant au besoin, elles peuvent être jolies.
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polarjazzpolarjazz   03 novembre 2021
Sae-oh a imaginé Yi Su-ho, sa façon de parler, son physique, son parcours scolaire, ses goûts, sa famille, ses amis,. Elle y a tellement pensé qu'elle a cru s'être trompée de personne lorsqu'elle l'a vu pour la première fois. Le Yi Su-ho de son imagination avait le teint mat, les cheveux noirs, les épaules larges, la poitrine solide ; les bras que révélaient ses manches retroussées étaient musclés et il était capable de tenir dans une seule de ses grandes mains épaisses un ballon de basket.
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Cassiopee42Cassiopee42   03 février 2021
A partir de quel moment l’intention malveillante devient-elle le mal ? Est-ce au moment où elle naît ou bien au moment où on la met à exécution ? Et au cas où l’on n’y parvient pas, le mal est-il absent ?
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Videos de Hye-Young Pyun (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hye-Young Pyun
Interview de Hye-Young Pyun.
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