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Il_voyage
  13 mai 2021
Chouette histoire que celle de ces "mouches" ...
Après un cataclysme, un éclair bleu dont on ne saura rien, les hommes doivent réapprendre à vivre. Une société pyramidale qui s'organise, un système de troc. Les "mouches", ce sont les enfants qui fouillent les décharges et, avec ce qu'ils y trouvent, obtiennent leur pitance quotidienne.
Et puis un jour, un objet inconnu ... début d'un périple qui va les mener toujours plus loin, vers la ville. Là, ils découvriront une vérité qui va changer leur vie.
Un schéma narratif somme toute assez classique pour cet album jeunesse, avec des étapes parfois un peu répétitives - on va chercher un peu plus loin pour tirer un peu plus de l'objet ou en apprendre davantage - mais pour autant, pas aussi linéaire que dans d'autres albums jeunesse. Il y a une forme de tension dramatique qui s'installe, avec un récit efficace de Davide Cali, magnifié par les illustrations de Maurizio A.C. Quarello.
Une très belle - dans tous les sens du terme - dystopie, à portée d'enfants, y compris de grands enfants !
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LivresdAvril
  26 décembre 2020
Maurizio A. C. Quarello m'avait déjà séduite avec ses somptueuses illustrations de "L'étrange cas du Docteur Jekyll et de M. Hyde".
C'est donc avec un grand plaisir que j'ai retrouvé l'un des livres qu'il a illustré dans notre dernier SWAP.
Nous voici plongés dans un monde post-apocalyptique dans lequel la plupart des enfants sont livrés à eux-mêmes.
"On nous appelait les mouches. Parce qu'on grouillait comme des mouches sur une décharge géante, où on triait les déchets. C'était notre travail. Il y avait plusieurs montagnes de déchets."
Une situation précaire, donc, car ces enfants sont le dernier maillon d'une chaîne de chefs, de plus en plus âgés et de plus en plus puissants, exploitant leur travail et ne les nourrissant de rations de nourriture à moitié pourrie et d'un peu d'eau.
Cependant, un jour, l'un des enfants trouve un objet qui lui semble avoir une certaine valeur. Ils vont remonter la chaîne des chefs-acheteurs jusqu'à parvenir à une ville et découvrir ce qu'est cet objet et sa véritable valeur.

"On nous appelait les mouches" est une fable lumineuse qui aborde des sujets d'actualité tels que la pollution, l'égalité des sexes, ou la place de la culture. Une belle découverte !
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Pixie-Flore
  24 septembre 2021
Le monde n'est plus et les enfants fouillent les décharges en groupe pour faire du troc. le paysage est aride et c'est la loi du plus fort qui prédomine. Sympa l'ambiance.

Histoire dystopique, "On nous appelait les mouches" est un album jeunesse que j'ai beaucoup aimé. le texte est étoffé, bien construit. Les personnages sont intrigants, avec leurs accoutrements de fin de monde. Et les illustrations de Maurizio A. C. Quarello sont fascinantes. le message final a un petit goût de déjà vu mais le chemin parcouru pour y arriver est original et rondement mené.
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ladythat
  27 juillet 2021
On nous appelait les mouches est un récit post-apocalyptique qui surprend par son format mais séduit par son histoire et le trait si caractéristiques de Maurizio A.C. Quarello (L'appel de la forêt, L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, Et parfois ils reviennent…) toujours aussi soigné et réaliste. le format offre un regard innovant qui place la dystopie au niveau des jeunes lecteurs (à partir de 9/10 ans) sans laisser les plus grands de côté. Fable écologique, récit fantastique, cet album unique en son genre dénonce l'inégalité des sexes et des âges, la surconsommation et place la culture comme pilier de l'humanité.
Lien : https://sirthisandladythat.c..
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VincentGloeckler
  29 janvier 2021
Dans un futur possible, après le grand Eclair Bleu, une catastrophe à l'échelle de l'univers (finalement plausible, au moins envisageable, non ?), la terre est ravagée, les survivants condamnés à vivre dans un paysage de ruines. Une poignée d'enfants, les fameuses « mouches », à laquelle appartient Lizzy, la narratrice, réside sur une gigantesque décharge, une montagne de déchets qu'ils trient pour récupérer de maigres trésors, qu'ils vont ensuite monnayer contre de pauvres rations de nourriture. Un jour, Poubelle (le bien nommé ?), l'un des petits camarades de Lizzy, met la main sur un objet insolite, trop étrange aux yeux du groupe pour être aisément échangé… Commence alors pour leur petite troupe un périple à travers le territoire dévasté vers la capitale, Grand Bazar, à la recherche d'un acheteur potentiel. S'adressant à des interlocuteurs de plus en plus puissants, ils finiront par découvrir qu'ils détiennent là, sous une forme misérable, la plus substantielle des nourritures spirituelles ! Un nouveau conte, à l'usage des petits et des grands, du toujours astucieux Davide Cali, avec les dessins soignés, très suggestifs, de Mauricio A.C Quarello, un magnifique hommage au Livre et à la Lecture, un régal à croquer avant les derniers grands soirs !
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Bergamoteaimelire
  26 septembre 2021
Récit dystopique avec un clin d'oeil évident à Sa majesté des mouches. Nous retrouvons une bande d'enfants dont le travail est de trouver de quoi survivre sur des montagnes d'ordures. Dystopie? Quand on sait que cela existe vraiment dans certains pays pauvres, on n'est pas si loin de la réalité.
Un jour, la bande d'enfants tombent sur un objet mystérieux qu'ils vont essayer de vendre au meilleur prix. Ils vont voyager à travers le désert jusqu'à ce qu'un homme barbu leur dévoile le secret et l'utilité de cet objet. Cet album est un récit d'aventure, d'amitié, où l'on traite également de l'inégalité filles-garçons puisque ces dernières sont payées en ration de nourriture les dernières pour le même travail et parfois elles n'ont rien. La fin de l'album nous fait du bien à nous les filles ! Joli album aux dessins charmants, aux couleurs chaudes. On se croirait dans les déserts de Star Wars, on aime les drôles de créatures et les teintes chaudes.
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Shaynning
  25 février 2021
C'est la première fois que je trouve une dystopie en format album jeunesse. Ce récit d'un futur sombre est pour un lectorat par conséquent plus vieux, aux alentours du second cycle primaire ( 8-9 ans en montant).

"L'éclair bleu", dont on ne connait pas la portée exacte, a laissé néanmoins un monde désertique où le ciel n'est plus bleu, où la nourriture de fait rare, mais l'eau encore plus. Les adultes sont mystérieusement devenus rares. Pour survivre, les nombreux enfants ayant survécu à l'Éclair Bleu recherchent des ressources là où il y en a : dans les décharges. Métal, jouets, pièces électroniques, alcool, tout se vend ou presque. Lizzy et ses camarades en savent quelque chose. Ils sont cinq, incluant Lizzy: Jungle, le chef, Taï-Marc, qui ne parlait jamais, Poubelle et Penny sa petite soeur - la seconde fille du groupe. Ils d'ethnies différentes et d'âge différents et ont tous leur champ d'expertise en matière de trouvailles. Néanmoins, le rapport de partage est inégal: les garçons mangent en premier, puis Lizzy, puis Penny, la plus petite. Ils sont au plus bas d'un système hiérarchique de travailleurs. Un jour, ils font une découverte, un objet dont ils ne connaissent même pas le nom. Ils flairent cependant le coup d'argent possible. Ils entreprennent donc se remonter l'échelle de travailleurs, de sous-chef en sous-chef, afin de revendre le précieux objet. Cela les mènera aux abords d'une ville, où ils connaitront la valeur de l'objet, mais en même temps, le potentiel d'avenir qu'il détient.

Cet album peut faire penser aux décharges de l'univers de Wall-E ( Pixar) aussi bien que celui de Mad Max ( certes pas aussi violent) pour son apparence désertique et ses rares ressources. Pourtant, il existe un élément qui n'a rien de futuriste dans ce récit: des enfants condamnés à trier des déchets pour s'assurer une maigre subsistance, ça existe depuis longtemps dans certaines région de monde, notamment l'Inde.

Cette petite histoire recèle de nombreux points très intéressants. Dans ce monde, le commerce fait loi de tout, c'est presque devenu l'élément social absolu, ce qui est intriguant. On devient propriétaire ce qu'on trouve et donc, on ne peut ni le dérober ni lui imposer un prix.
On traite également du rapport entre les genres, qui est inégal, une fois de plus. Les filles mangent après les garçons, sans doute l'exemple le plus révélateur.
On traite également de l'environnement, puisque ce monde semble résulter des conséquences de consommation, de pollution de autres abus dommageable à la planète. Même la nature semble en avoir prit un coup: on n'a qu'à regarder les étranges créatures qui peuplent ce monde.

Enfin, c'est intéressant de constater que l'objet en question ( qu'on devine assez bien) garde non seulement sa pertinence en tant que ressource culturelle, mais qu'elle n'ait pas exactement de "prix". Peux-on mettre une valeur sur le savoir ou sur la culture? Une chose est sure, plus les personnages en présence étaient "vieux" ou hiérarchiquement élevé, plus les enchères montaient, comme s'ils savaient à quoi ils avaient affaire. Dans ce monde où il ne reste presque rien, il est non seulement l'un des derniers objet de relais du savoir, un témoin de l'Histoire, il est également un moyen d'évasion. Et des moyens d'évasion, dans un monde pareil, il n'en reste que très peu.

C'est un type d'histoire sur lequel on peut extrapoler largement, opposer des concepts, stimuler des domaines comme la philosophie et même développer l'opinion ou le sens critique chez les plus jeunes. Je le verrais bien en salle de classe pour alimenter des discutions.
Le dessin est par ailleurs magnifique, réaliste et bien imaginé. On aurait pu facilement en faire une BD. le travail en couleur est excellent et j'aime cette omniprésence du orange désertique.

C'est assurément le genre de livre pour les jeunes lecteurs qui aiment les trucs "spéciaux", les histoires innovantes et les belles images. Peut-être même une agréable alternative aux romans? Une histoire qui aiguise la conscientisation tout en étant attrayante.

À découvrir!
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Sandram47
  30 mars 2021
Enfin de la SF, dystopie post-apocalyptique magnifiquement illustrée dans un album en plus !
Des thématiques pollution, manque d'eau, enfants pauvres et le genre (place de la femme), importance du savoir et donc du livre importante servis dans une histoire cohérente de bout en bout.
Adaptée dès le CM et plus
Un coup de coeur !
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