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ISBN : 2253119202
Éditeur : Le Livre de Poche (09/07/2008)

Note moyenne : 2.52/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Bernard croit encore à l'amour et à son pouvoir de transfiguration quand, à cinquante ans, il épouse Muriel, vingt ans. Il a un secret, mais elle aussi. Il est éditeur, propriétaire d'un beau domaine viticole au-dessus de Nice.

Elle est œnologue, romantique, et déguster à l'aveugle lui délie la langue. Mais l'art du vin, la beauté des mots qu'il fait naître ne suffisent pas à repousser la mémoire, et quiconque espère abolir son passé par l'amour est ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  10 décembre 2017
Sans regrets de tout simplement avoir emprunté cet ouvrage à la médiathèque et de ne pas l'avoir acheté. Connaissant très peu l'oeuvre de Yann Queffélec, j'ai voulu lire celui-ci que j'avais en rayon pour pouvoir orienter mes lecteurs mais j'avoue que ce n'est pas une réussite.
Ici, le lecteur se retrouve dans une ambiance lourde où les mots, les actions que l'on a faites dans son passé sont mâchés, voilés jusqu'à ce que tout se déverse d'un coup mais là encore, le lecteur se retrouve parfois perdu, ne comprenant pas tout ou voulant ne pas comprendre. Michel Duval est un éditeur qui, a priori, a tout de respectable. Ayant une bonne situation, il a l'air de plaire aux femmes donc l'on peut s'imaginer, qui, cinquantaine bien sonnée, de soit pas si repoussant que cela mais qui pourtant ne s'est jamais fait passer la corde au cou. Celle qui y arrivera, enfin c'est plutôt l'inverse car c'est lui qui ne se laissera jamais décourager pour tenter de la séduire est une jeune femme,encore une fillette pourrait-on dire comparée à lui et portera le doux prénom de Ioura. Prénom à consonance juive et cela est tout naturel puisque sa mère était, et est toujours, un femme allemande de religion juive persécutée durant la Seconde guerre mondiale. D'ailleurs, si elle n'a pas voulu assister au mariage de sa fille, c'est pour une bonne raison : et si derrière son futur gendre se cachait en réalité un homme au passé plus que flou, qui ne se serait pas toujours trouvé du bon côté de la barrière. Certes, vous me direz, en période de guerre, il n'y a jamais de bon ou de mauvais côté mais lorsque ces actions vous empêchent de dormir même plus de trente ans après, il est légitime pour notre anti-héros de se poser la question et le lecteur avec lui.
Une lecture troublante et dérangeante que je ne suis pas sûre de recommander à mes lecteurs, ou alors de manière avertie. Et puis, tous les goûts divergeant, peut-être vous conviendra-t-elle à vous, chers babéliotes ? A vous de trancher !
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HORUSFONCK
  14 juillet 2018
Pas de doute: le lecteur déguste.
Ma deuxième lecture de Queffelec (Yann), après La menace voici quelques années, me laisse une impression poisseuse et un bouquet de vin menteur.
L'histoire se passe au début des années 70, dans les souvenirs encore présents de l'occupation allemande.
Victime passée et victime future, mère et fille (!!!) sont les deux faces de la sinistre pièce lancée par ce Michel lâche et louchement enrichi. Celui-ci se la joue "affranchi" et lucide, en étant toujours captif d'un passé à demi assumé.
La carte postale est trop chatoyante, comme la côte d'azur que le voyageur regarde de la fenêtre du train. Ce bleu, ces ocres et ces vignes, qui masquent le sordide, les tromperies les magouilles... Et que le vin, si racé soit-il, n'effacera jamais.
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MaMalleAuxLivres
  23 avril 2014
J'avais beaucoup entendu parler de Yann Queffélec, mais n'avais jamais tenté l'expérience. C'est la mère d'une amie qui m'a prêtée un de ses livres, et je m'y suis plongée avec curiosité. Et franchement, je n'ai pas apprécié ma lecture.
J'ai eu beaucoup de mal avec les deux personnages principaux. Déjà, Bernard. J'ai eu du mal à le cerner. Je l'ai trouvé assez profiteur, suspect. Je n'ai pas apprécié le fait qu'il ne s'assume pas, qu'il se cache. Je ne l'ai pas trouvé spécialement charmant, au contraire, plutôt rebutant en fait. Son côté suspect ne m'a pas vraiment donnée confiance... Je lui ai trouvé un petit aspect louche, pas net, ce qui ne m'a pas du tout donnée envie de m'attacher à lui. Même chose pour Muriel. Elle était décidément très mystérieuse, je ne savais jamais sur quel bord elle se trouvait. Elle était plutôt agaçante, voire à claquer. On sentait très bien son manque de maturité, elle était plutôt puérile et égoïste. Et puis, l'atmosphère qui régnait entre ces deux-là n'arrangeait pas les choses, au contraire...
J'ai également eu du mal avec le style de l'auteur. J'ai trouvé que c'était plutôt lourd, et difficile. Et puis, il y avait une distance trop importante entre le lecteur et le texte. Les pages défilaient très lentement, et je me suis beaucoup ennuyée, je ne me sentais pas du tout concernée par ce qui se passait. J'ai trouvé ça plutôt frustrant... Les idées étaient bonnes, mais j'ai vraiment remarqué dans cette histoire un profond manque d'humanité, selon moi.
J'en viens donc à l'intrigue. Il y avait de très bons éléments originaux, initialement. Travail dans l'édition, oenologie, mariage avec différence d'âges, guerre... Mais ensemble, le mélange n'était pas très bon. Dès le début, j'ai senti que j'aurais grande difficulté à entrer dans l'univers de l'auteur. Effectivement, c'était très brouillon, peu détaillé, on se perdait dans les anecdotes racontées, on confondait le passé et le présent... C'était extrêmement difficile de suivre le fil de l'histoire, je ne savais que penser, qui croire... La plupart du temps, je m'ennuyais beaucoup, parce que j'avais trop l'impression de déranger par ma lecture. La trame était bien trop implicite, et selon moi, ne tenait pas debout. J'aurais vraiment souhaité plus d'authenticité pour un tel ouvrage. Pour ma part, ça ne me donnait pas réellement envie de poursuivre ma lecture, et j'ai manqué de l'abandonner. La plupart du temps, l'auteur parlait pour ne rien dire, et c'était très dérangeant. Bref, je pèse mes mots en disant que j'ai clairement trouvé que ce roman ne servait à rien et ne m'apportait aucune richesse, tant tout était confondu et brouillé.
La fin ne m'a fait ni chaud ni froid. Je suppose qu'elle devait être magnifique et surprenante, mais en ce qui me concerne, j'étais juste soulagée d'avoir tourné la dernière page. Une fois de plus, il y avait un important manque de profondeur dans ces lignes. Et puis, il faut admettre que le choix de l'auteur était encore plus déprimant et inintéressant. Fort dommage, si vous voulez mon avis.
Pas d'intérêt particulier ni pour le titre, symbolique mais pas forcément incroyable, ni pour la couverture, jolie mais sans plus, pas assez percutante à mes yeux.
Tout ça pour dire que je n'ai vraiment pas apprécié ma lecture. Je suis très déçue, mais pense retenter un Queffélec, car il ne faut jamais s'arrêter à un ouvrage pour juger l'auteur. Si vous avez des conseils, je suis preneuse. Mais celui-ci, malgré son résumé prometteur, ne m'a pas du tout emballée et m'a réellement ennuyée. Passer votre chemin à moins de vouloir vous plomber le moral !
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zabeth55
  02 juillet 2013
Après « Mineure », j'avais pourtant dit que je ne lirais plus de Queffélec.
Je ne sais pas ce qui m'a poussée à en ouvrir un de plus.
J'ai abandonné à la moitié. Que c'est lourd, que c'est tiré » par les cheveux !
Des dialogues minables, aucune progression dans les sentiments, une histoire de vin qui ne tient pas debout, des personnages antipathiques, un mélange d'intrigues pas abouties…. Bon, j'arrête là, un échec total.
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echolalie
  25 février 2013
je m'excuse d'avance, pour cette critique, mais on m'a dit un jour, que la critique ne devait pas être quelquechose pour flatter l'auteur, ou encore lui trouver des excuses...
Ce livre, comment dire,( sans mettre toute la colère que j'ai ressenti en lisant ce livre), est inutile, si on veut voyager dans le monde du vin ;
aucune lisibilité, il n'y a aucun fil conducteur, ça part dans tout les sens ;
et ponctué ici ou là de mots compliqués pour faire passer le lecteur pour un parfait crétin....
Oui je suis en colère, pourquoi, vous vous demandez (ou peut etre pas!), et bien quand un auteur écrit un livre de la trempe "des noces barbares" oui il à le droit de faire des romans moins bon, mais il a surtout l'obligation (ainsi que son éditeur) de se remettre en question avant d'éditer un livre pareil.
Il ne rend pas du tout justice au milieu viticole ni aux rapports compliqués d'un couple et encore moins à la seconde guerre mondiale et le milieu de la collaboration.
Bref très déçu il y a beaucoup trop de choses intéressantes à lire pour que je perde mon temps à relire du Queffelec à l'avenir.
Encore désolé pour ses fans, je ne parle qu'en mon pauvre nom et ma petite expérience littéraire! :)
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
cicou45cicou45   08 décembre 2017
_[...] C'est moi qui l'ai acheté. J'ai failli le débaptiser pour lui donner le nom de mon père, Daniel, mais les bateaux n'aiment pas changer d'état civil, ça porte malheur.
-Et les humains ?
_Ils n'ont pas toujours le choix.
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cicou45cicou45   10 décembre 2017
"Elle ne l'avait pas quitté. On aurait dit que cette descente à la cave l'avait attachée fatalement à cette maison, à lui, et qu'ils n'étaient plus qu'une seule et même chair. Une seule chair, quand on s'aime, une seule âme..."
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luis1952luis1952   20 novembre 2015
Il tendit le bras vers l'allée de sycomores, où l'on vit rouler sur le pré une 2 CV rouge vif.
-...La surprise se trouve à l'intérieur.
Ioura fit le tour de la voiture et ne fut pas longue à brandir et se chausser d'un paire de sandales à lanières de ruban rose.
-D'authentiques tropézienne ma chérie, les mêmes que Françoise Sagan, dans les années soixante, mettait pour conduire pieds nus dans son coupé sport entre Saint Tropez et Nice.
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luis1952luis1952   22 novembre 2015
Il dut à nouveau se présenter au concierge, et croiser des regards moqueurs. Il rasait les murs. Pourquoi faisait-il jouer avec lui cette gamine? Des aventures il en avait eu plein. Il n'était pas né pour vivre aux côtés d'une femme. et s'il ne rendait pas les femmes heureuses, à quoi bon leur courir après ?
Chambre 29. Ioura mit du temps à venir ouvrir. Elle était en peignoir, les cheveux mouillés, et les pieds nus, on entendait ruisseler une douche au loin. Ses cheveux trempés avaient des luisances de savon. Lissés en arrière, ils donnaient à son visage une douceur enfantine.
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cicou45cicou45   08 décembre 2017
"Inquiété à la Libération, écroué, il était ressorti du tribunal après deux mois d'instruction - avec une médaille de résistant, s'il vous plaît.
Et l'on ose dire que la vérité n'existe pas !"
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Videos de Yann Queffélec (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yann Queffélec
Émission complète : http://www.web-tv-culture.com/naissance-d-un-goncourt-de-yann-queffelec-1317.html
Il est né à Paris mais ses racines sont belles et bien bretonnes. Yann Queffelec a toujours revendiqué cet attachement, il l?a prouvé dans plusieurs de ses ouvrages comme son « Dictionnaire amoureux de la Bretagne ». Plus jeune, il se rêvait aventurier sur les mers, prenant la plume au gré de ses escales. Car si la voile était sa passion, l?envie d?écriture était déjà présente, encouragée par une mère aimante et affectueuse. En revanche, côté paternel, ces velléités n?étaient pas bien vues. Pas facile pour le grand romancier de la mer que fut Henri Queffelec, grand prix de l?académie française en 1958 avec son « Royaume sous la mer » d?imaginer son fils marcher dans son sillon. Ce conflit père-fils qui perdura jusqu?à la mort d?Henri Queffelec a profondément marqué son fils Yann qui en a fait un livre « L?homme de ma vie ». Au-delà de ces souvenirs personnels, Yann Queffelec a aussi bien sûr écrit de nombreuses fictions mais toujours les relations familiales et le mal-amour se répondent en écho. Avec près d?une quarantaine d?ouvrages alternant romans, récits, essais ou poésie, le parcours d?auteur de Yann Queffelec est bien sûr marqué par le prix Goncourt, en 1985, avec « Les noces barbares ». Ce titre reste associé à la rencontre entre Yann Queffelec et l?éditrice parisienne Françoise Verny, une rencontre improbable, un soir d?hiver sur le quai d?un port de Bretagne, quand Françoise Verny eut cette phrase à destination du futur romancier « Toi, chéri, t?as une gueule d?écrivain ». On imagine la scène? Avec humour, tendresse et émotion, Yann Queffelec nous raconte les mois qui vont de cette rencontre portuaire inattendue à l?obtention du Goncourt, cette relation quasi filiale entre ce jeune auteur en devenir et cette éditrice, faiseuse de talents, à la personnalité bien trempée. Dans ce livre où le lecteur est pris à témoin par l?auteur, Yann Queffelec se dévoile, avec ses bons et ses mauvais côtés, il nous parle d?une époque peut-être révolue ou auteur et éditeur ne faisaient qu?un et il lève le voile sur le monde secret de l?édition parisienne. Tout cela avec une écriture pleine d?originalité, de sonorité et de poésie. « Naissance d?un Goncourt » de Yann Queffelec est publié chez Calmann-Lévy.
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