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Henri Queffélec (Autre)
EAN : 9782266308076
Éditeur : Pocket (16/07/2020)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 7 notes)
Résumé :
1904, au large d'Ouessant. Sur ce bras de mer si meurtrier, dans lequel les naufrages s'enchaînent, on commence l'érection du phare de la Jument. Grâce au legs de Charles-Eugène Potron, voyageur et membre de la Société géographique de Paris. Mais le don de 400 000 francs-or comprend une condition non-négociable. Le phare devra être construit dans les sept années qui suivent. Sinon l'argent reviendra à une autre cause. Dès lors, les hommes vont s'atteler à une très d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Duzbo
  21 mars 2021
Dès le premier paragraphe, décrivant l'océan s'échouant sur les rochers, j'ai été conquise par cette lecture. Henri Queffelec revient dans ce roman sur la construction du phare de la Jument, rendue possible grâce au legs d'un membre de la Société géographique de Paris et voyageur, Charles-Eugène Potron. Seules conditions dans son testament : que celui-ci soit érigé aux abords de Ouessant et qu'il soit construit en 7 ans.
Queffelec partage alors son récit entre les échanges au sein des grandes instances du Service des Phares et Balises, la mise en oeuvre du chantier et la vie du jeune Alain, dont l'avenir sera déterminé par la construction du phare.
L'écriture est très évocatrice, le récit prenant et passionnant. Un agréable moment de lecture.
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Nodib29
  21 mars 2019
Bel hommage aux pionniers du Service des Phares et Balises.
L'histoire particulière du phare de la Jument, au large d'Ouessant, vient d'une clause du testament de Mr Charles-Eugène Potron. En effet, en 1904, il léguait 400 000 francs-or pour l'édification d'un phare à condition que celui-ci soit construit dans un délai de 7 ans. Un vrai cadeau empoisonné !
Dans un récit bien documenté sans être rébarbatif, Henri Queffelec nous fait revivre l'édification de ce phare aux côtés des hommes qui en ont eu la charge, entre les bureaux feutrés de la rue du Trocadéro et la pointe bretonne. Certaines visites de chantier sont vraiment épiques.
Les aventures, entièrement fictives, d'Alain Creignou fils de marin de Molène et de Françoise Mescam fille de paysan d'Ouessant m'ont moins convaincue. Leur destin est lié de façon trop artificielle au phare pour être crédible. Cependant, il n'y a rien de rédhibitoire et cela permet de découvrir un peu de la vie sur ces îles.
Le gros problème, c'est qu'à la fin de ce roman, le phare de la Jument n'est pas opérationnel. Il y a une suite : « La Lumière enchaînée ». Pourquoi avoir scindé ce récit en deux parties ? Mystère, mais c'est frustrant !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
DuzboDuzbo   20 mars 2021
L'odeur de la mer roulait sans bruit vers eux, sur eux, autour d'eux, refoulant les senteurs de la terre, et l'on entendait avec le bruit régulier, appliqué des vagues sur la côte voisine, venir comme un écho assourdi et massif le fracas d'une lame contre un étoc du large... Un feu brillait, aussi, là-bas. C'était Lui. Ou c'était Elle... Selon qu'on pensait la roche ou le phare... C'était la Jument. Le nouveau-né.
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Nodib29Nodib29   21 mars 2019
Les grands calvaires qui se dressent dans quelques-uns des cimetières de Bretagne et passent pour des monuments originaux de la province, se déploient toujours au-dessus d'un vaste et robuste soubassement, qui a reçu le nom technique de « mace ». Chaque phare de mer, aussi, monte au-dessus d'une plate-forme, d'un bloc de béton qui fournit à la tour une meilleure assise et la délivre du plus grand nombre des chocs de vagues. L'ingénieur de Joly s'attend que la plate-forme de la Jument soit achevée en 1906... Méfiance, travailleurs. Veillez que le beau fût que vous commencerez peut-être d'édifier en ouvrant la campagne de 1907 ne mérite jamais de s'appeler un calvaire...
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Nodib29Nodib29   21 mars 2019
Année après année, mètre cube de maçonnerie par mètre cube de maçonnerie, il avait fallu arracher l'exécution d'Ar-Men à l'exiguïté d'une roche, à la sauvagerie tyrannique de l'Océan. Et puis ! Une fois qu'on avait réussi à édifier l'ouvrage, il s'était révélé château branlant. Il avait fallu - encore une lutte menée dans l'angoisse - le reprendre par la base. Et aujourd'hui, chaque soir, le phare d'Ar-Men s'allumait, quel que fût l'état de la mer et du ciel, à la minute réglementaire, imperturbable. Et des centaines de navigateurs déchiffrant leur route le guetteraient dans la nuit. Il gardait quant à ses drames la même discrétion que le solide guerrier du désert dont on ne voit que le yeux dans son burnous et qui a pu être nouveau-né souffreteux, disputé à la mort... Ar-Men. Une défaite, refusée, qui se transforme en victoire. La technique, dont les méthodes s'amélioraient chaque jour, y tenait un encouragement merveilleux pour ses audaces. Jamais peut-être l'ingénieur Eiffel n'eût dressé en plein Paris, sur le Champs-de-Mars, face à la colline du Trocadéro, la girafe de métal, harmonieuse et démesurée, dont le monde entier, après Paris, était en train de s'enticher, s'il n'avait eu l'exemple de la stabilité d'Ar-Men.
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Nodib29Nodib29   21 mars 2019
Le Finistère chauffe la besogne. Le conducteur du chantier, Heurté, semble déployer en même temps une activité de général révolutionnaire et un génie de bricoleur qui ferait rougir les artisans parisiens. Aussi bien les obstacles eux-mêmes que les moyens que l'administration fournit pour les vaincre l'émoustille. On ne sait pas toujours à quoi s'emploie son zèle, il y a en lui du cachottier, mais il inspire confiance. Il vaincra la Jument. Il lui clouera son phare aux pattes, à cet écueil sauvage que malmènent des courants de huit nœuds et demi, et l'opération se déroulera dans les délais.
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ElidoreElidore   27 septembre 2020
Venant de l'inépuisable sud-ouest, ils reconnaissent l'arrivée fracassante d'une vague folle, qui se prend dans la roche, rebondit avec la sauvagerie d'un hurlement de douleur, comme si on l'avait blessée dans ses parties, et s'en vient flageller le bas de la tour. A d'autres heures, et pourquoi pas dans un instant, le déroulement de la houle conduit une crête à grimper sans fin, à étreindre la tour, à peser contre elle comme sur un lit d'algues, à la secouer comme une caisse, en projetant dans l'air son énorme chapeau à plumes.
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Video de Henri Queffélec (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henri Queffélec
Émission complète : http://www.web-tv-culture.com/naissance-d-un-goncourt-de-yann-queffelec-1317.html
Il est né à Paris mais ses racines sont belles et bien bretonnes. Yann Queffelec a toujours revendiqué cet attachement, il l?a prouvé dans plusieurs de ses ouvrages comme son « Dictionnaire amoureux de la Bretagne ». Plus jeune, il se rêvait aventurier sur les mers, prenant la plume au gré de ses escales. Car si la voile était sa passion, l?envie d?écriture était déjà présente, encouragée par une mère aimante et affectueuse. En revanche, côté paternel, ces velléités n?étaient pas bien vues. Pas facile pour le grand romancier de la mer que fut Henri Queffelec, grand prix de l?académie française en 1958 avec son « Royaume sous la mer » d?imaginer son fils marcher dans son sillon. Ce conflit père-fils qui perdura jusqu?à la mort d?Henri Queffelec a profondément marqué son fils Yann qui en a fait un livre « L?homme de ma vie ». Au-delà de ces souvenirs personnels, Yann Queffelec a aussi bien sûr écrit de nombreuses fictions mais toujours les relations familiales et le mal-amour se répondent en écho. Avec près d?une quarantaine d?ouvrages alternant romans, récits, essais ou poésie, le parcours d?auteur de Yann Queffelec est bien sûr marqué par le prix Goncourt, en 1985, avec « Les noces barbares ». Ce titre reste associé à la rencontre entre Yann Queffelec et l?éditrice parisienne Françoise Verny, une rencontre improbable, un soir d?hiver sur le quai d?un port de Bretagne, quand Françoise Verny eut cette phrase à destination du futur romancier « Toi, chéri, t?as une gueule d?écrivain ». On imagine la scène? Avec humour, tendresse et émotion, Yann Queffelec nous raconte les mois qui vont de cette rencontre portuaire inattendue à l?obtention du Goncourt, cette relation quasi filiale entre ce jeune auteur en devenir et cette éditrice, faiseuse de talents, à la personnalité bien trempée. Dans ce livre où le lecteur est pris à témoin par l?auteur, Yann Queffelec se dévoile, avec ses bons et ses mauvais côtés, il nous parle d?une époque peut-être révolue ou auteur et éditeur ne faisaient qu?un et il lève le voile sur le monde secret de l?édition parisienne. Tout cela avec une écriture pleine d?originalité, de sonorité et de poésie. « Naissance d?un Goncourt » de Yann Queffelec est publié chez Calmann-Lévy.
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