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ISBN : 2757863045
Éditeur : Points (16/03/2017)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Raconter l’enfance et les relations qui lient (ou délient) un fils avec son père, n’est pas une démarche anodine. Pas étonnant alors que Yann Quéffélec renoue ici avec le meilleur.
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  12 décembre 2015

Un mois et demi, déjà.. que j'ai rédigé cette chronique
Hasard des trouvailles, et des flâneries en librairie. Deux raisons à mon choix: la Bretagne, un écrivain breton des plus significatifs, et un hommage vibrant d'un fils devenu lui-même écrivain, fasciné par une grande figure paternelle, qui fut simultanément synonymes de "terreur", "modèle" et "vénération"...
Un style jubilatoire, un peu surchargé à mon goût, avec quelque mal à accrocher au départ...qui s'est heureusement débloqué au fur et à mesure du récit !

J'ai le souvenir lointain de rapports fort tendus entre le fils et l'auteur de ses jours...Dans ce récit on constate que les rapports entre le père et le fils ont toujours été houleux...et plus !!! Yann s'est toujours senti le mal-aimé, le "canard boiteux" de la famille aux yeux du père, car la maman était aimante, et admirative de son fils, de ses tout premiers écrits... contrairement au père dont on sent l'ambivalence et l'omniscience constante...

Un récit bouleversant où on sent simultanément l'amour fou d'un fils pour un père exceptionnel mais aussi un gâchis, de la douleur, une demande d'amour filial, à jamais insatisfaite !

On constate toutefois deux passions fortes entre le père et le fils, qu'ils vivent chacun , avec leur personnalité distincte: les mots, l'écriture et la mer, et les bateaux...
Le hasard de mes dernières lectures m'a fait me plonger dans différents hommages filiaux, avec "Suite à la dernière leçon" de Noëlle Châtelet, "ma mère du Nord" de J.L. fournier et enfin cet "Homme de ma vie" de Yann Queffelec...

13 janvier 1992, décès d'Henri Queffelec... Nous pouvons observer qu'il aura fallu à notre écrivain plus de 20 années pour pouvoir entamer ce "monument de mots" à la gloire de cette figure paternelle, gigantesque...
Un mélange subtil , explosif d'amour et de peines pas vraiment apaisées.
"Plongée ces jours-ci dans -Mémoires d'une jeune fille rangée-, je m'aperçois grâce à Simone de Beauvoir, qu'il faut dire aux enfants les sentiments qu'ils nous inspirent et qu'il est délicieux d'éprouver à leur contact. Tu as bon cœur, mon chéri, et tu devrais parler à ton papa. C'est un homme secret, mais tellement bon. Souviens-toi qu'il n'a jamais connu son père. Un mot de ta part lui délierait la langue aussitôt. Un mot suffit pour se dire les choses, et peu importe qui fait le premier pas. Tu ne le regretteras pas, mon chéri. Tu m'ôteras un tel poids du cœur ce jour-là. Et crois bien que je lui parle à lui comme je te parle à toi. Mauriac a bien raison d'épingler le mutisme imbécile des familles ravagées par le malentendu." (p. 156)
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carre
  27 août 2016

Pas facile d'être le fils de. Dans « L »homme de ma vie », Yann Quéffelec le prouve à travers un livre qui aurait pu être un réquisitoire sans retour sur un père qui n'ouvrit presque jamais son coeur à ce fils qui pourtant choisit la même voie et obtint le Goncourt pour « Les noces barbares », d'ailleurs la scène de l'annonce du prix, par le fils au père est le parfait exemple de cette déconnexion familiale. Yann raconte tout cela dans un style riche (parfois un peu trop), les malentendus, les disputes, les absences, l'incompréhension, la dureté d'un père fermé, autoritaire. Quéffelec fils, malgré les rendez-vous manqués, racontent ces peines, ce manque d'affection. Il utilise un l'humour bienvenu, il n'est pas revanchard, juste lucide. Son récit est celui d'un homme qui a su trouver sa place, regarder vers la mer (que son père aimait lui aussi) pour trouver les bons vents, histoire de rappeler qu'il peut-être fier de son parcours malgré ces blessures paternelles.
Emouvant.
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palamede
  15 avril 2016
Pour le fils la reconnaissance paternelle est l'attente jamais comblée, le Graal inaccessible d'un enfant turbulent devenu la quête sans fin d'un écrivain accompli.
Il sait cela Yann, la bénédiction d'Henri, tant désirée, ne peut pas venir, à moins de faire le premier pas. Mais comme on ne guérit pas d'une blessure d'enfance, on ne change pas son caractère, chacun joue son rôle, le même à perpétuité.
Pourtant, parce qu'il faut bien vivre malgré ses tourments, le fils oublie par moment ses griefs et laisse parler son amour filial. Un récit touchant qui est aussi souvent drôle.
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SabiSab28
  23 février 2016
Qu'il est difficile de parler de son père ! Encore plus lorsque celui-ci à tendance à vous humilier, vous renier ... Je dis tendance parce qu'il y a tout de même un jeu de va-et-vient entre eux deux, notamment après le décès de la maman, qui est au coeur du conflit.
Yann Queffelec a décidé de parler de l'amour pour son père, après avoir évoqué celui de sa mère et celui de la Bretagne. La gestation a été plus longue parce que ambivalente, comme il l'explique dans son avant-propos (qui est un des plus abouti que j'ai lu, soit dit en passant ...) :
"Au tournant du siècle dernier, j'eus envie d'écrire un bouquin sur Henri Queffelec, l'auteur de mes jours disparu le 13 janvier 1992. Un hommage? Oui et non. Un portrait-robot mêlant père et fils sur fond de brouhaha familial pas toujours de bon aloi. Je dus renoncer après quelques paragraphes à hue et à dia. Comme disait Gertrude Stein : si je possédais le sirop, il refusait de couler. de plus, j'ignorais quel était mon héros : "mon père" ou "papa" ? Incapable de choisir entre les deux sosies, craignant le syndrome de Buridan, je renvoyai cette écriture à d'autres calendes. On n'est jamais déçu, avec l'écriture. Quand elle a faim, elle ne cesse de vous mordiller comme un chiot rageur, de japper sur la page : écris-moi ! écris-moi ! Repoussez-la, elle va faire un tour et revient avec un appétit redoublé. Elle est revenue ces jours-ci, pour ne rien vous cacher, elle s'en fiche désormais qu'on l'appelle "mon père" ou "papa". C'est juste qu'elle n'en peut plus d'avoir faim. C'est elle ou moi."
Ce besoin d'écrire sur son père était aussi vital que celui d'être aimé par lui. Ainsi, toute sa vie, il a cherché à l'impressionner pour qu'il le regarde. C'est ce qui dur, tout au long de ce livre, de voir cette demande de reconnaissance qui n'aboutit pas (ou si peu). Dans le regard (qui hante toujours l'auteur), les gestes, il recherchait cet amour. Alors, il ira sur son terrain, il fera écrivain comme lui, mais, il n'en fallait pas plus pour aiguiser encore plus la jalousie de son père. Parce que bien sur, il recherche la reconnaissance de son père mais surtout il veut impressionner sa mère, on reste dans un rapport très oedipien jusqu'au décès de cette mère adulée, adorée, partagée.
Et après ? après, les rapports sont difficiles : Yann part sur les mers, où les rapports sont tout aussi tumultueux mais là, c'est lui qui tient les rênes, enfin le gouvernail plutôt ... jusqu'à la révélation : il doit assouvir sa seconde passion, l'écriture.
2ème livre : "Les noces barbares", succès, prix Goncourt, le Graal de l'écrivain ! Avec ça, il va être fier le papa ... et encore râté ! Ni content, ni furieux ... la pire des réactions : l'ignorance
"- Papa ?... Tu ne vas pas y croire, papa.
- Je sais, la femme de ménage m'a prévenu.
- Je viens d'acheter un poisson rouge.
- ...
- En fait, papa, c'est moi qui ai le prix Goncourt cette année.
- J'ai du boulot, p'tit vieux, raccroche."
Il y aura séparation puis réconciliation et entente cordiale ...
Encore une fois, Yann Queffélec a fait un très beau roman, une biographie, qui se termine par le CV de son père (original !). On ressent les émotions face au père, à la mère (même si elle est moins présente dans ce livre), à la Bretagne et à la mer, avec une plume toujours si riche de vocabulaire, de référence et d'humour ; humour grinçant qu'on lui connait bien.
Je dirais pour terminer et qui ressort de cette lecture : chacun aime à sa manière, on voudrait avoir toujours plus de preuves d'attention, d'amour de ses parents, mais lorsqu'on a grandit "à la bretonne", qu'il est difficile de communiquer avec le coeur !
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Bigmammy
  25 octobre 2015
Je n’ai lu aucun précédent livre ni de Yann Queffelec, ni de cet autre écrivain célèbre qui lui a donné et pourri la vie : son père Henri, universitaire et auteur estampillé breton dès le lendemain de la seconde guerre, pupille de la Nation et ancien élève de la prestigieuse Ecole Normale Supérieure, né en 1910, comme mon papa titulaire du seul Certificat d’Etudes Primaires mais qui savait nous aimer avec passion.
Yann, de son vrai prénom Jean-Marie, est un de mes quasi-contemporains puisque je ne suis son aînée que de trois ans. Cette enfance parisienne, c’est donc aussi mon enfance qu’il raconte, avec ses modèles de voitures – la spécialité de son frère aîné Hervé dit Bouéboué - son mobilier emblématique – le tourne-disques Pathé-Marconi – ses nombreux déménagements – au gré des succès littéraires de ce père psychorigide, égocentrique et mal aimant. Une enfance plus intellectuelle et plus bourgeoise que la mienne, certainement pas aussi heureuse.
Yann, surnommé «p’tit vieux », à l’impression permanente de s’être trompé de famille : toutes les louanges paternelles vont à son grand frère. Il a la mauvaise place, celle du cadet. Sa sœur s’en sortira grâce à la musique. Le petit dernier, Tanguy, jouit de la place de petit dernier. Yann s’efforce d’exister : mauvais résultats scolaires, mensonges – de toute façon, son pervers de père lui donne toujours tort – et un exutoire privilégié : la mer. Heureusement, il peut compter sur l’appui indéfectible de sa mère, l’héroïque Yvonne qui coupe ses Gauloises en deux pour les fumer la bouche en coin, mais qui disparaît alors qu’il n’est qu’adolescent. Pour son père, il restera toute sa vie un incapable, la honte de la famille … rien à en tirer. Sacré handicap pour un homme. Jusqu’à ce qu’il se mette, lui aussi, à écrire et à publier à l’âge de 32 ans. D’abord une biographie de Belà Bartok (en 1981), puis un premier roman, puis « Les noces barbares » en 1985, pour lequel il obtient le Prix Goncourt.
Son père ne le lui pardonnera jamais. Lui qui pourtant est lauréat du Grand Prix de l’Académie française depuis 1958, jamais ne lui dira ce qu’il pense du roman de son fils, si tant est qu’il l’ait jamais lu … C’est de cette immense incompréhension dont il est question dans ce récit tendre, plein de regrets, d’occasions manquées, d’amour filial – quand même - de la difficulté infinie de vivre dans l’ombre d’un surdoué – sauf pour l’amour paternel – qui continuait à se baigner dans l’eau glacée à plus de 80 ans … et qui succomba à un infarctus le 13 janvier 1992.
Après 23 romans et bien d’autres ouvrages, le fils écrivain reconnu se libère de l’emprise maléfique de son père. C’est un texte émouvant, drôle et sincère … qui me conforte dans l’impression depuis toujours mienne que nous, parents inconscients, exerçons une influence majeure, bonne ou mauvaise, ou les deux à la fois, sur nos enfants. Qu’ils nous pardonnent !


Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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critiques presse (2)
LeFigaro   05 novembre 2015
Le nouveau livre de Yann Queffélec est le récit d‘une course éperdue d'un fils vers son père. L'histoire tragi-comique d'une enfance sans drame, mais tissée de malentendus.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama   28 octobre 2015
Le chagrin ne leste pas le livre de Yann Queffélec. Au contraire, jusqu'aux ultimes et très belles pages, qu'on oserait presque dire apaisées, il en est le nerf, le ressort entêté.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   22 octobre 2015
Plongée ces jours-ci dans -Mémoires d'une jeune fille rangée-, je m'aperçois grâce à Simone de Beauvoir, qu'il faut dire aux enfants les sentiments qu'ils nous inspirent et qu'il est délicieux d'éprouver à leur contact. Tu as bon cœur, mon chéri, et tu devrais parler à ton papa. C'est un homme secret, mais tellement bon. Souviens-toi qu'il n'a jamais connu son père. Un mot de ta part lui délierait la langue aussitôt. Un mot suffit pour se dire les choses, et peu importe qui fait le premier pas. Tu ne le regretteras pas, mon chéri. Tu m'ôteras un tel poids du cœur ce jour-là. Et crois bien que je lui parle à lui comme je te parle à toi. Mauriac a bien raison d'épingler le mutisme imbécile des familles ravagées par le malentendu. (p. 156)
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fanfanouche24fanfanouche24   19 octobre 2015
Autour de vous, ce ne sont pas des monstres marins (encore que), mais un bric -à -brac de personnages assoupis dans l'ombre, parfaitement inoffensifs. Soyez sans crainte si vous les entendez bâiller ou grommeler: ce sont des personnages en attente du maître absent, il leur arrive de s'entraîner, de tuer le temps, de jalouser leur ombre ou de crier leur amour, appeler au secours, d'agir comme tous les personnages de roman, de tuer si nécessaire, ou de pardonner. derrière eux, logés à l'étroit dans les bibliothèques aux rayonnages ployés, des centaines de bouquins grimpent jusqu'au plafond, débordent sur le plancher, doux comme des agneaux. (p. 95)
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fanfanouche24fanfanouche24   18 octobre 2015
Nous baissons la vitre. Un train sympathique finit par rouler à notre hauteur. Nous voyons de tout près les voyageurs du train d'en face, garçons, filles, parents, des voyageurs comme tous les voyageurs de tous les trains du monde, comme si des millions de sosies se croisaient sur les rails en se prenant pour des inconnus. Nous leur sourions, ils nous sourient (...: p. 56)
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fanfanouche24fanfanouche24   16 octobre 2015
On n'est jamais déçu, avec l'écriture. Quand elle a faim, elle ne cesse de vous mordiller comme un chiot rageur, de japper sur la page: écris-moi ! écris-moi ! repoussez- la, elle va faire un tour et revient avec un appétit redoublé. (p. 11- Avant-propos)
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fanfanouche24fanfanouche24   23 octobre 2015
Comment le rencontrer sans penser: voilà l'ami qu'il me faut. Comment ne pas tomber en amitié pour un homme à qui les chiens souriaient dans la rue., à qui l'horizon souriait quand il clignait ses yeux bleus en disant : c'est beau comme on dirait adieu. (p. 232)
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Videos de Yann Queffélec (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yann Queffélec
Émission complète : http://www.web-tv-culture.com/naissance-d-un-goncourt-de-yann-queffelec-1317.html
Il est né à Paris mais ses racines sont belles et bien bretonnes. Yann Queffelec a toujours revendiqué cet attachement, il l?a prouvé dans plusieurs de ses ouvrages comme son « Dictionnaire amoureux de la Bretagne ». Plus jeune, il se rêvait aventurier sur les mers, prenant la plume au gré de ses escales. Car si la voile était sa passion, l?envie d?écriture était déjà présente, encouragée par une mère aimante et affectueuse. En revanche, côté paternel, ces velléités n?étaient pas bien vues. Pas facile pour le grand romancier de la mer que fut Henri Queffelec, grand prix de l?académie française en 1958 avec son « Royaume sous la mer » d?imaginer son fils marcher dans son sillon. Ce conflit père-fils qui perdura jusqu?à la mort d?Henri Queffelec a profondément marqué son fils Yann qui en a fait un livre « L?homme de ma vie ». Au-delà de ces souvenirs personnels, Yann Queffelec a aussi bien sûr écrit de nombreuses fictions mais toujours les relations familiales et le mal-amour se répondent en écho. Avec près d?une quarantaine d?ouvrages alternant romans, récits, essais ou poésie, le parcours d?auteur de Yann Queffelec est bien sûr marqué par le prix Goncourt, en 1985, avec « Les noces barbares ». Ce titre reste associé à la rencontre entre Yann Queffelec et l?éditrice parisienne Françoise Verny, une rencontre improbable, un soir d?hiver sur le quai d?un port de Bretagne, quand Françoise Verny eut cette phrase à destination du futur romancier « Toi, chéri, t?as une gueule d?écrivain ». On imagine la scène? Avec humour, tendresse et émotion, Yann Queffelec nous raconte les mois qui vont de cette rencontre portuaire inattendue à l?obtention du Goncourt, cette relation quasi filiale entre ce jeune auteur en devenir et cette éditrice, faiseuse de talents, à la personnalité bien trempée. Dans ce livre où le lecteur est pris à témoin par l?auteur, Yann Queffelec se dévoile, avec ses bons et ses mauvais côtés, il nous parle d?une époque peut-être révolue ou auteur et éditeur ne faisaient qu?un et il lève le voile sur le monde secret de l?édition parisienne. Tout cela avec une écriture pleine d?originalité, de sonorité et de poésie. « Naissance d?un Goncourt » de Yann Queffelec est publié chez Calmann-Lévy.
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