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EAN : 9782213622514
263 pages
Éditeur : Fayard (18/05/2005)
3.06/5   27 notes
Résumé :
Un homme revient sur son enfance - il est peut-être mon double, mon agent le plus secret. J'ai peut-être essayé, avec l'exploration d'un souvenir défiguré par les années,mais aussi régénéré par le roman, de dessiner pour la première fois le visage de ma mère à qui je dois d'aimer autant la vie.
Aime et fais ce que tu veux: tel était son credo sur la fin. Et jour après jour, je puise un certain réconfort dans la pensée d'être son fils et de l'avoir si bien con... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Jean-Daniel
  29 août 2019
Un matin le téléphone sonne, on le prend pour son père, "Votre femme n'a pas passé la nuit." le narrateur, Marc Elern ne sera plus jamais le même. Ce sera elle, sa mère, « sa première femme ».
La vie va pourtant continuer avec déjà le bac qu'il faut bien passer. Marc nous raconte ses souvenirs, sa jeune soeur aveugle sur qui il doit veiller désormais, son père souvent absent et très sévère envers lui, mais surtout sa mère qui a choisi d'abandonner la musique pour élever ses enfants…
La dernière page de couverture donne le ton : « Un homme revient sur son enfance, il est peut-être mon double, mon agent le plus secret ». On peut donc penser qu'il s'agit d'une sorte d'autobiographie très romancée. « J'ai peut-être essayé, avec l'exploration d'un souvenir défiguré par les années, mais aussi régénéré par le roman, de dessiner pour la première fois le visage de ma mère à qui je dois d'aimer autant la vie. » On comprend que Yann Queffelec s'est vraiment mis dans la peau de son personnage et que c'est l'occasion de rendre un bel hommage à sa mère.
Certainement un beau roman, toutefois une déception pour moi. Les rapports humains sont trop superficiels alors que l'histoire se veut nostalgique et touchante. Les personnages ne sont pas assez attachants pour créer une réelle émotion. J'attends certainement trop de l'auteur des « Noces barbares ».
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bagus35
  08 avril 2020
Marc se remémore sa vie d'adolescent qui a vu sa mère quitter ce monde.Sa mère ,pianiste talentueuse ,qui s'étiolait de jours en jours mais essayait de n'en montrer aucun signe .Entouré de son père souvent absent et de sa soeur Cathy ,aveugle ,Marc s'obstine à ne rien voir de la maladie de sa mère .Mis en pension pour préparer son bachot ,il ne revient que les weekends où il retrouve son ami Tim et découvre ses premiers amours.Tiraillé par sa soeur qui aimerait qu'il soit là uniquement pour elle ,Marc préfère s'échapper de cet environnement pesant.Un roman agréable à lire.
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pyrouette
  05 juin 2012
Marc apprend brutalement la mort de sa mère, la veille de passer les épreuves du bac, en répondant au téléphone à la place de son père. Il fait alors un voyage dans le temps passé avec sa mère, dans son enfance et celle de sa soeur. Cathy, la petite soeur aveugle qui lui fait une confiance totale a cependant vu plus de choses que lui, est beaucoup plus réaliste et c'est bien là le problème. Marc, bien voyant n'a jamais voulu admettre la maladie de sa mère, malgré tous les indices. Mais il faut dire que cette dernière n'en a jamais parlé franchement. Abandonnant sa carrière de pianiste célèbre pour s'occuper de ses deux enfants, elle a toujours veillé au bien-être de ceux-ci. Quand elle leur annonçait son départ chez une amie, en réalité elle partait pour la clinique. Alors Marc va se demander s'il connaissait vraiment sa mère, l'amour de sa vie.
J'ai accompagné Marc avec émotion dans son regard lucide sur son déni, voyage indispensable pour faire le deuil de sa mère. Un roman intimiste qui nous en dit bien plus sur l'auteur que tous ses autres romans.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Herve-Lionel
  28 février 2014
N°444 - Août 2010
MA PREMIÈRE FEMMEYann Queffélec - Éditions Fayard.

La 4° de couverture donne le ton « Un homme revient sur son enfance- il est peut-être mon double, mon agent le plus secret ». A ces mots, il est permis de penser que nous entrons dans l'univers de l'autobiographie d'autant qu'il est question du visage de la mère, évoqué ici malgré l'outrage du temps. L'auteur indique d'ailleurs que l'imagination est venue à son secours et a régénéré son écriture autant qu'il a transformé cette figure d'exception qu'il nous livre ici.
Ce sera donc elle, sa mère, « sa première femme ». Autant dire que de cette famille fictive, le père, conférencier international et écrivain sera absent en permanence, constamment sur les routes, dans les avions, parlant devant des aréopages d'intellectuels qui attendaient ses interventions...
Le narrateur, Marc Elern, se présente à nous avec un certain humour et évoque sa vie d'enfant au sein de cette famille un peu fantasque et dédiée au piano où sa mère, ancienne concertiste, a choisi d'abandonner la musique pour se consacrer à ses enfants, où sa petit soeur Cathy est aveugle. Il lui servira de guide au physique comme au moral, il sera un peu son double, son confident, son mentor comme elle sera son miroir...
Refaisant le chemin à l'envers, il nous conte son éveil à la vie, ses premiers émois amoureux d'adolescent avec ses fantasmes et ses déceptions mais quand il décroche le téléphone, la clinique, croyant avoir affaire au mari, lui annonce la mort de sa mère «  Votre femme n'a pas passé la nuit ». Ce bout de phrase, prononcé par hasard et surtout par erreur va déclencher l'écriture parce que, dans son cas, cela lui apparaît comme le seul moyen d'exorciser la douleur née de cette absence. Certes, il avait déjà compris que sa mère avait déjà fait un bout de chemin avec la maladie et la souffrance, mais elle était là. Était-ce pour la faire revivre, garder une trace de son passage sur terre qu'il va égrener les moments de vie de cette femme, la première qu'il ait jamais connue, qu'il va se souvenir des moments d'intimité qu'il a eue avec elle, qu'il va retrouver les lettres qu'elle lui envoyait quand il était au pensionnat où elle lui parlait de liberté, d'amour et de Dieu, autant de jalons qui vont gommer l'oubli, autant d'occasions de relire les confidences maternelles, de déchiffrer après coup ses peurs, les réalités savamment occultées, ses espoirs promis au néant!
Alors, ce fils attentif répond à ses missives et on imagine bien qu'il en peaufine les termes, en sculpte les phrases comme savent le faire ceux qui veulent que leurs mots portent et qu'ils soient compris par leur destinataire. Mais la mort vient interrompre tout cela. Il n'y aura plus jamais de lettres, plus jamais de réponse! Dès lors, l'absence s'installe, et avec elle les choses se bousculent, la révolte s'insinue devant cette injustice et l'espoir improbable d'une autre vie, dans un autre monde ou parait-il on se retrouve, ne console pas. Puis vient la culpabilisation d'être encore là, de n'avoir pas dit ou fait ce qu'il fallait au bon moment, avec en prime la haine de soi-même et des autres, incapables de partager sa douleur intime.
C'est que la vie continue comme on le dit un peu trop facilement et avec elle les déceptions amoureuses, la femme est jouissance mais aussi souffrance!... Pour lui, il y a le bac qu'il faut bien passer. Alors il joue la comédie et tient son rôle. Il le faut bien. Il se réfugie dans l'alcool parce qu'il endort et dans le sport parce qu'il est aussi une souffrance qui en combat une autre...
Seul restera l'écrivain qui usera de mots, lui aussi, mais autrement, avec l'arme de l'humour, voudra se jouer à lui-même une comédie, se faisant croire que tout cela n'a été qu'un mauvais rêve, qu'une mauvaise blague et que tout va revenir comme avant.

Hervé GAUTIER – Août 2010.http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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nat76170
  19 janvier 2016
Roman contemporain qui ne m'a pas spécialement passionné.
L'auteur aborde des sujets graves avec une certaine aisance, puisqu'il les raconte comme des souvenirs.
Tout d'abord, il y a le fait d'avoir une petite soeur avec un handicap, elle est aveugle. Il veut donc la surprotéger, voir pour elle.
Puis, il y a un père absent qui a tendance à être cruel envers lui, qui n'est pas démonstratif dans ses sentiments, ...
Comme c'est un jeune homme, il y a aussi le fait de vouloir faire l'amour avec une femme sans vraiment atteindre son but, il deviendra voyeur vis-à-vis de sa voisine.
Mais surtout, il y a la relation mère-fils, celle qui importe plus que tout. Il est admiratif envers elle. Et en même temps quand elle tombe malade du cancer, il préfère se le cacher et ne rien voir plutôt que d'affronter la réalité. Seulement, lors d'un coup de téléphone, il va devoir surmonter la perte de sa mère et faire son deuil, ce qui donnera naissance à ce roman. Puisque tout se rapporte aux souvenirs de sa mère et aux blessures que le deuil lui afflige.
En conclusion, un roman de souvenirs et de deuil qui peut être difficile à lire mais qui reste un bel hommage pour sa mère.

En savoir plus sur http://nat76170.e-monsite.com/pages/ma-premiere-femme-de-yann-queffelec.html#bDooA4vauZe2bbZU.99
Lien : http://nat76170.e-monsite.co..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
pyrouettepyrouette   02 juin 2012
Un être humain ne peut savoir à l'avance de quel jour il sera la cible, de quel petit rien il se souviendra toute sa vie, et ce jour il ne le reconnaîtra des années plus tard qu'après un minutieux examen rétrospectif de sa mémoire, et pour peu qu'il ait conservé ses agendas. Ce jour reviendra tous les jours, et retrouvée, cette pensée ne le quittera plus.
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pyrouettepyrouette   04 juin 2012
Elle avait peut être changé, mais elle était si profondément la même que je ressentais cette évolution comme allant de soi, non comme un naturel venant au galop furtif d'une maladie qui précipitait l'heure.
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KakoleaKakolea   16 mars 2015
- C'est pourquoi j'ai cueilli pour nous deux orchidées, deux fleurs de Taïwan, deux bébés du bonheur, deux planchers pelviens, deux paires de muscles coccypubiens.
- C'est quoi ces conneries?...
- Deux colibris de passages à Paris, deux oiseaux de feu, deux symboles, deux éponges urétrales, deux éponges tout courts, en fait...
- Arrête ça, tu les sors d'où?
Il sourit à travers la fumée.
- Il faut les cajoler bille en tête, elles retournent au pays dès ce soir.
- Elles s'appellent?
- Avril et Fion.
Fion? ... Je ne peux pas le croire.
Il sourcilla.
- C'est la mieux pourtant. Fion est un prénom taïwanais qui signifie Trésor de Miel.
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KakoleaKakolea   17 mars 2015
Papa ronflait, personne ne pouvait fermer l'oeil. Il avait un zoo furieux dans les fosses nasales. Il hoquetait, ricanait, lamentait, miaulait, grognait, chocotait, grisollait au ras des pâquerettes, puis soudain remontait. En chandelles au gré d'un barissement furax qui me collait au plafond. Armé d'un polochon, la haine à la bouche, j'accourais à travers l'appartement et, tandis que le vent se ruait hors de ses narines, je lui tapais sur la tête avec des ahans de bûcheron et il se la fermait, nom de Dieu, il se la bouclait, ses hyènes, ses cacatoès, ses macaques, ses alouettes, toute sa faune.
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pyrouettepyrouette   05 juin 2012
Il lui manquait un souffre-douleur, quelqu’un d’aimé sur qui projeter sa haine de la douleur, sa rancune envers le monde entier, mirage invisible.
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