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ISBN : 2266062859
Éditeur : Pocket (16/04/1997)

Note moyenne : 2.95/5 (sur 86 notes)
Résumé :
Charlie a dix ans, dont neuf d'orphelinat. Une bonne moyenne, diront certains, pour un enfant noir. Et puis, un beau jour, les Bougran apparaissent dans sa vie, Mado et Monsieur Bob. Des parents adoptifs pas tout à fait comme dans les contes de fées, mais bon, c'est mieux que rien.

Et Charlie rêve : une chambre à soi, même en sous-sol, même dans une cité dortoir, c'est le début d'une vie normale, non ? Seul hic à l'horizon, Éric, dix-huit ans, skinhea... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Neneve
  26 mai 2017
Court texte de Queffelec qui frappe plutôt fort. Charlie, un jeune Zaïrois qui a grandi en Institut les dix premières années de sa vie, se fait adopter par une famille de banlieue parisienne. le couple qui l'adopte a déjà un enfant, Erik, jeune adulte néo-naziste. Il écoute à tue tête de la musique du IIIe Reich, possède plein d'armes de confection allemande et traîne avec sa bande terrorisant tout le quartier. Il fera de Charlie son nouveau bouc-émissaire. Par chance que ce roman est très court, parce qu'il est très pénible à lire. Ce sont quelques soixante pages qui décrivent les horreurs que font vivre Érik à Charlie. Et l'épilogue est plus que révoltante.
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PrettyYoungCat
  15 août 2018
La sombre plongée dans l'enfance martyre n'est pas une première pour Yann Queffélec... Avec Noir animal ou la menace, il est (aussi) question d'un enfant mal-aimé, de violence et même de persécutions.
Charlie est un enfant de dix ans, noir, orphelin, dont personne n'a jamais voulu. Il est adopté par une famille de Blancs qui déjà ont un fils naturel de 18 ans, Eric, qui est... skinhead.
L'idée en soi est assez tordue il faut le reconnaitre. Mais la question du racisme étant pour moi une corde sensible et Yann Queffélec étant à mes yeux un auteur qui avait su traiter avec talent le malheur d'un pauvre gosse dans Les noces barbares, je me suis donc malgré tout laissée tentée par cette lecture.
D'abord, j'ai été surprise par l'écriture hachée, décousue et crue qui m'a beaucoup déplu.
Quant à l'histoire, j'ai ressenti un certain malaise. Entre ces parents adoptifs qui détournent le regard du calvaire vécu par le pauvre Charlie, traité qu'il est par ces ersatz de père et mère de cochon menteur et menacé d'être renvoyé à l'orphelinat - après tout il est à l'essai - . Et son "frère" néo-nazi débordant de haine et de méchanceté pure qui l'accable quotidiennement d'injures racistes et de menaces - tantôt verbales, tantôt physiques comme la fois où il le ligote sur des rails alors que le train se pointe 5 minutes plus tard -, tout nous est glauque et détestable.
Quant à Charlie lui-même, on ne peut bien sûr que le plaindre de par l'acharnement qu'il subit, mais il n'est pas rendu attachant pour autant; ne rêvant (à dix ans je le rappelle) que de soupeser des "mamelles" (oui il est bien question de seins d'une femme)...
La fin tourne en eau de boudin assez invraisemblable (ou elle m'a totalement échappée).
Une lecture finalement assez malsaine à la perversité qui m'a semblé gratuite (j'ai un détecteur assez sensible à tout ça) et qui ne me laissera pas un souvenir impérissable, sinon celui d'un livre que je n'ai pas aimé.
Deux étoiles bien payées donc.
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zabeth55
  26 mai 2017
Charlie est un enfant de dix ans adopté par un couple de retraités. Il est d'origine zaïroise.
Il subit avec stoïcisme les brimades, voire plus du fils de la famille, Erik, un skinhead pur et dur.
C'est à se demander s'il n'a pas été adopté pour servir d'exutoire à Erik.
63 pages ! Et c'est bien assez tant c'est sombre, déprimant, angoissant.
Il est quand même souvent noir et pessimiste, Yann Queffélec.
La vie est suffisamment dramatique pour certains sans qu'il soit nécessaire de faire des livres aussi glauques. Sans vouloir se voiler la face sur certaines réalités, la lecture doit avant tout demeurer un plaisir, et ce n'est pas le cas ici.
De plus tout est plaqué, serré, condensé, et si le texte avait été plus long, je pense que je l'aurais abandonné avant la fin.
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ladesiderienne
  17 octobre 2012
Ce que je n'aime pas dans les livres trop courts, c'est qu'une fois lue la quatrième de couverture, vous savez tout de l'histoire. C'est au moins le cas pour "La menace". Donc pas d'espoir à envisager pour Charlie, on sait que ça va mal finir. Ce jeune garçon noir de 10 ans n'aura pas eu de chance dans la vie. Adopté par un couple de bons français (un peu "beauf" quand même) pour l'allocation versée par l'état, il est persécuté par le fils de la famille, véritable incarnation du racisme de bas étage. Charlie résiste quand même vaillamment à la pression car pour lui, mieux vaut cette vie que de retourner à l'orphelinat.
Ce que je n'aime pas non plus dans un livre, c'est lorsque c'est la "connerie" humaine qui triomphe.
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jfponge
  08 mars 2015
Vous souvenez-vous de Cosette et des Thénardier, dans "Les Misérables" ? Yann Queffélec a plagié Victor Hugo (mais depuis le temps il y a prescription) en transformant Cosette en Charlie, un merveilleux petit enfant noir, orphelin comme elle, placé dans une famille d'accueil composée de deux grotesques (Mado, Monsieur Bob) affublés d'un fils skinhead prénommé Érik (avec un k, ça fait plus germanique). Évidemment, Charlie est mis à la portion congrue et ne mange pas à sa faim tous les jours, et le peu d'argent de poche qu'il parvient à gagner en aidant une vieille dame lui est confisqué manu militari par le fiston "casseur de bougnoules". À la fin de l'histoire Charlie meurt dans la cave des Thénardier (pardon, des "sacs", comme il les appelle) d'une balle de Luger dans le foie, et Érik, l'auteur du crime, est innocenté. Je veux bien croire en l'antiracisme de Yann Queffélec, mais trop c'est trop. Cela me fait penser à ces romans et ces films soi-disant antimilitaristes, qui se complaisent à décrire les horreurs de la guerre avec force détails bien saignants. Antiraciste, Yann Queffélec ? Je n'y crois pas une seconde, et puis en si peu de pages on n'a guère le temps de s'appesantir sur un sujet aussi complexe, alors il faut y aller à la louche pour plaire au lecteur pressé, avide de bons sentiments. Rassurez-vous, messieurs-dames, vous ne ressemblez pas aux Thénardier, alors ne vous faites aucun souci, vous irez droit au paradis. Voilà le message que je reçois à la lecture de ce petit, tout petit roman. C'est un peu mince, non ? Alors, dans la famille Queffélec, choisissez plutôt le père, ça c'est de la littérature...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
FabienneCarpentierFabienneCarpentier   21 février 2016
On aurait dit qu'il n'y avait que ça, sur la terre : des dossiers bloqués dans les tiroirs de l'Administration. Des gens riches se pliant à des formalités d'adoption vachement tordues, si tordues qu'elles n'aboutissaient presque jamais à bon port. Les gens riches restaient riches et malheureux dans leur caisse à pognon, et les orphelins tristes et foireux dans leur caisse à pauvreté.
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FabienneCarpentierFabienneCarpentier   21 février 2016
Il se rappelle bien comment c'est arrivé, son histoire. Sa mémoire est trouée comme à la fourchette, mais elle a beau pisser le sang on arrive à lire entre les trous. Et puis ça ne regarde personne. Les trous, c'est sûrement des cachettes où sa vraie famille est planquée.
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ladesiderienneladesiderienne   17 octobre 2012
Monsieur Bob, quand il était jeune, enfin quand il avait un métier, il pilotait les voitures de pompier. C' était là-bas qu'il avait connu Mado, dans les casernes à pompiers. Et le jour où le DC 10 américain s'est détérioré sur la forêt de Senlis, Monsieur Bob est arrivé le premier là où ça cramait, l'avion, les gens, les valises, les hôtesses de l'air, les marronniers, les oiseaux. Le lendemain ça divaguait sec. Il ne tournait pas plus rond qu'un DC 10 avarié. Il y allait au ralenti, sur les incendies, il se trompait de chemin. Alors, on l'a réformé, il n'a plus fait pimpon, plus jamais. C'était surement ça, le gigot derrière les oreilles de Monsieur Bob, et la raison qui faisait qu'il ne répondait pas aux questions privées. Ça devait résonner comme s'il fallait mettre son casque dare-dare et partir encore éteindre un avion. Et donc il ne supportait personne, à part sa casquette et la télé.
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RolletonRolleton   08 mai 2019
"Et après!" a dit Monsieur Bob.
Après, le skin pleurait sur les manches de son blouson, il pleurait sous les yeux du nègre, la honte suprême, et c'est d'une voix de fille qu'il a bafouillé cette nouvelle accablante : "Je suis réformé."
C'était la fin du monde et Charlie s'en aperçu le soir même.
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RolletonRolleton   08 mai 2019
Erik au lieu d'Eric. Le seul mot qu'il écrivait sans faute, le skin. Eric, ça fait pavillonnaire et tristounet, ça fait magasinier de Franprix, ça lui ressemble trop : Erik : ça fait Malibu-Vidéos, skinhead justicier du groupe Zyklon, ça fait presque inventeur autrichien du Glock 17, le flingue anti-métèque des policiers municipaux qu'il essayait d'avoir par son réseau secret. Eric, ça fait canne à pêche, Erik, ça fait Glock.
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Videos de Yann Queffélec (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yann Queffélec
Émission complète : http://www.web-tv-culture.com/naissance-d-un-goncourt-de-yann-queffelec-1317.html
Il est né à Paris mais ses racines sont belles et bien bretonnes. Yann Queffelec a toujours revendiqué cet attachement, il l?a prouvé dans plusieurs de ses ouvrages comme son « Dictionnaire amoureux de la Bretagne ». Plus jeune, il se rêvait aventurier sur les mers, prenant la plume au gré de ses escales. Car si la voile était sa passion, l?envie d?écriture était déjà présente, encouragée par une mère aimante et affectueuse. En revanche, côté paternel, ces velléités n?étaient pas bien vues. Pas facile pour le grand romancier de la mer que fut Henri Queffelec, grand prix de l?académie française en 1958 avec son « Royaume sous la mer » d?imaginer son fils marcher dans son sillon. Ce conflit père-fils qui perdura jusqu?à la mort d?Henri Queffelec a profondément marqué son fils Yann qui en a fait un livre « L?homme de ma vie ». Au-delà de ces souvenirs personnels, Yann Queffelec a aussi bien sûr écrit de nombreuses fictions mais toujours les relations familiales et le mal-amour se répondent en écho. Avec près d?une quarantaine d?ouvrages alternant romans, récits, essais ou poésie, le parcours d?auteur de Yann Queffelec est bien sûr marqué par le prix Goncourt, en 1985, avec « Les noces barbares ». Ce titre reste associé à la rencontre entre Yann Queffelec et l?éditrice parisienne Françoise Verny, une rencontre improbable, un soir d?hiver sur le quai d?un port de Bretagne, quand Françoise Verny eut cette phrase à destination du futur romancier « Toi, chéri, t?as une gueule d?écrivain ». On imagine la scène? Avec humour, tendresse et émotion, Yann Queffelec nous raconte les mois qui vont de cette rencontre portuaire inattendue à l?obtention du Goncourt, cette relation quasi filiale entre ce jeune auteur en devenir et cette éditrice, faiseuse de talents, à la personnalité bien trempée. Dans ce livre où le lecteur est pris à témoin par l?auteur, Yann Queffelec se dévoile, avec ses bons et ses mauvais côtés, il nous parle d?une époque peut-être révolue ou auteur et éditeur ne faisaient qu?un et il lève le voile sur le monde secret de l?édition parisienne. Tout cela avec une écriture pleine d?originalité, de sonorité et de poésie. « Naissance d?un Goncourt » de Yann Queffelec est publié chez Calmann-Lévy.
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