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EAN : 9780785940265
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 15 notes)
Résumé :
A la veille de Noël 1783, comme à chaque fête carillonnée, le recteur de l'île d'Ouessant répété en chaire le statut diocésain : les pilleurs d'épaves seront excommuniés. Laurent Brenterch, dit Miserere, s'insurge. L'interdiction lui paraît absurde parce qu'il est impossible de la respecter. Sans. la manne des naufrages, de quoi subsisterait-on sur cette île aride ?

Des marins revenus des campagnes d'Amérique, Miserere est le plus ouvert aux idées neu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
domisylzen
  12 janvier 2016
Roman écrit dans les années 50.
L'histoire se passe en 1783, dans l'île d'Ouesssant. Laurent Brenterch, connu sous le nom de Miserere, est un célibataire endurci. C'est aussi un ancien qui a participé à la guerre d'indépendance des Etats-Unis. Maintenant il plante des pommes de terre, Un légume nouveau ramené des "Amériques". A l'occasion il pille quelques épaves venus s'échouer sur les côtes.
La vie sur l'île est dure, les femmes sont très majoritaires, leurs maris marins sont la plupart mort en mer ou à la guerre. La démographie est problématique.
L'homme a deux visages : attaché à son île et l'envie d'évoluer, donc de regarder vers le continent.
L'écriture est dure, minimaliste, rocailleuse. On y sent les tempêtes, les embruns, le désespoir des habitants et la tension qui règne sur l'île. Ne soyez pas surpris si vous avez le visage mouillé et que d'un coup de langue agile vous vous aperceviez que cette eau est salée.
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AxelRoques
  28 août 2016
Un excellent huis-clos imaginé à la fin du XVIIIème siècle sur l'île d'Ouessant.
Le bon vieux Miserere, ancien matelot de guerre, retourne sur son île dans la quiétude et le célibat. Mais c'est sans compter sur l'acharnement des veuves ouessantines et du recteur de l'île. S'adonner au célibat sur une île garnie de veuves et au pillage d'épaves au nez et à la barbe du curé ne sont pas pour plaire sur le caillou.
Belle plume du trop méconnu père de Yann Quéffelec. Chaque page nous apporte son paquet d'embruns. Et quel talent de mener une intrigue sur un si petit lopin de terre... Kenavo les Quéffelec.


Lien : http://axel-roques.iggybook...
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Duzbo
  30 mai 2018
Henri Queffélec décrit dans ce roman la dureté de la vie sur l'île d'Ouessant au XVIIIe siècle (l'action se situe ici en décembre 1783). Cet homme d'Ouessant, c'est Laurent, dit Miserere, revenu de la guerre d'indépendance américaine où il servait sur les navires du roi, alors que tant d'autres n'ont pas eu cette chance, laissant derrière eux de nombreuses femmes veuves et enfants. Miserere est un homme qui ne se plie pas aux désirs des autres, il assume ses choix et suit sa propre voie, celle qui lui semble la plus juste, en toute honnêteté, même si juste pour lui ne signifie pas forcément juste aux yeux de la religion, très présente sur l'île. C'est de cette personnalité très forte que Françoise, veuve, s'est éprise, et elle aimerait que Miserere consente à l'épouser.
L'omniprésence de la religion, la nature souveraine et imprévisible, la pauvreté, le sentiment d'appartenance qui unit les ouessantins à leur île, c'est tout cela que l'écriture d'Henri Queffélec nous décrit. Dure, sans fioriture, il faut être tout à fait concentré à sa lecture pour se laisser imprégner par l'atmosphère que l'auteur transmet. Son écriture est également très évocatrice et offre de belles descriptions de la mer et la nature sauvage qui peuple l'île.
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meknes56
  21 septembre 2019
J'ai adoré ce roman lu dans les années 80...Tout d'abord, l'écriture de Queffelec nous retient, nous capte. Ensuite l'histoire, bien qu'un huis-clos, m'avait enchantée....Enfin, et je suis conscient que je ne suis pas objectif, c'était un livre offert par mon premier amour de jeunesse..qui était de Ouessant !
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
dolly31dolly31   11 décembre 2018
L a tempête file, et les bateaux, et la nuit. A chaque seconde éclatent des milliers de lames et les étraves défoncent la mer. La nuit et les hommes iront jusqu'au bout d'eux-mêmes, le mécanisme est déclenché.
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domisylzendomisylzen   23 janvier 2016
Nuit sans étoiles, grasse et gluante comme du varech frais, peuplée de gouttes de pluie solitaires et menues qui touchaient le corps avec douceur.
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DuzboDuzbo   30 mai 2018
Un crabe, les deux pinces ouvertes, voilà très exactement à quoi ressemble notre île. [...] Ce n'est pas nous qui l'avons modelée ainsi, pas plus que nous ne l'avons ceinte de ses courants fantastiques, virant bord pour bord à la marée, ni flanquée de son île Keller, auberge rouge pour tempêtes. Ce n'est pas nous qui avons éparpillé dans ses eaux les mille éclats de granit, que l'on peut nommer indifféremment des rochers, des cailloux ou des pierres, et qui sont tous capables, dès qu'on les sollicite, de crever un bateau dont le capitaine eût déjà fait le tour du monde.
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domisylzendomisylzen   15 janvier 2016
Dehors le vent augmentait. Les chevaux et les moutons qui couchaient sur la dune auraient demain la tête pleine de rêves et leur viande sentirait davantage la mer goémoneuse.

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AxelRoquesAxelRoques   04 septembre 2016
Sous le ciel bas et maintenant hurleur, elle traversait les champs et les prairies de son lourd pas masculin, en larges hanchées qui déportaient son corps, tantôt à droite, tantôt à gauche, et le vent soulevait ses cheveux comme des algues et claquait dans ses jupes comme sur une armoire.
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Video de Henri Queffélec (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henri Queffélec
Émission complète : http://www.web-tv-culture.com/naissance-d-un-goncourt-de-yann-queffelec-1317.html
Il est né à Paris mais ses racines sont belles et bien bretonnes. Yann Queffelec a toujours revendiqué cet attachement, il l?a prouvé dans plusieurs de ses ouvrages comme son « Dictionnaire amoureux de la Bretagne ». Plus jeune, il se rêvait aventurier sur les mers, prenant la plume au gré de ses escales. Car si la voile était sa passion, l?envie d?écriture était déjà présente, encouragée par une mère aimante et affectueuse. En revanche, côté paternel, ces velléités n?étaient pas bien vues. Pas facile pour le grand romancier de la mer que fut Henri Queffelec, grand prix de l?académie française en 1958 avec son « Royaume sous la mer » d?imaginer son fils marcher dans son sillon. Ce conflit père-fils qui perdura jusqu?à la mort d?Henri Queffelec a profondément marqué son fils Yann qui en a fait un livre « L?homme de ma vie ». Au-delà de ces souvenirs personnels, Yann Queffelec a aussi bien sûr écrit de nombreuses fictions mais toujours les relations familiales et le mal-amour se répondent en écho. Avec près d?une quarantaine d?ouvrages alternant romans, récits, essais ou poésie, le parcours d?auteur de Yann Queffelec est bien sûr marqué par le prix Goncourt, en 1985, avec « Les noces barbares ». Ce titre reste associé à la rencontre entre Yann Queffelec et l?éditrice parisienne Françoise Verny, une rencontre improbable, un soir d?hiver sur le quai d?un port de Bretagne, quand Françoise Verny eut cette phrase à destination du futur romancier « Toi, chéri, t?as une gueule d?écrivain ». On imagine la scène? Avec humour, tendresse et émotion, Yann Queffelec nous raconte les mois qui vont de cette rencontre portuaire inattendue à l?obtention du Goncourt, cette relation quasi filiale entre ce jeune auteur en devenir et cette éditrice, faiseuse de talents, à la personnalité bien trempée. Dans ce livre où le lecteur est pris à témoin par l?auteur, Yann Queffelec se dévoile, avec ses bons et ses mauvais côtés, il nous parle d?une époque peut-être révolue ou auteur et éditeur ne faisaient qu?un et il lève le voile sur le monde secret de l?édition parisienne. Tout cela avec une écriture pleine d?originalité, de sonorité et de poésie. « Naissance d?un Goncourt » de Yann Queffelec est publié chez Calmann-Lévy.
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