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Fallait-il ajouter un second tome?
Le premier ne suffisait-il pas?
Pourtant la messe était dite : les hommes avaient quitté l'ile pour aller sauver la patrie, sur le continent, la "grande guerre" comme le disait un certain et le principal héros, le consolateur, le facteur, Maël, le chéri de ces dames n'était plus, accident de vélo, seulement...
Seulement les hommes, dans ce tome-ci, revenaient, gueules cassées, traumatisés, blessés, gazés, des ombres là, où pendant ce temps les femmes avaient tenu la boutique, s'étaient substitués aux hommes absents, plutôt bien d'ailleurs.
Cependant, maris, amants, pères, fils, commencèrent à flairer dans l'air passant comme un soupçon de changement dans le caractère et les agissements de ces dames. Il y avait-il quelque chose qu'on leur cachait?

Je ne voyais pas la nécessité de rajouter quoi que ce soit au tome précèdent. Cela dit, après quelques pages tournées, mon avis changea pour m'émerveiller à ce superbe dessin de Manu Cassier et comme, ma foi, le texte de Didier Quella-Guyot se lisait bien, je pris goût à l'ensemble que je lus avec plaisir.
Il est vrai que ce tome-ci est plus à suspens que le premier, il y a l'épée suspendue au dessus des têtes de ces femmes et puis les édiles, le maire, le curé, eux savent, pas tout mais presque et quand on ne sait pas tout on cherche, mal ou faussement, on questionne et cela ne fait pas vraiment que du bien. Alors c'est bien fait, agréable à lire, des personnages de femmes, dessin compris, bien trempés, avec du caractère et du répondant comme les ont les bretonnes iliennes de surcroît.
Une bande dessinée intéressante avec un premier tome, à mon avis, supérieur au second mais ça se lit bien quand même.
Un cahier de recherches graphiques en fin d'album.

Lien : https://www.babelio.com/livr..
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Je n'avais pas été particulièrement convaincue par le premier tome mais j'ai tout de même eu envie de découvrir le fin mot de cette histoire. Dans le premier volume, nous suivons Maël, un jeune facteur infirme qui va distribuer le courrier pendant la guerre. Il est le seul homme à être resté sur cette île bretonne. Il va apporter du "réconfort" aux femmes dont les maris sont partis.

Ce second tome se situe après la Grande Guerre, alors que les survivants sont revenus chez eux. Les femmes cachent alors leur secret commun, avec la peur d'être découvertes un jour...

J'étais surprise de voir une suite à cette bande dessinée et assez curieuse de la lire... Je ne m'attendais pas du tout à cela, d'autant plus que j'avais oublié certains évènements qui se déroulaient dans le tome 1.

L'histoire était prenante mais je ne me suis pas particulièrement attachée aux personnages. Je souhaitais surtout savoir ce qui allait se passer. J'ai bien aimé les illustrations, qui nous offrent de magnifiques vues de ces côtes bretonnes. C'était une lecture sympathique mais qui ne me marquera probablement pas beaucoup.
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J'ai été surprise d'apprendre la sortie de ce deuxième tome de Facteur pour Femmes alors que l'histoire du premier tome semblait complète, avec même un épilogue qui apportait toutes les réponses.

J'ai été contente de retrouver les dessins aux couleurs chaudes et au trait affirmé, les paysages de l'île et ses habitantes au caractère tout aussi affirmé.

Comme dans le premier tome, il est beaucoup question de la place des femmes dans la société, une question encore plus épineuse au lendemain de la guerre alors que les femmes n'ont pas envie de renoncé à l'indépendance gagnée pendant que les hommes étaient au front. Mais ceux-ci ont du mal à se faire à cette nouvelle situation et les tensions ne sont pas rares.

J'ai moins aimé tout se qui se rapportait au secret que partagent les femmes de l'île. On découvre un facette des iliennes plus sombre : la solidarité affichée dans le premier tome se fissure, laissant place à la méfiance, à la peur de la trahison, au chantage et aux menaces... jusqu'au drame.

Je ne suis pas sûre que cette "suite" était nécessaire car elle n'apporte pas grand-chose au récit initial, si ce n'est qu'elle jette une ombre sur l'histoire de ces femmes...
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Le tout premier tome de cette BD m'avait plu, on découvrait que sur une île en Bretagne, durant la guerre, un gentil facteur infirme avait apporté beaucoup de réconfort aux femmes restées seules, les maris étant tous partis à la guerre.
Je n'ai finalement pas trop vu l'intérêt de ce deuxième volume, si ce n'est qu'on voit comment les femmes ont continué à vivre après le retour des hommes et ce, en partageant toutes un lourd secret.
Une BD qui n'est pas déplaisante, mais qui n'apporte pas grand chose à l'histoire d'origine.

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26 août 1918. Cimetière de l'île.

Elles sont huit rassemblées devant la tombe de Maël, le facteur. Leur facteur. le jeune homme au pied-bot qui a si bien su leur tenir compagnie durant les années de guerre alors que tous les hommes valides ont été appelés sous les drapeaux.

A sa manière, Maël avait su se montrer vaillant. Lui aussi.
La guerre va bientôt s'achever. Les hommes vont revenir. Enfin… Ceux qui auront survécu. Et encore ! Peut-on parler de survie quand on revient défiguré, la tête ravagée par les horreurs indicibles vécues à Verdun ou au Chemin des Dames ?

La nouvelle de ce prochain retour est loin de faire plaisir à toutes ces dames. Cinq ans, c'est long. Cinq années durant lesquelles elles ont fait tourner la « boutique » sans homme. Et maintenant que les mâles sont de retour, elles vont devoir rentrer dans le rang ?

Et puis, il y a LE secret ! le secret ? Non ! Plutôt les secrets. C'est qu'elles en ont des choses à cacher ces mères, ces épouses, ces veuves, ces fiancées…

Critique :

Didier Quellat-Guillot avait rédigé un scénario extraordinaire dans « Facteur pour femmes ». le tome 1. Il devait constituer une histoire complète, mais ne voilà-t-il pas que, subissant les pressions de son épouse, on ne plaindra jamais assez les hommes, il ajoute six ans plus tard un deuxième tome. Pourtant, tout était dit, non ? Pas vraiment… Comme son épouse le lui a signalé, c'est bien une idée de mec, une fois le héros disparu, point final ! « Ah ? Et que sont devenues toutes ces femmes ? »

Voilà le pauvre scénariste obligé de se replonger dans l'histoire de l'île pour suivre, pour l'essentiel, ces femmes qui, toutes, ont aimé Maël durant ces années de conflit. Elles ont plus d'un lourd secret à cacher. L'ennui, c'est qu'avec le temps, les langues se délient. Certaines sont prises de remords. Les enfants grandissent et se souviennent de certaines choses. Des photos, la passion du maire, témoignent… le curé lui-même a laissé des guillemets autour du mot « accident », celui qui a conduit à la mort tragique de Maël…

Je suis encore tout secoué par ce scénario, magnifiquement mené avec des révélations en cascade, des péripéties qui se tiennent et une finale qui…

N'ayant pas trouvé la patte de Sébastien Morice, ni ses couleurs, j'ai, en feuilletant l'album, été envahi par la déception. C'est quoi ces couleurs sombres et majoritairement froides ? Et ces dessins qui n'ont pas la même légèreté de trait ? Mon Dieu ! Mon Dieu ! Mon Dieu ! … Heu… Eh bien, pas du tout ! Une fois les premières récriminations passées, je me suis fait au trait et aux couleurs de Manu Cassier. Je trouve qu'il a su trouver l'accent juste pour illustrer cette histoire de femmes, bien plus sombre que celle du tome 1.

Que vous soyez amateur de bande dessinée ou tout simplement amoureux de belles histoires, plongez-vous vite dans ces deux albums. Et s'il vous est encore possible de dénicher le coffret, sautez sur l'occasion !
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Souvent quand une suite est faite grâce à un succès, c est pas terrible. Ce qui n est pas le cas ici, bien que j ai préféré les planches plus lumineuses du dessinateur du premier tome où ça se terminait sur 'l accident de vélo du facteur. Comment les femmes vont reprendre leurs vies d épouses auprès d un mari revenu fracassé par des années de guerre et d absence ? Comment continuer à cacher les secrets qu elles partagent ? Surtout si la culpabilité empêche de s épanouir ?
Une suite réussie qui se savoure d un trait pour ce deuxième séjour sur cette île bretonne.
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J'ai été particulièrement emballé par le scénario de cette BD. L'ensemble de l'histoire est rythmé par de multiples péripéties qui nous tiennent jusqu'à la fin.
Au premier abord, j'ai été étonné par la colorimétrie plus sombre utilisé dans ce tome. Mais au fur et à mesure de ma lecture, je n'ai pu que constater qu'elle s'accordait parfaitement à cet univers plus sombre. Concernant le scénario, ce tome ci demeure toujours aussi palpitant que le premier. Encore une fois, je n'ai pas été déçue
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Linette poursuit les recherches sur ses origines et surtout sur le mystère qui entoure la mort "accidentelle" de Maël, son père biologique.

J'ai beaucoup aimé retrouvé les personnages de cette petite île bretonne où les habitants de ce microcosme sont liés par des secrets. J'ai même mieux aimé cette suite que le tome précédent qui introduisait les lieux, personnages et l'intrigue de fond. Cette fois, les auteurs dressent des portraits plus complexes des personnages et des liens qui les unissent, ainsi que l'exploration des thèmes du passé, des secrets transgénérationnels et des dilemmes individuels auxquels on peut faire face dans des petites communautés et pressions insidieuses qu'on y subit.

Une belle réussite pour les auteurs et un très bon moment de lecture !
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J'étais un peu resté sur ma fin avec le premier volume. J'avais aimé le dessin, trouvé l'histoire pas mal, mais il m'avait manqué quelque chose.
Je termine ce second volume avec le même sentiment. Nous retournons sur l'île où le grand secret du premier volume a bien du mal à être gardé. Maël est toujours très présent dans les esprits de toutes les femmes de l'île et les hommes se posent des questions, les ragots se multiplient... Linette va donc découvrir de nouvelles choses sur son père et sur l'île dans ce volume.

Un volume trouvé dans les bacs de la médiathèque Jean Moulin de Margny-les-compiegne.
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Tome 2 après un e one shot. C'est un peu particulier mais Didier Della-Guyot n'avait pas prévu de sujet au "Facteur pour femmes", laissant l'interprétation du après à l'imagination de ses lecteurs. Mais sur les conseils de sa compagne, il a choisi de donner une suite et de reprendre l'histoire à la fin de la Première Guerre mondiale après la mort de Maël , le petit facteur. Sébastien Morice n'étant pas disponible, l'illustration et les couleurs ont été confiées à Manu Casier.

À la fin du tome 1, Linette Prigent est revenue sur l'île qui l'a vue naître. En peu de temps elle découvre que son père n'était pas son père. Son père biologique était Maël, le petit facteur, la mère de Linette étant une des femmes séduites par le porteur de courrier. Mais la voisine de sa mère lui révèle un autre secret partagé par de nombreuses femmes de l'île. Toutes ces femmes avaient peur que leurs époux revenus de la guerre apprennent leurs écarts pendant leurs absences. Elles avaient choisi de garder le silence ce qui n'était pas le cas de Maël, qui voulait continuer à avoir sa cour et à bénéficier des faveurs de ses conquêtes. Alors les femmes ont décidé de le faire disparaître. La mort de Maël n'était pas accidentelle mais provoquée par le sabotage de son frein.

Comment s'est passée la vie sur l'île après ? Comment s'est passé le retour de la Guerre des maris, des fiancés, des fils ? Comment ces femmes allaient-elles vivre avec leurs secrets ? Comment allaient-elles oublier les moments passés dans les bras de Maël ? Comment allaient-elles accepter de perdre la liberté que la guerre leur avait donnée ?

C'est à toutes ces questions que les auteurs vont essayer de répondre autour des planches. La vie est dure pour ces femmes qui ont eu plus d'indépendance pendant 4 ans. Même si elles veulent maintenir le silence, des langues se délient en particulier celles des enfants qui étaient les plus grands entre 1914 et 1918. Des rumeurs circulent et l'évolution du comportement de certaines interrogent les maris ou les fils.

Les secrets sont trop lourds à porter et la belle union aura du mal à résister. Il ne faut pas oublier que nous sommes sur une île bretonne dans un environnement fortement marqué par la tradition et la religion catholique. Il est difficile de vivre dans le mensonge et dans le souvenir du temps passé.

Didier Della-Guyot nous plonge dans les dilemmes des iliennes qui seront prêtes à tous pour que leur réputation résiste. Tout en finesse, il décrit les affres qui les habitent. On découvrira que certains savaient ou se doutaient mais avaient choisi de ne pas nuire à la réputation de leurs concitoyennes.

À travers ces deux BD, Didier Quella-Guyot aborde le thème de la place des femmes pendant la Première Guerre mondiale mais aussi le problème de l'adultère ou moins celui de la solitude et de l'incertitude quant à l'avenir en période trouble. Il aborde aussi celui de la conscience morale et le fait de vivre dans le mensonge quand on a reçu une éducation où la morale judéo chrétienne est affirmée.

J'avais beaucoup aimé le graphisme et les couleurs de Sébastien Morice. Sous les pinceaux et les crayons de Manu Cassier, si j'ai retrouvé les couleurs, j'ai moins apprécié le graphisme même s'il est agréable car j'avais le précédent bien en tête.

Belle lecture cependant sur des situations peu évoquées quand on parle de la Grande Guerre.



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