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EAN : 9782070373635
158 pages
Éditeur : Gallimard (16/03/1982)
4.04/5   1606 notes
Résumé :
Le narrateur rencontre, dans un autobus, un jeune homme au long cou, coiffé d'un chapeau orné d'une tresse au lieu de ruban. Le jeune homme échange quelques mots assez vifs avec un autre voyageur, puis va s'asseoir à une place devenue libre. Un peu plus tard, le narrateur rencontre le même jeune homme en grande conversation avec un ami qui lui conseille de faire remonter le bouton supérieur de son pardessus. Cette brève histoire est racontée quatre-vingt-dix-neuf fo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (137) Voir plus Ajouter une critique
4,04

sur 1606 notes

Malaura
  11 décembre 2012
Notation :
« Exercices de style ». Célèbre texte à contrainte littéraire. Auteur : Raymond Queneau, cofondateur de l'OuLiPo. Raconte une histoire de 99 manières différentes. Celle d'un type dans un autobus. Avec un chapeau, un long cou et un pardessus trop échancré. Chaque version traduit une figure de style particulière. Brillant exemple de stylistique et de linguistique.
Pronostications :
Lecteur, lorsque tu ouvriras ce petit livre de Raymond Queneau, tu seras peut-être étonné de découvrir son contenu. Car, toujours la même histoire tu liras et ce, 99 fois. Et tu verras, les styles seront à chaque fois différents. Raymond Queneau te narrera le bref récit d'un jeune homme à chapeau dans un autobus. Il sera aussi question de bouton et de pardessus. Au fil de ta lecture tu souriras, tu riras et tu apprécieras la maîtrise et la fantaisie d'un auteur hors du commun. Sous tes yeux ébahis, l'Oulipien s'amusera à jongler avec les genres, avec les mots. Alors, quand tu liras ces délirants exercices de style, tu passeras certainement un bon moment.
Précisions :
L'auteur, Raymond Queneau, né le 21/02/1903, mort le 25/10/1976 à l'âge de 63 ans, a écrit « Exercices de styles » en 1947, 1 histoire racontée 99 fois (9 x 11), c'est à dire de 100 - 1 manières différentes. Attaqué la lecture à 16h, le 10/12/2012. Terminé 165 minutes plus tard; 150 pages comptabilisées. 40% de plaisir ludique, 40% de contrainte littéraire. Total : 80% de satisfaction. 3,5 étoiles.
En partie double :
L'auteur et écrivain au nom et patronyme de Raymond Queneau, l'un des créateurs et le cofondateur de l'OuLiPo et de l'Ouvroir de Littérature Potentielle, réfléchit et médite sur une contrainte et une astreinte relative et correspondante à la littérature et aux lettres. C'est ainsi et comme ça, qu'il écrit et rédige « Exercices de style » en 1947. Il y raconte et y narre un bref récit et une courte histoire de quatre-vingt-dix neuf et nonante neuf manières et façons différentes et autres. Divers styles, nombreux genres pour un exercice et une composition grammaticale et syntaxique tout à fait et totalement étonnante et surprenante. Acclamation et hourra pour Monsieur et Sieur Queneau !
Négativités :
Ce n'est ni un peintre, ni un musicien, c'est un littérateur. Ce n'est ni Pérec, ni Calvino, mais c'est un autre membre de l'OuLiPo. Ce n'est ni un roman, ni un long récit, c'est une histoire brève qui n'est ni racontée une fois, ni racontée 2 fois, mais plutôt 99 fois. Elle n'est ni grammaticalement libre, ni affranchie des genres, elle est sous contrainte stylistique. Ce n'est ni ennuyeux, ni barbant, c'est ludique et très plaisant. Ce n'est ni « Zazie dans le métro », ni « Cent mille milliards de poèmes », mais c'est aussi du Raymond Queneau. C'est « Exercices de style », singulier petit ouvrage ni très sage, ni trop sérieux, qui fait sa révolution en variations sur le même thème.
Zoologique :
Drôle de zèbre que voilà, ce Raymond Queneau ! L'un des coqs de la basse-cour de l'OuLiPo et malin comme un singe avec ça ! Voilà-t-il pas que ce fou de Bassan décide de recenser tous les cris des animaux ! Il s'est pris pour un perroquet à répéter 99 fois le même chant de baleine, en le sifflant sur tous les tons comme un merle sur une branche. Ca caquette, ça blatère, ça s'ébroue, ça hennit…Il faut voir ça : un vrai zoo là-dedans ! Foi de moineau, ce n'est pas une tête de linotte, ce Raymond Queneau, et faut bien être un peu taupe pour pas voir le travail de fourmi entrepris. C'est bien simple, nous, ça nous fait ronronner de plaisir.
Moi je :
Moi je l'ai lu le bouquin. Et moi je vous le dis, raconter 99 fois l'histoire de ce type au galurin et au cou de girafe, je ne sais pas vous, mais moi, eh bien, moi je trouve que c'est quand même pas mal foutu ce qu'il a fait là Monsieur Queneau. Moi, ce que j'en dis hein ? C'est pour dire…Enfin moi, je lui tire mon chapeau, moi, à Raymond Queneau.
Par devant par derrière :
Il ne vous reste plus par devant qu'à continuer par derrière. En anagrammes par devant, en polyptotes par derrière, en aphérèses par devant ou apocopes par derrière, et cetera par devant et cetera par derrière…
Amusez-vous bien par devant, et pourquoi pas par derrière…

« Et un auteur oulipien, c'est quoi ? C'est un rat qui construit lui-même le labyrinthe dont il se propose de sortir. »
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Nowowak
  04 septembre 2020
Doukipudonktan ? Je suis l'ami des consensus mais pas quand il s'agit de puces ou de bus remplis de détritus ! C'est quoi ce blocus qui dans la rue fait chorus ? Pour qui se prennent ces minus ? Pour respecter la distanciation entre gus, il faudrait installer des cactus ou les envoyer se faire voir en Prusse. Si je chope le virus, je n'aurais doit à aucun bonus ! Ce sera mortibus.
Je ne suis pas Crésus mais en montant dans l'autobus avec mon papy russe j'estime que chacun peut rêver d'une belle Vénus qui sentirait l'eucalyptus. Au lieu de cela que voit-on ? Des olibrius avec de drôles de gibus. J'en ai plein les sinus de leur rictus. Mon tonus se perd dans ce rébus. Mordicus ! Pour éviter le méchant lapsus je préfère la jouer motus sinon je vais rater le terminus !
Pour conclure le laïus : ses prospectus cotés à l'argus, Queneau nous en met plein les quenottes avec son hiatus. Je raffole de pareils omnibus. Face à un tel cursus, je ne lui mets donc aucun cumulus. En sus, admirez le processus.
Nowowakus

Lien : https://brunosanmarcomovingp..
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Bobby_The_Rasta_Lama
  21 mai 2018
Raymond Queneau , le grand prêtre de l'Oulipo, a déposé, avec ses "Exercices de style", une belle offrande sur l'autel de la langue française !

On peut se dire - "à quoi ça sert de relire quatre-vingt-dix-neuf fois la même histoire d'un gus dans un bus, dont le bouton de pardessus aurait mérité d'être remonté", mais justement...
Exercez-vous avec tonton Raymond, expérimentez, extrapolez, exorcisez cette petite histoire autobussante d'une façon de plus en plus extraordinaire !
le livre est comme la gamme de chocolat Côte d'Or - quatre-vingt-dix-neuf fois la même chose, mais à chaque fois le chocolat est différent et presque toujours aussi bon.
Ou prenez cette histoire autobussique par son côté mathématique, si cher à l'Oulipo - on peut poser la même équation maintes fois différemment pour obtenir toujours le même résultat !
Ô lecteur au regard perçant de braise, comme tu te réjouiras de ces "apostrophes" tracés au stylographe à la plume platine !
Les "hellénismes" de Queneau vont te traumatiser le diaphragme, tandis que ses "antonymes" ne t'arracheront pas le moindre sourire...
Tiens ! Minuit ! Il est temps de dormir ! t'exclameras-tu tristement en refermant à contrecoeur cet assemblage de 160 rectangles de papier imprimés des deux côtés et reliés ensemble (ce qui, en définitif, peut aussi bien définir ces "Exercices"). Tout en laissant les "italianismes" per oune autre giorne, ainsi que les anagrammes, alexandrins, polyptotes, apocopes, syncopes et caetera, et caeteron.....
Car "c'est en écrivant qu'on devient écriveron".
Et Raymond est un sacré écriveron ! C'est oun magiciano de tutti motti de la french language, qui vous ressort à l'infini le même lapin de son haut-de-forme, mais tantôt le lapin est noir, tantôt il est blanc, lapin de garenne ou lapin javanais, parfois il a des pattes de devant derrière et celles de derrière devant, les oreilles collés au dos ou les yeux flanqués aux fesses.
Il change sans arrêt et ça nous fait marrer, mais on ne peut pas s'empêcher d'être admiratifs.
Et quand le chapiau est vide, il ne reste qu'à enlever aussi le notre...
Chapeau, monsieur Queneau !
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BazaR
  20 mai 2015
J'ai acheté ce livre suite à la chaude recommandation d'un collègue dont j'apprécie les goûts éclectiques. A-priori, ce n'est pas ma tasse de thé mais je lui ai fait confiance.
Mais comme j'ai bien fait !!
En fait il y a tout ce que j'aime là-dedans : le jeu avec les mots, avec les phrases, les fonctions mathématiques appliquées aux mots, la variation, surtout la variation. On rit souvent, on s'étonne toujours. le résultat de l'exercice est parfois fade, mais éveille toujours la curiosité.
Pour ceux qui ne connaissent pas. Il s'agit de faire des variations sur une histoire très simple : Sur la plateforme bondée du bus S, la narrateur décrit un individu au long affublé d'un chapeau orné d'une tresse au lieu d'un ruban qui râle après un autre passager qui lui écrase les pieds chaque fois que du monde monte ou descend. Dès qu'il le peut, il s'installe à une place libre. Plus tard, le narrateur le revoit en train de discuter avec un ami qui lui conseille de faire remonter le bouton supérieur de son pardessus.
Le but de tout exercice étant d'être pratiqué, tentons ici l'expérience :
MISE A JOUR
Chui dans l'tram 2, trop plein de veaux le truc. Y'a un keum debout qui me les gonfle sévère. Il l'ouvre tout l'temps pour gueuler sur un pauv' vieux, soi-disant que l'vieux lui écrase les pompes chaque fois qu'les mecs descendent. Pauvre abruti ! On est serré comme une carte d'identité dans un scanner quoi ! Peux pas la fermer cinq minutes ? Déjà qu'c'est limite s'il se bouge pour laisser sortir les gens. Encore un enfoiré quoi ! Tiens ! Y'a une place assise qui s'libère et le keum, il fonce dessus comme ma meuf sur une paire de shoes sur Zalando ! Cherche mêm' pas si y'a un vieux autour, l'enfoiré. Putain, y'a des escadrilles de baffes qui s'perdent, c'est bon !
Tiens ! J'viens de revoir l'enfoiré du tram à la Défense ! Il causait avec un autre enfoiré, il peut pas avoir des potes ce keum. L'autre lui disait un truc sur son Lacoste. Putain, Lacoste, quoi ! le ringard à deux balles !
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karmax211
  28 août 2021
-Exercices de style - fait partie de mes livres de chevet.
En ces temps où il y a en France 67 millions d'auteurs autoproclamés, comme il y a 67 millions de sélectionneurs de football ou 67 millions d'épidémiologistes, d'infectiologues, de virologues... bref 67 millions d'ultracrépidarianistes ( un mot qui, j'en suis persuadé, aurait amusé Queneau ), il est bon de connaître et d'avoir à portée de lecture cet ouvrage oulipesque, dont le mérite, outre tout ce qui a trait à l'étude de la langue ( la linguistique historique, textuelle, la sémantique, la pragmatique, la phonétique, la phonologie, la grammaire, la syntaxe, la stylistique, l'histoire etc...), est d'offrir à travers "des exercices de style", c'est-à-dire une série quasi inépuisable de prouesses littéraires, une démonstration de ce qu'est l'écriture, de ce que sont ses aspects multidimensionnels si l'on possède les outils ( voir les disciplines mentionnées plus avant ) nécessaires pour pouvoir les exprimer dans ce qu'ils ont de meilleur, j'entends par là de plus créatif, de plus subtil, de plus efficace, de plus intelligent.
Ce livre est donc, autant ce à quoi je viens de faire allusion, qu'un manuel d'hypotrophie de l'ego, de la remise en cause de toutes les prétentions narcissiques... un livre pour tout créateur en gestation qui aurait l'humilité et la sagesse de s'interroger sur ce que à quoi peuvent tendre ses velléités littéraires... s'il est, tel un Lucien de Rubempré, épris de gloire littéraire.
Queneau se propose donc dans cette oeuvre, en partant d'un texte originel, de décliner 99 fois son histoire sur des modes différents.
Cette idée, qu'on qualifie de contrainte... ludique, est née, dit-on, de...
"Il semblerait que pour l'écriture des Exercices de styleQueneau se soit inspiré de l'oeuvre de Bach Die Kunst der Fuge (composée entre 1740 et 1750) qui comporte quatorze fugues et quatre canons. Chacun de ces dix-huit contrepoints se base sur le Contrapunktus. Queneau dit qu'après avoir entendu l'Art de la Fugue il a pensé « qu'il serait bien intéressant de faire quelque chose de ce genre sur le plan littéraire. C'est effectivement et très consciemment en me souvenant de Bach que j'ai écrit Exercices de style ».
Voilà pour la genèse.
Venons-en au texte aux infinies variations.
"L'histoire elle-même tient en quelques mots. le narrateur rencontre dans un bus un jeune homme au long cou, coiffé d'un chapeau mou orné d'une tresse tenant lieu de ruban. Ce quidam échange quelques mots assez vifs avec un autre voyageur, puis va s'asseoir à une autre place. Un peu plus tard, le narrateur revoit le même jeune homme cour de Rome devant la gare Saint-Lazare en train de discuter avec un ami qui lui conseille d'ajuster (ou d'ajouter) un bouton de son pardessus."
À partir de ce "support narratif", Queneau va nous montrer qu'il est possible de raconter au lecteur, sans le lasser, 99 fois la même histoire.
Et le maestro oulipesque se lance : (au hasard)... la version médicale, sous forme de lettre officielle, d'analyse logique, d'onomatopées, d'anglicismes, d'italianismes, de javanais, de conjugaison des temps, de figures de style, de nuances stylistiques ( ampoulé, vulgaire ), de mode ( comédie, interrogatoire ), en faisant appel à nos cinq sens, à quelques genres poétiques ( le sonnet, le tanka (eh oui ! ), les vers libres, les Alexandrins ), mais aussi les noms propres, les "contre-petteries", les interjections, et ce qu'il appelle le "Modern Style"... je termine cette liste non exhaustive sur "Alors"...
"Alors l'autobus est arrivé. Alors j'ai monté dedans. Alors j'ai vu un citoyen qui m'a saisi l'oeil. Alors j'ai vu son long cou et j'ai vu la tresse qu'il y avait autour de son chapeau. Alors il s'est mis à pester contre son voisin qui lui marchait alors sur les pieds. Alors, il est allé s'asseoir.
Alors, plus tard, je l'ai revu Cour de Rome. Alors il était avec un copain. Alors, il lui disait, le copain: tu devrais faire mettre un autre bouton à ton pardessus. Alors."
Un exemple d'un de ces 99 tours de force qui sont autant d'invites à leur lecture qu'à vous challenger, et écrire vous-même votre propre version.
Car si Queneau s'est limité à 99 versions du même texte, c'est qu'il fallait se fixer, d'un point de vue éditorial, une limite.
Mais il est bien évident qu'il aurait pu non pas se restreindre à 99 versions mais en viser 999.
Amusez-vous à y réfléchir...
Je vous aide un peu : en verlan, sans les voyelles ( A, E ( clin d'oeil à Monsieur Perec, I, O,U,Y ), et bien sûr sans les consonnes ( je ne les liste pas ( sourire ) ), ne pas utiliser de verbes, ne pas employer le masculin ou le féminin, tout mettre au pluriel ou au singulier, écrire une version à la Coluche, à la Desproges, à la Devos..., poétiquement, le fin du fin serait d'en écrire une à la René Char... politiquement à la Trump, à la Berlusconi, à la Poutine ou à la le Pen ( je provoque... encore que...), et puis pour finir... un texte revu et visité par Raoult, l'OMS, les pro et les anti-vax...
Mille manières donc de constater qu'on peut tout écrire et... presque n'importe comment...
Je dis presque, car derrière cet adverbe le talent se tient en embuscade, et que sans lui...
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Citations et extraits (133) Voir plus Ajouter une citation
OrpheaOrphea   22 novembre 2010
INJURIEUX

Après une attente infecte sous un soleil ignoble, je finis par monter dans un autobus immonde où se serrait une bande de cons. Le plus con d'entre ces cons était un boutonneux au sifflet démesuré qui exhibait un galurin grotesque avec un cordonnet au lieu de ruban. Ce prétentiard se mit à râler parce qu'un vieux con lui piétinait les panards avec une fureur sénile ; mail il ne tarda pas à se dégonfler et se débina dans la direction d'une place vide encore humide de la sueur des fesses du précédent occupant.
Deux heures plus tard, pas de chance, je retombe sur le même con en train de pérorer avec un autre con devant ce monument dégueulasse qu'on appelle la gare Saint-Lazare. Ils bavardochaient à propos d'un bouton. Je me dis : qu'il le fasse monter ou descendre son furoncle, il sera toujours aussi moche, ce sale con.
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araucariaaraucaria   31 août 2016
Alexandrins

Un jour dans l'autobus qui porte la lettre S
Je vis un foutriquet de je ne sais quelle es-
Pèce qui râlait bien qu'autour de son turban
Il y eût de la tresse en place de ruban.
Il râlait ce jeune homme à l'allure insipide,
Au col démesuré, à l'haleine putride,
Parce qu'un citoyen qui paraissait majeur
Le heurtait, disait-il, si quelque voyageur
Se hissait haletant et poursuivi par l'heure
Espérant déjeuner en sa chaste demeure.
Il n'y eut point d'esclandre et le triste quidam
Courut vers une place et s'assit sottement.
Comme je retournais direction rive gauche
De nouveau j'aperçus ce personnage moche
Accompagné d'un zèbre, imbécile dandy,
Qui disait : «ce bouton faut pas le mettre icy.»
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Bobby_The_Rasta_LamaBobby_The_Rasta_Lama   14 avril 2018
Hellénismes

Dans un hyperautobus plein de pétrolonautes, je fus martyr de ce microrama en une chronie de métaffluence : un hypotype plus qu'icosapige avec un pétase péricyclé par caloplegme et un macrotrachèle eucylindrique anathématise emphatiquement un éphémère et anonyme outisse, lequel, à ce qu'il pseudolégeait, lui épivédait sur les bipodes mais, dès qu'il euryscopa une coenotopie, il se péristropha pour s'y catapelter.
En une chronie hystère, je l'esthèsis devant le sidérodromeux stathme hagiolazarique, péripatant avec un compsanthrope qui lui symboulait la métacinèse d'un omphale sphincter.

...le correcteur d'orthographe est en pleine crise d'hystérie !
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   28 août 2016
Polyptotes


 Je montai dans un autobus plein de contribuables qui donnaient des sous à un contribuable qui avait sur son ventre de contribuable une petite boîte qui contribuait à permettre aux autres contribuables de continuer leur trajet de contribuables. Je remarquai dans cet autobus un contribuable au long cou de contribuable et dont la tête de contribuable supportait un chapeau mou de contribuable ceint d'une tresse comme jamais n'en porta contribuable. Soudain ledit contribuable interpelle un contribuable de voisin en lui reprochant amèrement de lui marcher exprès sur ses pieds de contribuable chaque fois que d'autres contribuables montaient ou descendaient de l'autobus pour contribuables. Puis le contribuable irrité alla s'asseoir à la place pour contribuable que venait de laisser libre un autre contribuable. Quelques heures de contribuable plus tard, je l'aperçus dans la Cour pour contribuables de Rome, en compagnie d'un contribuable qui lui donnait des conseils d'élégance de contribuable.
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lyssleclysslec   20 août 2012
Gastronomique

Après une attente gratinée sous un soleil au beurre noir, je finis par monter dans un autobus pistache où grouillaient les clients comme asticots dans un fromage trop fait. Parmi ce tas de nouilles, je remarquai une grande allumette avec un cou long comme un jour sans pain et une galette sur la tête qu'entourait une sorte de fil à couper le beurre. Ce veau se mit à bouillir parce qu'une sorte de croquant (qui en fut baba) lui assaisonnait les pieds poulette. Mais il cessa rapidement de discuter le bout de gras pour se couler dans un moule devenu libre. J'étais en train de digérer dans l'autobus de retour lorsque devant le buffet de la gare Saint-Lazare, je revis mon type tarte avec un croûton qui lui donnait des conseils à la flan à propos de la façon dont il était dressé. L'autre en était chocolat.
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Vidéo de Raymond Queneau
YVES PAGÈS – IL ÉTAIT UNE FOIS SUR CENT
Lecture par l'auteur Rencontre animée par Sophie Joubert
Des années durant, l'écrivain Yves Pagès a glané toutes sortes de statistiques, notant dans un carnet des centaines de pourcentages. de ce vertigineux inventaire, il a fait un livre étrange qui, entre jeu littéraire à la Raymond Queneau et réflexions philosophiques à la Theodor Adorno, reconstitue par fragments le tableau d'une société infestée par une vision comptable du monde. Difficile de rompre la glace du monstre statistique, d'échapper à ses ordres de grandeur qui prétendent tout recenser de nos faits et gestes, quantifier nos opinions, mettre en coupe réglée nos vies matérielles. Sous emprise comptable, chacun se sent casé d'office, sondé de bas en haut, pris au piège. Mais alors, comment nous soustraire au grand dénombrement ? Un OVNI aussi malicieux que réjouissant par l'écrivain et « co-animateur » des éditions Verticales.

À lire – Yves Pagès, Il était une fois sur cent, Zones, 2021.
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