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ISBN : 2070370003
Éditeur : Gallimard (17/02/1978)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 473 notes)
Résumé :
On connaît le célèbre apologue chinois : Tchouang-tseu rêve qu'il est un papillon, mais n'est-ce point le papillon qui rêve qu'il est Tchouang-tseu ? De même dans ce roman, est-ce le duc d'Auge qui rêve qu'il est Cidrolin ou Cidrolin qui rêve qu'il est le duc d'Auge ?
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
  01 mars 2017
Raymond Queneau est un auteur que j'apprécie vraiment beaucoup. Et ce roman est incontestablement mon livre préféré de cet écrivain. L'écriture est merveilleuse, pétillante, inventive... Raymond Queneau était un génie. Ce livre m'a beaucoup divertie et j'ai ri de bon coeur. Un texte lu et relu, que je conseille au plus grand nombre. Ce roman est devenu un classique. C'est un chef-d'oeuvre. Un coup de coeur.
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Nadou38
  24 août 2017
He bien ! Je suis agréablement surprise par l'écriture de Monsieur Queneau ! «Les fleurs bleues» est le premier roman que je lis de cet auteur et cela ne sera certainement pas le dernier, merci à jeeves_wilt pour sa recommandation.
Je ne m'attendais pas du tout à cet humour et surtout à ces jeux de langage ; c'est rafraichissant et j'ai souri plus d'une fois !
Bon, l'histoire semble un peu tirée par les cheveux, avec nos deux protagonistes très bourrus mais bien sympathiques quand même, le duc d'Auge et Cidrolin, qui rêvent étrangement l'un de l'autre. Je ne suis pas sûre d'avoir saisi le sens profond de cette histoire, mais y en a-t-il vraiment un et est-ce si important ? Pas pour moi en tout cas dans ce petit roman si particulier où je me suis fait plaisir à me laisser porter par le rythme du texte, des mots et calembours de Sieur Raymond.
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kaerlyon
  02 juillet 2015
Loufoque, entrainant, rafraichissant, humoristique, curieux, irréaliste, aérien, décalé…. Que de qualificatifs pour définir ce roman !

Cidrolin vit sur une péniche. Ses passions sont simples. Il aime faire un tour au "campigne" pour observer, tel un zoo, ses habitants. Il admire l'évolution constructive du "hachélème" de l'autre côté de la route. Il repeint sa cloture après le passage d'un inconnu qui y tague des insultes. Mais surtout la passion de Cidrolin est de dormir. Parce que lorsqu'il dort, Cidrolin rêve. Mais ce ne sont pas de simples rêves. Non, Cidrolin rêve du duc d'Auge, un personnage haut en couleurs qui vit sous le règne de Saint Louis. le duc d'Auge a une très longue vie rempli d'aventures qui lui font traverser les siècles. Mais sa principale occupation est de dormir. Parce que lorsqu'il dort, il rêve. Il rêve d'un drôle de monde. Un monde rempli de "houatures", de "tévé". Mais le duc d'Auge rêve surtout de Cidrolin, un veuf qui vit avec sa dernière fille sur une péniche, dans un temps lointain et à qui il arrive pleins d'aventures…

Toujours dans le cadre du "challenge ABC", je cherchais un "Q". J'ai hésité à choisir Queneau en raison de quelques souvenirs scolaires où le côté surréaliste de l'écrivain m'avait dérouté. Ai-je acquis de l'expérience ? Est-ce l'enseignement qui n'a pas su rendre l'auteur intéressant ? Quoiqu'il en soit, je ne regrette pas mon choix. Et pourtant, si j'essaie d'analyser ce que j'ai apprécié, je suis bien en peine ! Pas d'histoire, au sens romanesque du terme. Les personnages sont décrits sous un aspect négatif. L'orthographe est volontairement faussée. Même le titre n'a aucun rapport. Toutefois, il est impossible de quitter ce roman une fois commencé. Bizarrement, j'ai adoré le passage d'un personnage à un autre, sans aucune transition. C'est tellement naturel ! C'est difficile à expliquer mais ce livre m'a donné un sentiment de légèreté, de liberté. C'est justement le privilège d'un grand auteur d'avoir la capacité de faire rêver son lectorat juste avec des mots. Et puis ce n'est pas tous les jours que mon héros romanesque préféré est un cheval s'appelant Démosthène….
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LunaZione
  02 janvier 2014
Visiblement, Raymond Queneau et moi, nous ne sommes vraiment pas fait pour nous entendre ! J'avais mis exprès ce livre dans ma liste du challenge ABC 2013 de Nanet histoire d'être certaine de le sortir un jour de ma PAL. Bon, bah, c'est chose faite, mais je n'ai vraiment pas apprécié cette lecture.
En fait, le truc qui me dérange chez Raymond Queneau - et particulièrement dans ce titre - c'est qu'il est trop prise de tête. J'apprécie la lecture pour la détente et le plaisir qu'elle me procure et avec lui c'est tout le contraire : il me fait me triturer l'esprit au moment où j'apprécierais justement de ne pas le faire ! D'autant plus que, du coup, je ne perçois plus son humour ou ne l'apprécie plus ce qui rend cette lecture plutôt ennuyeuse.
L'autre point qui m'a chagrinée, c'est qu'il n'y a pas vraiment d'histoire à ce roman. Tout est prétexte pour un exercice de style et du coup : la forme est là, mais pas le fond, ce que je trouve assez dommage.
Pourtant, Raymond Queneau à une écriture assez agréable et fluide : étonnamment son texte est aussi simple que compliqué. Il me semble qu'il a fait attention à faire des phrases simples quand il s'amusait avec les mots et à utiliser des mots simples quand il s'amusait avec les tournures de phrases...
J'imagine que ce texte doit être très intéressant à approfondir et à relire, mais personnellement, je n'y tiens pas vraiment pour le moment. Mais bon, ce serait visiblement un mal nécessaire : la petite soeur qui l'a étudié en français pour le bac, l'a beaucoup apprécié !
Un texte intéressant mais à découvrir à tête reposée ;)
Lien : http://lunazione.over-blog.c..
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OhOceane
  21 mars 2017
C'est un bouquet qui ne se laisse pas facilement cueillir, si on n'ouvre pas un peu son coeur et son esprit.
Mais moi, j'étais prévenue, et puis j'aime bien les choses un peu étrange, un peu hors cadre, et le fondateur de l'Oulipo, le hors cadre, ça lui connaît :)
Alors, ces Fleurs Bleues, quelles sont-elles ? Des fleurs que l'on cueille au creux des songes. de drôles de songes, des rêves extraordinaires, rêvés par… Rêvés par qui donc ?
Cidrolin sur sa péniche ? le Duc d'Auge sur son cheval ?
Et si je tentais un résumé, avant de vous perdre en chemin :) ?
Le roman est basé sur cette célèbre démonstration chinoise (démonstration qu'on désigne sous le nom d'apologue) « Tchouang-tseu rêve qu'il est un papillon, mais n'est-ce point le papillon qui rêve qu'il est Tchouang-tseu ? »
Dans notre roman, nous avons Cidrolin, qui vit sur une péniche, peint et repeint une barrière souillée chaque jours mystérieusement, indique le chemin du « campigne » à des campeurs insolites, avant de s'endormir pour une sieste, dans laquelle il rêve du Duc d'Auge…
A moins que ce ne soit le Duc d'auge sur son fier cheval bavard, qui rêve de Cidrolin, entre deux révolutions ? Qui sait.
En tout cas, le Duc d'Auge voyage, de siècle en siècle, l'épée leste et le verbe fleuri, jusqu'à rencontrer Cidrolin, alors qu'il cherchait le chemin du campigne :)
Le livre est riche, comme un mille-feuilles, il y a de multiples possibilités d'interprétation, et autant de détails à repérer. La finesse du vocabulaire, la drôlerie, l'absurdité des situations, tout cela fait de ces Fleurs Bleues un ouvrage unique. Chacun peut y puiser ce qu'il veut, apprécier les petits détails qui apparaissent et disparaissent au gré des lectures.
C'est aussi une oeuvre remarquable par le voyage dans le temps qu'elle décrit. J'ai toujours été très préoccupée de ses questions sur le temps. Et là, la rencontre improbable de Cidrolin et du Duc, puis le largage de la péniche, qui part emmenant le Duc et sa cours avec lui, la petite barque qui ramène Cidrolin vers le rivage… Tout cela m'a fait penser à ma propre idée du temps, une sorte de cercle concentrique, avec les personnes et les situations qui se reproduisent comme dans un drôle de miroir… Un peu comme les galets que l'on jette dans l'eau et qui forment des cercles concentriques.
Bref, un roman, riche, incroyable par delà les situations un peu absurdes, un livre qui se savoure.
Quant aux Fleurs Bleues du titre, nous ne les apercevons qu'à la toute fin du livre. Finalement, elles désignent peut-être notre coeur, et notre esprit, quand on les laisse ouvert et propre à accueillir ce qui est hors cadre, comme l'amour, ou n'importe quelle autre absurdité ?
Lien : http://danslessouliersdocean..
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
GuillaumeTMGuillaumeTM   23 avril 2013
A la terrase du café, des couples pratiquaient le bouche à bouche, et la salive dégoulinait le long de leurs mentons amoureux; parmi les plus acharnés à faire la ventouse se trouvaient Lamélie et un ératépiste, Lamélie surtout, car l'ératépiste n'oubliait pas de regarder sa montre de temps à autre vu ses occupation professionnelles. Lamélie fermait les yeux et se consacrait religieusement à la languistique.
Vint la minute de séparation; l'ératépiste commença lentement les travaux de décollement et, lorsqu'il fut parvenu à ses fins, cela fit flop. Il s'essuya du revers de la main et dit :
-- Faut que je me tire.
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Nadou38Nadou38   22 août 2017
Le chapelain devina que le duc envisageait de passer à la rébellion ouverte. Le héraut devina la même chose. Le duc devina que les deux autres avaient deviné. Le chapelain devina que le duc avait deviné qu'il avait deviné, mais ne devinait point si le héraut avait lui aussi deviné que le duc avait deviné qu'il avait deviné. Le héraut, de son côté, ne devinait point si le chapelain avait deviné que le duc avait deviné qu'il avait deviné, mais il devinait que le duc avait deviné qu'il avait deviné.
(chap. IV)
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Nadou38Nadou38   23 août 2017
-À ce propos, continua Joachim sans tenir compte de cette question, j'ai fait, moi aussi, une remarque. J'ai découvert qu'avec leur tiercé, les Français étaient devenus alchimistes.
Ni Lalix, ni Cidrolin ne bronchèrent ; encore moins Empoigne.
-Oui, conclut le duc, ils espèrent tous faire de l'or avec des chevaus. Cette fois-ci, bonsoir !
Il disparut, puis réapparut aussitôt.
-Ma réflexion vous a paru sans doute singulière. Je reconnais en effet qu'elle venait comme des chevaus sur la soupe.
(chap. XIX)
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Nadou38Nadou38   18 août 2017
-Que diriez-vous d'aller voir où en sont les travaux à l'église Notre-Dame ?
-Comment ! s'écria le duc, ils ne sont pas encore terminés ?
-C'est ce dont nous nous rendrons compte.
-Si on traîne tellement, on finira par bâtir une mahomerie.
-Pourquoi pas un bouddhoir ? un confucius-sonnal ? un sanct-lao-tsuaire ?
(chap. I)
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vincentfvincentf   28 octobre 2010
Le vingt-cinq septembre douze cent soixante-quatre, au petit jour, le duc d'Auge se pointa sur le sommet de son château pour y considérer, un tantinet soit peu, la situation historique. Elle était plutôt floue. Des restes du passé traînaient encore çà et là, en vrac. Sur les bords du ru voisin, campaient deux Huns; non loin d'eux un Gaulois, Eduen peut-être, trempait audacieusement ses pieds dans l'eau courante et fraîche. Sur l'horizon se dessinaient les silhouettes molles de Romains fatigués, de Sarrasins de Corinthe, de Francs anciens, d'Alains seuls. Quelques Normands buvaient du calva.
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Videos de Raymond Queneau (54) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Raymond Queneau
La Part des flammes de Gaëlle Nohant aux éditions Livre de Poche
Mai 1897. Pendant trois jours, le Tout-Paris se presse à la plus mondaine des ventes de charité. Les regards convergent vers la charismatique duchesse d?Alençon. Au mépris du qu?en-dira-t-on, la princesse de Bavière a accordé le privilège de l?assister à Violaine de Raezal, ravissante veuve à la réputation sulfureuse, et à Constance d?Estingel, qui vient de rompre brutalement ses fiançailles. Dans un monde d?une politesse exquise qui vous assassine sur l?autel des convenances, la bonté de Sophie d?Alençon leur permettra-t-elle d?échapper au scandale ? Mues par un même désir de rédemption, ces trois rebelles verront leurs destins scellés lors de l?incendie du Bazar de la Charité. Une langue d?une beauté parfaite, veloutée et élégante, des destins peu communs et l?exploration passionnante d?un monde oublié. Une fresque flamboyante. Bernard Babkine, Marie France.
https://www.lagriffenoire.com/6913-romans-la-part-des-flammes.html


Légende d'un dormeur éveillé de Gaelle Nohant aux éditions Héloïse d?Ormesson
En romancière funambule, Gaëlle Nohant a relevé le défi lancé par Queneau : " Il n'y aura pas de connaissance véritable de Desnos tant qu'on n'en aura pas établi la légende. " Fabuleuse investigation littéraire, Légende d'un dormeur éveillé ressuscite quinze ans d'histoire du poète, des années folles à l'Occupation. Une traversée du xxe siècle, vivante et tumultueuse, sur les traces d'un héros dont on ne peut que tomber amoureux. C'est par la fiction qu Gaëlle Nohant choisit d'explorer la vie aussi héroïque qu'engagée de Robert Desnos. Au plus proche de l'artiste, elle épouse ses pas, des Halles à Montparnasse, non sans quelques détours par Cuba ou Belle-Île ; visite son atelier de la rue Blomet ; écoute sa " Clef des Songes " ; suit les séances animées du Café Cyrano en compagnie d'Antonin Artaud, de Prévert et d'Aragon ; danse des nuits entières aux côtés de Kiki et de Man Ray. Pour ce voyage avec Desnos, elle puise dans son ?uvre, sonde les âmes en medium et, comme lui, " parle surréaliste ". S'identifiant à Youki, le grand amour De Robert, elle l'accompagne jusqu'au bout de la route, au camp de Terezín, en juin 1945.
https://www.lagriffenoire.com/88392-divers-litterature-legende-d-un-dormeur-eveille.html
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