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EAN : 9782070373123
224 pages
Gallimard (15/09/1981)
3.78/5   98 notes
Résumé :
Le lundi de Pâques 1916, à Dublin, une insurrection nationaliste irlandaise éclate. Sept rebelles prennent possession du bureau de poste qui fait le coin de Sackville Street et d'Eden Quay, le vident de ses occupants légaux et soutiennent un siège farouche contre les loyaux soldats de Sa Majesté britannique. Mais une jeune fille, Gertie Girdle, est restée, qui va poser de nombreux problèmes aux assiégés - et notamment celui-ci : parviendront-ils à se conduire correc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
CarlmariaB
  27 juin 2021
Sexe, mort et politique, qu'un seul vienne à manquer et le roman me rase. Dans ce pastiche de roman hard-boiled de 1947, On est toujours trop bon avec les femmes (ironique, c'est Queneau), rien ne manque. Composé selon les canons classiques de l'unité - un bureau de poste de Dublin, un jour et une nuit, une action révolutionnaire irlandaise armée, de la première rafale de mitrailleuse papiste au dernier obus anglican - tout y est: le sexe, séparé ou non du corps du révolutionnaire avant la mort; la tête du révolutionnaire séparée ou non du corps pendant le sexe ; et au milieu du champ de tir, le cadavre d'une jeune postière, les jupes relevées, qui provoque ou non l'émoi sexuel des insurgés qui attendent la mort (et la curiosité d'un chien). C'était un texte surréaliste fait pour Luis Buñuel et le théâtre du Grand Guignol de la rue Chaptal, mais c'est Marcel Jullian qui l'adapta au cinéma avec Jean-Pierre Marielle et Élisabeth Wiener, l'héroïne- La Prisonnière de Clouzot – qui se trouve à nouveau captive, des lavatories cette fois. Or son fiancé britannique qui commande le croiseur dépêché pour bombarder la révolution, hésite. Trahira-t-il le Roi et l'Empire pour épargner la pucelle, ignorant qu'elle ne l'est plus depuis peu? La pucelle parviendra-t-elle à amoindrir l'élan révolutionnaire viril? Comme dirait Beaumarchais, "tout finit par des castrations".
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lecassin
  14 mai 2013
« On est toujours trop bon avec les femmes est bien un roman de Raymond Queneau et non « Un roman irlandais de Sally Mara » …
Tout d'abord parce qu'on y boit du « ouisqui » et qu'on part en « ouiquende »… A moins que Sally Mara ne soit en fait Raymond Queneau lui-même.
Ensuite : les jeux de mots, les calembours parfois douteux, les néologismes…
Bon ! Mais Queneau, ce n'est pas que du style, même si celui-ci tient une grande place dans son oeuvre.
C'est aussi une intrigue.
On est à Dublin, le lundi de Pâques 1916, et les nationalistes Irlandais passent à l'offensive. Sept d'entre eux se barricadent dans le bureau de poste au coin de Sackville Street et d'Eden Quay. Ils sont assiégés par les troupes de Sa Gracieuse Majesté Britanique… Problème : une jeune fille, Gertie Girdle qui était aux toilettes, est restée après l'évacuation du bâtiment par les insurgés. Sauront-ils se comporter en gentlemen avec elle pour mériter le statut de héros, s'ils venaient à mourir pour la défense de la très catholique Irlande ?
Pas si sûr… La demoiselle, même si elle n'est ni Zazie, ni dans le métro se révélera une très performante empêcheuse de révolutionner en rond…
Amusant ! Et surtout la confirmation qu' « On est toujours trop bon avec les femmes »…
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karkarot
  19 septembre 2018
Placer un roman absurde dans L'Irlande révolutionnaire de 1916, c'était osé.
Mais c'est sacrément réussi ! Voilà un roman de haut vol qui mélange politique, humour forcené et noir, et critique sociétale.
Le titre à lui seul est une belle provocation dont l'explication ne vient évidemment qu'à la fin.
Le caractère et l'intelligence des révolutionnaires sont tout bonnement excellents et tellement comiques !
Même si leur combat semble juste, on le sait voué d'avance à l'échec, et eux même se préparent à mourir même s'ils en ont en fin de compte assez peu envie. Il devront leur longue survie à un capitaine de navire amoureux.
Queneau réussit donc un tour de force, faire rire avec une tragédie, aux dépends des femmes mais sans être misogyne, en se moquant des hommes mais sans cynisme, avec un langage cru, des situations burlesques, un comique de situation parfait.
Un très bon petit livre qui se dévore !
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jeeves_wilt
  14 mai 2019
Pour passer un bon moment de détente, Ça se lit vite et bien , en 2heures c'est torché, et ça laisse un goût agréable dans les synapses.
Prise d'otages dans un bureau de poste en Irlande, évidemment cela ne se passe pas comme prévu, heureusement pour nous, cela nous permettra de lire des situations cocasses, un peu grivoises, mais tellement savoureuses et sans gros mots, mais avec des mots-valises, il faut parfois relire le mot pour bien le comprendre malgré une écriture simple, c'est Raymond !
Le style Céline ne s'est pas fait tout seul, y'a aussi une similitude avec Audiard, tout est lié en littérature, enfin je pense, en tout cas il y avait à cette époque une dynamique de style, qu'y je crois n'existe plus aujourd'hui ?
Je recommande pour tout lecteur, détente "instructive" assurée.
Oups ! une idée, c'est rare... de ma part, et pourquoi pas une B.D. ?
P.S.: C'est de la lecture intello-rigolotte qui sous ces airs simplette cache une technicité du langage exceptionnelle.
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IreneAdler
  29 juin 2013
Dublin, 1916. Quelques républicains vident la Poste Centrale de la ville (General Post Office) et se préparent au siège. Tout ne se déroule pas comme prévu : une des demoiselles est restée dans le bâtiment.
L'histoire irlandaise à la sauce Queneau : les conjurés ne sont pas bien malins, les Britanniques ne valent guère mieux et l'Anglaise est lubrique. Ca se laisse lire facilement et rapidement, mais il manque ce qui fait l'allant de Zazie dans le métro. Il y a moins d'invention langagière, c'est moins drôle, moins enlevé.
Je suis contente de l'avoir lu mais n'en garderai pas un souvenir impérissable.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
CarlmariaBCarlmariaB   27 juin 2021
Les hommes s’aplatirent et rampèrent vers leurs armes. La chaise de Gertie fut renversée et la jeune fille se mit à gigoter dans son inconfortable position. Elle découvrit ainsi des jambes minces, mais substantielles et moulées dans une matière précieuse qui était de la soie. Larry ayant saisi son flingue, revint vers elle à quatre pattes et rabattit sa jupe sur ses mollets. Puis il alla combattre. Alors Gertie comprit qu’il y en avait déjà un qui l’aimait.
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IreneAdlerIreneAdler   26 juin 2013
Mac Cormack bloquait les interstices d'un volet avec les dossiers de Théodore Durand. Il croyait à l'efficacité des épaisseurs de papier pour la protection des balles, et d'autre part il n'aimait pas la bureaucratie. Il était heureux.
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valeriepasdeloupvaleriepasdeloup   27 septembre 2016
Je ne vais tout de même pas rester là jusqu'à la fin de mes jours, se dit Gertie. Dieux gracieux, ce sont des bandits, des Républicains qui ont pillé le bureau. Ils doivent être partis, maintenant. Il me semble plutôt qu'ils ne sont pas partis. Ce sont les autres qui sont partis.
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oliviersavignatoliviersavignat   14 juillet 2020
Ayant poussé la porte, elle aperçut, dans le couloir, un homme, le revolver à la main. Il ne la vit pas. Elle referma vivement et, s'appuyant contre le lavabo, pressa de ses deux mains son cœur qui s'était mis à battre à côtes fendre.
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EffeLouEffeLou   20 octobre 2014
"L'humour est une tentative pour décaper les grands sentiments de leur connerie."
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Une émission présentée par Guillaume Erner, en partenariat avec France Culture.#livresetvous #bienvenueauclub #publicsenat #franceculture #universitéorléans
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