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ISBN : 2070362264
Éditeur : Gallimard (17/10/1972)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.89/5 (sur 103 notes)
Résumé :
Ce silence, cette nuit, ces rues étroites, tout disposait Pierrot à ne penser à rien de précis. Il regardait à droite, à gauche, comme pour accrocher quelque part ses petites curiosités, mais ne trouvait rien - tout au plus les enseignes, et qui ne valaient pas les billes de l'avenue de Chaillot. Il songea un instant à visiter le bobinard de cette sous-préfecture, mais il ne rencontrait personne pour le renseigner. Finalement il se perdit. Il traversait maintenant u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  03 mai 2013
La foire du Trône, vous y êtes ? Enfin, quand je dis la Foire du Trône… Je devrais dire L'Uni-Park, vous z'y êtes toujours ? Ça tombe bien, parce que Pierrot y est aussi ; enfin, lui, il y est employé… Pas pour longtemps d'ailleurs ; mais ça c'est une autre histoire...
Pierrot, il aime la vie, et puis les jolies filles. Et puis parmi les jolies filles, la fille du patron, la belle Yvonne qui en pince pour Paradis, son pote…
Pierrot, il vit dans son monde à lui, et son monde à lui c'est l'Uni-Park, un parc d'attractions… Un parc d'attractions ? Enfin pour l'instant ; mais ça, c'est une deuxième autre histoire…
Et Léonie, la maîtresse du directeur de l'Uni-Park : va-telle retrouver la trace de Jojo, son premier amour ? Voilà encore une autre histoire…
Et puis y'en a d'autres, des histoires...
Un temps proche des surréalistes, Raymond Queneau rompra avec Breton en1929 mais restera proche des avant-gardistes de tout poil : que ce soit avec « le Club des Savanturiers » qu'il fonde avec notamment Boris Vian ou dans sa participation au « Collège de pataphysique » cher à Jarry, Raymond Queneau n'est jamais loin de là où on invente, tant en matière de syntaxe et grammaire qu'en matière de néologismes. Sans compter l'emploi de mots d'argot ou de mots depuis longtemps oubliés, mais c'est un peu pareil.
« Pierrot mon ami », une histoire parfois loufoque, parfois tendre, souvent iconoclaste qui fut adaptée pour la télévision, avec dans le rôle de Pierrot, l'excellent Jacques Dutronc. Un régal également.
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bilodoh
  22 mai 2017
Mon ami Pierrot pourrait bien se promener au clair de la lune, car il a le talent de pouvoir marcher sans penser à rien. Rien ne le tracasse, ni la perte d'un emploi, ni le dernier sou qui lui reste. Son seul chagrin, les amours qui ne sont pas réciproques et les femmes trop jolies auxquelles il rêve.

Dans son monde, on trouvera un parc d'attractions, un incendie, le tombeau d'un prince romantique, un regard naïf sur le grand cirque de la vie, avec ses magouilles invraisemblables et des retournements de situation improbables, mais aussi de grandes solitudes et des amitiés qui ne durent que quelques pages...

Un Pierrot sans attaches, mais dans ce cas-ci, c'est réciproque, je ne me suis pas non plus attachée à ce personnage de roman et à ses rocambolesques aventures.
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jfponge
  29 mars 2015
Une fête foraine, l'Uni-Park, sur l'emplacement de ce qui deviendra plus tard le Jardin Zoophilique. Au beau milieu de ce décor foiredutrônesque, où l'Alpinic-Railway voisine avec l'inénarrable Palace de la Rigolade, un étrange tombeau, gardé par l'irréductible Mouilleminche qui refuse obstinément de vendre son terrain. Tel est le décor au milieu duquel navigue notre ami Pierrot, amateur de petits boulots et de jolies filles, et ses amis Petit-Pouce et Paradis. Il tombe amoureux de la belle Yvonne, la fille du patron, qui hélas aime Paradis et se fiche pas mal des bonnes manières de notre héros au coeur d'artichaut. Pas facile tout ça, quand on n'a pas un rond en poche et seulement ses yeux pour pleurer. Qu'il est étrange le petit monde de Raymond Queneau, ses personnages mêlant candeur et moquerie, son langage où surgissent ici ou là des incongruités grammaticales, des mots qui n'existent même pas. Et pourtant, qu'il est vrai ! À la lecture de "Pierrot mon ami" les fans de Daniel Pennac découvriront une filiation évidente, sans toutefois les trouvailles de langage qui font florès chez Raymond Queneau, Boris Vian et autres membres du célèbre "Collège de Pataphysique". Raymond Queneau a fait école, et c'est tant mieux pour la langue française, qui a bien besoin d'être "décrassée", et pour notre plaisir de lecteur. À déguster sans modération...
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Sarah_DD
  06 juin 2008
J'ai eu une impression d'abandon en lisant ce livre. Ça colle bien au thème ou à certains passages de l'histoire, mais je n'avais jamais ressenti ça pour un autre de ses livres. Ailleurs, les personnages sont parfois tellement fous qu'ils en sont moins attachants. Ce n'est pas le cas ici.
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kristian
  23 octobre 2015
Tenter de résumer un livre de Queneau, c'est déjà un grand désespoir, mais de plus il n'y aurait pas plus de sens à résumer la vie qu'à résumer Queneau.
La vie est faite de petits plaisirs et de déceptions qui se transforment en petits plaisirs (ou en grand pour Elodie).
Notre grand plaisir à nous, c'est la langue et la verve de Queneau, c'est cette déambulation dans la vie, dans un quartier.
Comme toujours les personnages se croisent, s'entrecroisent, échangent quelques propos, la vie, quoi !
La vie des gens de peu, de ceux que l'on retrouve prés d'un zinc, sirotant un petit verre à pas cher 'on ne fait pas dans l'alcool de riche), d'ailleurs même ceux qui sont riches ne le paraissent pas.
Roman d'humour, d'amour, surréaliste quelque peu, dont on aime tous les protagonistes, roman de la vie.
BRAVO L'AMI RAYMOND !
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
mandarine43mandarine43   08 août 2011
[ Incipit ]

- Enlève donc tes lunettes, dit Tortose à Pierrot, enlève donc tes lunettes, si tu veux avoir la gueule de l'emploi.
Pierrot obéit et les rangea soigneusement dans leur étui. Il voyait encore à peu près à cinq mètres devant lui, mais la sortie du tonneau et les chaises des spectateurs se perdaient dans le brouillard.
- Alors, tu comprends, reprit Tortose - monsieur Tortose -, tu les prends quand elles arrivent au va-t-et-vient, tu les prends par les poignets, tu les maintiens solidement et puis tu les colles sur le courant d'air. Combien de temps tu dois les y laisser, ça c'est une matière de tact, c'est des cas d'espèce, faudra que tu apprennes. Bon. Maintenant on va répéter, c'est moi qui vais faire la femme, voilà, je m'amène par là, au va-t-et-vient comme de juste j'hésite, tu me prends par les poignets, c'est ça, et puis tu m'entraînes, ça va, et tu me colles sur le courant d'air, très bien. Vu ?
- Vu, monsieur Tortose.
- Alors, maintenant descends dehors avec Petit-Pouce et Paradis et attends la clientèle. Compris ?
- Compris, monsieur Tortose.
Pierrot remit ses lunettes et alla retrouver Petit-Pouce et Paradis qui fumaient en silence. Il faisait encore jour, mais déjà crépusculairement ; avec une bonne petite moyenne au thermomètre, ça vous donnait l'envie de jouir du beau temps sans causer. Comme les autres, Pierrot alluma une cigarette. Des gens se baguenaudaient par les allées, mais ce n'était pas assez compact pour bien s'amuser. Seules, les autos électriques à ressorts commençaient à se tamponner sur la piste du Scooter Perdrix. Les autres manèges, quoique déserts encore, ronflaient du souffle de leurs orgues, et leurs musiques nostalgiques contribuaient certes à développer la vie intérieure des employés du Palace de la Rigolade. A sa caisse, Mme Tortose tricotait.
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bilodohbilodoh   20 avril 2017
Quand tu auras un passé, Vovonne, tu t’apercevras quelle drôle de chose que c’est. D’abord y en a des coins entiers d’éboulés : plus rien. Ailleurs, c’est les mauvaises herbes qui ont poussé au hasard et l’on y reconnaît plus rien non plus. Et puis il y a des endroits qu’on trouve si beaux qu’on repeint tous les ans, des fois d’une couleur, des fois d’une autre et ça finit par ne plus ressembler du tout à ce que c’était.

(Folio 226, p,98)
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lecassinlecassin   03 mai 2013
Quand on arrive à un certain âge, il ne reste plus grand-chose de ce qu’on a connu dans sa jeunesse.
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mandarine43mandarine43   29 juin 2012
Au-delà, dans tout le reste de l'Uni-Park, il y avait cette rumeur de foule qui s'amuse et cette clameur de charlatans et tabarins qui rusent et ce grondement d'objets qui s'usent.
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lecassinlecassin   03 mai 2013
Ah ! la grande amour, ça vient, on ne sait pas quand, on ne sait pas comment, et qui mieux est, on ne sait pas pour qui. Du moins à ce qu’il paraît. Alors ce ne sont plus que clairs de lune, gondoles, ivresses éthérées, âmes sœurs et fleurs bleues.
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Videos de Raymond Queneau (56) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Raymond Queneau
Colette, Louis Aragon, Jean Giono, Jules Renard, Raymond Queneau? lus par chacun des Goncourt, en lien avec la comédienne Isabelle Carré. Tous rendent hommage à ces écrivains qui les ont précédés comme académiciens. Un événement exceptionnel animé par Françoise Rossinot, le 8 septembre 2018 à l'Opéra national de Lorraine.
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