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EAN : 9781092961530
Le peuple de Mü (18/05/2016)
4.1/5   30 notes
Résumé :
Il en est des rêves comme de la vie. Comment les traverser, comment les affronter ? On peut être endormi et se rêver poète, espion, astronaute, plongeur, aventurier, voyageur le long des côtes, sur la route, sombrant dans n’importe quel abîme ou contournant les obstacles.

Dans une société dévastée par une crise économique sans précédent, des « Dormeurs professionnels » ont été sélectionnés pour la richesse structurelle de leurs rêves.

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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Quelle histoire, bon sang mais quelle histoire !!
Grâce à l'opération Masse Critique, j'ai pu découvrir ce nouvel auteur qui m'a fait voyager dans les plus vastes mondes oniriques de son cerveau.
Pour un premier roman, là je dois dire que la barre est très haute ! Alors avant tout, je remercie bien chaleureusement Babelio et les éditions le peuple de Mü qui m'ont envoyé ce livre avec une petite note de la maison d'édition qui fait toujours plaisir.

Nous sommes en 2017, la crise économique a fait des ravages. Face à une population en détresse et en plein désespoir, Dreamland est la solution pour oublier le quotidien.
Que l'on rêve d'amour, de pouvoir ou que l'on soit à la recherche de frissons... la société Dreamland vend des rêves aux thèmes très variés.
Fredric Jahan, dormeur professionnel nous raconte son histoire. Comment il est passé d'une vie de galères à son intégration chez Dreamland. Ses rêves sont les plus convoités de tous. Il connaît le succès jusqu'au jour où ses rêves ne s'enregistrent plus.
Il ne rêve plus, il navigue entre le temps, l'espace et les corps. Dans ces différentes dimensions, il va connaître la peur. L'apparition répétée d'un homme mystérieux vêtu de rouge laisse la mort sur son passage et semble lui vouloir du mal.

J'ai adoré cette histoire du début à la fin ! L'auteur fait un mixte entre le roman d'anticipation et le thriller.
L'histoire, racontée à la première personne nous transporte dans un tourbillon où l'on navigue entre rêves et réalités à travers les époques. de plus, le style d'écriture de l'auteur est excellent.
Une réflexion sur la mémoire, l'imagination et le temps est abordée tout au long du livre.
Fredric, le personnage principal est attachant. Les personnages secondaires Aurélie, Balti et Johan le retoucheur de rêves, amis et collègues de Fredric ont chacun une place bien déterminée dans l'histoire. Leur personnalité est bien pensée et réfléchie. Même les personnages mineurs ont leur rôle. Pas de fioritures donc !

J'ai également aimé la manière dont la structure du livre est composée avec de temps à autres des impressions de mails, coupures de presse et autres éléments qui marquent un temps d'arrêt dans l'histoire et allègent la lecture.

La couverture du roman est sublime et illustre parfaitement l'ouvrage. le format du livre est idéal entre le poche et le broché.

Une magnifique découverte ! Emmanuel Quentin est un écrivain très prometteur que je compte bien suivre.
Amis lecteurs, foncez sur ce roman sans hésiter !
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I have a dream.
Frederic Jahan pourrait décliner cette célèbre maxime à l'infini puisqu'il en a fait son gagne-pain. Vendant ses vagabondages nocturnes à une clientèle fortunée pour le compte de Dreamland, notre Frédo dézingue régulièrement les objectifs les plus optimistes pour caracoler en tête des ventes.
Rêveur pro qu'il est le gars, s'cusez du peu.
Faut croire qu'un vilain p'tit grain de sable aigri ait eu vent de son insolente réussite pour décider, tout de go, de se glisser dans sa tong en cuir pleine peau.
Non content de délivrer désormais une page vierge et donc totalement inexploitable de ses hauts faits nuiteux, notre doux rêveur se retrouve alors persécuté par une entité rougeoyante hostile tenant bien plus du loup affamé que du Petit Chaperon.

Un Dormeurs qui vous tient éveillé, c'est possible et désormais avéré.
Une vague filiation avec Total Recall et son Swhze, Schwase, raaaaah, Governator survitaminé, la comparaison s'arrête là.
A la frontière entre polar et futur fantasmé, ce Dormeurs surfe habilement sur moult genres avec la grâce et l'intelligence d'un Einstein multipliant le triple axel sur terrain pentu.

L'accroche instantanée, la construction diabolique et le style enivrant participent grandement à ce panard de lecture futuriste, enfin crois-je.
Quentin, en vil petit canaillou espiègle, n'aime rien moins que perdre ses lecteurs régulièrement invités à sortir les rames pour une démonstration, un brin stérile il est vrai, d'aviron sur sable fin, grain n°2 pour les amateurs.
Et c'est ça qu'est bon, ce sentiment d'être paumé complet pour finalement rester coi, à la limite de l'ébaubi, si, si, en tournant fébrilement les toutes dernière pages de ce thriller futuriste susceptible de combler le plus grand nombre.

4,6/5

Grand merci à Babelio et aux éditions le Peuple de Mü pour ce cauchemar éveillé !
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Frédric Jahan est un looser. Sa vie défile sans qu'il en soit vraiment maître, jusqu'à ce qu'il intègre l'équipe des dormeurs de la société Dreamland… Qu'est-ce ? Vous allez me dire. Et bien, c'est tout simple. Dans un futur tout proche de nous, la crise de 2013 a entraîné un basculement de notre société et de ses citoyens dans le désespoir, la vacuité et une difficulté de vivre, tant économique que « psychique », pour la majeure partie de la population. On ne sait plus rêver, espérer, s'évader. Mais, Dreamland est là pour nous aider, en permettant à tout un chacun de s'approprier les rêves de dormeurs professionnels. Aventures et Frissons garantis ! Frédric est un as, à ce jeu-là ! Sa côte flambe et il fait engranger des recettes inouïes à la société. On s'arrache littéralement ses derniers rêves ! Jusqu'au jour où rien ne fonctionne plus : nuit après nuit, les enregistrements restent vierges. Et pour cause : il ne rêve plus la vie. Il vit ses rêves…

"Il m'arrivait souvent de faire des songes ultra-réalistes, de me réveiller avec la sensation fugace d'avoir réellement vécu ce que mon cerveau avait généré pendant mon sommeil. C'était normal, courant. C'était même pour ça qu'on me payait. Seulement cela restait fugace. A aucun moment, il n'aurait dû en être autrement."

Je ne vous en dirais pas plus, de peur de vous gâcher ce formidable roman.

Revenons en arrière et commençons par le début : ce petit rectangle de papier que je tiens entre mes mains. Déjà là ! J'étais séduite. Je ne sais pas si vous avez pris le temps de regarder la sublime illustration de couverture de Cédric Poulat. Honnêtement, non seulement elle est BELLE, mais elle est en totale adéquation avec le sujet du roman. Et c'est suffisamment rare pour être relevé, je trouve… Certaines « grandes » maisons d'édition devraient en prendre de la graine, au lieu de nous refourguer des photos extraites de banques de données, dont certaines servent déjà à illustrer d'autres romans (je ferme la parenthèse).

Et quel bonheur quand le contenu est à la hauteur ! Emmanuel Quentin nous offre là un roman d'anticipation, doublé d'un thriller/polar où sévit un tueur en série, dont la particularité est de perpétuer ses crimes d'une époque à l'autre : du XVIIième siècle à nos jours. le rythme est soutenu et la structure du roman, qui a l'originalité de contenir, des extraits de mail, autant que des bribes de chanson ou d'actes notariés, nous embarque de rêves en réalités, jusqu'au dénouement, un peu trop rapide à mon goût, mais bon, cela reste un jugement personnel qui ne sera sans doute pas partagé par tous.

Un grand merci à Babelio et ses opérations masse critique pour ce livre. Je n'oublie pas de remercier non plus les éditions le peuple de Mû. Je vais m'empresser de jeter un oeil à leur catalogue car cela a vraiment été pour moi une découverte, tout autant que celle de l'auteur, dont j'attends le prochain avec impatience.
Lien : http://page39.eklablog.com/d..
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Mais ça ne va pas dans la tête d'Emmanuel Quentin de nous faire lire une histoire pareille ? Comment fait-on pour dormir en paix désormais ? Comment ne pas avoir peur de voir des choses dans nos rêves et de se dire que, peut-être...

Bonne nouvelle pour toi, ce roman est désormais épuisé, tu ne gratteras pas sur tes heures de sommeil pour le terminer au plus vite. Seconde bonne nouvelle, tu ne pesteras pas sur l'auteur non plus qui va te faire flipper de rêver, c'est toujours cela de pris !
(L'auteur étant publié chez Mnémos, 1115 éditions et Pocket, j'espère que l'un d'eux va se bouger les fesses et le rééditer)

Fredric Jahan fait partie de la cohorte des exclus suite à une crise sans précédent (ce point sera le seul bémol du roman, ce point n'étant pas développé, mais l'histoire haletante permet d'oublier ce manque). Les lendemains déchantent et quoi de mieux que vendre du rêve en ces temps sombres ? du vrai rêve, fourni pas des dormeurs professionnels pour la fange des élites. Fredric rejoint ce club très fermé et devient la poule aux oeufs d'or. Jusqu'à ce que...

Alors, qu'est-ce qui fait que c'est un roman haletant ? le talent pardi. Ayant lu tout ou presque mon Emmanuel Quentin, je peux te certifier que tu peux acheter ses bouquins sans problème, c'est du bon. Mais dans le cas présent, je m'attendais tout de même avec ces Dormeurs à une petite désillusion, c'est tout de même son premier roman ! Las, l'auteur ne m'accorde même pas cela.
Emmanuel Quentin nous rend ses personnages réalistes, il sait mener son intrigue, distillant ici et là quelques pistes, quelques traquenards pour te tenir en haleine. Pire, son thriller SF va prendre des tournures dont je n'osais m'imaginer. Il est fort ce bougre.

Une question demeure : son personnage s'appelle-t-il Fredric en hommage à un certain Freddy ? Non, c'est ce que je pensais, mais après interrogatoire de l'auteur, il s'agit d'un hommage à Fredric Brown, un auteur qu'il apprécie fortement. Autre point, quelques allusions à une de ses futures nouvelles, Céder la place, me semblent présentes, un clin d'oeil par anticipation ?

Dormeurs est un roman que je prendrai sûrement plaisir à relire dans quelques années (lors de sa réédition ?) pour le disséquer et voir tous les indices posés ici ou là.

Je remercie chaleureusement Emmanuel Quentin de m'avoir donné la version électronique de ce roman. Il m'avait accordé une interview il y a quelques mois, n'hésite pas à y jeter un oeil : https://lechiencritique.blogspot.com/2021/11/emmanuel-quentin-lecriture-comme.html
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Dormeurs, c'est quoi cette chose ? Un roman d'anticipation, comprenez de la science – fiction qui se passe dans un futur plus ou moins proche et qui se rapproche (avec inquiétude quelque part) d'une réalité possible. Ce roman ne se réduit toutefois pas que à ça, si il y a énormément de réflexions sur la société, sur ce que peut générer le profit à tout prix, les conséquences d'une technologie usée de manière éhontée ou encore tout un revers psychologique des rêves et de ce qu'il cache de plus profond en vous. Il y a aussi tout une partie polar/thriller psychologique, définissez le comme vous le souhaitez, tout est que le roman est quelque part effrayant mais surtout très haletant ! Cela donne envie, n'est ce pas ?

La crise extrême de 2013 a entraîné l'effondrement de tout un système économique rôdé mais instable. Les conséquences furent désastreuses. 2017, la seule échappatoire d'une société économiquement détruite dont les rêves, les espoirs, et le bonheur semble pour beaucoup un bien lointain souvenir, se résume à une entreprise prolifique : Dreamland. La société a profité d'un filon extrêmement porteur, ce manque de bonheur, ces malheurs et ces déprimes qui envahissent et viennent gâter toute une population qui ne sait plus se divertir sans s'évader dans les rêves d'un autre. Les Dormeurs, ces êtres dont les rêves sont vendus à tout va sont devenus de véritables célébrités.

Frédric Jahan est un de ces Dormeurs, l'un des plus créatifs, celui qui rencontre le plus de succès A défaut de réussir dans un autre domaine, celui-ci semble fait pour lui, la chose n'est cependant pas facile, cloisonnement, opérations, préparations psychologiques, comptes à rendre au PDG, intimité dévoilée mais le poste est tellement bien payé. Et puis un jour, les rêves s'effondrent et ce sont les cauchemars qui prennent le pas sur le sommeil de Frédric. Ce dernier se retrouve dans la peau d'un ancien vétéran du Vietnam, d'un jeune paysan pauvre et affamé ou encore d'un enfant meurtri par les lubies d'une mère psychologiquement abîmée. Dans chacune de ses vies empruntées ou vécues à la sauvette, un homme habillé en rouge et au visage masqué sévit. Il s'agit d'un meurtrier commettant des crimes atroces et violents. le plus troublant, c'est que les souvenirs de ces personnes semblent bien réelles tout comme un lien étroit entre le Cardinal et la réalité semble exister. Frédric se pose alors des questions et tente de comprendre ce que ce cardinal lui cherche au pays des songes.

« Aussitôt de retour dans l'espace, je sondai les cartes disponibles susceptibles de me mener sur le terrain du Cardinal. Il n'en restait qu'une. Ce monstre avait bien balisé le terrain. Il possédait de l'avance sur moi, connaissait apparemment tous les rouages de l'espace, en usait et en abusait. Depuis combien de temps y sévissait-il seulement ? Combien d'identités avait-il adopté en tant que simple spectateur ? Combien en avait-il dépossédé de leur conscience ? »

Ce futur proche dépeint par l'auteur n'est pas si surréaliste et c'est ce qui le rend assez effrayant. Il nous fait réfléchir sur plusieurs points, à plusieurs échelle, une société qui se perd de plus en plus loin, les risques de la nanotechnologie, les méandres du cerveau et de la psychologie. Quel risque ? Quelle limite ? Il y a tout un panel de la psychologie, d'univers dans les songes qui embrouillent les personnages eux – mêmes mais surtout le lecteur, on oscille entre la vie réelle et le monde onirique, la distinction se faisant parfois difficile, un lien toujours étroit existant avec la vie réelle, l'auteur nous perd pour mieux nous rattraper au compte goutte des révélations qu'il donne. C'est assez profond, recherché et dynamique, il faut suivre le mouvement sous peine de se perdre un peu plus qu'il ne faudrait pour suivre où l'auteur veut nous amener, il balade clairement son lectorat jusqu'à… Ah mais non lisez – le pour en savoir plus !

« Je crie. Elle tente de m'attraper mais je m'agrippe aux montants de mon lit. Alors, avec une énergie déconcertante, elle se jette sur moi et mords à pleine dents mes doigts tétanisés. »

L'auteur met en scène dans ce capharnaüm psychologique, tout une ribambelle de personnages forts et qui revêtent chacun une importance particulière. Guettez mes amis !

Frédric Jahan n'est plus à présenter, un Dormeur au succès reconnu qui se perd malgré lui dans des cauchemars de plus en plus réalistes.

« L'adrénaline s'était invitée dans mes veines. Elle était si présente que j'en oubliais les coups qui pleuvaient en cadence avec mon rire démentiel. Nous devions former un bien joli couple, enlacés de la sorte, Big Ben et moi. »

Johann est un technicien informatique qui manipule, coupe, restructure, édulcore les rêves des Dormeurs et plus spécifiquement ceux de Frédric. C'est un as dans la culture (si on peut appeler cela comme tel) Playboy (oui, oui le magazine).

« Si on le lui avait demandé, je suis sûre qu'il aurait pu donner le pourcentage de rousses s'étant exhibées depuis la création du magazine. »

Aurélie et Balti sont d'autres Dormeurs, grands amis de Frédric, des personnages indispensables à la sérénité psychologique de notre héros. Et pourtant… le Cardinal, l'homme en rouge, le meurtrier psychologiquement dérangé, sanguinaire et violent, est loin d'être un enfant de coeur.

« L'homme en rouge danse sur scène avec des corps empalés sur des pics à roulette. Au gré de la musique, il esquisse des pas qui se veulent emplis de grâce quand il passe de l'un à l'autre. »

Et il y en a tellement d'autres, pour certains malgré leur intrusion succincte dans l'histoire, ils restent indispensables.

Quant au style de l'auteur, c'est à la fois brute et sexy, on est loin d'un style édulcorée, c'est franc et direct, l'auteur ne manipule par l'enjolivement mais plutôt un réalisme parfois dérangeant, mais toujours percutant. Brute parce qu'il y a des scènes violentes, sanglantes et dérangeantes.

« Je me suis écorchée les coudes et les genoux. Suite à ma violente chute, je saigne de la tête. Les cheveux, les graviers et le sang mélangés forment une pâte visqueuse par endroits. – C'est bien mon chéri, tu es un brave petit. »

Sexy parce que le sexe a aussi sa place dans ce roman. Ici on s'éloigne du romantisme et de l'amour avec un grand A, c'est plutôt cru mais tellement bien introduit dans le corps du texte que sans ces passages, le roman n'aurait certainement pas eu la même saveur.

« Tout commença à aller de travers lorsque, après l'avoir pénétrée et exécuté une série de va-et-vient, Barthas ne se laissa plus guider par son seul désir.(…) Il se demanda quelles bites célèbre avaient bien pu passer dans le sexe de Cassandra. »

« Enfin, Fredric, tu penses qu'on ne peut pas s'en délecter à l'avance au même titre qu'on attend avec impatience de retrouver sa belle pour la lui faire goûter par tous les trous. Oh excuse ma vulgarité »

Il y a aussi cette ambiance particulière alimentée par des extraits d'échanges de mails, d'actes notariés, de musique diffusée à la radio, de notes ou de retranscriptions policières. Tout est que l'auteur manipule les mots avec aisance et fluidité, j'avais peur de quelque chose de complexe avec des mots savants, et bien non ! L'auteur sait parfaitement nous embarquer avec lui dans son univers, sans trop nous baratiner d'un vocabulaire « scientifico-complexo-savant », il y a de la matière, ne vous détrompez pas, le récit demande une certaine concentration pour le suivre car les environnements, les personnages, les époques, etc. sont nombreux et très variés. Si vous avez une mémoire de poisson rouge, là je ne peux plus rien pour vous, vous vous perdrez sûrement dans les songes introspectifs ou non de Frédric !

En bref, dans ce roman, il est question de pouvoir neuropsychologique, de science -fiction, d'anticipation, de polar et de thriller psychologique. Un cocktail absolument efficace pour vous « shooter » jusqu'à la dernière page.
Lien : https://songesdunewalkyrie.w..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Seulement, une fois que Johan eût franchi la porte et que les veilleuses du couloir furent éteintes, je fus pris par cette peur qu'on éprouve tout gamin lorsqu'on se retrouve face à un couloir affreusement noir, un couloir dont notre esprit a ôté murs et limites pour en faire un espace illimité de dangers et d'angoisses insurmontables. Un espace que l'on doit franchir coûte que coûte parce qu'on a oublié notre foutu jouet à l'autre bout. Un défi lancé à notre imagination. Sans parler du fait qu'on ne veut absolument pas paraître ridicule aux yeux des adultes qui nous attendent là, en bas, en train de blaguer à la lueur d'une ampoule 100 watts et à mille lieues d'imaginer l'épreuve que l'on s'inflige. Voilà où j'étais à ce moment-là. Face à mon couloir d'adulte.
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Très vite on se désintéressa du sort des prisons et de leur insalubrité. Les préoccupations étaient ailleurs. On n'allait tout de même pas se torturer la cervelle pour des types qui, après tout, n'étaient que racailles, criminels et assassins. Ils n'avaient que ce qu'ils méritaient.
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Je n'ai jamais aimé voler. Je suis de ces personnes qui n'acceptent pas qu'un objet plus lourd que l'air puisse s'élever avec autant d'aisance dans le ciel. Je ne passe pas une minute de vol sans imaginer la chute subite de l'appareil, suivie de la lame glaçante de la panique qui pénétrait à coup sûr mon plexus en pareille circonstance et, évidemment, l'impact, l'ouverture au néant.
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Je ne parlais jamais quand je venais au cimetière. Je ne m'adressais à mon frère ni par la parole ni par la pensée. Thomas était mort. Il ne pouvait pas m'entendre, encore moins me parler. Si je poussais cette logique jusqu'au bout, je n'avais pas besoin de me planter devant sa tombe à égrener du vide.
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Paola était une ancienne danseuse nue. Elle avait bossé dans le bar miteux d'un quartier pourri où il lui arrivait de finir ses nuits entre les bras et les jambes flasques d'un vieux croulant dont le sperme giclait bien plus vite que son argent ne sortait de son portefeuille.
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