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ISBN : 3958581706
Éditeur : Nats Editions (21/05/2018)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Ushtâr, planète-océan des confins.
Lorsque, après une guerre aussi brève qu'inégale, le Gouvernement tombe aux mains du régime autoritaire et ultra-patriarcal d'Albâr, Gul-Yan n'a d'autre choix que de fuir avec les autres infants. Objectif : sauver la Gemme de Vie, dépositaire de la mémoire de son peuple. Mais cette évacuation ne se déroule pas comme prévu...
Dans les méandres d'une cité à moitié engloutie, la traque commence. Or, rien n'arrête les Na... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Ullman
  11 août 2018
Je limiterai ma critique à mon ressenti de lecteur, sur 1) le monde, 2) les personnages, 3) l'intrigue, 4) le style, et finalement mon plaisir global à la lecture de ce premier roman d'Emilie Querbalec.
Je masque les révélations divulgâchantes.
Avant de commencer, un problème conséquent de ce livre: son titre.
Le livre ne traite pas des Oubliés d'Ushtar. En tout cas ce n'est pas comme ça que l'histoire s'est imposée à moi.
Un candidat protagoniste (le jeune garçon) est effectivement un Oublié, mais il est trop passif. J'expliquerai plus bas qu'il n'a pas d'impact narratif en termes de choix ou d'action.
Le personnage qui a le plus d'impact sur l'histoire est la jeune fille, mais là aussi, elle subit le déroulement de l'histoire, l'histoire lui "arrive", et est une élue, pas une Oubliée.
Le premier personnage que l'auteure nous présente, et qui - selon les canons de la narration contemporaine en SF - devrait être le protagoniste principal, n'est pas non plus un Oublié. Alors, pendant 400 pages, j'attends que les Oubliés, leur culture, leur histoire, leur impact prennent forme, et à la fin, je conclus: le titre est trompeur...
1) le monde des Oubliés d'Ushtar est un monde de type Space-Opéra, dans lequel on ressent une véritable recherche de la part de l'auteure, avec à la fois une profondeur de mille-feuille (domination galactique par un impérium, planètes rebelles, ou rétives, etc.) et un souci du détail imaginatif et poétique au niveau des planètes sur lesquelles l'action se passe, mais sans l'ambition universelle d'un Herbert, Asimov, Vance, Reynolds, Morgan ou Simmons: seules deux planètes sont décrites avec plus de détails, la troisième n'étant l'arène de l'action que très brièvement. Néanmoins, la qualité et la richesse de texture du monde contribuent clairement à l'ambiance du livre, et me donnent envie d'en découvrir plus.
2) Les personnages. J'ai apprécié la diversité des personnages, qui rend le roman intéressant pour tout public, mais c'est en même temps sa faiblesse: l'identification est faible. Les personnages sont bien différenciés (mais gagneraient à davantage de nuances dans le spectre entre noir et blanc), bien décrits, bien imaginés. Ils servent bien l'histoire, presque trop bien. La "distribution" a quelque chose de scolaire, de contraint, comme si chaque "archétype" de personnage avait été soigneusement coché sur une liste pour être certain.e de ne pas en rater un. du coup, le "casting" manque un peu d'originalité et de fraîcheur. Sauf le personnage de Joon One, j'y reviens plus tard.
Par ailleurs, je ne sais toujours pas qui est le véritable protagoniste de cette histoire, je n'ai pas accroché au dilemme de l'un ou l'autre, au point de non-retour, au choix critique qui fait vivre un personnage. C'est un peu comme si les personnages étaient là pour servir l'histoire, et pas l'inverse.
Qui donc est le protagoniste ? D'après Yves Lavandier (La Dramaturgie), c'est le personnage qui vit le plus de conflit, et de préférence de manière active... or:
- est-ce le jeune garçon ? il n'a aucune influence par ses choix sur le déroulement de l'histoire
- est-ce la jeune fille ? Elle est le jouet d'une prophétie "bigger than life", ne fait aucun choix On est privé du moment le plus intéressant - où l'initiation la révèle aux pouvoirs qu'elle va déployer - du fait qu'elle est instantanément, et sans conflit interne ou sans véritable processus de maturation, dépouillée de sa personnalité et investie comme "incarnation" de la puissance extra-terrestre derrière les gemmes
- est-ce Joon One, le premier personnage que nous rencontrons, un "rangka" Nadjam, clone tueur de la garde personnelle du Prince impérial ? Pour moi, c'est le meilleur candidat, c'est aussi le plus riche et imaginatif, le plus "excitant", mais il est traité comme personnage secondaire. Il vit un véritable conflit interne, il agit, fait des choix, il est source de conflit externe, et ses choix et actions ont un impact crucial aux moments-clés de la narration. Par conséquent, il est également le personnage le plus "profond" (même si je trouve que le Prince, la Matria et le premier Gouverneur ont aussi une certaine profondeur, mais ce sont aussi des persos secondaires, voire moins).
Bref, beaucoup de personnages, bien traités, bien mis en place, mais les personnages "principaux" sont moins profonds que les secondaires, et leurs objectifs sont "externes", ils sont les jouets de l'histoire, comme si l'auteure jouait à la marionnettiste.
3) L'intrigue. Je dirais qu'à l'exception de Joon One, l'intrigue ronronne. Très vite, le lecteur adulte et chevronné de SF et de littérature "sérieuse" que je suis voit où les choses vont, et il y a peu de surprises. L'auteure varie les points de vue, changeant de personnage de chapitre en chapitre, ce qui donne des éclairages variés, mais l'action n'est pas surprenante. La principale question qui me préoccupe est: comment l'auteure va-t-elle "emballer" l'histoire dans les détails du monde très personnel et original qu'elle a imaginé. le canevas, lui, est très universel. Très.
4) le style. Emilie Querbalec a soit l'écriture aisée, soit elle travaille bien son style, probablement elle combine les deux: sa prose est fluide, claire, élégante. Un véritable plaisir à lire. Je rejoins une critique précédente qui regrette les transitions parfois abruptes d'une ambiance (descriptive, poétique = dominante) à une autre (coupée au scalpel, incisive, rapide dans les combats = occasionnelle) ou encore une autre (vicieuse, perverse ou dévoyée, cynique = aussi occasionnelle).
Par contre, à mon avis, l'impression qui domine, c'est qu'Emilie Querbalec maîtrise ces ambiances avec un bonheur et une aisance égaux, qui font que la plume est au service de la lecture: sa voix n'est pas présente de manière narcissique, mais elle est toujours là, et donne un ton qui me donne envie de lire le prochain livre de cette jeune auteure !
Un bémol: ses descriptions, ciselées et élégantes, détonent parfois avec les scènes, et coupent le rythme de la narration. En particulier, elles tombent régulièrement en décalage par rapport au vécu du personnage "point-de-vue", et du coup "flottent", au lieu de renforcer le ressenti narratif en colorant l'immersion.
A mon sens, elle devrait à l'avenir affirmer sa confiance dans la qualité qu'elle déploie dans les scènes d'action, tirées au cordeau et à couper le souffle, et dans les passages plus "dark" où elle montre beaucoup de puissance.
5) Plaisir global de lecture:
J'ai lu ce livre avec plaisir, le style est très fluide, riche sans être lourd, le monde est imaginatif et profond, et pour un premier livre de SF space-opéra, Emilie Querbalec démontre une maîtrise égale des dialogues, des descriptions, et des scènes d'action. Malheureusement, l'intrigue manque de surprise, et les personnages parfois de profondeur. le casting est un peu contraint, et les personnages subissent surtout la narration au lieu de l'animer.
Le style d'Emilie, son imagination élégante et riche, bénéficieront certainement de l'expérience et de l'assurance qu'elle aura tiré de ce premier livre: il lui reste maintenant à se "lâcher" au niveau de l'intrigue, et de faire confiance à son intuition de personnages plus riches, plus tordus, dans une toile narrative plus complexe et surprenante. Aucun doute qu'elle en est capable, j'attends avec impatience !!!
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TheSFavenger
  13 juin 2018
Les Oubliés d'Ushtâr - Emilie Querbalec (Nats Edition)
Faire le procès en originalité d'une oeuvre est toujours facile mais cela peut aussi se révéler injuste. Parfois l'auteur n'est tout simplement pas dans une démarche révolutionnaire, il s'inscrit juste dans un genre et en suit le sillon parce qu'il l'apprécie et aime en reproduire les ambiances, le lyrisme, etc... la démarche créatrice peut y conserver toute sa noblesse.
Ainsi, Les Oubliés d'Ushtâr est une histoire de science fantasy qui respecte assez strictement les canons du genre. Les sociétés décrites bien que lointaines sont mues par les même dynamiques matérialistes que les nôtres et la différenciation entre les méchants et les gentils se fait sur un canevas moral également assez identique au notre . A présent, l'écriture est soignée et l'univers travaillé. Si parfois l'auteur.e. se perd un peu dans un phrasage superflu; je ne me suis pas vu lever les yeux au ciel et implorer la clémence divine. Tout cela se lit assez bien et facilement (ce qui dans la production SF actuelle n'est pas loin d'être un puissant compliment).
L'ensemble souffre malheureusement d'un certain manichéisme. Il y a certes quelques tentatives pour flouter le tout mais elles rentrent souvent en contradiction avec l'action et le stéréotype des.personnages. Un seul exemple: Lorsque le petit Gavroche* retrouve sa Cosette... on sait qu'il est gentil, alors pourquoi la livrer à Thénardier qui lui est très méchant pour 2 pages plus tard commencer à comploter pour la libérer? Faisant au passage de Thénardier un personnage totalement anecdotique.
Les personnages gris manquent.Ils auraient permis de casser l'aspect assez linéaire du récit en introduisant plus d'incertitude...
Autre point, l'univers est assez fouillé et des efforts ont clairement été faits pour lui donner de la cohérence mais l'auteur.e. à mon sens n'en tire pas suffisamment avantage. L'Univers a peu ou pas d'influence sur l'intrigue qui pourrait être transposée dans un autre contexte sans trop en souffrir. La SF doit justement par le biais d'un environnement inédit pouvoir conduire à des situations non moins inédites! Comme répété dans maintes chroniques précédentes, l'univers est ici encore sous exploité et c'est dommage.. ou prometteur car j'attends du coup une suite ou des Spin off; préquels pour le découvrir un peu plus.
En conclusion (et c'est mon instinct qui parle)
Voilà donc l'oeuvre d'une auteur.e. en construction qui devrait plus laisser ses tripes s'exprimer. J'ai trop souvent eu l'impression que des éléments ont été artificiellement ajoutés dans des tentatives de rééquilibrage du récit qui ne fonctionnent d'ailleurs pas toujours. La prose est plutôt policée voire douce; les descriptions sont toutes faites de mauve et pastel quand vlan tel un coup de scalpel, des références ultra dures et violentes déchirent l'ambiance. Pour moi cela sonnait assez faux et je ne suis pas sur que cela constituait la première intention de l'auteur.e.
je peux aussi être totalement à côté de la plaque lol
Quoiqu'il en soit, je peux paraître sévère mais c'est surtout dû au fait que je ne suis pas un grand amateur de la Science Fantasy si bien que je suis toujours à l'affut de tout ce qui peut clocher. Mais si vous aimez ce genre et êtes un lecteur moins chiant que moi, ce livre a tout pour vous satisfaire.
*les noms ont été changés pour le bien de la chronique.
Lien : https://www.facebook.com/The..
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LeslivresdeNancy
  25 mai 2018
Je remercie tout d'abord Nats éditions pour ce service-presse. Dès que la sortie de ce roman a été annoncée, je l'avais rajouté dans ma whislist, car son résumé me tentait énormément et comme beaucoup le savent en ce moment, je suis dans une période où je lis beaucoup de space-opéra.
Quelque part aux confins d'une galaxie, se trouve Ushtâr, une planète-océan où vit toute une civilisation avec des élus qui se transmettent de génération en génération la mémoire de leur histoire. D'après d'anciennes croyance, Ushtâr abrite également une arme légendaire, l'Arme-Vie.
Dans ce monde assez utopique, une guerre éclate et le Gouvernement tombe aux mains du régime autoritaire et ultra-patriarcal d'Albâr.
Gul-Yan n'a pas d'autre choix que de fuir avec les autres Infants afin de sauver la Gemme de Vie, dépositaire de la mémoire de son peuple. Mais l'évacuation ne se déroule pas du tout comme prévue et la traque commence... Et rien ne peut arrêter les Nadjams, ces soldats programmés pour tuer à part peut-être l'Arme-Vie. Mais existe t-elle vraiment ? N'est-elle pas seulement une légende ?
L'univers créé par Emilie Querbalec est vraiment époustouflant et très riche. Dans ce roman, nous découvrons plusieurs planètes avec chacune leur propre histoire et leur propre règle de vie. Usthâr est une planète avec des croyances assez particulières avec les porteurs de gemmes et la transmission de la mémoire de leur histoire par des élus. Tandis qu'Albâr est une planète avec une société ultra-misogyne où les femmes sont des esclaves que les hommes n'ont pas le droit de toucher.
J'ai adoré découvrir cet univers qui est vraiment très bien maîtrisé par l'autrice.
J'ai adoré ma lecture. Ce roman se dévore tant l'histoire est passionnante. L'intrigue est super bien menée et on n'a pas le temps de s'ennuyer, car chaque chapitre apporte son lot de rebondissement.
Au fil de l'histoire, nous découvrons de nombreux personnages aux noms assez compliqués. Mais assez vite, je me suis faite aux noms des personnages et j'ai pris plaisir à découvrir les motivations de chacun.
"Les oubliés d'Ushtâr" est le premier roman d'Emilie Querbalec et déjà sa plume à tout d'une grande autrice. C'est d'une fluidité vraiment irréprochable qui fait que les chapitres se lisent très rapidement. Son univers et son intrigue sont maîtrisés sans aucune fausse note.
En bref, une excellente lecture. Si vous aimez les romans de science-fiction et plus particulièrement le space-opéra, je ne peux que vous conseiller de découvrir ce roman.

Lien : http://les-livres-de-nancy.b..
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merryfantasy
  22 mai 2018
Je pense que ma chronique va être difficile à écrire : Les Oubliés d'Ushtâr est de ces livres qu'il est bon de lire et d'apprécier, mais dont il est difficile de parler, tant chacun aura sa propre interprétation de l'histoire. Lorsque j'ai terminé ma lecture, je me suis dit que c'était bien. Juste ça. En y réfléchissant ensuite, je me rends compte que ce roman présente des aspects tellement inédits qu'on ne peut pas y être indifférent.
L'univers des Oubliés d'Ushtâr prend place dans une galaxie très, très lointaine… OK, j'arrête, je m'emballe ! Mais c'est vrai en soi, car on est dans un autre monde, sur d'autres planètes, dont chacune a ses propres règles de vie et son histoire. Albâr est une planète de machos considérant que la femme n'est rien d'autre qu'un esclave et qu'il ne faut même pas que les hommes les touchent ; Ushtâr a une religion particulière avec les porteurs de Gemmes, dont l'un d'eux porte la Mémoire de tous les anciens porteurs.
Dans ce cadre très particulier qu'il faut appréhender petit à petit, au fur et à mesure de la lecture, on découvre de nombreux personnages, comme l'Infante Gul-Yan, la Matria, le rangka Joon One, l'Oublié Ilânn… J'avoue qu'au début je mélangeais un peu les noms, car il y a beaucoup de personnages, mais très vite j'ai pu les situer dans leur rôle respectif, et les événements, qui s'enchaînent naturellement, permettent de comprendre leurs actions et leurs objectifs.
Le style très fluide nous donne aussi envie de continuer à découvrir les secrets de ce monde et de comprendre tous les rouages politiques qui le font tourner. D'ailleurs, il est quand même étonnant de voir la direction prise par l'auteur dans ce texte, qui est un compromis que notre moralité pourrait ne pas accepter.
Ce texte est donc vraiment surprenant et agréable à lire. Quiconque aime la science-fiction et découvrir des univers complètement différents du nôtre appréciera ce roman.
Lien : http://mes-reves-eveilles.bl..
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AndreaDeslacs
  29 juillet 2018
J'ai été très attirée par cette très belle couverture, qui rend vraiment très bien. Restait ensuite à découvrir le récit, et je n'ai pas été déçue.
Les space op français sont rares actuellement, et celui-ci est vraiment agréable à la lecture. Tout d'abord le style est aussi fluide qu'élégant, avec des moments de poésie lors des moments calmes, et une action menée à tambour battant quand les événements se déchaînent. Car oui, c'est un roman d'aventure. Un roman initiatique, également, souvent intimiste, qui, comme l'héroïne nous permet de plonger dans cet univers très singulier, avec ses codes, ses civilisations, ses mentalités. Au-delà du peuple de cette planète aux cités-îles très divisé socialement, c'est aussi un récit de personnages. Et là, franchement, j'ai pris beaucoup de plaisir à voir les différents héros progresser, acquérir leurs lettres de noblesse, ou sombrer. Tous ne sortiront pas indemnes de cette aventure, et je ne vous spolierai pas à ce sujet. ^^
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critiques presse (1)
SciFiUniverse   29 août 2018
Voici un roman édité dans une petite maison d'édition qui mérite le détour. Les oubliés d’Uschtâr est un roman unique qui se présente plus comme le début d’un cycle de space opera à l’ambiance particulière : un planète opéra où gamins des bas-fonds et élue du peuple se retrouvent mêlés suite à une attaque imprévue.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Elo-DitElo-Dit   21 mai 2018
"L'espoir était ce feu indompté qu'aucune guerre, aucun obscurantisme n'avait jamais réussi à éteindre, il était la lave endormie sous terre, cette force vive qui pouvait soulever des montagnes et creuser les océans."
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