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EAN : 9791021025745
481 pages
Éditeur : Tallandier (28/03/2019)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 13 notes)
Résumé :
“ Crois ou meurs ! Voilà l’anathème que prononcent les esprits ardents au nom de la liberté ! ” Ainsi s’indigne le journaliste Jacques Mallet du Pan dans le Mercure de France du 16 octobre 1789, au tout début de la Révolution. Voilà qui s’inscrit en faux contre la thèse, solidement ancrée aujourd’hui, de deux révolutions : une bonne, celle des droits de l’homme, qui aurait dérapé pour aboutir à une mauvaise, celle de la Terreur.Et si la Révolution tout entière avait... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
talou61
  28 juillet 2019
Article de Jean-Clément Martin.
Histoire incorrecte ou pas correcte ? le livre charge de Claude Quétel s'inscrit dans une tradition qui gomme la complexité et lutte contre une image de la Révolution française que les études actuelles démentent. A-t-on encore besoin de cette fascination nostalgique ?
La caractéristique majeure du livre tient dans les certitudes affirmées. Toute la révolution repose sur une cause unique, la contestation des philosophes relayée par les jacobins, aidée en quelque sorte par la faiblesse du roi. En aucun cas, les crises économiques et sociales ne jouent de rôle, encore moins les volontés réformatrices de la monarchie et les refus des « privilégiés », ou dit autrement la crise ouverte par l'opposition à la centralisation administrative et politique. Inutile de chercher le rôle dévastateur des critiques envers le couple royal et des rivalités dans la Cour, comme de vouloir comprendre le jeu compliqué des courants rivaux dans l'Eglise catholique et des remises en cause de la société que les jansénistes (pour faire bref) réclamaient. Que la révolution ait pu commencer outre-Atlantique et transiter dans tous les pays environnants, n'est pas prise en compte non plus pas plus que les répercussions compliquées de l'intervention du pays dans la guerre d'indépendance américaine ou dans les conflits politiques aux Pays-Bas et dans les provinces « belgiques » de l'Empire.
Lien : https://blogs.mediapart.fr/j..
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pbillotey
  12 juin 2019
Voilà un livre d'histoire qui se lit comme un roman ou comme un pamphlet plutôt.
Une révision décapante de l'histoire de la révolution qui sent mauvais l'anathème, la manipulation et l'échafaud, une analyse partiale, mais passionnante dont l'on suit le fil comme dans un polar bien sombre.
Oublions les images d'Epinal, c'est comme une gigantesque AG pour ceux qui ont connu, avec les mêmes abus et mécanismes, les mêmes enchaînements... et l'on redécouvre à quel point les prémisses de bien des dérapages intellectuels et sanglants sont dans cette matrice.
Récit à charge et donc partial : mais ça démystifie, décape et provoque la réflexion!
En cinq cents pages ou ne pèse aucun pédantisme une belle révision de notre histoire.
J'ai apprécié !
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WilfridGlobeTrotter
  09 février 2021
Crois ou meurs ! : Histoire incorrecte de la Révolution française
De Claude Quétel.
Assurément ce n'est pas le récit de cette révolution tel celle que l'on peut s'en faire celle de l'Image D'Epinal que l'on a ou que l'on a pu avoir de la Révolution Française associée aux idées des lumières.
Les lumières « cette idée de liberté et de Justice » c'est peut-être tout ce qui a pu être sauvé ou est à sauver de cet effroyable période longue de 10 années ??
Une idée de Justice et de liberté ?
Dix années d'une extrême violence marquée par la guerre civile, les guerres extérieures, les persécutions religieuses au nom du culte de la « Raison » car, on a même créé un culte pour tenter d'en supplanter un autre, et cela tout à la fois / 10 années de peur… de Terreur même puisque une politique qui en porte le nom est mise délibérément en place !
C'est le récit précis des convulsions politiques, rythmée par la presse puisque chacun à l'air de se faire journaliste, la crise frumentaire et la débâcle économique rajoute encore aux malheurs du temps.
Presque comme une libération peut-être survient la dictature militaire de Napoléon, tant le peuple / c'est à dire le pays tout entier ou presque attend cet homme / l'homme providentiel !
Peu importe cet homme pourvu qu'il ramène l'ordre et la stabilité.
Si on le souhaite on peut penser malgré tout que peut-être il y a eu aussi dans cette Révolution cette idée de Justice et de Liberté.
J'ai tout de même envie de croire.
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PECHO
  12 décembre 2020
Lu en parallèle avec la version de 1973 de la Révolution de François Furet et Denis Richet. Claude Quétel a écrit un livre brillant et courageux. Il a rédigé un récit au jour le jour des événements en mettant le projecteur sur la violence et les crimes. Ceux-ci furent la réalité dès le 14 juillet 1789. Ils furent présents tout au cours de la période jusqu'en 1799. Ce qui ne manque pas d'ébrècher le mythe. L'écriture de Claude Quétel est limpide et facile à lire, ce qui,par principe, est pour pour le lecteur un avantage. La période du Directoire semble un peu moins couverte que dans la version de la paire Richet-Furet. Néanmoins, l'intérêt du livre de Claude Quétel est qu'il n'est pas une hagiographie de plus. Mais qu'il offre un angle original avec un accent critique sur les contradictions des acteurs, les nombreux crimes et les horreurs qui les accompagnent. le sang a beaucoup coulé... Egalement appréciable, le lecteur découvre une bibliographie très étoffée qui est un guide historique de l'histographie de la Révolution.
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critiques presse (1)
LeFigaro   24 mai 2019
Pour Claude Quétel, l’auteur de Crois ou meurs! Histoire incorrecte de la Révolution française, la Révolution française fut un épisode exécrable, de bout en bout, de l’histoire de France.

Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
CornelioCornelio   27 juin 2020
Par glissements successifs, l’Assemblée constituante devient ainsi totalitaire. En proie depuis le début à une exaltation collective, elle se proclame souveraine et entend connaitre de tout. Nul n’a pouvoir sur elle, à commencer par le roi. Elle n’est pas prisonnière d’un passé qu’elle récuse mais seulement garante d’un avenir qui la condamne à fuir en avant, à aller sans cesse plus loin, en outrepassant le rôle qu’elle s’est elle-même assigné : donner une constitution à la France. Or que fait elle ? Elle empiète sur le pouvoir exécutif, se libère des parlements en les congédiant le 3 novembre 1789 et viole au nom du salut public les libertés si solennellement proclamées dans son grand œuvre : la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Dès le 28 juillet 1789, au plus fort de la Grande peur, elle a institué un « Comité des recherches », véritable bureau de police destiné à « recevoir les dénonciations contre les auteurs des malheurs publics. »
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CornelioCornelio   27 juin 2020
Louis XVI est lui-même acquis en partie aux idées des Lumières. Il pourrait être « un despote éclairé » comme nombre de souverains qui lui sont contemporains, réformateurs d’une main mais tenant fermement de l’autre la barre de l’Etat. Cependant il n’en est rien. Son règne va alterner une succession de décisions et de non-décisions aussi calamiteuses les unes que les autres. Qu’importe qu’il ait été intelligent, cultivé, passionné de marine et de sciences, qu’il ait eu une excellente mémoire et parfaitement parlé l’anglais. Il est maladivement timide et indécis. C’est un roi faible, inapte à l’exercice du pouvoir, surtout en période de crise.
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CornelioCornelio   27 juin 2020
Le jacobin entend exercer tout pouvoir sans partage mais récuse par avance d’être considéré comme un tyran puisqu'il est libérateur. Il est souverain au nom de la souveraineté du peuple. Taine le définit comme « un fou qui a de la logique et un monstre qui se croit de la conscience », ajoutant que « puisqu'il est la vertu, on ne peut lui résister sans crime ». « Comme si, commente Burke, tous ceux qui n’approuvent pas les nouveaux abus étaient évidemment partisans des anciens. »
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CornelioCornelio   27 juin 2020
Cédant devant l’hostilité de tous ceux qui frappent ses réformes, le roi renvoie son ministre (Turgot) le 12 mai 1776, non sans que celui-ci lui ait adressé quelques jours plus tôt une mise en garde prophétique : « N’oubliez jamais, Sire, que c’est la faiblesse qui a mis la tête de Charles 1er sur le billot. »
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Vidéo de Claude Quétel
Storia Voce - 5 juin 2019 Une histoire incorrecte de la Révolution
Plus qu’un simple objet d’histoire, la Révolution Française est pour certains un mythe, un fantasme, une idole. Un mythe aux contours flous qu’il faut sans cesse réinventer et adapter, un mythe populaire écrit par des intellectuels, un fantasme qui ensorcelle et qui fascine. Mais la Révolution française est aussi une idole, qui semble pourtant chanceler depuis 1789 dans son sanctuaire. Elle est une idole ébréchée mais dont les débris semblent toujours replacés dans le saint des saints du temple de l’histoire. L’historiographie semble le montrer : étudier la Révolution française ne peut-être qu’un pèlerinage ou une guerre sainte. Une chose est sûre, la salle capitulaire ne se désemplit pas même si tout le monde ne semble pas avoir le droit au chapitre. Mari-Gwenn Carichon reçoit au micro de Storiavoce, l’historien Claude Quétel, qui vient de publier aux éditions Tallandier et Perrin, l’ouvrage : Crois ou meurs, une histoire incorrecte de la Révolution française.
L'invité: Claude Quétel est un historien tout d’abord spécialiste du 18ème siècle Directeur de recherche honoraire au CNRS, il est spécialiste de la folie et de la psychiatrie. On lui doit, entre autres une Histoire de la folie, de l’Antiquité à nos jours (624 pages, 12,5 euros) chez Tallandier et une Histoire des murs (320 pages, 9 euros) chez Perrin. Reconnu comme un fin connaisseur de la Seconde Guerre mondiale, il a également été directeur scientifique du mémorial de Caen avec La Seconde Guerre mondiale (Perrin, 480 pages, 24,9 euros), L’Impardonnable Défaite (Tempus, 480 pages, 11 euros). Son Crois ou meurs est le récit historique de la période la plus controversée de l’histoire de France et l’aboutissement d’un travail de plusieurs années. Il a été coédité par Perrin et Tallandier (512 pages, 21,90€).
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