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Aline Schulman (Traducteur)Edmond Cros (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
ISBN : 2213661243
Éditeur : Fayard (17/11/2010)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Fils de coquin, coquin lui-même et frotté à plus coquin que lui, Don Pablos de Ségovie va tenter de se faire une place dans la cité.
Quevedo nous décrit les mésaventures souvent cruelles, toujours cocasses, de ce garçon confronté aux impossibilités d’une ascension sociale. Ce faisant, il nous dévoile comment, dans une Espagne surendettée où le roi lui-même fait banqueroute, la hiérarchie des ordres commence à le céder aux rapports de classe. L’unique noblesse... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Joualvert
  17 septembre 2015
Malgré son étonnant portrait où il est affublé de curieuses lunettes, j'ai plutôt choisi cet auteur pour son Q. Ahem, je parle bien sûr du challenge ABC.
Ce petit livre est l'un des 3 principaux romans picaresques espagnols qui mettent en vedette des gueux et des filous et leur quotidien. Le but de divertir par le rire est indéniable et on en profite pour échauder en passant toutes les couches sociales de l'époque et diverses professions, activités frauduleuses et manies. Don Pablos raconte sa vie mouvementée qui est ultimement un paquet d'anecdotes burlesques, de malheurs (presque toujours bien mérités) et d'arnaques, le tout arrangé à la diable. Le style et les expressions d'un autre temps émerveillent par moments.
À essayer si vous n'êtes pas rebuté par la parodie, l'humour et quelques grossièretés !
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   30 janvier 2015
Je suis de Ségovie ; et mon père, appelé Clément-Pablo, en était aussi. Dieu veuille avoir son âme ! Quoique, par sa profession, il fût ce qu’on nomme communément barbier, il avait tant de grandeur d’âme qu’il ne pouvait souffrir qu’on l’appelât ainsi, disant qu’il était tondeur de joues et tailleur de barbes. On assure qu’il était de bonne souche, et la chose est croyable, à en juger par sa passion pour le vin.

Il avait épousé Aldonza Saturno de Rebollo, fille d’Octavio de Rebollo Codillo, et petite fille de Lepido Ziuraconte. On la soupçonnait dans la ville de n’être pas de race d’anciens chrétiens, quoique, en conséquence des noms de ses ancêtres, elle soutînt qu’elle descendait des triumvirs romains. Elle était jolie, et elle fut si célèbre que, pendant qu’elle vécut, tous les chansonniers d’Espagne firent sur elle quelques couplets. Au commencement de son mariage, et dans la suite, elle eut beaucoup à souffrir, parce que de mauvaises langues publiaient que son mari consentait volontiers à porter des cornes d’or.

On convainquit mon père que, dans le temps qu’il lavait le visage de ceux à qui il allait faire la barbe, et qu’il leur faisait lever la tête pour cette opération préparatoire, un petit frère que j’avais, âgé de sept ans, leur enlevait adroitement ce qu’ils avaient dans le fond de leurs poches. Aussi ce petit saint est-il mort martyr sous les coups de fouet qu’on lui donna dans la prison. Mon père le regretta fort, parce qu’il savait se faire aimer et s’approprier tout.

Il fut lui-même arrêté pour de pareils enfantillages et d’autres bagatelles, quoique, suivant ce que l’on m’a raconté depuis, il soit sorti de prison avec tant d’honneur, qu’il était accompagné de deux cents cardinaux, que l’on ne traitait cependant pas d’Éminences. Les femmes, dit-on, se mirent aux fenêtres pour le voir, parce qu’il eut toujours très bonne mine à pied et à cheval. Je ne dis pas cela par vaine gloire, on sait que je n’en ai jamais eu.

Ma mère cependant n’essuya pour lors aucun désagrément personnel. Une vieille, qui m’a élevé, me disait un jour, en faisant son éloge, qu’elle était si obligeante, que tous ceux qui la fréquentaient en étaient enchantés. Elle me raconta pourtant qu’elle avait dit au sujet d’un cocu volontaire certaine chose qui, rendue publique, l’aurait fait emplumer. Elle eut le renom de rendre aux filles, quand elles l’avaient perdu, ce qu’elles ont de plus précieux, et de rajeunir, en faisant disparaître les cheveux blancs. Les uns l’appelaient appareilleuse de goûts, bailleuse de mésintelligences, et par sobriquet, entremetteuse et flux de bourse. L’air riant avec lequel elle entendait tout cela la faisait aimer encore davantage.
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Videos de Francisco de Quevedo (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Francisco de Quevedo
Un extrait de l’émission « Poésie sur parole », par André Velter, diffusée le 5 juillet 2003 sur France Culture. Invité : Bernard Pons, traducteur des sonnets chez José Corti.
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