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EAN : 9782070411078
494 pages
Éditeur : Gallimard (03/11/1999)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 70 notes)
Résumé :
"La vie secrète est la vie qui se sépare du monde. Je renonçai peu à peu à toutes les activités sociales que je menais. Je cherchais autre chose. La vie qui ne se montre pas, cachée, amoureuse, profonde, non sociale."
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
michfred
  22 juin 2015
Pédant, décousu, chipoteur...quelle déception...après la limpide simplicité de Tous les matins du monde...
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Herve-Lionel
  11 mars 2014
N°344– Juin 2009
VIE SECRETEPascal QUIGNARD – Gallimard.
Pascal Quignard est un écrivain dont j'avais beaucoup entendu parler en termes élogieux. A ce titre, je ne pouvais que m'intéresser à son oeuvre.
Comme beaucoup parmi les auteurs dont j'ai ressenti le besoin de parler ici, je dois au hasard d'une bibliothèque publique la rencontre avec ses écrits. Les lecteurs de cette chronique peuvent aisément vérifier ce point.
Au départ, cela m'a paru un peu déconcertant, le sort ne s'était peut-être pas montré très pertinent! Je ne comprenais pas bien le sens de l'histoire racontée, le style me semblait haché, trop désarticulé parfois, l'érudition de l'universitaire, qu'en d'autre temps il m'est arrivé d'apprécier, s'imposait souvent sans que cela, à mon sens, n'apportât rien à la qualité du récit. Bref, il n'était pas de ces auteurs qui, dès la première ligne, s'emparent de l'intérêt de leur lecteur et ne l'abandonnent qu'à la fin, sans que l'ennui se soit insinué dans ce moment de complicité qui existe entre deux êtres qui ne se connaîtront jamais, mais dont l'un enchante l'autre, dans ce qui sera une relation à jamais secrète. Il était véritablement tout cela, mais, sans que je sache exactement pourquoi, je poursuivais la découverte de cette oeuvre, par curiosité sans doute, et bien que je n'ignore rien de sa notoriété, je me demandais à côté de quoi j'avais bien pu passer pour n'être pas entrer dans cet univers. Il était de ces écrivains reconnus dont je continuais, malgré toute ma bonne volonté, à être étranger à sa démarche créatrice. Après tout j'assumais ici ma qualité de simple lecteur.
Le hasard m'a désigné « Vie secrète ». J'y retrouvais ce que j'avais, à tort peut-être, déploré dans les autres ouvrages. Pour le décor, la cote amalfitaine et pour le prétexte, l'amour, les femmes, la passion qu'on éprouvent pour elles. Cela, je pouvais le comprendre et l'admettre. Il y a, certes, la marque de l'universitaire, expliquant les mots, amour en particulier, faisant, comme à chaque fois, montre d'une grande érudition, avec force références à la culture gréco-latine, mais il y a aussi celle de l'expérience, la fascination, sublimées en aphorismes plus ou moins idéalisés, du désir analysé d'une façon peut-être un peu trop intellectuelle, du secret qui doit, selon lui entourer les relations amoureuses...
Pourtant, au fil du récit, tout cela m'a paru un peu trop désexualisé, un peu trop éloigné de l'humain et de la spontanéité. Même la nudité dont il est question et qui est indissociable de l'amour physique me paraît, sous sa plume, être un concept lointain. L'analyse est pertinente, sans doute, travaillée et fouillée, mais je ne suis pas parvenu, encore une fois, à entrer dans sa démarche créatrice. Je suis donc resté à la porte de cet univers, en me disant que j'y demeurerai longtemps encore étranger, et ce d'autant plus que la curiosité qui avait un temps animé ma démarche s'est peu à peu changée en lassitude. En outre, et c'est pour moi important, la lecture de ce texte n'a pas été, ce que j'exige qu'elle soit, un moment de plaisir.
Il reste un sentiment d'inachevé qui me dérange. Il tient probablement beaucoup çà de moi, mais Pascal Quignard reste de ces écrivains que j'ai du mal à comprendre et à apprécier.
Hervé GAUTIER – Juin 2009.http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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Duluoz
  13 novembre 2014
Une suite d'aphorismes sur cette part de secret qu'est le "fait d'amour" que l'on trouveras à souhait subjuguant, sidérant, fulgurant, voir effarant !
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Lismonde
  05 février 2014
Pascal Quignard publiait ce livre plein de mystère et d'interrogations quand il m'a accordé d'enregistrer avec lui son "Bon plaisir" (France Culture)
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JeanLoupC
  21 septembre 2017
Après en avoir lu un bon tiers … ce livre se montre d'une incroyable intelligence, je ne sais pas si je vais être capable de le finir tellement c'est dense . J'y titille les limites de mon entendement.
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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   23 novembre 2010
Ceux qui aiment ardemment les livres constituent sans qu'ils le sachent, la seule société secrète exceptionnellement individualisée. La curiosité de tout et une dissociation sans âge les rassemblent sans qu'ils se rencontrent jamais.
Leur choix ne correspondent pas à ceux des éditeurs, c'est-à-dire du marché. NI à ceux des professeurs c'est-à-dire du code. Ni à ceux des historiens c'est-à-dire du pouvoir.
.... Ils forment à eux seuls une bibliothèque de vies brèves mais nombreuses. Ils s'entre-lisent dans le silence...
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genougenou   08 décembre 2016
Désirer est un verbe incompréhensible. C'est ne pas voir. C'est chercher. C'est regretter l'absence, espérer, rêver, attendre.
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CombrayCombray   20 juin 2019
Ceux qui aiment ardemment les livres constituent, sans qu'ils le sachent, la seule société secrète exceptionnellement individualisée. La curiosité de tout et une dissociation sans âge les rassemblent sans qu'ils se rencontrent jamais.
Leurs choix ne correspondent pas à ceux des éditeurs, c'est-à-dire du marché. Ni à ceux des professeurs, c'est-à-dire du code. Ni à ceux des historiens, c'est-à-dire du pouvoir.
Ils ne respectent pas le goût des autres. Ils vont se loger plutôt dans les interstices et les replis, la solitude, les oublis, les confins du temps, les moeurs passionnées, les zones d'ombre, les bois des cerfs, les coupe-papier en ivoire.
Ils forment à eux seuls une bibliothèque de vies brèves mais nombreuses. Ils s'entre-lisent dans le silence, à la lueur des chandelles, dans le recoin de leur bibliothèque tandis que la classe des guerriers s'entre-tue avec fracas sur les champs de bataille et que celle des marchands s'entre-dévore en criaillant dans la lumière tombant à plomb sur les places des bourgs ou sur la surface des écrans gris, rectangulaires et fascinants qui se sont substitués à ces places.
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brigetounbrigetoun   20 avril 2010
Nos sociétés,
fuyant la souffrance, le négatif, la peur, l'impatience, le tragique, la mélancolie, le silence, la pénombre, l'invisible,
désertent des civilisations sublimes.
Elles s'effarouchent devant les falaises les plus vertigineuses, à l'intérieur des jungles les plus profondes. Elles repoussent les joies les plus angoissantes, les plus désirantes, les plus belles, qui sont toujours au risque de la perte et de la mort.
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blanchenoirblanchenoir   22 août 2014
Nos vies sont fascinées par l'acte où elles ont pris naissance. Par leur source. Par l'aurore. Par la première aurore qui nous découvrit la lumière et nous éblouit. Il est vrai que nous sommes arrivés si humides et si anciens devant elle.


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Videos de Pascal Quignard (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pascal Quignard
« le tome VIII, Vie secrète, se consacrait à la question "Qu'est-ce que l'amour ?" le tome IX, Mourir de penser, était consacré à la question "Qu'est-ce que penser ?" le tome X, L'Enfant d'Ingolstadt, posait la question "Qu'est-ce que la peinture ?" Le tome XI de Dernier royaume, L'homme aux trois lettres, c'est mon "Qu'est-ce que la littérature ?" C'est ainsi que Pascal Quignard présente ce nouveau tome de Dernier Royaume. Il se pose la question de l'art auquel il a consacré toute sa vie. Dans la forme « océanique » qui caractérise ces volumes, il explique le bonheur qu'il a retiré de cette passion qui ne s'est jamais démentie. « J'aime les livres. J'aime leur monde. J'aime être dans la nuée que chacun d'eux forme, qui s'élève, qui s'étire. J'éprouve de l'excitation à en retrouver le poids léger et le volume à l'intérieur de la paume. J'aime vieillir dans le silence, dans la longue phrase qui passe sous les yeux ». Cette déclaration ouvre le nouveau merveilleux opus de Pascal Quignard, sans doute le plus autobiographique.
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