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EAN : 9782355921698
208 pages
Editions Ki-oon (10/06/2010)
3.92/5   61 notes
Résumé :
Alice au royaume de Coeur À peine débarquée au royaume de Coeur, Alice tombe par hasard sur la demeure du chapelier... et manque de se faire tuer par des gardes du corps trop zélés ! La jeune fille s'enfuit à toutes jambes avant de trouver refuge dans la tour de l'horloge. Julius, son propriétaire, lui explique qu'elle a été transportée dans un autre monde... Rêve ou réalité ? Quoi qu'il en soit, voilà Alice obligée de participer à un « jeu » dont les règles lui éch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Woland
  28 août 2017
Etoiles Notabénistes : ******
Heart No Kuni No Alice
Traduction : Fedoua Lamodière
Adaptation graphique : Clair Obscur
ISBN : 9782355921698
Dans ce tome II, ne se révèle aucun personnage nouveau. Alice vit toujours chez l'Horloger, Julius Monrey, à qui elle continue de faire du café tout en lui rendant de menus services pour lui régler, en quelque sorte, l'équivalent d'un loyer. Julius, d'ailleurs, ne lui réclame rien : Alice n'agit que de sa propre volonté. La jeune fille est passionnée par l'adresse avec laquelle Julius répare les montres que lui apportent soit un mystérieux chevalier à la cape souvent ensanglantée et qui dissimule son visage derrière un loup blanc, soit des ombres noires et fantomatiques, qui ont le don d'angoisser notre héroïne.
Celle-ci finit par reconnaître, sous le masque blanc du collaborateur de Julius, le chevalier de Coeur, cet Ace qui n'arrête toujours pas de s'égarer dans les parcs et les couloirs mais qui se montre redoutable combattant quand vient pour lui l'heure de récupérer les montres qui servent de coeurs tant aux acteurs qu'aux figurants. Comme le dit Ace à sa petite compagne, dans une scène mémorable qui se déroule sous la tente qu'il a installée pour eux deux en pleins bois (parce que, une fois de plus mais cette fois en pleine nuit, il s'est trompé de direction, entraînant la jeune fille dans son errance), les battements de ce coeur bien vivant qui palpite dans la poitrine d'Alice le fascinent et l'apaisent, comme ils fascinent et apaisent tous les autres habitants de Wonderland. Et c'est peut-être là que se situe la source de l'attrait que tous les hommes du coin (pour ne pas parler de Vivaldi), sauf peut-être Goround, il est vrai plus mûr en apparence, paraissent éprouver pour la jeune fille.
Un qui est amoureux à fond, et qui manifeste cet amour de façon on ne peut plus démonstrative et souvent ridicule, c'est toujours Peter White, notre Lapin Blanc de service, qui a dans ce tome une dispute homérique, finissant en duel, avec le Chapelier de Mars, au prétexte que lui, White, considère March comme un simple lapin. Or Elliot ne supporte absolument pas qu'on l'assimile, lui, un lièvre sauvage, à la race abêtie et domestiquée des lapins et il fait remarquer finement que, s'il aime les plats à base de carottes, jamais, au grand jamais il ne mangera de carottes crues, ainsi que le fait, apparemment, son rival. Ergo, il n'est pas - et NE SERA JAMAIS - un lapin ...
De son côté, le Chapelier invite Alice à prendre le thé et l'on sent bien que, s'il se situe, en matière de démonstrations affectueuses, tout à l'opposé de l'impulsif Peter White, sa jalousie et son désir d'avoir Alice pour lui seul sont en train de croître et d'embellir, et cela en dépit de ses efforts de froide indifférence qui le font passer carrément, à la fin du thé, pour un mufle. Signalons au passage que nous nous trouvons ici, en la personne du Chapelier Fou, Blood Dupré, face à un Grand Lecteur dont la chambre entière, très vaste, est remplie d'étagères et de toutes sortes de livres. Alice, elle-même lectrice avisée, qui a épuisé la collection de Julius, collection essentiellement consacrée aux ouvrages sur les montres, serait ravie que Dupré lui en prêtât quelques uns, plus variés, mais le changement d'humeur du Chapelier, à la fin du thé, modifie ses projets. Elle le quitte exaspérée ...
... pour l'apercevoir, à la fin du tome, s'entretenant chez lui, dans une roseraie, avec la Reine de Coeur, à laquelle il offre bien entendu une rose. Non sans un pincement de jalousie, Alice en conclut que Dupré et Vivaldi qui, théoriquement (on le lui a bien dit dès le début), sont en guerre depuis des éternités, forment en fait un couple, lequel, en raison des rôles qu'ils tiennent l'un et l'autre dans la "partie", se dissimule des autres joueurs.
L'ambiance mystérieuse s'amplifie dans ce deuxième tome et l'on devine déjà que l'on n'aura pas les réponses à tout, soit que les auteurs l'aient voulu sciemment, soit que leur idée de départ ait capoté (pour des raisons sans doute financières) au beau milieu de leur entreprise. Mais, chose curieuse, alors que, à la première lecture, on se sent frustré par cela, la relecture, plus posée il est vrai, nous donne l'opportunité de réaliser que, paradoxalement, ce phénomène contrariant contribue largement à faire de ce manga quelque chose d'exceptionnel.
Il n'est pas d'usage de chercher une philosophie ou, plus simplement, un thème directeur aux oeuvres produites dans le genre. le plus souvent, on y voit de la bagarre, de l'action, de la drague et rien d'autre. Mais plus il en lit et plus le lecteur occidental se rend compte que, à sa manière et dans la droite ligne des "livres d'images" que lisaient jadis les Anciens Japonais, le manga, dans certains cas, participe à l'universel de la littérature, le dessin en plus.
La ligne directrice de cette version d'"Alice au Pays des Merveilles", c'est l'importance que chacun de nous apporte au fait de vivre. Pour les habitants du Wonderland japonais, qui n'ont qu'une montre à la place du coeur et qui savent que, à leur mort, ladite montre sera récupérée, réparée et distribuée à quelqu'un d'autre, acteur ou figurant, pour une nouvelle "partie", la vie semble dénuée d'importance réelle. le thème de la réincarnation - peuvent-ils revenir dans un autre rôle ou même en tant que simple figurant ? - est sous-jacent quoique jamais évoqué. Contrainte par Peter White de pénétrer dans ce monde insolite que, peu à peu, elle apprend à connaître et à aimer, et dont, inexorablement, elle souhaiterait changer certaines règles, dont celle qui détermine cette véritable manie de considérer le duel comme une sorte de "jeu" et la Mort comme une chose des plus banales, Alice cherche des explications qu'on ne peut pas lui donner - enfin pas encore, en admettant qu'on les lui donne jamais - mais qu'elle espère bien voir obéir à sa logique à elle, qui vient du monde "réel."
Notre petite Alice Liddell (puisque tel est son nom dans le manga, semblable en tous points à celui du modèle dont s'inspira Lewis Carroll) sait bien que, pour attacher de l'importance à la vie, il faut des buts valables et aussi des personnes à qui l'on se lie par l'amitié ou par l'amour. Ses nouveaux partenaires paraissent - ou veulent - l'ignorer. Dans ce volume en tous cas, le Chat du Chester, Boris, qu'elle soigne de mauvaises égratignures, commence néanmoins à réfléchir sur l'amitié. Et Julius Monrey, dans sa Tour, sent bien sa montre personnelle commencer à émettre des tic-tacs un peu différents. Pour le Chapelier, nous avons parfaitement saisi que, sous ses airs impassibles, il cache de grandes passions (et probablement de grandes souffrances). le plus mystérieux reste peut-être Ace, qui n'hésite pas à se servir à un certain moment d'Alice comme d'un bouclier vivant et qui, cependant ...
Autre réflexion que l'on se fait en relisant cette série : le peuple de Wonderland, acteurs et figurants, manifeste toujours une gaieté ou une ironie que l'on sent souvent forcées et qui dissimulent, à n'en pas douter, certaines peines qu'ils n'ont ni le droit, ni le courage d'exprimer. D'ailleurs, s'il y a quelque chose qui leur fait grandement défaut, ce sont des confidents fiables. Or, ce rôle, Alice va finir par l'assumer pour tous, y compris pour Nightmare, démon des Rêves et des Cauchemars, que, à sa profonde inquiétude, elle découvre un jour crachant du sang ...
A bientôt, pour le troisième tome et n'oubliez pas que certains mangas sont bien plus que des mangas ... ;o)
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sword
  18 juin 2013
Très optimiste à la lecture du premier volume, c'est avec plaisir que je me suis lancée dans la lecture du second, et je dois avouée que je n'ai pas été déçu.
Nous retrouvons Alice où nous l'avons laisser, c'est à dire au pays des merveilles. Cette fois, l'histoire développe un peu plus les personnages ainsi que l'univers dans lequel elle se trouve. On voit que chacun d'entre eux a une histoire plus où moins glorieuse et mystérieuse qui rend ce monde encore plus inquiétant. Et j'ai bien envie de savoir où tous cela va mené notre Alice, sans compté que son voyage est peuplé de prétendu prétendants qui semblent vouloir l'avoir pour eux seul.
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Lagagne
  28 août 2012
Alice continue ici sa découverte des personnages de ce monde étrange, et c'est tant mieux! J'étais parfois un peu perdue dans le volume 1, mais maintenant ça va mieux, j'y vois plus clair. Et cela même si la psychologie des personnages n'est pas lisse, lisse.
A la fin du 1 je me demandais combien de tomes je lirai, et bien au moins 3 en tout cas!
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Tatooa
  14 novembre 2014
Un tome deux qui précise les mécanismes (c'est le mot) du royaume de coeur ! On comprend un peu mieux le pourquoi de l'engouement des personnages de ce monde étrange pour Alice.
Les dessins sont toujours très plaisant, l'atmosphère un brin glauque, décidément, j'aime bien cette série !
Je vais continuer avec le tome 3 ! :-)
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Hiromichi
  07 septembre 2013
Toujours au royaume de coeur, ce volume commence par une invitation pour le thé (le thé c'est le bien !) de la part de ce cher bad boy mafieux qu'est le chapelier. Celui-ci nous semble étrange, tout comme le reste de la marmaille, mais peu à peu on commence à les découvrir.
On apprend dans ce second volume pas mal de choses, comme le but du jeu auxquels les acteurs jouent qui est assez banal alors~ (limite on peut le deviner facilement) Comme Alice, on est perdu face à l'exubérance et les raisons des acteurs, mais nous sommes nous aussi des "étrangers" à ce monde et nous devons nous plier aux règles.
Alice découvre ainsi les ficelles de ce monde, ses secrets et ses tabous, mais de nouvelles questions viennent poindre leurs nez.
Un second volume plutôt plaisant, quelques passages un peu trop théâtrale qui nous font un peu ressortir du manga, ce qui est dommage car des moments ne font pas assez naturels et donc tombent à plat. En tout cas, les personnages commencent à se remuer pour le coeur de notre blondinette mais pas que car elle aussi a une influence croissante sur ces messieurs.
Les dessins manquent toujours un peu de profondeur bien qu'ils sont toujours propres, ils sont lissent, jolis.
Cependant à la fin, nouvelle invitation, nouvelles confrontations, donc une bonne suite ? Hu, à voir~
Lien : http://hiromichi.skyrock.com..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   03 octobre 2017
[...] ... DANS LA TENTE D'ACE. ALICE EST AU FOND, ASSISE, UN OREILLER PRESSE CONTRE ELLE. ACE ENLEVE SON MANTEAU D'UNIFORME EN GROS PLAN. ENCART DE LA PENSEE D'ALICE : "On s'est fait surprendre par la nuit alors qu'on avait perdu notre chemin."

GROS PLAN SUR ALICE, INQUIETE ET SOUPCONNEUSE, & ENCART SUR SA PENSEE : "Je me retrouve seule sous une tente, avec Ace, au milieu de nulle part ..."

ACE (se retournant, le visage aussi sympathique que d'habitude mais n'oublions pas que ce personnage est une énigme ambulante) : Qu'y a-t-il ? Ca te plaît de me voir me déshabiller ?

ALICE (serrant toujours son oreiller et agressive) : Et toi, ça ne te dérange pas, de te dévêtir devant une jeune fille ?

ACE (surpris) : Non, pourquoi, ça devrait ? (Il dépose son manteau à part) Je ne fais que retirer ma veste ... Ce n'est pas comme si j'allais me mettre nu !

PLAN SUR ALICE, DE DOS, TOUJOURS ASSISE SUR SON FUTON & SERRANT SON OREILLER, FACE A ACE, EN UNIFORME, DEBOUT. ENTRE EUX, UNE LANTERNE ALLUMEE.

ALICE (mettant les points sur les "i") : Encore heureux ! Je te préviens, si tu commences à te dénuder, je pars en courant !

ACE (de plus en plus surpris) : En courant ? Carrément ?

GROS PLAN SUR ACE.

ACE (souriant) : Hmm ... Je vois bien ... (Maintenant assis devant Alice) ... que je te trouble !

GROS PLAN SUR ALICE (QUI SERRE ENCORE ET TOUJOURS SON OREILLER COMME UN BOUCLIER)

ALICE (le rouge au joues et furieuse) : Qu ...

GROS PLAN SUR LA MAIN D'ACE ENSERRANT LE POIGNET DE LA JEUNE FILLE.

ACE (hors cadre) : Tu ne t'enfuiras pas ... Je ne te laisserai pas partir ...

GROS PLAN SUR LE VISAGE DU CHEVALIER DE COEUR.

ACE (mi-souriant, mi-sérieux) : Je t'aime, Alice !

GROS PLAN OU IL RAPPROCHE SON VISAGE DE CELUI DE LA JEUNE FILLE QUI RESISTE.

ALICE : ?!

ON NE VOIT PLUS QUE LE BAS DES DEUX VISAGES, PLUS PROCHES QUE DANS LE PLAN PRECEDENT.

ALICE (qui n'est pas sotte) : C'est faux !

GROS PLAN SUR ACE, QUI S'EST RECULE ET S'INTERROGE.

ACE : Pardon ?

ON CHANGE D'ANGLE. ALICE MAINTIENT TOUJOURS FERMEMENT SON OREILLER. ACE EST DE DOS.

ALICE (avec fermeté) : Tu ne m'aimes pas !

PROFIL GAUCHE D'ACE EN GROS PLAN : ON VOIT QUE, MAINTENANT, IL EST REELLEMENT SURPRIS - EN FAIT, QU'IL NE PENSAIT PAS ALICE SI INTELLIGENTE.

ACE (de face cette fois-ci, il répète) : Mais si ! Je viens de te le dire !

RETOUR SUR ALICE.

ALICE (déterminée) : Tu éprouves peut-être de l'attirance, mais ce n'est pas de l'amour ...

PLAN OU REAPPARAÎT A L'ARRIERE-PLAN LE DUEL ENTRE LE LAPIN BLANC ET ACE. DANS LA TENTE, ALICE ET ACE SONT TOUJOURS ASSIS.

ALICE (le ton dur) : Sinon ... tu ne m'aurais jamais prise comme bouclier pour te protéger de Peter !

ACE (qu'on croit prêt à éclater de rire ou à dire quelque chose comme "Bien observé !") : Tu m'en veux encore ?

GROS PLAN SUR LA LANTERNE AU SOL.

ACE (hors cadre) : Tu as raison ...

PLAN SUR ALICE (ET SON OREILLER) FACE A ACE QUI S'EST RAPPROCHE.

ACE (sincère pour une fois, en apparence) : Je t'admire parce que tu es une étrangère ![...]
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WolandWoland   03 octobre 2017
...] ... LA TOUR DE L'HORLOGE. L'HORLOGER, QUI S'Y PROMENE, ENTEND DES PAS DANS L'ESCALIER DE PIERRE.

GROS PLAN SUR SON VISAGE.

L'HORLOGER : Que me veux-tu ...

LE LAPIN BLANC ENTRE.

L'HORLOGER (hors cadre) : ... le lapin ?

GROS PLAN SUR LE PROFIL DE PETER WHITE.

PETER : Je suis venu voir Alice, bien sûr ! (De dos, face à l'Horloger) : Elle n'est pas dans sa chambre ... Sais-tu où elle se trouve ?

L'HORLOGER (de profil) : Elle a été invitée à prendre le thé au manoir du Chapelier. ...

PETER (irrité) : Elle est chez le Chapelier ?!

GROS PLAN SUR LE SOL PENDANT L'ECHANGE SUIVANT :

PETER (hors cadre) : Je constate que tu l'autorises à fréquenter des gens peu recommandables.

L'HORLOGER (hors cadre) : Qui suis-je pour l'en empêcher ?

L'HORLOGER (de dos, face à un Peter White très raide) : En tout cas, tu tombes à pic ! J'avais justement une question à te poser.

GROS PLAN SUR LE LAPIN BLANC, QUI SE DOUTE DE LA QUESTION ET PESTE INTERIEUREMENT.

PETER (pour lui-même) : Pff ... La barbe ... (A l'Horloger) : A quel sujet ? Sois bref, je te prie ...

GROS PLAN SUR L'HORLOGER, VISIBLEMENT EN COLERE.

L'HORLOGER : Pourquoi as-tu amené Alice dans notre monde ?

GROS PLAN SUR LE VISAGE DU LAPIN BLANC :

PETER (avec une sorte de défi) : Pour la rendre heureuse !

GROS PLAN SUR UNE MONTRE DE GOUSSET PÂLIE.

VOIX DE L'HORLOGER : Alors, pourquoi la laisses-tu se débrouiller toute seule ? C'est pourtant toi qui l'as obligée à participer à ce jeu !

GROS PLAN SUR LE VISAGE SOURIANT DU LAPIN BLANC.

PETER (sincère) : Je ne veux que son bonheur !

L'HORLOGER (les bras croisés, perplexe et sévère à la fois) : ... (Avec une sorte de mépris) : Tu es toujours aussi tordu !

GROS PLAN SUR ALICE, PLUS OU MOINS FLOUE, REGARDANT LE LECTEUR.

VOIX DE L'HORLOGER : Ecoute-moi bien, le Lapin ! C'est à Alice, et à elle seule, de décider de son bonheur ... Nous n'avons pas à intervenir en quoi que ce soit !

GROS PLAN SUR UNE TRAÎNEE LUMINEUSE DANS LE CIEL.

VOIX DE L'HORLOGER : Je vais te dire comment la renvoyer là d'où elle vient ...

L'HORLOGER (de profil, très ferme) : Il en est encore temps !

GROS PLAN SUR LE LAPIN BLANC.

PETER (expression ironique) : ...

GROS PLAN SUR SON VISAGE, SOUDAIN SOURIANT.

PETER (insidieux) : Mais toi, Julius ... en ce qui te concerne, auras-tu le courage de la chasser d'ici ?

L'HORLOGER (l'air grognon et sur ses gardes) : Qu'est-ce que tu insinues ?!

PLAN DES DEUX HOMMES, LE LAPIN BLANC AU PREMIER PLAN, DE DOS, AFFRONTANT L'HORLOGER, DE FACE & LES BRAS CROISES.

PETER WHITE (nettement doucereux, à la limite de la provocation) : Tu as accepté d'héberger Alice alors que, d'habitude, tu es d'une misanthropie légendaire ... J'ai l'impression que cette petite te plaît bien.

GROS PLAN SUR LE VISAGE DE l'HORLOGER, DE FACE MAIS L'ON NE VOIT QUE LA MOITIE DU VISAGE, AUX TRAITS DURCIS (OU BOUDEURS ?)

RETOUR SUR LE LAPIN BLANC, DE TROIS-QUARTS, QUI POURSUIT :

PETER (cette fois ironique) : Tu as raison, c'est à elle de décider ... de son bonheur ! Et c'est également à elle de choisir si elle veut rentrer dans son monde ou non !

A NOUVEAU, PLAN DES DEUX HOMMES FACE A FACE (ET A BONNE DISTANCE), LE LAPIN AU PREMIER PLAN, L'HORLOGER AU SECOND.

PETER (définitif et heureux d'avoir retourné la démonstration de Julius contre lui) : Tu n'as pas à t'en mêler !

GROS PLAN SUR SA MAIN GANTEE.

PETER : Puisqu'Alice n'est pas là, je n'ai plus rien à faire ici ... Je retenterai ma chance plus tard !

GROS PLAN SUR JULIUS MONREY. ON NE VOIT QUE LE CÔTE DROIT DE SON TORSE ET DE SON VISAGE. IL EST MANIFESTEMENT FURIEUX.

VOIX DU LAPIN BLANC : Au revoir !

GROS PLAN SUR LE MUR DE L'ESCALIER AVEC LE BRUIT DES PAS DU LAPIN QUI REDESCEND.

GROS PLAN DU BUREAU DE L'HORLOGER, PUIS DE L'HORLOGER REGARDANT PAR LA FENÊTRE, ENFIN DE SA TASSE DE CAFE SUR LA TABLE.

GROS PLAN SUR LA REMARQUE DU LAPIN BLANC : "Auras-tu le courage de la chasser d'ici ?"

GROS PLAN SUR LE VISAGE DE L'HORLOGER QUI PORTE LA MAIN A SON CRÂNE, COMME S'IL CHERCHAIT A APAISER SES PENSEES.

L'HORLOGER (modérant sa colère et comme las) : Fichtre ... Ce Lapin est exaspérant ! ... [...]
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TatooaTatooa   11 novembre 2014
- Arrêtez-moi si je me trompe, mais... on est bien en pleine nuit ? (Alice)
- Oui, le soleil s'est couché depuis un moment déjà... Cela te pose-t-il un problème ? (le chapelier)
- Et bien à vrai dire... Je n'imaginais pas qu'on puisse organiser un thé au beau milieu de la nuit !
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swordsword   18 juin 2013
"- Alice... si seulement tu pouvais tomber amoureuse de moi, tout se passerait pour le mieux... Mais ce ne sera pas aussi facile ! Enfin... tant que tu restes ici, cela suffit à mon bonheur... C'est pourquoi j'arrive à supporter que tu fréquentes d'autres personnes que moi..."
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TatooaTatooa   13 novembre 2014
En d'autres termes, mon rôle est de gérer les vies de notre monde. C'est un métier méprisé de tous. Le simple fait de m'approcher est un acte malsain ! (Julius à Alice)
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