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EAN : 9782355922473
192 pages
Editions Ki-oon (10/03/2011)
3.85/5   42 notes
Résumé :

Blood et la reine de Coeur seraient-ils plus proches qu’on le croit ? Une chose est sûre : ils se rencontrent en secret dans les jardins de la chapellerie ! Alice les a surpris en grande conversation dans la roseraie… mais lorsqu’elle avoue tout au chef de la mafia, il menace de la tuer ! La jeune fille sait désormais qu’elle n’est plus en sécurité au manoir. Et voilà que justement, Blood débarque &#x... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Woland
  15 septembre 2017
Etoiles Notabénistes : ******
Heart No Kuni No Alice
Traduction : Fédoua Lomodière
Adaptation Graphique : Clair Obscur
ISBN : 9782355922473
ATTENTION ! SPOILERS ! ;o)

Pour certains, ce cinquième tome serait de trop alors que, sur un rythme il est vrai plus lent que les tomes précédents, il donne des indications primordiales sur la présence d'Alice au Royaume de Coeur. Rappelons que le tome IV se terminait en fait sur l'invitation délivrée par Peter White à Alice et la conviant au Grand Bal donné, comme le veut la tradition, chaque année par la Reine. L'épisode qui venait ensuite n'appartenait pas à la saga du Coeur mais à celle du Joker.
Nous retrouvons ici une Alice déchirée entre son désir, bien compréhensible compte tenu de son âge, de se rendre à la fameuse soirée et sa crainte d'y rencontrer Blood Dupré puisque, en cette occasion tout à fait exceptionnelle, même les ennemis de la Reine de Coeur peuvent paraître au bal en toute impunité. le Château de Coeur devient alors, pour une nuit, un authentique terrain neutre où il serait malséant et indigne pour tous de s'entretuer ou même d'envisager l'idée de le faire. La Reine étant en outre réputée pour l'extrême raffinement avec lequel elle choisit les thés qu'on peut y déguster, il y a gros à parier que le Chapelier Fou, grand amateur de cette boisson, ne saura résister à la tentation.
La perspective de se retrouver face à face avec Dupré tourmente à tel point Alice qu'elle en fait des cauchemars - outrance d'un scénariste qui arrive en bout de course ou non-dit à connotation sexuelle ? le lecteur avisé renoue naturellement le fil avec l'étrange scène qui s'est déroulée dans le bureau du Chapelier et l'interprète pour ce qu'elle est : si Alice et Blood n'ont pas eu des rapports véritables, ils en ont en tout cas été bien près, ce qui effraie la jeune fille. D'ailleurs, on peut aller plus loin et supposer que Dupré a osé un maximum.
Cependant, avec cette série dessinée par Hoshino Sumei, nous nous cantonnons dans le shôjo classique alors que, nous le verrons quand nous attaquerons celle ayant pour cadre le Royaume de Trèfle, Fujimaru Mamenosuke franchit allègrement le pas vers le shôjo nettement plus explicite (sans pour autant tomber dans le pornographique, je vous rassure).
Arrive la soirée du bal auquel Julius comme Alice souhaite bien pouvoir échapper. C'est compter sans Ace, impeccablement vêtu pour la circonstance d'un superbe smoking blanc, toujours aussi débordant de gaieté et qui, pour une fois (il fallait, bien sûr, que cela tombât ce jour-là ! ) ne s'est pas égaré, ô grande merveille, pour venir chercher ses amis à la Tour de l'Horloge. Bon gré, mal gré, Alice et Julius revêtent leurs tenues de soirée (Julius pousse la malice jusqu'à en créer une pour une Alice faussement dolente qui prétextait "n'avoir rien à se mettre" et comptait sur ce prétexte imparable pour esquiver la corvée) et s'en vont à la suite du Chevalier de Coeur, gardant néanmoins l'espoir, sournois bien que non exprimé, qu'il se perdra au moins sur le chemin du Château. C'est d'ailleurs ce qu'il fait mais, vite épuisés par les "raccourcis" qu'il leur inflige, les deux récalcitrants préfèrent en définitive le prendre solidement chacun par un bras et le guider eux-mêmes. Après tout, puisque, de toute évidence, il faut aller au charbon, autant y aller directement.
Au Château, le bal est sur le point de s'ouvrir et les invités, acteurs comme figurants, tous réunis. Tandis qu'un Ace absolument imperméable à l'alcool s'enfile coupe de champagne sur coupe de champagne en n'oubliant pas au passage de servir un Horloger bien moins enthousiaste, Alice danse quelques valses avec Boris, le Chat du Chester qui, lui aussi, a mis un complet pour l'occasion et qui ne veut, comme il le répète (et le répétera encore maintes fois) que la voir heureuse.
Survient le Chapelier, tiré hors de la salle de dégustation de thé par un Elliot March qui, lui, tient à faire quelques danses. Alice se raidit et perd le peu d'assurance qu'elle avait jusque là. Il est vrai que Blood se montre des plus désagréables, contraignant Boris à pousser un Goround un peu dur à saisir la situation à l'emmener dans une nouvelle salle de dégustation.
Manque de chance, c'est dans ce salon-là que Vivaldi, après un discours de bienvenue qu'elle a tenu à faire aussi bref qu'incisif, entraîne peu après Alice, non sans que Boris et Goround n'aient carrément demandé à leur jeune amie si elle "marchait à la voile et à la vapeur." Alice - qui, cela est tout de même étonnant, semble connaître le sens de l'expression utilisée - s'indigne, Vivaldi aussi. Ces dames ne se veulent qu'amies mais grandes amies. En outre, devant la scène que le Chapelier entreprend de faire à Alice à peine la malheureuse a-t-elle posé le pied dans le salon où il dégustait un énième thé, Vivaldi - dont les raisons de connaître intimement la personnalité de Dupré ne tarderont pas à nous être révélées - lui affirme sans ambages qu'il est en fait amoureux d'Alice. C'est au tour du Chapelier de le prendre de haut. En foi de quoi, il demande sèchement à se retirer dans ses appartements - en cette nuit particulière, les Ennemis de Vivaldi ont le droit de dormir sous son toit.
Deux scènes dont il ne faudrait pas méconnaître l'importance prennent alors place ici : la rencontre de Peter White avec Alice, Peter qui lâche, à la grande colère de Nightmare, que "le temps est presque écoulé", puis l'entrevue d'Alice avec le Chapelier dans la chambre où s'est retiré celui-ci. Aucun dialogue ambigu en apparence entre les deux héros. Dupré tente pourtant de mitrailler Alice mais rate volontairement sa cible. A vous d'interpréter le geste comme vous l'entendez mais nous y voyons, pour notre part, la rage d'un homme qui se sait pris au piège d'un sentiment qu'il ne veut pas admettre. Succédant à cette tentative de meurtre avortée, succède un échange qui se conclut par une sorte de pacte : puisque, selon ce qu'il affirme actuellement, le Chapelier se montre sarcastique et parfois même mauvais envers la jeune fille parce qu'elle n'est qu'une "étrangère", Alice lui suggère de cesser de la considérer comme telle, ce qui, selon elle, leur permettrait au moins d'entretenir une relation au minimum courtoise. Se rend-elle compte qu'elle avoue par là-même son désir de nier tout ce qui s'est passé auparavant entre elle et le Chapelier et, plus encore peut-être, sa volonté de demeurer au Royaume de Coeur bien qu'elle ne cesse d'affirmer ses regrets de ne plus voir sa soeur ? Probablement pas.
Le lendemain, comme pour sceller leur pacte, le Chapelier conduit Alice à la fameuse Roseraie où elle l'a aperçu avec Vivaldi et lui révèle ainsi un secret d'importance ...
Mais le volume s'achève sur la main d'Alice qui, fouillant dans sa poche, trouve la fameuse fiole du début de ses aventures, laquelle semble à nouveau remplie à ras bord ...
Parmi les six volumes de la série, celui-ci est peut-être, en dépit des apparences, le plus délicat, le plus tendre. Arrivée - en principe - à la fin de ses aventures au Royaume de Coeur, Alice est parvenue à faire comprendre au moins à un personnage, Boris, ce sentiment complexe qu'est l'amitié et la peur que l'on peut ressentir lorsqu'on voit un ami malheureux ou en danger. Elle a aussi, sans le vouloir, fait naître des sentiments inconnus chez pratiquement tous les personnages rencontrés, même chez Ace bien que le lecteur reste assez perplexe quant à la double personnalité du Chevalier de Coeur.
Mais ce qui est probablement le plus important, c'est que bien des mystères demeurent en suspens. Tout d'abord en ce qui concerne l'existence de la soeur d'Alice dans le monde dit "réel", voire, si le lecteur lit et relit la série, sur la nature de ce monde "réel." Pourquoi Nightmare rappelle-t-il sans cesse à Peter White (et plus rarement à l'Horloger) qu'Alice "ne doit pas se rappeler" ? Au début, le lecteur s'imagine qu'il parle de sa vie dans le monde réel. Mais plus l'on débroussaille, plus l'on avance dans l'intrigue, plus l'on se rend compte que le Démon des Cauchemars fait peut-être allusion à une chose bien plus complexe.
Mais laquelle ?
La question demeure. En aurons-nous la réponse dans le tome sixième et dernier ? Vous verrez bien ... ;o)
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Koneko-Chan
  03 mars 2013
En lisant ce volume 5, j'ai cru m'être trompée de livre !! Remémorons nous la fin du tome précédent : les saisons varient sans cesse au pays des merveilles et vont poser problème à Alice. Pour y remédier, le joker décide de jouer avec elle, aux cartes. EN toute logique, on s'attend à voir la suite de ce jeu ou au moins son dénouement/ses conséquences... Que nenni !! On ne revoit plus le joker après ça et ce tome commence directement avec le bal donné au palais de la reine de coeur.
Pour parler de ce tome, j'ai beaucoup aimé l'avancement de la relation entre Alice et Blood, bien que le caractère de celui-ci soit toujours aussi mystérieux pour moi (aaah pourquoi Alice ne choisit-elle pas Peter White ?).
Malgré les confusions de la série, ça reste un excellent tome, comme les autres. Et puis, la confusion, n'est-ce pas le qualificatif propre du monde d'Alice ? Je trouve que c'est très bien retranscrit !
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Hiromichi
  13 septembre 2013
Ce cinquième volume veut m'achever, oui mon premier avis a été supprimé...
Bref, ce cinquième volume et avant dernier volume (ce qui est amplement suffisant je pense), nous immerge là où on les avait laissé, c'est à dire à l'annonce du bal qui semble être un évènement bien populaire, ou plutôt qui donne une occasion facile à rassembler tous les personnages ensemble et surtout à obliger Alice à avoir une rencontre avec cet insupportable Blood.
C'est d'ailleurs pour cette raison-là que la demoiselle commence par refuser, mais connaissant le royaume de coeur, cela est bien rapide, les hommes qui lui font la cour l'embobine et l'oblige ainsi à montrer son petit minois à la cour de la Reine de Coeur, Vivaldi.
Celle-ci la subjugue, lui parle comme on parlerait à une confidente, mais Blood est là, Blood l'insulte. Bref, je ne vais pas tout vous raconter, mais j'ai trouvé ce volume dans sa globalité assez ennuyeux. J'ai bien aimé la scène cependant avec Peter, elle est touchante et cela remonte un chouilla notre intérêt à l'intrigue du manga, mais rien qu'un chouilla, on apprend des choses qui piquent notre curiosité mais cela est vite balayé par une confrontation qui m'a un peu endormi (j'avoue ce tome a eu sur moi un effet de somnifère).
Puis après le bal, nous avons enfin la révélation sur la relation entre Vivaldi et Blood, aucun suspense, c'était cramé dès le tome 3 en fait, et je ne dis pas ça parce que c'est une re-lecture, non. Mais voilà, l'évolution ne m'a pas touché, on lit mais ça ne restera pas dans les anales. Cependant, la fin du volume nous dit quand même : aller viens lire le dernier tome, tu sauras qui est l'heureux élu et comment ça va se terminer ! Et cela même si Alice oublie, même si Alice dit non, je ne m'intéresse à aucun.
Globalement, ce volume passe plutôt mal en re-lecture par contre.
Bref, heureusement que j'ai déjà acheté le tome 6, sinon vous auriez sûrement attendu 5 piges pour mon dernier avis sur cette série !
Lien : http://hiromichi.skyrock.com..
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ayane-katsuki
  07 mars 2018
Comme vous l'avez deviné, il s'agit d'une revisite du Conte Alice au Pays des Merveilles. La version de cette histoire est très intéressante et plutôt bien trouvée. Il y a une bonne intrigue. J'ai de suite apprécié les personnages totalement loufoques et le scénario de base. En bref, c'était un manga très prometteur !
Cependant, il y a des points qui m'ont dérangés. Premièrement, le côté "fan service" un peu trop poussé ; deuxièmement, les passages trop "gnan gnan" avec une Alice agaçante au plus haut point ! (Ceci gâchait tout le côté sombre et burlesque de l'ouvrage). Pour finir, je dirais cette fin. Beaucoup trop rapide et floue, trop de questions restent sans réponses. On a l'impression que l'auteur n'avait plus d'idées et avait décidé de bâclé l'histoire. C'est très frustrant. Il y avait tellement de potentiel ! L'histoire et les personnages auraient pu être beaucoup plus approfondis. Je pense qu'il aurait été plus judicieux d'en faire un Josei plutôt qu'un shôjo et de se focaliser un peu plus sur le côté "sombre" mais aussi très "humoristique". Ça aurait fait un mélange très intéressant.
Pour vous raconter ma petite anecdote, j'ai mis 3 ans à finir cette série. Pourquoi ? Tout simplement parce que plus les tomes avançaient, plus j'étais déçue de la tournure des événements. J'ai réellement failli abandonner, mais j'ai tenu bon pour pouvoir vous donner un avis et parce que je n'aime pas l'abandon.
En conclusion, j'ai bien aimé cette série, elle est plaisante à lire et les personnages sont très attachants. Mais j'ai été fortement déçue de la tournure des événements et de la fin. Je recommande cette série à tous les fans de Shôjos. Je vais tenter de lire les "Alice au Royaume de Trèfle", en espérant être moins déçue.
Lien : http://ayane-passions.blogsp..
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sword
  22 juin 2013
Toujours aussi bien, j'ai hâte de connaitre la fin, Alice va t elle rentrer dans son monde ou va t elle rester au royaume de coeur ?
Et que va devenir Peter ? Plein d'interrogation reste en suspend.
En bref, je prend vraiment beaucoup de plaisir à lire cette saga qui est selon moi une adaptation de l'histoire d'Alice au pays des merveilles très sympathique et attachante.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
WolandWoland   06 octobre 2017
[...] ... LA CHAMBRE DU CHAPELIER, AU CHÂTEAU DE COEUR. (COMME IL EST L'HÔTE DE VIVALDI POUR LE BAL, IL PEUT, EXCEPTIONNELLEMENT, DORMIR SANS SOUCI AU CHATEAU.) LE CHAPELIER EST DE DOS, A DROITE ET AU PREMIER PLAN. ON VOIT ALICE QUI ENTRE DANS LA PIECE.

BLOOD (sarcastique et faisant allusion à la scène précédente où il a vu le Lapin Blanc étreindre follement sa chère Alice) : Quelle surprise ! Tu as délaissé le Premier ministre pour venir me voir ?

ALICE (déjà en colère) : Dites donc ...

GROS PLAN SUR SON VISAGE. ELLE EST VENUE POUR REMETTRE LES AIGUILLES A L'HEURE - ENTREPRISE BIEN HASARDEUSE AU ROYAUME DE COEUR - ET ELLE SENT QU'ELLE DOIT RESTER CALME POUR Y PARVENIR. N'EMPÊCHE, LA PROVOCATION COUVE DEJA EN ELLE. SI LE CHAPELIER AIME JOUER AVEC ELLE, LA CHOSE EST RECIPROQUE.

ALICE (qui tente donc, malgré tout, de rester calme) : Je ne sais pas ce que vous vous imaginez ... Mais j'en ai assez de vos sous-entendus !

RETOUR SUR LE CHAPELIER, QUI L'ECOUTE, LE VISAGE DUR.

ALICE (hors cadre et d'un petit ton définitif) : Que les choses soient claires ! Vous semblez persuadé ... que je cherche à séduire tous les hommes de ce monde, mais c'est faux !

GROS PLAN SUR LE PROFIL DU CHAPELIER.

BLOOD (faussement contrit et avec un sourire ironique) : Oh ...

RETOUR SUR LA JEUNE FILLE CHEZ QUI PERCE L'IMPATIENCE DE L'AFFRONTEMENT QU'ELLE SENT PROCHE.

ALICE (ton toujours aussi définitif) : Alors arrêtez de me provoquer ! Et si vous ne pouvez pas me supporter, faites comme si je n'existais pas !

LE CHAPELIER, DE TROIS-QUARTS, NONCHALAMMENT APPUYE A LA FENÊTRE. IL A LE VISAGE DETOURNE ET NE SOUTIENT PAS LE REGARD D'ALICE.

BLOOD (qui continue lui aussi sur sa lancée) : Tu peux baisser d'un ton ? Vu que tu es venue pour sauver les apparences, la moindre des choses serait que tu te montres aimable !

GROS PLAN SUR LE VISAGE D'ALICE QUI PENSE VISIBLEMENT : "On y arrive enfin !"

ALICE (au Chapelier, toujours près de la fenêtre) : Pourquoi faut-il toujours que vous soyez aussi désagréable ?!

DANS LA CASE SUIVANTE, SILHOUETTE FLOUTEE DU PREMIER AMOUR D'ALICE.

ALICE (hors cadre et ne pouvant s'en empêcher) : Vous n'avez rien à voir avec lui !

GROS PLAN SUR ALICE QUI SE DIT QU'ELLE AURAIT MIEUX FAIT DE SE TAIRE. MAIS IL EST TROP TARD.

BLOOD (hors cadre et saisissant l'aveu au vol) : Lui ? (De profil, les sourcils froncés) : Je vois ... Tu parles du misérable qui t'a abandonnée !

RETOUR SUR ALICE. EST-ELLE CONSCIENTE QUE SON VIS-A-VIS LA POUSSE A BOUT ? ON NE SAURAIT LE DIRE.

ALICE (furieuse) : Il n'a rien d'un misérable ! Il n'est pas cynique comme vous ! C'est quelqu'un de très gentil !

LE LECTEUR VOIT LA MAIN GANTEE DU CHAPELIER S'EMPARER D'UNE MITRAILLETTE.

ALICE (hors cadre et qui tient à avoir le dernier mot) : Et, en dehors de votre ressemblance physique, vous n'avez rien en commun !

LE CHAPELIER TIENT MAINTENANT SOLIDEMENT SA MITRAILLETTE ET LA POINTE SUR ALICE.

PLAN SUR LA JEUNE FILLE ET LE CANON DE L'ARME DIRIGEE SUR ELLE.

ALICE (qui commence à avoir un peu peur car elle connaît le caractère du Chapelier) : Une mitraillette ?!

MAIS ELLE NE RECULE PAS. ET, DES LA CASE SUIVANTE :

ALICE (oui, elle connaît très bien le caractère de Blood et, railleuse) : Tiens ... seriez-vous vexé ?

PLONGEON SUR LES DEUX PERSONNAGES, DANS LA MÊME POSTURE MAIS A BONNE DISTANCE L'UN DE L'AUTRE.

ALICE (qui, de toutes façons, sait bien qu'elle ne peut que foncer) : Pourquoi pointer une arme sur moi ? Vous pensez que ça va m'intimider ?

GROS PLAN SUR LE CANON DE L'ARME.

BLOOD (hors cadre, d'un ton qu'on imagine lent. Il prend son temps, il aime bien jouer) : Tu es bien insolente, jeune fille ... Tu prends la situation trop à la légère ! Comme tu as réussi à survivre dans ce royaume jusqu'à aujourd'hui ...

RETOUR SUR LE VISAGE ASSOMBRI - VOLONTAIREMENT OU NON MAIS LE LECTEUR DOUTE DEJA DE LE VOIR TIRER - DU CHAPELIER.

BLOOD (froidement) : Tu penses peut-être qu'il nous est impossible de tuer quelqu'un qui n'est pas de ce monde ?

RETOUR SUR ALICE.

ALICE (qui, décidément, préférerait mourir sur place que reculer) : Pas du tout ! J'ai déjà été menacée plusieurs fois !

SANS ROMPRE LEUR FACE A FACE, LE DESSINATEUR NOUS MONTRE MAINTENANT LE CHAPELIER DE DOS MAIS C'EST SURTOUT ALICE QUI A LA VEDETTE CAR LE PERSONNAGE EST DESSINE TOUT ENTIER.

ALICE (avec un mélange de hauteur, de candeur et de provocation) : Vous avez même failli m'étrangler, rappelez-vous ! Mais si je meurs ici ... je m'éveillerai simplement de ce rêve. Alors, ça ne me fait pas peur !

LE CHAPELIER, DE FACE, MITRAILLETTE TOUJOURS POINTEE.

BLOOD (provocateur lui aussi) : Finalement, c'est très embarrassant, une étrangère ... J'aurais dû t'éliminer la dernière fois !

ALICE (sarcastique et qui goûte une vraie jouissance à lui donner la réplique) : En êtes-vous si sûr ? Vous qui n'arrêtez pas de m'appeler de la sorte ... vous avez l'air complètement obnubilé par ce statut !

GROS PLAN EN DEUX CASES : L'UN SUR LE VISAGE DE LA JEUNE FILLE ET L'AUTRE SUR L'EXPRESSION, A LA FOIS DURE ET MEFIANTE, DU CHAPELIER.

ALICE (portant le coup de grâce - ou essayant) : En fin de compte, peut-être êtes-vous incapable de me tuer ?

MAGNIFIQUE GROS PLAN D'ALICE SOUS UNE RAFALE DE BALLES DE MITRAILLETTE.

ALICE (qui, trop saisie, ne bouge pas d'un pouce) : ?!

LA JEUNE FILLE, DE PROFIL, QUI SEMBLE TITUBER. GROS PLAN SUR LE CANON FUMANT DE L'ARME. DANS LA DERNIERE CASE DE LA PLANCHE, LE CHAPELIER VOIT LA JEUNE FILLE S'EFFONDRER A GENOUX.

GROS PLAN SUR LE VISAGE DU CHAPELIER.

BLOOD (sérieux mais qui ne semble pas gêné d'avoir visé volontairement à côté de sa cible) : Laisse-moi dissiper un malentendu ...

PLAN SUR DES TRACES DE BALLES DANS LE MUR.

BLOOD (ambigu) : Je ne vois pas pourquoi une étrangère devrait forcément être aimée de tous ... En fait, je suis contre ce principe !

ALICE A GENOUX, SOUS LE CHOC. MAIS ON PEUT DOUTER QU'ELLE AIT FAIT UN SEUL PAS EN ARRIERE.

BLOOD (hors cadre et encore plus ambigu, d'autant que le lecteur sait qu'il ment sur ses sentiments pour Alice) : Et même si je t'appréciais ... j'ai de bonnes raisons de te tuer, alors que je n'en ai aucune de te laisser en vie ... [...]
+ Lire la suite
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WolandWoland   06 octobre 2017
[...] ... CHEZ L'HORLOGER, OU VIENT DE DEBARQUER ACE. ALICE EST ASSISE DEVANT LA TABLE OU S'ETALENT DES MONTRES A REPARER. L'HORLOGER EN APPORTE UN AUTRE CARTON. ACE, SUR LA DROITE, ECARTE LES MAINS.

ACE (d'un ton d'évidence) : On va finir par être en retard à la cérémonie d'ouverture ...

JULIUS (bourru et décidé) : Bon ... Assez parlé de moi, allez vite vous préparer !

GROS PLAN SUR L'HORLOGER, DEJA LASSE A L'IDEE DE L'OBLIGATION QUI L'ATTEND.

JULIUS (presque désespéré) : Pff ... Toute cette foule m'angoisse à l'avance !

PLAN SUR LA FENÊTRE DE L'ATELIER DERRIERE LAQUELLE ON APERCOIT UN CIEL VISIBLEMENT LUMINEUX.

JULIUS (hors cadre et découragé) : Je n'ai pas envie de me rendre à ce bal ... Si seulement il pouvait pleuvoir !

ALICE (hors cadre et faussement joyeuse) : Pas de chance, il fait un temps radieux !

ACE (hors cadre et fidèle à lui-même) : Ha, ha, ha ! Mais qu'est-ce que tu racontes ? Tu es obligé d'y participer, qu'il pleuve ou qu'il vente !

GROS PLAN SUR LE VISAGE D'ACE QUI DEMANDE : Et toi, Alice, tu viens ? Tu as reçu une invitation, pas vrai ?

GROS PLAN CETTE FOIS-CI SUR ALICE.

ALICE (pour tout dire, très, très embêtée) : Euh ... C'est-à-dire que ... Je ...

GROS PLAN SUR LES DEUX HOMMES. L'HORLOGER, A DROITE, NE CROIT VISIBLEMENT PAS CE QU'IL ENTEND. ACE, DE PROFIL, A DROITE, EST LUI AUSSI UN TANTINET ETONNE.

ALICE (hors cadre et soulagée - mais ça ne va pas durer longtemps) : Je n'ai rien à me mettre !

TRES GROS PLAN SUR LE VISAGE DE L'HORLOGER, EXPRIMANT LA PLUS TOTALE SUSPICION.

JULIUS (sévère et bien décidé à obtenir une réponse valable) : Comment ça ?

RETOUR SUR ALICE QUI ESPERE ENCORE PASSER AU TRAVERS DES MAILLES DU FILET.

ALICE (grand sourire et énorme mensonge) : Je ne possède aucune robe qui soit digne d'un bal ! Je ne peux pas m'y présenter dans cette tenue.

JULIUS (déposant son carton sur la table et se retournant, le regard implacable) : Si c'est tout ce qui te retient, ce n'est pas un problème !

ACE SAISIT GENTIMENT ALICE PAR LE BRAS GAUCHE ET LA FAIT AVANCER VERS L'HORLOGER, QU'ON NE VOIT PAS.

ALICE (surprise et même épouvantée) : Hein ?!

JULIUS (hors cadre et résolu) : Viens par là ... et ne bouge plus !

GROS PLAN SUR LES MAINS DE L'HORLOGER QU'IL FRAPPE L'UNE CONTRE L'AUTRE EN UN SEUL CLAQUEMENT. APPARAÎT, DANS LA CASE SUIVANTE, FLOUTEE, UNE AIGUILLE D'HORLOGE OU DE MONTRE QUI TOURNE. DANS LA DERNIERE CASE DE LA PLANCHE, GROS PLAN SUR ALICE QUI FERME LES YEUX, EBLOUIE PAR LA LUEUR QUI ILLUMINE SOUDAINS LA PIECE.

ALICE (saisie et, on peut l'imaginer, de plus en plus inquiète) : ?!

GROS PLAN SUR SES YEUX QUI S'OUVRENT. ELLE SE REGARDE. SA ROBE HABITUELLE A CEDE LA PLACE A UNE ROBE DE BAL AU DECOLLETE DISCRET.

ALICE (ahurie, ne sachant quoi dire ni ressentir) : Mais ... mais ... Ca alors !

RETOUR SUR L'HORLOGER QUI ACHEVE D'ENFILER SON GANT DROIT. IL PORTE UN SMOKING NOIR.

JULIUS (impavide en apparence mais intérieurement très satisfait du tour qu'il vient de jouer à Alice) : Voilà ... C'est arrangé !

LE DESSINATEUR FAIT UN PLONGEON SUR LES TROIS PERSONNAGES : AU CENTRE, ALICE, FACE A L'HORLOGER DE DOS. AUX CÔTES DE LA JEUNE FILLE, ACE.

ACE (sincèrement ravi) : C'est vrai, c'est une jolie robe ... Elle te va à ravir !

GROS PLAN SUR UN APARTE ENTRE L'HORLOGER ET ALICE.

ALICE (furibonde mais qui n'ose pas le montrer) : Psst ... Psst ... Tu sais très bien que je ne comptais pas me rendre à ce bal ... Cette histoire de tenue n'était qu'un prétexte pour Ace !

JULIUS (de face et franchement goguenard) : Hé, hé ... Moi non plus, je n'ai aucune envie d'y aller ... Alors je t'entraîne dans mon malheur !

ALICE (furieuse) : Alors, toi ... [...]
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swordsword   22 juin 2013
"- Des domestiques affirment avoir surpris Alice et Peter dans les bras l'un de l'autre en plein milieu du couloir... Alors pourquoi avait il l'air si déprimé ? "
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