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Philippe Daure (Illustrateur)Hélène Commin (Traducteur)
ISBN : 2012092764
Éditeur : Hachette Jeunesse (30/11/-1)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 77 notes)
Résumé :
Un insaisissable pickpocket pousse l'audace jusqu'à accomplir ses forfaits presque sous les yeux d'Alice Roy, la jeune détective américaine.
Quelle ruse emploie-t-il donc pour être à ce point sûr de ne pas être pris ?
Une boîte à musique et un étrange coffret à bijoux recèlent tous deux un secret. Mais lequel ? Il faut qu'Alice le découvre à tout prix. Ce n'est qu'à cette condition qu'elle pourra venir à bout de ceux qui la défient et sauver une mystér... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Woland
  16 novembre 2016
Titre Original : The Clue In The Jewel Box
Texte français : Hélène Commin
Illustrations : Albert Chazelle
ISBN : non cité - Editions Hachette Bibliothèque Verte 1963
Sorti à l'origine chez "Grasset & Dunlap", à New-York, en 1943, alors que les Etats-Unis étaient enfin entrés en guerre contre l'Axe, "The Clue In The Jewel Box", littéralement "L'Indice dans la Boîte à Bijoux", se vit rebaptiser vingt ans plus tard en France "Alice et le Pickpocket." Tout tourne, il est vrai, à la fois autour d'un oeuf de Fabergé qui s'ouvre sur un rossignol chantant, alors qu'il n'aurait pas dû le faire, l'air de "Joli Tambour", et d'un mystérieux pickpocket qui, avec son complice, va même jusqu'à démester habilement le propre père d'Alice, James Roy, de son portefeuille et de la somme, très coquette pour l'époque, de 300 dollars. Les éditeurs français, partisans d'un titre plus court, ont finalement décidé de mettre en vedette le pickpocket aux dépens d'un bien qu'il recherche avec passion, d'autant que ce bien se double d'un héritage conséquent et d'un titre princier. Mais oui !
Ne l'oublions pas : nous sommes en 1943. A l'époque, les réfugiés qui font voile sur les USA sont de vrais réfugiés, ayant les autorités nazies et leur cortège d'horreurs et d'injustices à leurs trousses. Mildred Wirt Benson est à nouveau la maîtresse d'oeuvre de ce roman qui précède "Alice & le Clavecin" et suit "Alice dans l'Île au Trésor", et qui porte le numéro vingt dans la série qu'elle initia. Or, elle n'est pas sans savoir que, dans les pays d'Europe de l'Est, envahis par les Nazis, les populations ont pris le chemin de l'Exil, s'arrêtant parfois çà et là en Europe de l'Ouest mais, vite rattrapées par le fléau à croix gammée, n'ont eu plus de ressources que de franchir l'Atlantique. Cette situation historique parfaitement exacte, elle va l'exploiter pour fournir un fleuron de plus à la couronne de son héroïne.
Toujours très romanesque, elle imagine la souveraine déchue d'un royaume proche de la Hongrie, la reine Marie, qui vit désormais à River City sous le nom de Mme Alessandro. C'est par l'intermédiaire de son antiquaire favori, M. Faber, chez qui elle s'était rendue pour trouver un cadeau pour l'anniversaire de son père, qu'Alice Roy / Nancy Drew va faire sa connaissance et, vous n'en doutez pas, je l'espère, se passionner pour la personnalité et l'histoire de cette grande dame qui, pourtant, sait se montrer si simple, comme se doit de l'être une véritable aristocrate.
Introduites dans l'intimité de Mme Alessandro, Alice et ses inséparables Bess et Marion apprennent que la vieille dame, si elle a perdu son fils et sa belle-fille dans la tourmente, n'en a pas moins un petit-fils, Mikhaïl, désormais adulte mais qui a disparu en même temps que sa gouvernante. Guidé et protégé par celle-ci, il aurait réussi, lui aussi, à rejoindre l'Amérique du Nord. Seulement voilà, on a perdu sa trace alors qu'il était encore enfant et vous avouerez que la retrouver dans de telles circonstances, c'est se livrer un peu à la recherche d'une aiguille minuscule dans une gigantesque botte de foin.
Les hasards du genre étant ce qu'ils sont, Alice, d'indice en coïncidence et de coïncidence en improbabilité si flagrante mais aussi si désarmante, n'en va pas moins remonter la piste du prince Michel. Hélas ! tout laisse à penser que le jeune homme, désormais connu sous l'identité de Francis Baume, a très, très mal tourné et, pour survivre, s'est fait pickpocket. En plus, où est donc passée sont éducation ? Invité chez sa grand-mère, qui ne cesse de le contempler avec adoration alors que sa domestique, qui a connu elle aussi le prince enfant, ne croit guère à cette réapparition aussi intempestive que déroutante et s'empresse de recompter l'argenterie dès que Baume a quitté sa cuisine, c'est tout juste s'il ne nous fait pas l'honneur pour le moins douteux d'un concert de "'slirps" et de "pssshhhhts" en accompagnement de l'excellent repas qu'on lui sert dans la vaisselle armoriée de ses ancêtres.
Alice elle-même commence à douter : sauf traumatisme extrêmement grave, une éducation reçue dès la prime enfance et pour ainsi dire déjà inscrite dans les gènes de celui ou de celle qui en a bénéficié, ne peut pas s'oublier du jour au lendemain. En outre, le prétendu prince-héritier, qui s'intéresse énormément à la fortune de sa royale grand-mère et aux objets précieux qu'elle a réussi à ramener de son passé (dont le fameux oeuf de Fabergé avec son rossignol chantant sur un rythme un peu trop maladroit), ne fait guère preuve d'empathie envers son aïeule, passe son temps à lui demander de l'argent et évoque à peine quelques généralités qu'il se rappellerait sur son enfance. Visiblement, le Roi Dollar est le seul souverain qu'il révère, ce qui démontre bien un mauvais goût qui ne se manifeste pas par ailleurs dans sa famille - hormis peut-être chez quelques lointains ancêtres un peu pillards qui vivaient d'ailleurs à une époque où l'infernale monnaie verte n'existait pas encore.
En parallèle, Alice, par l'intermédiaire de son amie Jeannette (Cf. entre autres, si mes souvenirs sont bons, "Alice au Manoir Hanté" , deuxième volume de l'inoubliable série), fait la connaissance d'une jeune fille originaire du même pays que Mme Alessandro et qui cherche à se faire un nom comme styliste. Cette jeune fille, au demeurant ravissante, a pour fiancé un ...
... Bon, c'est fini pour l'intrigue. Vous n'en saurez pas plus . Pour aller plus loin , il vous faudra retirer en catimini votre âme d'enfant du coffre-fort ou de la pièce dérobée où vous la dissimulez régulièrement et vous replonger avec elle dans "The Clue in the Jewel Box." Admirez au passage les très belles illustrations de Chazelle pour les objets précieux : le dessinateur parvient presque à nous les faire sortir de la page, c'est vous dire ! Cela fascinait beaucoup l'enfant que j'étais à l'époque et le plus étrange, c'est que je continue à trouver à ces dessins le même charme que par le passé . A part cela, "Alice et le Pickpocket" n'est peut-être pas mon préféré dans la série mais je lui conserve une grande tendresse et j'espère très sincèrement que vous l'aimerez autant que moi - et aussi que vos enfants et petits-enfants l'aimeront. Bonne lecture ! ;o)
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lovelybook
  16 avril 2016
Alice rencontre une vieille femme, qui lui raconte qu'elle était la souveraine d'un pays, et que sa famille a été anéanti. Seule, elle a pu s'échapper. Ainsi que son petit fils, emmené par sa nourrice. C'est par un pickpocket, qui fera tomber une photo de cet enfant disparu, que Alice va retrouver sa trace. Mais est-ce que ce Michel est le vrai prince ?
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marionf
  30 avril 2016
Un classique de la célèbre série de Caroline Quine.
On retrouve Alice une nouvelle enquête toujours aussi bien ficelée. L'histoire est bien menée et s'inscrit parfaitement dans la continuité des intrigues qui entrainent habituellement Alice.
A conseiller aux jeunes lecteurs.
Lien : https://troisiemesansascense..
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Flocava1
  13 août 2019
Alice a accompagné une partie de ma jeunesse de littérature... j'ai aimé
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
WolandWoland   16 novembre 2016
[...] ... Quatre heures sonnèrent lorsqu'Alice et ses amies se présentèrent chez Mme Alessandro. Louisa ouvrit la porte et leur fit une petite révérence en les priant d'entrer.

- "Madame vous attend au salon," annonça-t-elle avec cérémonie.

Bess et Marion étaient fort intimidées, connaissant à présent la qualité de leur hôtesse. Mais celle-ci les mit à l'aise par son accueil simple et bienveillant.

- "M. Faber m'a téléphoné ce matin," dit-elle à Alice. "Je suis très contente que vous soyez allée chez lui.

- J'y ai vu des choses superbes," fit la jeune fille. "Il a promis de me procurer le cadeau que je veux offrir à mon père.

- Je sais aussi que, sans le vouloir, il vous a révélé mon identité," continua Mme Alessandro. "Et je vous saurais le plus grand gré de n'en parler à personne. C'est pour éviter toute publicité que je suis venue me réfugier ici, dans votre belle ville.

- Est-ce pour cela qu'on n'entend jamais Louisa dire "Votre Majesté" en s'adressant à vous ? N'est-ce pas contraire à tous les usages ?" demanda Bess.

- "Si," répondit Mme Alessandro. Elle se tut un instant, les yeux baissés. Puis elle se ressaisit et poursuivit, souriante : "En arrivant en Amérique, j'ai décidé d'adopter les usages de votre pays et je suis devenue tout simplement une vieille dame comme tant d'autres. Mais Louisa n'a pu s'y résigner : elle tient à m'appeler Madame Marie, en souvenir du temps où j'étais la reine Marie."

Lorsqu'on servit le thé, Alice et ses amies s'efforcèrent de ne pas manifester une admiration indiscrète devant le splendide service d'argent massif que la servante disposa devant sa maîtresse en grande cérémonie. Elles n'avaient jamais rien vu d'aussi somptueux. Délicatement ciselée, chacune des pièces portait sur l'une de ses faces un monogramme surmonté d'une couronne.

Tandis que ses invitées savouraient gâteaux et petits fours, Mme Alessandro évoqua avec mélancolie sa vie passée, puis la situation actuelle de son pays natal. Mais, écartant bientôt ces tristes pensées, elle commença à parler aux jeunes filles de ses trésors et de ses souvenirs. Elle semblait particulièrement attachée à une magnifique tapisserie, tissée d'un bleu profond et rehaussée d'or, qui représentait des danseuses.

- "Cet ouvrage fut exécuté tout exprès pour moi," expliqua-t-elle. "Et je lui attache autant de prix qu'à mon merveilleux œuf de Pâques."

Le regard d'Alice glissa rapidement vers le bonheur-du-jour, sur lequel se trouvait le bibelot, délicatement posé sur son piédestal d'or. La jeune fille, qui brûlait du désir d'en connaître le secret, hésitait pourtant à formuler sa requête.

- "Louisa, apporte-moi donc l'œuf rose," fit soudain Mme Alessandro, comme si elle avait pu lire dans la pensée de son invitée.

La servante obéit. Elle plaça l'objet sur un guéridon d'acajou, devant sa maîtresse.

- "Mes enfants, je vais vous montrer un véritable trésor," annonça celle-ci d'une voix douce. "Si vous voulez en connaître le secret, regardez !" ... [...]
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WolandWoland   16 novembre 2016
[...] ... Malgré le peu de sympathie que lui inspirait le jeune homme, Alice jugea qu'il convenait de le retenir à déjeuner.

- "Quand est-ce que je verrai ma grand-mère ?" demanda-t-il.

- "Bientôt, je l'espère. J'irai chez elle cet après-midi pour lui montrer ce que vous m'avez apporté.

- Voilà bien des complications !" observa-t-il d'un ton maussade. "Ce serait plutôt à moi d'aller la voir !

- J'ai mes raisons," expliqua Alice sèchement. "Si vous voulez que je vous aide, il faut attendre.

- Vous prenez des airs bien supérieurs, je trouve," continua M. Baume avec impatience. "Douteriez-vous de mon honnêteté ?

- Vos preuves me paraissent concluantes, monsieur. Mais votre grand-mère est naturellement la seule personne à pouvoir juger de leur authenticité.

- Elle n'aura aucune hésitation, j'en suis sûr," répondit M. Baume fermement.

A trois heures, cet après-midi-là, la fidèle Louisa introduisit Alice dans le salon de Mme Alessandro. Quelques instants plus tard, la visiteuse s'asseyait à une petite table devant laquelle la vieille dame était déjà installée. Elle y déposa avec précaution la lettre et le jouet que lui avait remis Francis Baume. Sa gorge se serra lorsqu'elle vit l'exilée caresser l'animal en peluche.

- "Mon petit Michel jouait avec cet agneau," dit l'aïeule, souriant à travers ses larmes. "Je le lui avais donné moi-même le jour de ses trois ans.

- Et la lettre ? La reconnaissez-vous aussi ?"

Mme Alessandro ajusta ses lunettes pour examiner la feuille de papier.

- "Oui, c'est bien l'écriture de Nadia, la gouvernante de mon petit-fils," déclara-t-elle. "Aucun doute n'est permis : ce jeune homme dont vous m'avez parlé, Alice, n'est autre que mon cher Michel. Allez vite lui dire de faire ses bagages et de venir s'installer ici tout de suite.

- Mon Dieu, Madame Marie !" protesta Louisa faiblement. Et, voyant que sa maîtresse la regardait avec surprise, elle s'expliqua, confuse : "Je crains que cela ne soit bien précipité : vous allez vous fatiguer et puis, nous n'avons pas de chambre prête pour recevoir le prince Michel.

- C'est vrai," convint Mme Alessandro. "Quand mon petit-fils arrivera, ce sera une grande fête. Nous donnerons un dîner en son honneur ... Louisa, nous attendrons donc un jour ou deux. Prépare-toi à recevoir dignement le prince. De mon côté, je vais lui écrire une longue lettre."

Alice se risqua à indiquer qu'il serait peut-être souhaitable d'enlever certains des bibelots les plus rares, parmi ceux qui ornaient les pièces. Louisa approuva d'un signe de tête, mais la proposition parut déplaire à Mme Alessandro.

- "Il me semble que je puis avoir confiance en mon petit-fils," observa-t-elle froidement.

- "Certes, à condition qu'il s'agisse réellement de lui," rappela Alice. "Or, vous n'êtes pas encore certaine que M. Baume soit le prince Michel. Les preuves qu'il a fournies ont beau paraître concluantes, il n'empêche que ce garçon nous a peut-être trompées.

- Je réfléchirai à ce que vous m'avez dit," promit Mme Alessandro, rassérénée. ... [...]
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