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EAN : 9782070402380
192 pages
Gallimard (18/11/2010)
3.23/5   11 notes
Résumé :
« Les enfants, le destin est une vaste plaisanterie, une histoire pleine de bruit et de fureur racontée par un idiot… Ce soir, nous avons la réponse à la vieille question, to be or not be : nous sommes, nous vivons, nom de Zeus ! Nous venons de perdre Fenton, et nos commères de Windsor sont orphelines du jeune premier. En gros, je suis dans la merde pour mes représentations ! Alors que notre concours du meilleur Falstaff serve au moins à désigner le successeur de Br... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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paroles
  06 septembre 2014
Ripailles, libations, sexe et théâtre, tels sont les éléments principaux de ce roman.
Autant le dire tout de suite, j'ai adoré ce roman. Mettre en scène ou jouer Les joyeuses commères de Windsor, le pied ! Quel texte ! Quels personnages !
Et bien c'est ce qui va arriver au jeune Rico : jouer dans cette magnifique farce de Shakespeare. Lui, le bègue, le quasi mutique. Lui qui aimerait bien approcher les belles femmes mais que son horrible bégaiement réfrène.
Jean-Pierre Bernier, un acteur et metteur en scène d'un certain âge, décide de clore sa passion du métier par cette pièce. Il la jouera au domaine de Sablet, là ou Edwige, son amour de jeunesse, vit et s'occupe du domaine viticole. Là, il constituera sa troupe avec l'appui de comédiens professionnels et d'habitants du cru. Le vin tient une large place dans ce roman, c'est d'ailleurs grâce à lui que le jeune Rico peut enfin s'exprimer. Imbibé jusqu'à un certain point, il peut déclamer sans faute son texte et son amour aux femmes de son entourage. Mais bien sûr, la vie étant ce qu'elle est, les petits secrets bien cachés et les belles hypocrisies vont éclater au grand jour...
Une écriture tout à tour maîtrisée, truculente et poétique vous emportera au cœur du théâtre, au cœur de la vie. Les joyeuses, avec tous les sous-entendus possibles, sont un magnifique hymne à la vie, au théâtre, au vin et à tous les plaisirs...
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ramettes
  10 janvier 2011
isons le tout de suite, c'est un roman qui me "parle", divers éléments sont entrés en résonance avec ma vie. Sans parler du premier paragraphe que j'ai adoré. Si je savais je le mémoriserais. On dit souvent que la première phrase est la plus importante, il me semble que dans ce paragraphe Michel Quint nous donne les pistes pour la suite.
Parlons du titre : "les joyeuses" : pour "Les joyeuses commères de Windsor" de Shakespeare, pour les attributs masculin, et enfin le surnom des bouteilles de vin. Théâtre, sexe, et le vin qui coule à flot... cohérent puisque nous sommes dans le thème des bacchanales tout au long.
Décidément Shakespeare est entré dans mes lectures de ses derniers temps. Je n'ai pas lu la pièce mais Michel Quint nous en donne son interprétation et donne très envie de la lire.
Michel Quint a su trouver les mots pour retranscrire la Provence du Comtat Venaissin. Lorsque je lisais les passages sur la lumière, la chaleur, la vie, j'ai retrouvé des sensations que j'ai connu car j'ai vécu dans cette région il y a quelques années.
Le passé qui refait surface, des secrets inavoués, des fausses confessions, on se demande si tout n'est pas qu'illusion ?
Des vies ont basculé en 1968, d'autres en 2008 qui vont former la boucle.
Ce roman est un conte cruel comme parfois la passion en réserve. Quand tout est dit, que la vérité est mise à nue que reste t-il?
Dans un vignoble calme une troupe de théâtre va créer un chaos, bouleverser le cours tranquille où chacun cache ses failles. On tombe dans la démesure. Va t-on retrouver la paix?
Le champs lexical de la voix et de la parole est prépondérant. Nous avons le bégaiement, la langue que le vin délit, la voix cristalline, la voix d'argent etc.
Nous avons l'écrit qui comble le manque de parole.
Le mensonge qui comble les secrets du passé. le chagrin qui masque la souffrance de l'humiliation de l'adultère.
On a aussi l'éveil amoureux avec ses balbutiemments, ses maladresses, ses cruautés...
Les enfants (Simon et Federico) qui se sont formés en réaction aux excès sexuels des parents. La libération sexuelle des uns crée un refus d'être volage de Simone et Rico. Simone ayant des doutes sur l'identité de son géniteur n'arrive pas à se construire.
Des vies ravagées par un secret, mais de la vérité certains êtres vont pouvoir s'épanouir.
Nous avons des gens ordinaires brisés par desamours et des passions.
J'ai beaucoup aimé le travail préparatif de la mise en scène de la pièce, comment petit à petit Jean-Pierre Bernier emmène les acteurs amateurs ou professionnels à se surpasser a être habités par les personnages. le travail de création à l'état pur.
C'est un roman de la sensualité. le corps est omniprésent jusqu'au corps manquant qui va faire sont apparition. Entrée et sortie de scènes très bien mise en scène.
MERCI A GALLIMARD , BLOG OF BOOK, ET MASSE CRITIQUE POUR CE PARTENARIAT COUP DE COEUR !
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ramettes
  04 février 2011
Disons le tout de suite, c'est un roman qui me "parle", divers éléments sont entrés en résonance avec ma vie. Sans parler du premier paragraphe que j'ai adoré. Si je savais je le mémoriserais. On dit souvent que la première phrase est la plus importante, il me semble que dans ce paragraphe Michel Quint nous donne les pistes pour la suite.
Parlons du titre : "les joyeuses" : pour "Les joyeuses commères de Windsor" de Shakespeare, pour les attributs masculin, et enfin le surnom des bouteilles de vin. Théâtre, sexe, et le vin qui coule à flot... cohérent puisque nous sommes dans le thème des bacchanales tout au long.
Décidément Shakespeare est entré dans mes lectures de ses derniers temps. Je n'ai pas lu la pièce mais Michel Quint nous en donne son interprétation et donne très envie de la lire.
Michel Quint a su trouver les mots pour retranscrire la Provence du Comtat Venaissin. Lorsque je lisais les passages sur la lumière, la chaleur, la vie, j'ai retrouvé des sensations que j'ai connu car j'ai vécu dans cette région il y a quelques années.
Le passé qui refait surface, des secrets inavoués, des fausses confessions, on se demande si tout n'est pas qu'illusion ?
Des vies ont basculé en 1968, d'autres en 2008 qui vont former la boucle.
Ce roman est un conte cruel comme parfois la passion en réserve. Quand tout est dit, que la vérité est mise à nue que reste t-il?
Dans un vignoble calme une troupe de théâtre va créer un chaos, bouleverser le cours tranquille où chacun cache ses failles. On tombe dans la démesure. Va t-on retrouver la paix?
Le champs lexical de la voix et de la parole est prépondérant. Nous avons le bégaiement, la langue que le vin délit, la voix cristalline, la voix d'argent etc.
Nous avons l'écrit qui comble le manque de parole.
Le mensonge qui comble les secrets du passé. le chagrin qui masque la souffrance de l'humiliation de l'adultère.
On a aussi l'éveil amoureux avec ses balbutiemments, ses maladresses, ses cruautés...
Les enfants (Simon et Federico) qui se sont formés en réaction aux excès sexuels des parents. La libération sexuelle des uns crée un refus d'être volage de Simone et Rico. Simone ayant des doutes sur l'identité de son géniteur n'arrive pas à se construire.
Des vies ravagées par un secret, mais de la vérité certains êtres vont pouvoir s'épanouir.
Nous avons des gens ordinaires brisés par desamours et des passions.
J'ai beaucoup aimé le travail préparatif de la mise en scène de la pièce, comment petit à petit Jean-Pierre Bernier emmène les acteurs amateurs ou professionnels à se surpasser a être habités par les personnages. le travail de création à l'état pur.
C'est un roman de la sensualité. le corps est omniprésent jusqu'au corps manquant qui va faire sont apparition. Entrée et sortie de scènes très bien mise en scène.
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Mimeko
  12 juillet 2015
Enthousiasmée au début par le style rabelaisien et truculent de Michel Quint dans ce court roman Les Joyeuses où tout une bande de comédiens est réunie par un metteur en scène sur le déclin souhaitant mettre fin à sa carrière avec panache. J'ai aimé ce début qui démarrait sur les chapeaux de roue, le style, les nombreux clins d’œil au film "les enfants du paradis" pour son côté bohème et puis au long du développement l'histoire a bifurqué sur une histoire de secret de famille de paternité et un dénouement abracadabrantesque qui se voulait dans la continuité ripailleuse de l'aventure mais qui m'a perdue et à laquelle hélas je n'ai pas adhéré.
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YvPol
  27 janvier 2011
Truculent, dionysiaque, ce livre est d'une part un éloge du théâtre, et d'autre part, un hymne à la vie et à tous ses plaisirs. Ça baguenaude, ça drague, ça apprend son texte, ça batifole, ça répète, ça s'embrasse, ça se touche, ...
Je n'avais lu jusqu'ici de Michel Quint qu'Effroyable jardin, dont je n'ai pas gardé souvenir de lecture, puisque j'avais vu le très beau film avant et que le film a phagocyté le livre. Là, je répare donc cette inculture et je tombe dans une écriture formidable, totalement libre et maîtrisée. J'aime beaucoup les phrases de M. Quint dans lesquelles la ponctuation prend tout son sens : faire une pose après la virgule, bien faire attention aux accords des adjectifs pour bien comprendre les subtilités de sa langue. Voici un extrait assez représentatif du livre : "Ce jour-là, j'ai été ivre très tôt. Et chaque soir suivant, flacon après flacon, je pénétrais plus loin dans mes excès, mes explorations de la parole et du monde, je me sentais à ma taille véritable, conforme aux constellations régissant mon destin, l'égal de ces comédiens burinés de mille vies, de ces femmes dorées, le livre universel à moi seul, je suivais Shakespeare et Marlowe au long des docks de Londres, je me préparais aux servantes à tétons magnifiques, aux rixes de bouge et à la mort qui vient tôt. Ce qu'il me fallait c'était de l'hypocras à boire avec Richard III, du gros, de la vinasse à poilus versée par Cendrars, le pinard des soudards de Hugo, du rouge sombre, sang-de-boeuf ! J'aurais bouffé cru mes compagnons de ripaillerie, ribaudé les dames. Et toutes ces démesures je les hurlais, j'emmerdais tout le monde." (p.104/105)
Voilà, tout le livre est écrit comme cela, de la belle langue française avec parfois des mots désuets ou plus guère usités, qui donnent au roman de Michel Quint un charme et une élégance fous, et de la joie de vivre : on ressort de cette lecture joyeux.
Lien : http://lyvres.over-blog.com/..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
parolesparoles   07 septembre 2014
Longtemps les mots ont roulé au fond de moi comme des cailloux au lit d'un torrent. Ils se précipitaient dans ma gorge, débordaient sur ma langue, butaient au barrage des dents et je parvenais juste à en cracher quelques-uns qui ne voulaient rien dire. Les gens les attrapaient au vol, les regardaient un instant au creux de leurs mains, navrés de ne pas les comprendre, puis les laissaient tomber dans la poussière du chemin. Les autres, qui se bousculaient encore dans ma bouche, je les ravalais et ils retournaient à mes fleuves intérieurs.
Je bégayais à m'étrangler.
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annieannie   30 décembre 2010
p.1
"Longtemps les mots ont roulés au fond de moi comme des cailloux au lit d'un torrent. Ils se précipitaient dans ma gorge, débordaient sur ma langue, butaient au barrage des dents et je parvenais juste a en cracher quelques-uns qui ne voulaient rien dire.
Les gens les attrapaient au vol, les regardaient un instant aux creux de leurs mains, navrés de ne pas les comprendre, puis les laissaient tomber dans la poussière du chemin.
Les autres qui se bousculaient encore dans ma bouche, je les ravalais et ils retournaient à mes fleuves intérieurs".
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parolesparoles   11 septembre 2014
La nuit est une vraie nuit de Nativité. Tellement étoilée que des Rois mages d'aujourd'hui y verraient jusqu'au fond de la Galilée, jusqu'aux camps de réfugiés palestiniens, aux patrouilles qui protègent Israël...
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ramettesramettes   10 janvier 2011
"Longtemps les mots ont roulé au fond de moi comme des cailloux au lit d'un torrent. Ils se précipitaient dans ma gorge, débordaient sur ma langue, butaient au barrage des dents et je parvenais juste à en cracher quelques-uns qui ne voulait rien dire. Les gens les attrapaient au vol, les regardaient un instant au creux de leurs mains, navrés de ne pas les comprendre, puis les laissaient tomber dans la poussière du chemin. Les autres, qui se bousculaient encore dans ma bouche, je les ravalais et ils retournaient à mes fleuves intérieurs." (p.11 premier paragraphe).
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parolesparoles   09 septembre 2014
Edwige a cette faculté, elle vous demande la lune avec une telle candeur que vous vous trouvez bête d'avoir le bras trop court pour la décrocher séance tenante.
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