AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2809813612
Éditeur : L'Archipel (16/10/2013)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Le 11 novembre 1918, Léonie Rivière, jeune veuve de guerre qui espère subsister en devenant reporter, rencontre Edgar Prouville, soldat démobilisé après une blessure.Très vite, ils entament une liaison passionnée et Prouville, qui débute une carrière de courtier en peintures, entrepose chez Léonie, à Montparnasse, un stock de toiles d'artistes dont il espère voir monter la côte : Modigliani, Picasso...Mais il disparaît en laissant ses toiles. Aidée par Norbert Ramea... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
21 août 2014
Un polar d'atmosphère, avec une veuve pas noire du tout.

Elle est rousse et pas du tout maléfique, c'est plutôt une jeune veuve de guerre délurée, journaliste artistique à la fin de la Première Guerre mondiale. Une femme qui abandonne le corset, raccourcit ses jupes et ses cheveux, une passionnée qui peut aimer sans être amoureuse.

C'est une période trouble propice aux arnaques, aux disparitions et aux usurpations d'identité, au trafic d'oeuvres d'art et aux magouilles d'agences matrimoniales.

C'est l'effervescence du quartier Montparnasse où on peut côtoyer Modigliani, Soutine et Picasso, rencontrer Cocteau ou André Breton.

C'est une aussi un cadre politique, l'attentat contre Clémenceau, la conférence internationale pour la paix, la timide reprise démocratique, la journée des huit heures, mais aussi la misère encore du manque de ravitaillement en nourriture et en combustible.

Un écheveau d'intrigue à démêler, mais surtout une ambiance d'époque à apprécier.
Commenter  J’apprécie          390
argali
28 octobre 2014
Une fois encore, Michel Quint nous plonge dans une enquête menée par un citoyen lambda en recherche de vérité. Ici, nous sommes au lendemain de la Grande Guerre. Les veuves de guerre sans le sou ne se comptent plus ; les soldats en mal d'amour non plus. Les agences matrimoniales ont le vent en poupe. Léonie, elle, rencontre Edgar par hasard, dans la rue. Bourgeoise désargentée, elle vend ses meubles un à un pour survivre. Pigiste, elle propose ses chroniques artistiques aux plus offrants, quand elle le peut. Culottée, débordante de vie, en avance sur son temps, la rencontre avec Edgard va la révéler à elle-même en même temps qu'elle la met en danger. Quand celui-ci ne donne plus signe de vie, elle se met à sa recherche avec l'aide de Rameau un photographe avec lequel elle fait équipe.
Plus qu'une enquête policière, nous avons ici un vrai roman d'atmosphère. Avec l'armistice et le soulagement de voir cette guerre finie, un certain Paris s'encanaille avec les moyens du bord - le rationnement est toujours de rigueur. A côté de ça, les orphelins courent les rues, les femmes seules cherchent à se mettre à l'abri, les gueules cassées déambulent sans but. L'inspiration artistique est en plein essor, l'argent change de mains, les arnaques fleurissent.
Léonie parcourt la capitale dans tous les sens, rencontre les uns, parle aux autres. La victoire n'est pas pour elle. Son mari est porté disparu, son amant la fuit et elle vit dans le plus grand dénuement. Elle ne se laisse pas abattre pour autant. Ses entrées dans le milieu artistique l'entrainent aux obsèques d'Apollinaire où elle croise André Breton et Cocteau ou dans le salon de Gertrude Stein où se pressent Cendrars, Picasso, Satie, Modigliani et Jeanne Hébuterne et tant d'autres.
Je me suis régalée de cette chronique parisienne à l'aube des années folles. La France fête sa revanche sur l'humiliation de 1870, prépare le renouveau du 20e siècle, réinvente l'art et se libère des convenances. Léonie symbolise la femme affranchie, libérée et son franc parler fait mouche. Un excellent moment de lecture avec ce roman policier, Plume de Cristal 2014.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          92
frconstant
02 février 2017
"11 novembre 1818. Alors que tout Paris fête la victoire, Léonie Rivière, jeune journaliste et veuve de guerre, tombe amoureuse d'Edgar Prouville, ancien combattant qui entend s'établir comme marchand d'art." Une 4e de couverture qui donne envie de rentrer dans le monde ambigu de cette bascule historique entre barbarie et modernité. "Veuve noire" a la prétention, selon l'éditeur (L'Archipel, 2013) de faire revivre avec une vérité rarement égalée le Paris des années folles dont Picasso, Breton, Modigliani et Cocteau sont les figures de proue... Prétention affichée, pas complètement aboutie à mes yeux. Il y a un peu trop de tout dans ce roman. le voyeurisme des mondains de l'époque qui se gargarisent de mots et de jugements péremptoires sur l'art, la liberté des moeurs qui explose, la politique de combat et surtout d'arrière combat. Il y a aussi le mouvement d'émancipation de la femme qui heurte mais se met en place, même dans la machisme persévérant. Il y a la course au scoop journalistique, l'avènement d'une police technologique, la lourdeur de la bureaucratie bien incapable de donner crédit aux histoires, versions et trahisons rapportées par les poilus qui s'en sont sortis.
Le livre est donc un peu vide-poche, vide-coeur, fourre-tout brouillon d'une époque qui ne l'était pas moins, ne sachant trop où elle allait et comment elle y irait. Les seules certitudes sont la pauvreté et la précarité des petites gens, l'ambiguïté des relations amoureuses de l'époque et la certitude que chacun doit se reconstruire un avenir sans trop savoir comment, tout en pensant que c'est par le négoce, les combines et l'argent-roi que la garantie du futur existera!
Un livre de Michel QUINT qui se lit facilement, mais dont l'écriture et la profondeur des thèmes abordés ne valent pas le trésor qu'est "Effroyables jardins" sorti en 2000, petit chef d'oeuvre du même auteur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Lagagne
11 avril 2014
Une bonne lecture, malgré deux points noirs : le début et la fin.
J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans les premières pages : phrases trop longues, alambiquées, je ne voyais pas où l'auteur allait. Et là d'un seul coup ma lecture s'est comme libérée : fluidité, compréhension, attractivité. J'ai plongé dans l'effervescence de Paris libérée, du foisonnement artistique, du difficile retour des poilus, des envies d'émancipation féminine. On court avec Léonie dans cette atmosphère particulièrement documentée : on s'y croirait !
Par contre la fin m'a déçu (second point noir donc). Résolution précipitée et tirée par les cheveux, et pas franchement originale. Mais bon, ce n'est pas pour ça que je l'ai lu : l'intrigue était pour moi bien secondaire. C'est bien pour l'ambiance et la peinture de la société de l'époque que j'ai pris ce livre, et que je l'ai apprécié.
Commenter  J’apprécie          110
Biancabiblio
23 juillet 2015
Le jour même de l'Armistice le 11 novembre 1918, Léonie Rivière, jeune veuve ayant perdu son Antoine de mari, mort au champ d'honneur sur le chemin des dames, erre dans les rues de Paris, tentant de capter les scènes d'allégresse afin d'écrire son article.
Depuis son veuvage, Léonie, qui doit bien gagner sa vie, se pique d'écrire. La jeune femme rêve de percer dans le journalisme et aux lendemains de la guerre, tous les espoirs sont permis.
Les veuves noires comme on les surnomme sont légion et leur avenir, bien sombre car les hommes revenus du front, vont reprendre leur place dans les usines, les bureaux… et la plupart d'entre elles, sans le sou, se mettent en quête d'un mari.
Le commerce des agences matrimoniales est donc florissant en cette période troublée mais Léonie, elle, n'en a cure. Elle rêve d'indépendance et de liberté. Elle va lâcher son corset, couper ses cheveux à la garçonne et prendre un amant en la personne d'Edgar Prouville, un ancien combattant et ex-garçon chez Boulier qui veut devenir marchand d'art.
Quand ce dernier disparaît, elle part à sa recherche, aidée de Rameau, un photographe de presse qui l'a fait embaucher dans son journal. Lui aussi est un ancien combattant et il arrondit ses fins de mois en faisant des portraits pour les agences matrimoniales.
En enquêtant sur le boom de ces agences, Léonie et Rameau vont faire bien des découvertes, notamment sur Edgar Prouville qui ne semble pas être celui que l'on croit.
Michel Quint, que je découvre ici, signe avec Veuve noire bien plus qu'un roman policier historique. Ce titre, s'il a une trame policière bien ficelée d'ailleurs, est davantage pour moi un roman d'ambiance qui nous promène dans le Paris de l'après-guerre et où l'héroïne, bourgeoise désargentée, fréquente la fine fleur de l'art de cette époque : Picasso, Modigliani, Breton, Foujita, Kiki de Montparnasse, Cocteau, Apollinaire, Gertrude Stein
Le roman est très bien documenté, franchement on s'y croirait.
Lire la suite...
Lien : https://deslivresdeslivres.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30

Les critiques presse (1)
LeFigaro07 novembre 2013
Michel Quint nous régale avec cette chronique d'un Paris en pleine effervescence artistique, où tout semble possible, y compris les plus belles arnaques.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (2) Ajouter une citation
bilodohbilodoh21 août 2014
...faut t’habituer à la femme nouvelle, plus à celle d’avant-guerre, je ne suis pas une nonne voilée! Au front, vous êtes devenus des héros, nous les femmes, à l’arrière, on des devenues des hommes! (Archipel, p. 160)
Commenter  J’apprécie          172
bilodohbilodoh20 août 2014
Une réputation est vite ruinée. […] 
ah ça, la réputation, c’est comme une virginité! (p. 194)
Commenter  J’apprécie          200
Videos de Michel Quint (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Quint
http://www.passion-bouquins.com http://www.facebook.com/pages/Blog-Passion-Bouquins/327561607257926
27e salon du livre de Colmar 2016 http://www.salon-du-livre-colmar.com/
Entretien avec Michel Quint, romancier à succès qui a publié notamment Effroyables jardins, adapté au cinéma par Jean Becker, avec Jacques Villeret, André Dussollier, Thierry Lhermitte et Benoît Magimel. Son dernier roman, intitulé Un hiver avec le diable, se déroule en 1953 et traite du procès de malgré-nous ayant participé au massacre d'Oradour-sur-Glane en 1944.
autres livres classés : années follesVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
942 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre