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EAN : 9782702180150
113 pages
Éditeur : Calmann-Lévy (19/08/2020)
3.52/5   53 notes
Résumé :
"Comme elle ne savait pas où mettre la chienne, elle la posa sur sa poitrine. Elle se logeait parfaitement dans ses mains et sentait le lait. Une envie terrible de la serrer très fort et de pleurer s'empara d'elle.".

Sur la côte pacifique colombienne, entre océan déchaîné et jungle menaçante, vivent Damaris et son mari pêcheur dans un cabanon de fortune. Elle est mélancolique, mais ce n'est pas dû à sa vie démunie : Damaris n'a jamais réussi à tomber... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
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Bookycooky
  18 mars 2020
Voilà une histoire toute simple, psychologiquement complexe, qui nous vient de Colombie.
Damaris, femme noire et pauvre, la quarantaine vit avec Rogelio sur la côte. Lui est pêcheur, elle travaille comme domestique. Ils ne peuvent avoir d'enfants.
Damaris "à l'âge où les femmes se dessèchent " tombe sur une petite chienne à laquelle elle s'attache comme à un enfant..... mais Damaris traîne un passé douloureux
comme l'écrivaine et sa stérilité ( ou celle de son compagnon), elle le porte comme une plaie.
Dans le décor d'une nature sauvage, celle de la jungle, face à l'océan Pacifique ,
-d' énormes averses, de terribles tempêtes "avec un vent de ceux qui font s'envoler les tuiles et des tonnerres qui font trembler la terre"-, dans sa cabane ou l'eau se glisse entre les fissures et coule à l'intérieur, Damaris pleure son âme, et nous avec....
Un court roman profond et fascinant, qui me rappelle la plume du grand écrivain argentin Eduardo Mallea.
Un grand merci aux éditions Calmann-Lévy et NetGalleyFrance pour l'envoie de ce merveilleux livre.
#LaChienne #NetGalleyFrance
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Cannetille
  19 avril 2021
Subsistant de leurs maigres revenus de femme de ménage et de pêcheur, Damaris et son mari Rogelio habitent un logement de fortune accroché à la montagne colombienne, entre mer et jungle. Désespérée à la quarantaine de n'être jamais tombée enceinte, Damaris adopte un jour un chiot, qui ne tarde pas à occuper une place centrale dans sa vie. Son univers s'écroule lorsque la chienne disparaît…

A mi-chemin de la nouvelle et du roman, le récit nous emmène dans un coin de Colombie, où quelques villages, perchés en lisière de jungle sur une côte escarpée battue par la mer, tentent de repousser les assauts d'une nature qui semble n'avoir de cesse que de les effacer. Entre marées et vagues traîtresses, pluies diluviennes et touffeur permanente, végétation envahissante et faune dévoreuse en tout genre, subsister est une lutte quotidienne d'autant plus usante qu'elle se déroule dans la pauvreté et des conditions de vie particulièrement rudimentaires.

Pourtant, le plus terrible pour Damaris reste son désir d'enfant inassouvi qui, au fil des ans, l'a encore bien plus minée qu'elle ne l'imagine. Comme un bois secrètement rongé de l'intérieur et sur le point de s'effondrer, cette femme n'est plus qu'une enveloppe vide prête à se déchirer au prochain accroc. Envahie par un amour dévorant et possessif que les fugues de la chienne finissent par muer en haine, elle se retrouve face à ses failles les plus intimes et les plus anciennes, dévastée par une culpabilité qui la ramène au drame vécu dans son enfance.

Au fil d'une narration sobre et implacable où l'amour s'avère aussi asphyxiant que la jungle qui enserre le village, Pilar Quintana incarne une histoire âprement tragique de désir d'enfant, dans un complexe portrait de femme d'une irréprochable justesse.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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Ladybirdy
  18 avril 2020
Au coeur d'une nature hostile et déchaînée, sur la côte pacifique colombienne entre mer et jungle, Damaris pleure de ne pouvoir enfanter. Quand autour d'elle la nature accorde le miracle de la vie, Damaris et son mari Rogelio attendent désespérément ce miracle qui ne viendra jamais.
Lorsqu'une portée de chiots voit le jour, Damaris s'éprend de l'un d'eux pour accorder à cette chienne tout l'amour qu'elle porte en elle.
Ce court roman m'a rappelé le magnifique livre de Anne Bagrance, le fils récompense.
J'y ai sûrement recherché inconsciemment des similitudes sans arriver à retrouver la magie du livre de dame Bagrance.
Je n'ai pas ressenti l'amour entre Damaris et sa chienne Chirli ni les prodiges de la nature.
C'est une lecture certes agréable mais qui aurait mérité des parenthèses enchanteresses vu le thème.
Quand un livre ne cesse de nous rappeler un autre livre coup de coeur, difficile d'être immergée pleinement dans ce dernier.
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DianeRocch
  02 avril 2020
Une claque ! Un roman dépaysant aux confins du monde qui abrite une nature sauvage aussi dangereuse qu'envoûtante.
Je n'aurais pas pu apprécier cette oeuvre de fiction sans avoir pris connaissance de la biographie de l'auteure Pilar Quintana, victime de violences conjugales, qui a eu le courage de quitter sa terre natale, son mari et ce qui la rattachait à son identité.
Ce court roman nous entraîne au coeur du Pacifique, en Colombie, où les éléments se déchaînent parfois avec violence : l'eau personnifiée en vagues ou en pluies diluviennes occupent une part fondamentale dans l'écriture. La jungle est aussi une facette de cette nature mystérieuse, belle et menaçante.
Damaris a la quarantaine, est mariée depuis de nombreuses années à un pêcheur et son grand drame est de ne pas avoir eu d'enfant. Après un long chemin auprès de guérisseurs, Damaris finit par accepter l'idée qu'elle ne connaîtra pas la maternité tout en s'éloignant de son mari, rompant le dialogue petit à petit.
Lorsqu'elle adopte un chiot, Damaris se sent responsable de ce petit être et va le chérir, jusqu'à ce que l'indépendance de sa chienne, qui la quitte parfois plusieurs jours, la plonge dans une mélancolie existentielle qui va se transformer en rage au fur et à mesure du récit.
Ce roman doit être lu comme un exutoire, celui de l'auteure qui transpose dans la violence de Damaris la violence de sa propre histoire, son ressenti et le processus engagé pour se relever.
C'est une exploration de soi, du passé, des remords, de la complexité de l'âme humaine et un récit de cette terre lointaine qui nous fait voyager le temps de la lecture.
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artemisia02
  09 janvier 2021
J'ai lu ce roman dans le cadre d'un challenge. C'est un roman d'une auteure colombienne sur le désir de maternité d'une femme qui n'a pas eu d'enfant et dont l'horloge biologique et son entourage lui rappelle sans cesse qu'ele n'est qu'une épouse et pas une mère.
L'adoption d'un chiot par cette femme qui transfère sur cet animal tout l'amour qu'elle ne donne plus à son mari car leur couple est stérile et ce manque d'aimer.
Les relations entre la chienne et Damaris évoluent entre amour et haine car au fur et à mesure elle déplore l'attitude de la chienne et semble vouloir se venger sur cet animal de tout ce qu'elle refoule en elle.
J'ai eu du mal à avoir de l'empathie pour Damaris, son attitude par rapport au désir maternel s'exprime d'une façon qui ne m'a pas particulièrement plu.
Je suis peut être passée à côté des intentions de l'auteure.
Je vous laisse faire votre propre opinion.
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critiques presse (1)
LeMonde   24 août 2020
L’écrivaine colombienne Pilar Quintana livre un roman saisissant sur les angoisses et la révolte d’une femme acculée.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   18 mars 2020
Durant la journée, Damaris transportait la chienne glissée dans son soutien-gorge, entre ses seins moelleux et généreux, pour la garder bien au chaud. La nuit, elle la laissait dans le carton que lui avait donné don Jaime, avec une bouteille remplie d’eau chaude et la chemise qu’elle avait portée durant la journée, pour que son odeur ne lui manque pas.
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CannetilleCannetille   19 avril 2021
Damaris était terrassée par la tristesse et tout - se lever du lit, préparer à manger, mâcher sa nourriture - lui coûtait énormément. Elle avait l’impression que la vie était comme une crique et qu’elle devait la traverser avec les pieds enfoncés dans la boue et de l’eau jusqu’à la taille, seule, dans un corps qui ne lui donnait pas d’enfants et ne servait qu’à casser des choses.
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ChristlbouquineChristlbouquine   10 mai 2020
Damaris était terrassée par la tristesse et tout - se lever du lit, préparer à manger, mâcher sa nourriture - lui coûtait énormément. Elle avait l’impression que la vie était comme une crique et qu’elle devait la traverser avec les pieds enfoncés dans la boue et de l’eau jusqu’à la taille, seule, dans un corps qui ne lui donnait pas d’enfants et ne servait qu’à casser des choses.
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celinereichelcelinereichel   25 avril 2021
Elle ne voyait rien, juste ce qu'elle parvenait à éclairer plus ou moins avec la lanterne, des fragments, la pointe d'une immense feuille, la tige d'un arbre tapissé de mousse, le bout d'un énorme papillon qui avait des ailes comme remplies de mille yeux, et qui, surpris par la lumière, s'envola et s'agita, effrayé, autour de sa tête. Ses bottes s'accrochaient aux racines, elle s'enfonçait dans la boue, trébuchait, glissait, et pour se tenir debout, elle s'appuyait sur des surfaces dures, mouillées ou fibreuses. Elle était frôlée par des choses rugueuses, poilues ou épineuses et elle sursautait en pensant que c'était une araignée, l'un de ces serpents qui vivaient dans les arbres ou une chauve-souris suceuse de sang, mais rien ne la mordit, il n'y avait que les moustiques qui la piquaient, elle s'en moquait, et elle continuait ses recherches dans l'obscurité.
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BazartBazart   17 août 2020
La chienne réapparut quand plus personne ne parla d'elle à Damaris. Ce jour là, Damaris se réveilla tôt avec le dérangement des bâteaux de pécheursqui partaient vers le large depuis l'anse de la falaise et qui les garaient là la nuit.
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