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Laurence Debril (Traducteur)
EAN : 9782290379714
224 pages
J'ai lu (04/10/2023)
3.49/5   59 notes
Résumé :
1983, Cali. Claudia a huit ans et aime follement sa magnifique mère, qui s’appelle aussi Claudia. Cependant, cette dernière ne lui retourne pas son amour. Elle n’aime pas non plus son mari plus âgé, qu’elle a épousé par défaut. Elle rêvait d’une vie glamour et se retrouve avec un propriétaire de supermarché chauve. Quand un beau jour, de retour d’un long voyage en Europe, sa belle-sœur lui présente sa nouvelle conquête, bien plus jeune, Claudia tombe sous son charme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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Pilar Quintana, auteure colombienne, m'avait beaucoup séduite avec son premier livre « La chienne ». Cette auteure semble, dans ces deux livres traduits en français, se focaliser sur l'amour maternel, du moins un amour maternel maladroit empêché par les failles passées.

Dans La chienne, en effet, elle y explorait, de façon atypique et féroce, le désir maternel et comment celui-ci pouvait être influencé par l'ensemble des failles de l'enfance. Au fin fond de la jungle colombienne, une femme ne parvenant pas à avoir d'enfant avec son mari et se rapprochant dangereusement de la quarantaine, reporte ce désir sur un chiot qui, une fois devenu chienne, va provoquer chez elle une forme de jalousie révélant ses abîmes intimes. Son manque de patience, son instabilité, sa frustration vont la ramener au drame vécu alors qu'elle était enfant. Réussir à se mettre dans la peau d'une mère grâce à cette chienne, c'est pour cette femme le déclic permettant de faire remonter à la surface son impossibilité maternelle et sa culpabilité liée au traumatisme passé.

D'amour maternel il est encore question dans ce second livre. Sauf que cette fois, il y a bien une enfant. Une petite Claudia dont la mère, qui se prénomme Claudia également, lui accorde peu d'attention et de temps et surtout est à l'origine de la destruction de la cellule familiale. Une histoire d'adultère vue à hauteur d'enfant qui peu à peu vire au cauchemar. A 8 ans, la fillette était jusque-là convaincue que « les mamans avaient des enfants parce qu'elles le désiraient ». La vie quotidienne, dans laquelle les adultes l'exposent sans trop faire attention à elle – ce qui nous amène à penser qu'elle-même désormais porte et portera des failles inhérente à son identité et certainement des failles problématiques lorsque, à son tour, elle deviendra mère- , comme si elle n'existait pas vraiment, va se charger de lui montrer que la réalité est plus complexe et plus cruelle. Seule avec sa poupée, la fillette, entre angoisse et résignation dans ce cocon familial qui ne joue pas son rôle de cocon protecteur, va tenter de mener son propre chemin dans cette jungle inextricable qu'est le monde des adultes.

Claudia est la fille unique d'un directeur de supermarché et d'une femme au foyer, femme d'une grande beauté qui trompe l'ennui en s'occupant des innombrables plantes vertes de l'appartement (à qui elle consacre plus de temps qu'à sa propre fille), en lisant des magazines people, et en accomplissant ses plus strictes obligations de mère. Quelques sorties dominicales avec son père rompt la vie morne de la fillette. Lorsque la mère trompe son mari avec Gonzalo, le jeune mari de sa belle-soeur, ce fragile équilibre familial vole en éclat. La petite fille est la témoin omnisciente de cette passion et assiste, impuissante et désarmée, à la découverte de la tromperie par son père et sa tante, à la colère du père, à la dépression de la mère désormais privée de son amant. Il est intéressant de voir comment la dépression d'un parent impacte avec violence une enfant.
La personnalité de la mère s'éclaire certes peu à peu. Nous comprenons que sa propre mère lui avait accordé peu d'amour, qu'un profond amour de jeunesse n'avait pu aboutir suite à l'interdiction paternelle dans cette société où un homme déjà marié auparavant n'est pas un bon parti…Autant de failles qui peuvent expliquer l'attitude distante et froide, voire la cruauté, de cette mère avec sa propre fille.

« Les douleurs avaient commencé au déjeuner. C'était la chose la plus horrible qu'elle avait jamais ressentie. Mon père l'avait emmenée à la clinique et là, elle avait souffert toute l'après-midi, toute la nuit, toute la matinée du jour suivant, encore toute une après-midi, avec l'impression qu'elle allait mourir, et encore une nuit complète jusqu'au petit matin.
— Elle est sortie violette. Horrible. Ils me l'ont mise sur la poitrine et moi, tremblante et en pleurs, j'ai pensé : Tous ces efforts pour ça ?
Ma mère a éclaté de rire si fort qu'on a vu son palais, profond et gondolé, comme le torse d'une personne mal nourrie.
— le bébé le plus laid de la clinique, a dit mon père »

Comme dans La chienne, Pilar Quintana adopte une écriture certes très simple à première vue mais qui sait, avec subtilité, faire basculer une histoire de prime abord banale dans le cauchemar.
Cauchemar provenant des questions terrifiantes qui hantent la petite fille la plongeant dans une intranquillité permanente…Son père, derrière un abord gentil et des manières affables, n'est-il pas capable du pire ? Où est Gonzalo désormais ? Sa mère est-elle capable de se suicider comme Grace Kelly dont les journaux de sa mère ont tant parlé ou encore comme Rébéca ? Claudia ne risque-t-elle pas de perdre l'un ou l'autre de ses parents ?

Une partie du livre se déroule en pleine montagne, vacances pour la petite famille censée être salvatrices. Elle montre comment la cellule familiale tente de se reconstruire, entourée d'abîmes, désormais extérieurs, enveloppants, donnant le sentiment que chaque personne est une figurine en carton, quelques points dans l'immensité, relativisant ces petites histoires de tromperie au sein de la nature majestueuse, nature dans laquelle la petite Claudia retrouve les jeux et l'innocence de l'enfance avant de se faire rattraper une nouvelle fois par le vertige des abîmes de ses parents sur lesquels la petite fille avance en équilibre instable…

« Alors l'abîme, puisqu'il n'arrivait pas à ce que je me jette dedans et qu'il ne pouvait pas me dévorer, entrait par mes yeux, une chose délicieuse et horrible, une petite boule bondissante dans mon ventre et une nausée dégoutante et pestilentielle, jusqu'à ce qu'il soit enterré bien profondément en moi ».


Creusant les abîmes passées qui eux-mêmes engendrent des abimes entre les membres d'une même famille, transmission intergénérationnelle, Pilar Quintana tisse, telle une araignée en pleine jungle, sans pathos, une histoire subtile qui plonge, de façon contemplative et lente, et non au moyen de rebondissements et d'intensité il faut tout de même le souligner, dans les traumas de l'enfance pour mieux les conjurer. Une histoire plaisante au thème délicat qui manque cependant d'un peu de profondeur pour être réellement marquante.

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Nous sommes dans les années quatre-vingts en Colombie, dans la métropole de Cali située au pied de la cordillère occidentale du pays. Claudia, huit ans, grandit entre un père vampirisé par son travail de directeur de supermarché, et une mère dont, malgré tous ses efforts, elle n'obtient guère qu'une attention froide et distraite. Beaucoup plus jeune que son époux, cette jolie femme, issue d'une famille bourgeoise qui lui a refusé des études universitaires au nom de ce seul destin digne d'une jeune fille respectable qu'est le mariage, ne trouve un dérivatif à son ennui de mère au foyer que dans les pages de la presse du coeur. Jusqu'au jour où elle amorce une liaison, vite découverte, avec son jeune beau-frère. Tremblante, Claudia assiste à la colère de son père, puis à la dépression de sa mère, alors que le couple menace d'exploser. Pour sortir son épouse de son apathie, le père l'installe avec sa fille pour un séjour de repos dans une finca, au calme dans la montagne.


A partir d'une histoire extrêmement banale, mais racontée à hauteur d'enfant, Pilar Quintana réussit à nous happer dans une narration pleine de tensions et de menaces, menée par une fillette solitaire qui n'a que sa poupée préférée à qui confier ses peurs, mais aussi à protéger, comme bientôt sa mère, d'un environnement familial qui ne joue plus son rôle de cocon protecteur. Déstabilisée par les morts mystérieuses, accidents ou suicides, qui frappent par deux fois son entourage, l'enfant, témoin du mal-être maternel qu'elle absorbe comme une éponge, ne voit bientôt plus autour d'elle que dangers et motifs d'angoisse. Et tandis qu'avec inquiétude, elle observe sa mère s'étourdir de chimères, se lancer dans des initiatives toutes vouées à l'échec, pour finalement se replier dans l'inaccessible refuge de l'alcool et de la dépression, ses cauchemars semblent prendre de plus en plus forme dans la réalité, quand la colère transforme son père en un inconnu aux allures de monstre, quand leur maison pleine de plantes que l'on croirait toutes incontrôlablement volubiles devient une jungle étouffante, et quand autour de la finca, entre brouillards d'altitude, faune venimeuse et récits peuplés de fantômes, se creusent de vertigineux à-pics aux parapets absents ou défaillants.


C'est ainsi que, sous l'apparente simplicité de faits ordinaires, se dévoilent peu à peu, pour cette petite fille douloureusement et trop tôt arrachée à l'enfance, les sombres gouffres sur lesquels l'existence avance à pas de funambule, dans un fragile équilibre qu'elle réalise prêt à rompre à tout instant. Un récit aussi sobre que subtil, comme seuls savent en produire les auteurs de talent.

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Claudia, qui porte le même prénom que sa mère, adore cette dernière bien qu'elle se montre très distante. Sa fille comprend très vite qu'elle n'a pas été désirée. le mari, plus âgé, est directeur d'un supermarché. Il est aussi très jaloux de sa jeune et jolie épouse, surtout lorsqu'elle s'éprend du mari gigolo de la tante Amalia.
La romance tourne court et la mère de Claudia retourne à sa vie futile et ses magazines féminins, vivant la vie des vedettes de cinéma par procuration et s'enfonçant dans la dépression.
Seule enfant du couple, la petite Claudia pose un regard sans tabous sur les grands et raconte avec la franchise de l'enfance cette vie qui rend les adultes tristes et malheureux. Elle cherche à pénétrer ce monde compliqué des adultes en leur posant des tas de questions. Mais sa mère s'enfonce de plus en plus dans une léthargie qui l'éloigne de sa fille.

« Ma mère a commencé à rester au lit du matin au soir. Toute la journée en pyjama et sans se pomponner. La boite de Kleenex à côté d'elle. le nez et les yeux irrités. Les rideaux fermés. Parfois sans magazine, sans lire ni rien faire, enroulée en boule comme un chat. »

L'angoisse monte lorsque la famille s'installe pour les vacances dans une finca de la montagne pour soigner les allergies maternelles. L'environnement est sauvage, le brouillard fréquent et là, au bord du précipice, la fillette craint pour sa mère dont la dépression et l'alcoolisme s'aggravent. Elle est seule à porter ses angoisses et à ressasser la mort tragique des femmes qui gravitent autour de sa mère.
La nature, étouffante, menaçante, joue un rôle important dans l'histoire en accentuant ce malaise.
« A cet endroit, le canyon était étroit et, en bas, la rivière dans laquelle se jetaient tous les ruisseaux et les cours d'eau de la montagne, était couvert de végétation, une jungle indomptée.
J'ai pensé aux femmes mortes. Se pencher au bord du précipice était comme plonger dans leurs yeux. »

Ce récit raconté avec franchise et maturité par une gamine confrontée au monde des adultes s'avère lourd de menaces. Témoin du mal-être de sa mère, Claudia va devoir trouver son équilibre dans cette mise à distance, n'ayant que sa poupée pour vaincre ses peurs.
Dans un style sobre, l'auteure réussit à tisser un récit oppressant plein de non-dits et qui nous embarque.

Je remercie J'ai lu et Lecteur.com pour cette belle découverte.
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Elle est à cet âge où la réalité, l'imagination et le rêve ont encore des frontières floues, aisément franchies. Et pourtant, son sens de l'observation est celui d'un être mature, que les expériences même limitées ont prématurément murie.

Ce qui hante ses cauchemars est cependant construit sur une histoire authentique, celle des deuils qui ont marqués les deux dernières générations de sa famille. Des morts précoces, laissant derrière elles des époux hagards et des orphelins ballotés. Or la mort rode encore autour d'elle, déclinée en suicide ou en accident. Est-ce pour cette raison qu'elle anime d'une vie imaginaire la poupée qu'elle ne quitte pas, autour d'une jungle domestique qui envahit l'espace familial ? Les craintes se focalisent sur ses propres parents et surtout sa mère, dépressive et malheureuse en ménage.

Cette enfant qui ressent en permanence un profond sentiment de solitude, et une fascination pour la mort dans le contexte d'une famille éprouvée par les disparitions, devrait sans aucun doute solliciter les réserves d'empathie de circonstance. Et pourtant, la magie n'opère pas . Est-ce lié à l'écriture qui laisse à distance les sentiments ? Est-ce une conséquence de la traduction ? Dès le départ le style semble maladroit et cela ne contribue bien entendu pas à engendrer la compassion.

Découverte de cette autrice colombienne qui est l'auteur de huit livres dont deux, y compris le présent ont été traduits en français.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Tout le talent de Pilar Quintana apparaît dans sa façon de raconter une histoire, sans pathos, mais de manière tellement précise que j'ai eu envie de tourner les pages de Nos abîmes pour en savoir plus, pour comprendre ce qui se jouait entre les personnages. Envie de tourner les pages d'un roman plutôt contemplatif, curieux, non ?
Claudia raconte l'histoire de sa famille, de ce qu'elle en a compris alors qu'elle avait huit ans : son papa qui travaillait beaucoup au supermarché dont il était le propriétaire, sa jolie maman, plus jeune que papa, qui fait du mieux qu'elle peut (pas vraiment beaucoup) pour s'occuper de sa fille, entre son jardin de plantes et ses magazines. Sa maman retrouve le sourire quand elle rencontre Gonzalo, mais son entourage réalise vite ce qui arrive et intervient, elle passe désormais son temps au lit à feuilleter ses magazines.
La deuxième partie voit Claudia grandir trop vite, la famille est entourée d'abîmes, au sens propre comme au figuré. L'angoisse monte pour le lecteur qui pressent un drame.
La troisième partie montre le retour à la normale, ou plutôt au statu quo.
J'ai aimé que l'intrigue ne se concentre que sur un seul thème de l'histoire, au point de le faire sentir et ressentir.
Merci à NetGalley et aux éditions Calmann-Lévy pour cette lecture.

Lien : https://dequoilire.com/nos-a..
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critiques presse (1)
LeMonde
15 janvier 2022
Une histoire d’adultère, vue par une fillette, bascule du côté du cauchemar. Subtil roman de l’écrivaine colombienne.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Les douleurs avaient commencé au déjeuner. C’était la chose la plus horrible qu’elle avait jamais ressentie. Mon père l’avait emmenée à la clinique et là, elle avait souffert toute l’après-midi, toute la nuit, toute la matinée du jour suivant, encore toute une après-midi, avec l’impression qu’elle allait mourir, et encore une nuit complète jusqu’au petit matin.
— Elle est sortie violette. Horrible. Ils me l’ont mise sur la poitrine et moi, tremblante et en pleurs, j’ai pensé : Tous ces efforts pour ça ?
Ma mère a éclaté de rire si fort qu’on a vu son palais, profond et gondolé, comme le torse d’une personne mal nourrie.
— Le bébé le plus laid de la clinique, a dit mon père.
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Le moment est venu. Nous nous sommes levées dans l'ordre et nous sommes allées deux par deux devant l'autel. Je pensais qu'en recevant l'hostie et le vin, qui étaient le corps et le sang du Christ, je ressentirais un profond changement. Que, libérée du péché et accueillie par Lui, je serais légère, prête à voler.
Je me suis concentrée. C'était décevant. La seule chose qui s'est passée, c'est que l'hostie s'est collée contre mon palais et que j'ai passé le chemin du retour vers mon banc à me battre pour tenter de l'enlever avec ma langue, mais devant mes camarades, devant Maria del Carmen, qui avait les larmes aux yeux, j'ai prétendu que cela avait été extraordinaire.
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Cette nuit-là, le sommeil ne m’a pas emportée et je n’ai pas non plus réussi à sombrer dans les profondeurs, là où tout est doux et où l’on se coupe du monde, mais je suis restée dans les limbes, ce qui s’apparente à dormir éveillée, piégée dans le minuscule espace entre mes paupières fermées et mes yeux.
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Quand je rentrais de l’école, je la trouvais au lit avec un magazine. Je déjeunais et elle feuilletait les pages. Je faisais mes devoirs et elle feuilletait les pages. Je regardais Sésame Street et elle feuilletait les pages. 
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Dans l'appartement, tant de plantes coexistaient qu'on le surnommait "la jungle".
(Incipit)
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Vidéo de Pilar Quintana
Présentation du roman "Nos abîmes" de Pilar Quintana
Les montagnes d'Orient sont le théâtre de mille et une histoires. Il y a ceux qui veulent en dompter les sommets, ceux qui tentent d'y survivre, ou ceux qui cherchent à les fuir. Dans la peau d'une alpiniste, d'une panthère, d'un berger ou d'un caravanier, Louis Meunier nous conduit des monts irakiens aux confins de l'Afghanistan, des lignes de crêtes du Pamir aux versants de l'Himalaya.
Saisie par une plume poétique, la beauté sauvage des montagnes, sublimes et impitoyables, répond à la brutalité des existences.
Un extrait à lire sur : https://calmann-levy.fr/livre/nos-abimes-9782702184264
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