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ISBN : 2743642289
Éditeur : Payot et Rivages (03/01/2018)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Qu'arrive-t-il aux habitants du Mayerling ? Cette résidence neuve de haut standing, aux occupants triés sur le volet, est une promesse de sérénité à laquelle succombent de nombreux acheteurs dans la ville de Rouvières. Mais derrière ses portes protégées par les digicodes, la vie se dérègle peu à peu. Les conflits et les accidents se succèdent. Les Lemoine, jeune couple dynamique, s'entre-déchirent. La très pieuse Mme Camy se retrouve nymphomane. M. Paul rêve d'assas... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  14 juin 2018
Bien curieuse affaire dont le présumé coupable à défendre ou pas est un immeuble! Une construction moderne, qui prend lieu et place d'une ancienne bâtisse extorquée, après des manigances obstinées, à son ancienne propriétaire. Déjà contesté avant même d'avoir surgi de terre, le bâtiment devient rapidement l'objet du malheur de ses habitants, ceux-la même qui s'étaient endettés pour acquérir le logis de leurs rêves. Rien ne va plus pour eux : les couples se déchirent, les isolés pètent les plombs et l'immeuble lui-même s'auto-mutile rapidement.
L'idée est plutôt plaisante. Cependant Toute cette partie où l'on assiste aux méfaits subits par les co-propriétaires est un peu longue et finalement attendue. D'autant que les personnages sont nombreux, (clin d'oeil ici à Perec) et l'on peut s'y perdre.
L'intérêt s'éveille lorsque l'auteur suggère l'origine possible de tous les maux, mais le fin fond de l'affaire a des allures de pétard mouillé.
On peut sourire à l'accumulation des situations conflictuelles, une sorte de condensé des possibilités de mésentente au sein d'un voisinage.
Et c'est un pamphlet contre la mégalomanie urbaine, qui attire toujours plus les foules , sans pour autant faire leur bonheur.

Un peu déçue donc, surtout en comparaison de le village évanoui, beaucoup apprécié, il y a quelques années.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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hcdahlem
  22 mai 2018
Copropriétaires à terre
En racontant les déboires de copropriétaires d'une résidence dite de Standing, le Mayerling, Bernard Quiriny s'en prend férocement à tout un système.
Mayerling vous rappellera peut-être la tragédie de l'archiduc Rodolphe et de Mary Vetsera. Et si le visuel choisi pour le bandeau de couverture peut aussi vous y faire penser, oubliez-le. Car Bernard Quiriny est à mille lieues du récit historique. le Mayerling dont il est question ici est un immeuble sis à Rouvières, «ville française d'environ 250000 habitants (350000 avec l'agglomération), rue Mayerling.»
Déambulant dans cette ville de province, le narrateur va confier à son acolyte Braque l'intérêt qu'il porte aux opérations immobilières et plus particulièrement à la stratégie de communication employée. Expliquant et détaillant combien «les annonces pour les programmes immobiliers sont un genre en soi, codifié subtilement», il va nous en faire la démonstration avec la construction de cet immeuble de cinq étages confiée à une société espagnole.
Tout semble ici avoir été conçu pour le bonheur des futurs résidents, y compris le bout de nature adjacent. Si bien que les appartements se vendent rapidement et qu'à l'issue du chantier la quasi-totalité du Mayerling est occupé.
Comme pour une pièce de théâtre Bernard Quiriny nous offre la distribution détaillée des rôles. du rez-de-chaussée au cinquième étage, il y a là un microcosme représentatif de la population. de la famille bourgeoise aux étudiants, du couple de retraités au célibataire sans oublier les primo-accédents qui ont mis toute leur épargne dans cet investissement, dans ce rêve de petit paradis.
Seulement voilà, dès les premiers jours, il faut bien se rendre compte que malgré la promesse des agences, on est bien loin du rêve, car déjà des malfaçons apparaissent.
Bien entendu, dans l'euphorie de la nouveauté, on s'imagine qu'il faut bien essuyer les plâtres, que ces ennuis au démarrage ne seront bientôt qu'un vague souvenir…
C'est pourtant bien le contraire qui va arriver, les ennuis vont aller crescendo. Les murs, les canalisations, le bruit, les parties communes, la cave: à tous les niveaux la colère gronde. La tension va croître.
« Il faudrait réaliser le rêve de Perec, dans sa Vie mode d'emploi: tomber la façade d'un immeuble (mais moderne, cette fois), sans que les habitants s'en rendent compte, pour les observer. Comme les appartements d'aujourd'hui, type Mayerling, sont tous identiques et superposés parfaitement, avec les toilettes en enfilade pour économiser sur la plomberie, on verrait ce spectacle fascinant de gens qui, littéralement, se chient sur la tête: le résident du quatrième sur celui du troisième, celui-ci sur celui du deuxième, etc. Cela me vient toujours à l'esprit quand j'utilise les toilettes dans un immeuble: j'imagine qu'au-dessus de moi, tout près, le voisin plié en deux, pantalon sur les chevilles, se livre aux mêmes activités honteuses, et que si l'on ôtait d'un coup le béton qui nous sépare tout tomberait droit sur mon crâne. »
Et de fait, dans le jardinet de Mme Meunier finit par atterrir un bloc de béton énorme tombé des étages. Fort heureusement « elle était loin de chez elle, internée depuis quelques semaines à l'asile de Rouvières, où elle continuait sa collection d'ordures qu'elle entassait sous son lit. »
Car l'auteur s'intéresse d'abord à l'immobilier sous l'angle sociologique, nous donnant à voir les effets psychologiques de cette résidence qui va engloutir les rêves des uns et des autres, qui va entraîner des comportements étranges une fois que la désillusion et la colère auront gagné tous les résidents, notamment après qu'ils aient appris que leur promoteur avait fait faillite. de la révolte individuelle à la dynamique de groupe, le spectacle est permanent, la tension aussi palpable que dans une cocotte-minute.
« Une assemblée générale de copropriétaires, quel spectacle passionnant! C'est un chaudron, une arène, un ring où l'on règle ses comptes, publiquement, avec tous ses voisins qu'on déteste; mais il faut continuer de cohabiter ensuite avec eux, d'où la difficulté: frapper fort pour soulager son coeur, mais pas trop, pour éviter la guerre. C'est aussi une épreuve de stratégie. Il faut passer des alliances diverses, en fonction des sujets; tel voisin insupportable sur le chapitre du bruit peut se révéler un partenaire précieux dans une coalition visant à faire obstacle à telle autre décision »
Dans ce roman qui risque de donner des cauchemars à tous ceux qui rêvent d'acheter un appartement, la guerre va finalement être déclarée.
Bernard Quiriny réussit là un conte moderne, une tragi-comédie en béton armé!
Lien : https://collectiondelivres.w..
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tynn
  14 juin 2018
Bataille rangée entre un immeuble malfaisant et ses habitants: Bernard Quiriny s'amuse et nous amuse dans un thriller satirique où se dénoncent avec un humour décalé la saturation immobilière de nos villes et l'empilage des populations, dans un monde tout béton qui grignote peu à peu l'environnement bucolique.
Les habitants du Mayerling étaient ravis de leur bel immeuble moderne jusqu'à la dégradation pernicieuse de leur cadre de vie et de leur propre équilibre psychologique. Telle une gangrène immaitrisable, la propriété leur pourrit le quotidien, leur impose malfaçons, pannes et délabrements, les rend malades et irascibles, explosent les couples et les relations entre voisins.
La guerre est déclarée, car, pas de doute, l'immeuble veut se débarrasser d'eux.
Il faut abattre l'ennemi, au propre comme au figuré.
S'engage alors un conflit en règle de déconstruction, avec stratégies, défaites et victoires alternées, surveillé de près par les édiles, la presse et les habitants des immeubles voisins, inquiets et intrigués par cet étrange phénomène qui risque de faire tache d'huile…
Un petit roman qui se lit avec addiction par sa composition aérée, son humour grinçant, sa réflexion sur notre société de modernisme frénétique, d'appât du gain et la concentration de populations en immeubles collectifs.
A lire !
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lucia-lilas
  27 janvier 2018
Et en voilà une autre pépite : que de belles trouvailles en ce moment ! Un grand coup de coeur pour ce petit bijou plein d'humour mais dont le propos, au fond, n'a rien de léger (dans tous les sens du terme!)
Voyez-vous à quoi ressemblent les dépliants publicitaires pour de futurs immeubles qui ne sont pas encore sortis de terre ? Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil : les gens semblent heureux, ils prennent le temps de se parler tranquillement (sous un ciel bleu évidemment) tandis que les autres lisent le journal sur des balcons fleuris. de jeunes couples poussent un landau tandis qu'un garçonnet en tee-shirt rouge trottine devant. Tout est promesse : de jours heureux, calmes, harmonieux. On a l'impression qu'il suffirait d'acheter un petit trois pièces dans cette résidence (qui s'appellerait Les Balcons de Cheverny ou bien le Clos de Versailles) pour être enfin HEUREUX !
C'est précisément ce qu'ont pensé tous les futurs acquéreurs en découvrant sur papier la nouvelle résidence de standing : le Mayerling à Rouvières. Tous les appartements ont été vendus, comme des petits pains. L'immeuble s'est bâti en un clin d'oeil : il est là, majestueux, superbe, étincelant. Il brille sous le soleil. « Un nouvel être est né : le Mayerling. 5000 m³ de béton. 300 tonnes d'acier. 150 fenêtres et portes-fenêtres. 300 portes intérieures. 1500 m² de façade isolée. 200 m² de garde-corps aux balcons, 1000 plaques de cloison, 250 plaques de doublage isolant pour plafonds, 700 plaques de doublage isolant pour les murs. 6 kilomètres de câbles électriques. 2000 prises et interrupteurs. 900 mètres de tuyaux de distribution de gaz, 8 kilomètres pour l'eau, 2 pour l'évacuation sanitaire. 2000 m² d'isolant acoustique sous carrelage, 10000 carreaux de carrelage, 7000 carreaux de faïence. 3000 litres de peinture. Et une âme noire, cachée là-dedans, dont on ignore la taille et le poids. »
Belle bête hein ? Tous les nouveaux proprios se sont installés le sourire aux lèvres et… c'est là que les ennuis ont commencé mais des ennuis un peu étranges, enfin quand je dis « un peu », je veux dire très étranges… et croyez moi, vous êtes bien loin d'imaginer tout ce qui va leur arriver… LE PIRE DU PIRE...
Le narrateur et son ami Braque mènent leur enquête sur cette affaire qui a eu des retentissements dans le monde entier et c'est avec beaucoup de sérieux, une documentation précise et des faits vérifiés qu'ils racontent ce qu'ils ont pu apprendre de cette terrible histoire.
L'affaire Mayerling est un roman savoureux vraiment désopilant qui nous régale avec son humour absurde, enfin pas si absurde que ça quand on pense à ce dont sont capables les architectes en termes de créations originales certes, mais parfaitement invivables pour les pauvres gens condamnés à les habiter.
Comme vous l'avez compris, ce livre nous invite à une réflexion sur l'urbanisme moderne, le rêve de l'accession à la propriété comme garantie de bonheur (avoir pour être… ah, ah, ah!!!), le cauchemar de la vie verticale en collectivité (et si notre environnement était la cause de notre mal-être?), l'ère du béton roi (et nos plages qui sont vidées de leur sable…)
Bref, rien de mieux qu'une petite plongée cocasse et satirique dans un monde un brin fantastique (l'est-il vraiment, au fond?), pour réfléchir à tout cela…
Et puis moi qui râle tout le temps parce que je vis loin de Paris… J'apprécie ENFIN à sa juste valeur ma petite maison à la campagne.
Comme quoi la littérature rend heureux !
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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fannyvincent
  13 avril 2018
J'ai emprunté ce roman sorti en début d'année à la médiathèque, intrigué par le résumé en quatrième de couverture. Une nouvelle résidence de grand standing, le Mayerling, qui, loin d'être le havre de paix imaginé par ses occupants, va au contraire devenir leur pire cauchemar ? Et pas seulement du fait des autres résidents, non... l'immeuble lui-même semble doté d'une personnalité, d'une existence, comme si un esprit malin avait pris possession des lieux, et s'ingéniait à pourrir la vie de ceux qui y vivent (et il ne manque pas d'imagination en la matière). Avouez qu'il y a de quoi avoir envie d'en savoir plus...
Voici un roman assez original, parfois angoissant, qui constitue une critique plutôt acide de l'urbanisme moderne et de l'habitat collectif. Et qui vous vaccine définitivement de la copropriété ! Déjà que les voisins sont parfois difficiles à supporter, que ce soit, comme pour certains résidents du Mayerling, du fait de leur manque d'hygiène ou de leurs noubas régulières et bruyantes (et non, un mot dans les parties communes évoquant la fête à venir n'excuse pas les comportements irrespectueux !!!)... mais si l'immeuble lui-même constitue également une menace, où va-t-on ? Doit-on, comme vont finir par le faire les résidents du Mayerling, lui déclarer la guerre ?
« L'affaire Mayerling » est une jolie petite découverte, une histoire qui va progressivement basculer dans l'absurde et la folie, avec un auteur qui multiplie les références à des écrivains ayant traité des thèmes similaires (Topor, Daninos, Pérec...). Un roman qui donne envie de dire à l'habitat collectif... laisse béton.
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critiques presse (2)
LeFigaro   16 février 2018
La copropriété est une comédie. Plume fine et dent dure, Bernard Quiriny se livre à une irrésistible démolition du monde de l'immobilier.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeJournaldeQuebec   22 janvier 2018
Un roman savoureux qui met en scène un affreux immeuble en béton où il vaudrait mieux ne jamais mettre les pieds !
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   22 mai 2018
Une assemblée générale de copropriétaires, quel spectacle passionnant! C’est un chaudron, une arène, un ring où l’on règle ses comptes, publiquement, avec tous ses voisins qu’on déteste; mais il faut continuer de cohabiter ensuite avec eux, d’où la difficulté: frapper fort pour soulager son cœur, mais pas trop, pour éviter la guerre. C’est aussi une épreuve de stratégie. Il faut passer des alliances diverses, en fonction des sujets; tel voisin insupportable sur le chapitre du bruit peut se révéler un partenaire précieux dans une coalition visant à faire obstacle à telle autre décision.
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hcdahlemhcdahlem   22 mai 2018
J’aime bien les publicités pour les programmes immobiliers. Je ne manque jamais de les admirer à la devanture des agences. Cette manie surprend mes compagnons de promenade, qui ne voient pas comme moi l‘intérêt de tels dessins. 
Une fois, déambulant avec Braque dans les rues de N***. Je tombe en contemplation devant trois belles affiches pour des immeubles en construction. Braque aussitôt s’impatiente.
– Des publicités, marmonne-t-il. Toutes pareilles.
– Justement, dis-je, c’est ce qui est amusant. Les annonces pour les programmes immobiliers sont un genre en soi, codifié subtilement. 
Il hausse les épaules. J’insiste. 
– Regardez. Déjà, le ciel est toujours bleu. 
Il s’esclaffe. 
– Ils ne vont pas dessiner l‘immeuble dans le brouillard. On n’y verrait rien.
– Bien sûr. Mais surtout, le beau temps permet de montrer les habitants dehors, de donner de la vie au dessin. Il y a toujours des habitants. 
Intrigué, Braque regarde plus attentivement. 
– Il me semble tout de même avoir vu une affiche du même acabit, proteste-t-il, mais nocturne…
– Pour un immeuble dépourvu de balcons. Dans ce cas, mieux vaut montrer l’immeuble la nuit, tout illuminé de l’intérieur, tel un navire qui s’avance au port, plutôt qu’en plein jour sous un beau soleil, quand l’impossibilité de déjeuner sur son balcon se fait douloureusement sentir. Maintenant, observez les personnages. 
Braque passe les affiches en revue. 
– Je ne vois rien de spécial.
– Vraiment?
– Ah, si. Aucun ne porte de chapeau. 
Il relève la tête, content de sa blague. (Braque est l’un des derniers hommes à ma connaissance à ne jamais sortir sans couvre-chef, comme s’il avait été éduqué en 1900. Du reste, je me demande si ce n’est pas le cas.) 
– Très amusant, mais il y a plus. 
– Dites.
– Eh bien, les personnages sont toujours les mêmes. Les dessinateurs les reprennent chaque fois. Il m’arrive de songer que ces personnages existent pour de vrai, qu’ils passent d’affiche en affiche à travers la France, comme des acteurs secondaires enchaînent les films en jouant toujours les mêmes rôles. 
L’idée plaît à Braque.
– Voyez, dis-je. Ici, une jeune mère pousse un landau. Elle a trente ans et de beaux cheveux blonds.
– Sur cette autre affiche, confirme Braque, son mari l’accompagne. Même âge. Polo, pantalon bleu.
– Le cœur de cible. Un jeune couple aisé, optimiste, qui se projette dans l’avenir.
– À quoi voyez-vous qu’il se projette dans l’avenir?
– Au landau.
Braque fait la moue, façon d’admettre que ma lecture n’est pas sotte. Non loin de ces petits jeunes, une grand-mère jupe, cheveux blancs. Capitale, la grand-mère. Les vieillards rassurent. Ils ont de l’argent. Ils sont calmes et bien élevés. Ils écoutent de la musique classique en sourdine. Ils se couchent tôt.
– Je connais des vieillards qui ne sont pas calmes, fait observer Braque.
– Votre mère n’est pas représentative. Pour la plupart des gens, avoir un vieillard pour voisin est rassurant. Le vieillard paye ses charges de copropriété rubis sur l’ongle, et on n’a pas à craindre qu’il fasse des graffitis sur les boîtes aux lettres. 
Braque sourit. 
– Ensuite, dis-je, les fleurs.
– Quelles fleurs?
– Sur ces affiches, il y a toujours quelqu'un qui s’occupe de ses fleurs sur son balcon. Nature, chlorophylle, ce type de choses. Pour donner l’impression qu’on peut jouir dans ce mammouth en béton, planté dans une ville polluée, de la qualité de l’air et du silence d’un jardin de campagne.
– Vous exagérez.
– Non. Les touches de verdure comptent infiniment dans ces publicités. Elles déclenchent chez les acheteurs des réflexes inconscients. 
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tillytilly   28 janvier 2018
— On pourrait vous prendre au mot, dit Braque, et organiser les assemblées en public, avec des gradins. Entrée 5 euros, à verser sur le compte de la copropriété.
— Excellent. On se bousculerait aux A.G. les plus prometteuses, celles des copropriétés dont les habitants se haïssent. Le public applaudirait aux meilleures répliques, ferait du chahut, etc.
— Imaginez le pauvre gérant du syndic, qui doit faire procéder aux votes dans ces conditions !
Le rôle du gérant, grave question. Le bon déroulement de l'assemblée repose sur ses épaules. La plupart ne sont pas formés. Ils ont de vagues connaissances techniques et juridiques, mais ils ignorent l'essentiel : la psychologie des foules, l'art de diriger un débat. Au moindre désaccord entre les copropriétaires, ils sont dépassés.Comme les copropriétaire ne peuvent pas se taper trop dessus, pour les raisons indiquées ci-dessus, ils se retournent contre le syndic, transformé en punching-ball collectif. Syndic est un métier de chien.
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fannyvincentfannyvincent   09 avril 2018
- Jadis, remarqua M. Lefebvre, les noms des architectes étaient gravés en gros sur les façades. Coutume abandonnée : ils n'assument plus.
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fannyvincentfannyvincent   05 avril 2018
Certains résidents du futur immeuble Mayerling, quand ils connurent l'existence passée de cet asile, estimèrent que cela pouvait expliquer bien des choses, et que les malades avaient pollué psychiatriquement les lieux, inoculant leur folie au décor.
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Bernard Quiriny nous parle de L'Affaire Mayerling.
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