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ISBN : 2922585700
Éditeur : Les Editions de La Pastèque (01/10/2009)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 317 notes)
Résumé :
Le voici enfin, le nouveau livre de Michel Rabagliati ! L’achat d’une première maison et la mort d’un proche sont au coeur de ce nouvel opus fort attendu. D’Ahuntsic à St-Nicolas, en passant par le célèbre Madrid de l’autoroute 20, l’auteur nous propose, cette fois-ci, de découvrir sa famille à travers une histoire fort émouvante : ce sont les derniers mois de Roland, le père de Lucie et beau-père de Paul. Autour de Roland, rongé par le cancer, la famille se soude… ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  02 juin 2014
Michel Rabagliati nous livre son sixième opus d'autobiographie de la série des Paul. Ici, comme d'habitude avec les autres albums de la série, le thème abordé jongle avec la nostalgie et l'humour, mais l'ambiance est franchement plus lourde car Paul assiste à la lente décrépitude de son beau-père terrassé par le cancer et son lent mais irrémédiable travail de sape et de destruction.
Comme toujours, l'auteur excelle dans sa manière de raconter les petits riens de la vie mais qui impressionnent tant ceux qui les vivent. On ne peut que se reconnaître dans les tableaux décrits si l'on a déjà été confronté à la situation de la perte d'un proche par maladie.
Le dessin noir et blanc est toujours superbe, très finement observé dans le détail, avec des représentations imagées parfois sublimes (je pense au dessin du médicament qui diffuse dans le corps par exemple).
Si vous ne connaissez pas les autres albums, sachez qu'il est sûrement le moins léger et que l'auteur à choisi ici de plus laisser parler son dessin que les personnages et cela convient parfaitement au propos lorsqu'il s'agit de décrire des ambiances lourdes où la mort est proche.
Un auteur à découvrir, à continuer d'aimer ou à redécouvrir, plein de sensibilité et de poésie, de plus "avec l'accent canadien" qu'on a l'impression d'entendre dans les bulles, c'est un vrai petit voyage dans l'espace, le temps et les sentiments.
Bravo au lauréat du prix Fnac d'Angoulême 2010 que j'ai eu l'occasion de rencontrer lors d'une séance de dédicace, qui nous offrait à tous gentiment des badges multicolores à l'effigie de Paul et qui est vraiment d'une chaleur et d'une sympathie très recommandable, du moins c'est mon avis, c'est à dire, pas grand-chose.
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marina53
  18 avril 2017
En ce week-end de la Saint-Jean-Baptiste, Paul, sa femme Lucie, et leur fille, Rose, se rendent dans le vieux Saint-Nicolas, un joli village à deux pas de Québec. C'est ici que les parents de Lucie, Roland et Lisette, vivent depuis leur retraite. Un week-end plutôt joyeux et détendu au cours duquel toute la famille se trouve réunie : Lucie, ses deux soeurs, leurs maris et toute la marmaille. Balades, jeux de carte, cueillette de fraises, repas animés et joviaux, visites à d'autres membres de la famille… le séjour achevé, Paul et Lucie se mettent en quête d'une nouvelle maison. Après quelques visites infructueuses, ils trouvent enfin leur bonheur : une belle maison pavillonnaire avec un grand terrain. Une fois l'acte de vente signé, il ne leur reste plus qu'à faire leurs cartons. Un soir, Lucie informe son mari que sa soeur, Monique, l'a appelée dans l'après-midi pour lui annoncer le cancer de son père. Un cancer de la prostate que Roland a visiblement tu à ses enfants…
Sixième volet des "Paul... ", celui-ci s'avère particulièrement sensible et émouvant, avec ici et là quelques moments plus légers, notamment grâce à ce vocabulaire et expressions québécoises. Paul et Lucie vont être ici confrontés au cancer de Roland, le papa de Lucie. Au début, un cancer de la prostate qui, très vite, va s'aggraver. Cet album, sans être larmoyant, décrit habilement la maladie qui touche et le malade et son entourage. Paul Rabagliati raconte, avec sincérité et émotion, les petites scènes du quotidien mais aussi les grandes peines. À la fois d'une rare simplicité et d'une profonde subtilité, cet album fait la part belle à la vie. Graphiquement, le trait, tout en rondeur, est expressif et le noir et blanc sied parfaitement à cette tranche de vie bouleversante et emplie d'amour.
À noter que cet album a été adapté pour le cinéma par François Bouvier avec François Létourneau.
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Marple
  01 janvier 2016
Les Paul se suivent et ne se ressemblent pas...
Ou plutôt si, Paul reste toujours le même, tendre avec sa famille, plein d'humour et parfois taquin, optimiste face aux crottes du chien, modems récalcitrants et autres petits tracas du quotidien, et surtout québécois jusqu'au bout des ongles, coudonc !
C'est sa vie qui change, comme la nôtre parfois. Car ici, il est confronté à la maladie et à la mort. C'est Roland, le père de Lucie et le grand-papa de Rose, qui est touché. Sans angélisme, mais avec compassion et pudeur, il nous raconte la dégradation du corps, les sautes d'humeur, la déchéance, la souffrance des proches, mais aussi les bons moments qui restent à partager, un scrabble, une cigarette, un fou-rire, l'amour qui réchauffe ou qui soulage, l'apaisement...
Impossible de garder les yeux secs avec un sujet aussi grave et triste, pourtant le livre est plein de vie et d'espoir et nous fait encore plus rire ou sourire qu'il nous fait pleurer. Bien sûr, il y a les anecdotes pittoresques sur le Québec, ses séparatistes, son jeu de cartes étonnant ou son restaurant thématique inquiétant... mais c'est surtout le côté universel qui m'a séduite : on se reconnait en Paul, ses amours, ses épreuves, ses emmerdes.
Tout en noir et blanc et en rondeurs, le dessin est plaisant et très expressif : on comprend les émotions des personnages rien qu'en les regardant, un grand sourire qui se transforme en larmes ou des yeux écarquillés qui figurent l'angoisse.
Cette BD a obtenu le Prix du Public-Fnac au Festival d'Angoulême 2010 et a été adaptée au cinéma l'an passé. A lire donc, et peut-être même à voir !
Challenge Atout Prix 15/xx, challenge Petits plaisirs 2/xx et même challenge Multi-Défis 1/xx
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bilodoh
  19 mai 2017
Il y a des moments dans la vie où on ne sait pas quoi dire. On partage un regard, on tente de se consoler en se serrant dans les bras, les mots nous manquent face à la mort…

Et les dessins réalistes de Michel Rabagliati remplacent les mots dans ce roman graphique qui nous permet de suivre les derniers mois de la vie de son beau-père.

N'allez toutefois pas croire que c'est une lecture lugubre, car lorsqu'on perd un être cher, on cherche aussi à se rappeler les bons moments et à garder le sens de l'humour qui aide à vivre jusqu'au bout.

Une histoire en bande dessinée bien loin des « petits bonshommes » pour les enfants, c'est un roman d'émotions, et c'est particulièrement réussi, au point qu'on en a fait un long métrage en 2015.
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Neneve
  13 janvier 2017
Triste épisode que celui-là ! Cette fois, c'est une immersion dans le monde familial de Lucie, la femme de Paul. Descendu à Québec pour passer du temps en famille, on apprends à connaître et à aimer les gens qui la constitue. Mais le temps fait son oeuvre, et malheureusement, les êtres aimés finissent toujours par nous quitter. Rabagliati m'a encore une fois eu par les sentiments. Drôle et triste à la fois, cette BD est magnifique. Un tome à lire et à relire.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   18 avril 2017
Quelqu'un meurt, et c'est comme des pas qui s'arrêtent...
Mais si c'était un départ pour un nouveau voyage ?

Quelqu'un meurt, et c'est comme une porte qui claque...
Mais si c'était un passage s'ouvrant sur d'autres paysages ?

Quelqu'un meurt, et c'est comme un arbre qui tombe...
Mais si c'était une graine germant dans une terre nouvelle ?

Quelqu'un meurt, et c'est comme un silence qui hurle...
Mais s'il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie ?

L'arbre et la graine, Benoît Marchon
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atchoumgirlatchoumgirl   16 août 2012
Quelqu'un meurt,
Et c'est comme des pas
Qui s'arrêtent.
Mais si c'était un départ
Pour un nouveau voyage...

Quelqu'un meurt,
Et c'est comme une porte
Qui claque.
Mais si c'était un passage
S'ouvrant sur d'autres paysages...

Quelqu'un meurt,
Et c'est comme un arbre
Qui tombe,
Mais si c'était une graine
Germant dans une terre nouvelle...

Quelqu'un meurt,
Et c'est comme un silence
Qui hurle.
Mais s'il nous aidait à entendre
La fragile musique de la vie...
+ Lire la suite
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editionslapastequeeditionslapasteque   09 mai 2011
- Il va mourir Grand-Papa?
- J'crois bien que oui, mon chou...
- Ah. Mais... Il va aller ou après?
- Euh...Eh bien...Il...Euh...son âme, ou son esprit si tu veux, va monter au ciel, et là il sera
très bien et ne souffrira plus... Il veillera sur nous tous de là-haut...
- Ah.
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LadydedeLadydede   03 janvier 2014
- Paul, j'espère que ça nous arrivera pas. J'ai vraiment pas envie de me retrouver dans cette situation-là !
- Inquiète-toi pas, chus trop vieux, j'pogne pus !
- C'est pas ça que tu es supposé répondre à une femme, niaiseux ! Il faut que tu lui dises que tu l'aimeras toujours et que tu ne la quitteras jamais !
- Hi hi ! C'est vrai que c'est pas la bonne ligne !
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Madame_litMadame_lit   27 mai 2016
Quelqu’un meurt,
Et c’est comme des pas
Qui s’arrêtent…
Mais si c’était un départ
Pour un nouveau voyage?
Quelqu’un meurt,
Et c’est comme une porte
Qui claque…
Mais si c’était un passage
S’ouvrant sur d’autres paysages?

Quelqu’un meurt,
Et c’est comme un arbre qui tombe…
Mais si c’était une graine
Germant dans une terre nouvelle?
Quelqu’un meurt,
Et c’est un silence
Qui hurle…
Mais s’il nous aidait à entendre
La fragile musique de la vie? (p. 178)

https://madamelit.wordpress.com/2016/05/26/madame-lit-paul-a-quebec/
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