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Guy Demerson (Éditeur scientifique)Michel Renaud (Éditeur scientifique) Equipe Informatique et lettres pour le XVIe siècle (Éditeur scientifique)
EAN : 9782020309035
Éditeur : Seuil (04/01/1997)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 74 notes)
Résumé :

« Soubdain, je ne sçay comment, le cas feut subit, je ne eu loisir le consyderer, Panurge, sans aultre chose dire jette en pleine mer son mouton criant et bellant. Tous les aultres moutons crians et bellans en pareille intonation comencerent soy jecter et saulter en mer après, à la file. La foulle estoit à qui premier y saulteroit après leur compaignon. Possible n'estoit les en guarder. Comme vous sçavez estre du mouton ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
chartel
  10 septembre 2013
Après un "Tiers Livre" bien fixé, consacré en grande partie aux soucis de mariage de Panurge, Rabelais prend le large et embarque ses personnages pour un périple en haute mer . Il s'inscrit ainsi dans l'air du temps, et participe aux rêves et aux espoirs nés de la découverte du Nouveau monde. D'escales en escales, d'îles en îles, les galions, trirèmes et bateaux à rames du bon Pantagruel, découvrent une multitude de mondes et de personnages insolites et extravagants. Bien entendu, il y a force merdes, couilles et braquemarts, mais la paillardise de Rabelais n'est pas gratuite. L'ironie et les sous-entendus sont toujours présents. Les idolâtres, intégristes et pudibonds y sont bien souvent ridiculisés. Cela n'a pas plu à beaucoup de monde du temps de l'auteur, et l'on voit que cela fait encore grincer quelques dents de nos jours.
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vincentf
  16 mai 2013
Les aventures se poursuivent, sur un ton souvent moins grivois, d'îles bizarrement peuplées en tempêtes à foutre la trouille. Panurge, de peur, chie dans son froc, ce qui donne l'occasion à quelques rabelaiseries hilarantes. Frère Jean se moque. Pantagruel fait le sage. Des andouilles se battent à coup de moutarde, et se rendent sous les assauts d'un cheval de Troie bourré de marmitons. Des papimanes révèrent le Dieu terrestre, le très saint pape, qui ne dit rien que de très bon. D'autres personnages boivent, mangent et se battent, et les compagnons d'Ulysse revisités navigue un peu à vau-l'eau, parce que rien n'est terminé, Panurge restant célibataire, les autres errant en mer, pour rien, semble-t-il.
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Darkcook
  21 mars 2013
Un récit de voyage grandguignolesque, la définition du bon-vivre... Même si je l'ai peu lu, j'adore cet auteur surtout pour son héritage littéraire (Hugo, Céline, Cohen...) et la philosophie de vie qui se dégage de ses romans, qui se perd aujourd'hui, dans notre société maniérée qui oublie de profiter de la vie, de bien vivre, et s'affaire à mille précautions ridicules et superstitieuses...
Le Quart Livre est aussi, outre le carnaval perpétuel comme dirait Bakhtine, grâce au voyage insulaire, une ode à la soif de savoir humaniste. Une île = une culture, une société... Insolite, grotesque, mais qui nous ressemble bien souvent!
En somme, une littérature de la fête permanente, de par l'interêt pour le monde antique des humanistes, ce roman-là étant plus précisément celui du voyage en mer.
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nathalie_MarketMarcel
  30 janvier 2020
Dans le volume précédent, nos héros cherchaient à savoir si Panurge en se mariant deviendrait automatiquement cocu ou non. Les voici embarqués pour aller consulter l'oracle de la Dive bouteille. Il s'agit donc du récit de leur voyage en mer, de la découverte de diverses îles et de leurs aventures.
J'ai nettement préféré ce volume au précédent, où il y avait trop de parlotte et de raisonnements théoriques. Ici, on est dans le roman « post 1492 » où les navigateurs découvrent des mondes exotiques et vont d'îles en îles, rencontrant baleines et tempêtes, et aussi des allégories. le tout sur un mode burlesque. On rencontre les Andouilles, le peuple qui se nourrit de vent, celui qui se nourrit de chicanes juridiques, etc. avec des allusions aux querelles contemporaines (il est beaucoup question du pape), mais qui me sont un peu passées par-dessus la tête. Les caractères des personnages se distinguent : Panurge est lâche et poltron, Pantagruel est décidément un modèle de prince noble et sage, frère Jean est toujours un aide efficace.
On retrouve cette merveilleuse invention verbale et les énumérations surréalistes (ah le blason du corps en est transformé). C'est l'occasion de se moquer des « petits égoïsmes couilloniformes ».
Ici Pantagruel est un nouvel Ulysse. D'ailleurs l'épisode du cheval de Troie est revisité, sous la forme d'une grande Truie (en réalité, un genre de catapulte). Il y a aussi un cochon volant qui projette de la moutarde au sol.
Vous savez quoi ? Les moutons de Panurge, c'est dans ce roman !
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Lucile-
  09 mai 2013
Ma critique va être brève. Ma formation en Lettres Modernes m'a ouvert les yeux sur bien des ouvrages mais je dois dire que Rabelais me laisse en travers de la gorge. J'ai dû en lire et en étudier plusieurs face à une professeur qui éructait et reniflait tellement bruyamment ses sécrétions nasales qu'on se serait cru réellement dans un épisode du roman.
En bref, si pipi, caca, prout vous fait bidonner alors vous aurez des fou rires gargantuesques. Personnellement, j'aime un humour beaucoup plus subtile et recherché.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   24 décembre 2018
Soubdain, je ne sçay comment, le cas feut subit, je ne eus loisir le consydérer, Panurge, sans aultre chose dire, jette en pleine mer son mouton criant et bellant. Tous les aultres moutons, crians et bellans en pareille intonation, commencèrent soy jecter et saulter en mer après, à la file. La foule estoit à qui premier y saulteroit après leur compaignon. Possible n’estoit les en guarder, comme vous sçavez, estre du mouton le naturel, tousjours suyvre le premier, quelque part qu’il aille. Aussi le dict Aristoteles, lib. IX, de Histo. animal. estre le plus sot et inepte animant du monde.
Le marchant, tout effrayé de ce que davant ses yeulx périr voyoit et noyer ses moutons, s’efforçoit les empescher et retenir tout de son povoir. Mais c’estoit en vain. Tous à la file saultoient dedans la mer et périssoient. Finablement, il en print un grand et fort par la toison sus le tillac de la nauf, cuydant ainsi le retenir et saulver le reste aussi conséquemment. Le mouton feut si puissant qu’il emporta en mer avecques soy le marchant, et feut noyé en pareille forme que les moutons de Polyphemus, le borgne Cyclope, emportèrent hors la caverne Ulyxes et ses compaignons. Autant en feirent les aultres bergiers et moutonniers, les prenens uns par les cornes, aultres par les jambes, aultres par la toison. Lesquelz tous feurent pareillement en mer portéz et noyéz misérablement.
Panurge, à cousté du fougon, tenent un aviron en main, non pour ayder aux moutonniers, mais pour les enguarder de grimper sus la nauf et évader le naufraige, les preschoit éloquentement, comme si feust un petit frère Olivier Maillard ou un second frère Jan Bourgeoys ; leurs remonstrant par lieux de rhétoricque les misères de ce monde, le bien et l’heur de l’aultre vie, affermant les plus heureux estre les trespasséz, que les vivans en ceste vallée de misère.

Chapitre VIII : COMMENT PANURGE FEIST EN MER NOYER LE MARCHANT ET LES MOUTONS.
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genougenou   23 septembre 2016
Pantagruel prealablement avoir imploré l'ayde du grand Dieu Servateur & faicte oraison publicq en fervente devotion par l'advis du pilot tenoit l'arbre fort & ferme, frère Ian s'estoit mis en pourpoinct pour secourir les nauchiers. Aussi estoient Epistemon, Ponocrates & les aultres. Panurge restoit de cul sus le tillac pleurant & lamentant. Frère Ian l'apperceut passant sus la Coursie & luy dist.
Par Dieu Panurge le veau, Panurge le pleurart, Panurge le criart, tu feroys beaucoup mieulx nous aydant icy, que là pleurant comme une vache, assis sus tes couillons, comme un magot.
Be be be bous, bous, bous (respondit Panurge) frère Ian mon amy, mon bon père, ie naye, ie naye mon amy, ie naye. C'est faict de moy, mon père spirituel, mon amy c'en est faict. Vostre bragmart ne m'en sçauroit saulver. Zalas, Zalas, no' sommes au dessus de Ela. hors toute la gamme. Bebe be bous bous. Zalas à ceste heure sommes nous au dessoubs de Gama ut. Ie naye. Ha mon père, mon oncle, mon tout. L'eau est entrée en mes souliers par le collet. Bous, bous, bous, paisch. hu, hu. hu, ha ha. ha. ha. ha. Ie naye. Zalas, Zalas, hu, hu. hu, hu, hu, hu. Bebe bous, bous bobous, bobous, ho, ho, ho, ho, ho. Zalas, Zalas, A ceste heure soys bien apoinct l'arbre forchu, les pieds à mont, la teste en bas. Pleust à Dieu que praesentement ie feusse dedans la Orque des bons & beatz pères Concilipètes les quelz ce matin nous rencontrasmes, tant devotz, tant gras, tant ioyeulx, tant douilletz, & de bonne grace. Holos, holos, holos, Zalas, Zalas, ceste vague de tous les Diables (mea culpa Deus) ie diz ceste vague de Dieu enfondrera nostre nauf. Zalas frère Ian mon père, mon amy, confession. Me voyez cy à genoulx. Confiteor, vostre saincte benediction.
Vien pendu au Diable (dist frère Ian) icy nous ayder, de par trente Legions de Diables, vien. Viendra il?
Ne iurons poinct (dist Panurge) mon père, mon amy, pour ceste heure. Demain tant que vouldrez. Holos, holos. Zalas, nostre nauf prent eau, ie naye, Zalas, Zalas. Be be be be be bous, bous, bous, bous. Or sommes nous au fond. Zalas, Zalas. Ie donne dixhuict cent mille escuz de intrade à qui me mettra en terre, tout foireux & tout breneux comme ie suys, si oncques home feut en ma patrie de bren. Confiteor. Zalas, un petit mot de testament, ou Codicille pour le moins.
Mille Diables (dist frère Ian) saultent on corps de ce coqu. Vertus Dieu parle tu de testament à ceste heure que sommes en dangier, & qu'il nous convient evertuer, ou iamais plus. Viendras tu ho Diable? Comite mon mignon: O le gentil Algousan, deça Gymnaste, icy sus l'estanterol. Nous sommes par la vertus Dieu troussez à ce coup. Voylà nostre Phanal extainct. Cecy s'en va à tous les millions de Diables.
Zalas, Zalas (dist Panurge) Zalas, Bou, bou, bou, bous. Zalas, Zalas. Estoit ce icy que de perir nous estoit praedestiné? Holos bonnes gens, ie naye, ie meurs. Consummatum est. C'est faict de moy.
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chartelchartel   02 septembre 2013
La poultre [pouliche], tout effrayée, se mist au trot, à petz, à bonds, et au gualot, à ruades, fressurades, doubles pedales et petarades, tant qu’elle rua bas Tappacoue, quoy qu’il se tint à l’aube du bast de toutes ses forces. Ses estrivieres estoient de chordes : du cousté hors le montouoir, son soulier fenestré estoit si fort entortillé qu’il ne le peut oncques tirer. Ainsi estoit trainné à escorchecul par la poultre, tousjours multipliante en ruades contre luy et fourvoyante de paour par les hayes, buissons et fossez. De mode qu’elle luy cobbit toute la teste, si que la cervelle en tomba près la croix Osanniere, puys les bras en pieces, l’un çà, l’aultre là, les jambes de mesmes, puys des boyaulx feist un long carnaige, en sorte que, la poultre au convent arrivante, de luy ne portoit que le pied droict et soulier entortillé.
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genougenou   23 septembre 2016
Ce mesmes iour, passa Pantagruel les deux isles de Thohu & Bohu: es quelles ne trouvasmes que frire : Bringuenarilles, le grand géant, avoit toutes les paelles, paellons, chauldrons, coquasses, lichefretes, & marmites du pays avallé, en faulte de moulins à vent, des quelz ordinairement il se paissoit. Dont estoit advenu, que peu davant le iour sus l'heure de sa digestion il estoit en griefve maladie tombé, par certaine crudité d'estomach, causée de ce (comme disoient les Medicins) que la vertus concoctrice de son estomach apte naturellement à moulins à vent tous brandifz digerer, n'avoit peu à perfection consommer les paelles & coquasses: les chauldrons & marmites avoit assez bien digeré. Comme disoient congnoistre aux hypostases & eneorèmes de quatre bussars de urine, qu'il avoit à ce matin deux foys rendue.
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Virgule-MagazineVirgule-Magazine   05 mai 2017
- Tenez, tenez, dit Pantagruel, il y en a ici qui ne sont pas encore dégelées.
Il nous jeta alors sur le tillac, à pleines mains, des paroles gelées qui ressemblaient à des dragées de diverses couleurs. Nous y vîmes des mots de gueule, des mots d’azur, des mots de sable, des mots dorés, lesquels, quelque peu échauffés entre nos mains, fondaient comme de la neige […]. Et j’y vis des paroles bien piquantes, [..] des paroles horribles et d’autres assez déplaisantes à voir. Quand elles fondirent ensemble, nous entendîmes : hin, hin, hin, hin, his, ticque, torche, lorgne, brededin, brededac, frr, frrr, frrrr, bou, bou, bou, bou […], tracc, tracc, trr, trrr, trrrr, trrrr, on, on […], ououououon, goth, magoth
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