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Pierre Michel (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253023493
Éditeur : Le Livre de Poche (01/07/1979)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 288 notes)
Résumé :
Rire est le propre de l'homme », disait Rabelais et, pour nous faire rire, il invente Pantagruel, le fils de Gargantua. Gargantua était le héros d'un livret de colporteur publié avec succès à Lyon : Les grandes et inestimables chroniques de l'énorme géant Gargantua. Pantagruel est, lui aussi, un géant, qui, par mégarde, comble une carie dentaire en avalant des soldats !
Il a pour ami Panurge, un fieffé voleur vivant de la vente des indulgences et du mariage d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
chartel
  14 septembre 2012
Pas la peine d'insister sur le caractère éminemment savoureux de la langue rabelaisienne, ni sur le récit paillard et satirique de la société de son temps lorsqu'on évoque le Pantagruel. Peut-être rappeler l'extraordinaire richesse formelle de l'oeuvre, à faire pâlir d'envie les sombres copistes contemporains qui ont la naïveté de croire que la modernité est l'apanage des modes du temps présent. Rabelais pisse sur les conventions pour exhiber une littérature opulente et revigorante, mais, il est important de le souligner, avec art et intelligence.
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vincentf
  06 août 2012
Plongée raffraichissante dans le bon temps de jadis où les savants se dévergondaient dans de salaces et grasses cabrioles. Rabelais parle certes d'éducation humaniste et de recours aux anciens, mais l'essentiel du bouquin s'amuse à inventer des mots goûteux comme les repas - comment les qualifier autrement? - pantagruéliques de personnages prêts à tout pour que le public rigole. Pour que la rigolade s'affranchisse de la gêne des pudiques modernes, Rabelais y ajoute des situations rocambolesques, où sont mises en valeurs la sagesse et la démesure de Pantagruel, qui provoque des tremblements de terre en pétant et des sources thermales grâce à sa chaude-pisse, et de Panurge, qui empêtre de chiens en chaleur une dame récalcitrante en la saupoudrant de bidoche, et qui parle mille langue juste pour dire qu'il a soif. Bref, lire Rabelais, ça ne fait pas du bien qu'à l'esprit.
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Epictete
  20 décembre 2013
L'édition que je possède est écrite avec l'orthographe originale (Peut être un peu expurgée) . Ça fatigue un peu à la lecture, mais c'est vraiment sympa car cela vous met tout de suite dans l'ambiance et le contexte. Merci pour le glossaire de fin d'ouvrage, bien utile pour saisir le sens des mots ou des phrases.
En ce qui concerne le texte, quelle truculence, que d'invention.
Cela préfigure l'esprit carabin et positionne Rabelais à un niveau où il n'est rejoint que par peu d'auteurs ( Si ce n'est à une autre époque, le bon Alfred Jarry, voire Jonathan Swift )
Il fallait oser.
Osons le lire ou le relire.
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ghis38
  26 mars 2016
Ce livre analyse l'oeuvre de Pantagruel/Gargantua de Rabelais. Ce ne fut pas chose aisée pour moi mais je suis très contente d'être aller jusqu'au bout.
Sur la vie de Rabelais, c'est souvent " on suppose que" comme l'interprétation de son oeuvre.
Savoir qu'il a été médecin à l'hôtel Dieu de Lyon, moi qui y suis née, m'a incité à persévérer dans ma lecture. le moins que l'on puisse dire c'est que Rabelais a dérangé et dérange encore. En 1734, Voltaire dira de lui :
- " On le regarde comme le 1er des bouffons, on est fâché qu'un homme qui avait tant d'esprit en ait fait un si misérable usage ..."
Puis il se ravise en 1760 :
- " Rabelais, quand il est bon, est le premier des bons bouffons. Il ne faut pas qu'il y ait deux hommes de ce métier dans une nation, mais il faut qu'il y en ait un. Je me repends d'avoir dit autrefois trop de mal de lui ."
Il faut dire que les extraits choisis sur la petite enfance de Gargantua sont assez consternant. Pour un homme érudit comme lui, difficile à comprendre ce " caca-boudin", comme dirait mon p'tit fils.
Rabelais dit " il vaut mieux traiter du rire que des larmes parce que le rire est le propre de l'homme ".
Sauf que moi, ça ne m'a pas fait rire mais plutôt affligée. Je n'ai pas l'esprit "made in Groland".
Mais dans l'ensemble, j'ai vraiment apprécié cette lecture qui m'a permis de faire la connaissance de Rabelais.
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BookShellFairy
  17 août 2014
Un très bon livre que l'on m'a offert depuis presque un an, et qui traînait dans ma PAL... Rabelais reprend Gargantua, un personnage issu de la culture populaire et lui donne un fils : Pantagruel.
Tel père, tel fils dit l'adage : En tant que profond humaniste et bon vivant, Gargantua aura à coeur de parfaire l'éducation de son fiston, et le bougre dépassera de loin ses espérances !
Le texte est présenté en françois d'origine sur une page, et en français moderne de l'autre. Il est agréable de pouvoir passer à son gré de l'un à l'autre, et à la fin on finit par s'essayer à lire entièrement en françois.
Rabelais donne de nombreuses explications facétieuses sur des sujets aussi variés que les tours des églises ou la douleur gastrique de Pantagruel. En tant qu'homme pieux et profond humaniste, cet ouvrage est à la mesure de son auteur : Un chef d'oeuvre de la littérature française classique à lire absolument !
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critiques presse (1)
NonFiction   02 juillet 2017
Une organisation des savoirs 2.0 pour affronter une question de politique culturelle qui pose, au fond, celle des mutations de la démocratie.
Lire la critique sur le site : NonFiction
Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
tolstoievskitolstoievski   14 janvier 2018
Ainsi le lyon guéry se pourmenoist par la forest. À quelle heure une vieille sempiterneuse ébuschetoit et amassoit du boys par ladicte forest ; laquelle, voyant le lyon venir, tumbat de peur à la renverse de telle faczon que le vent luy renversa robbe, cotte et chemise jusques au dessus des espaules. Ce que voyant, le lyon accourut de pitié veoir si elle s'estoit faict aulcun mal, et considérant son comment a nom, dist : « O pauvre femme, qui t'a ainsi blessée ? »
Et, ce disant, apperceut un regnard, lequel il l'appella, disant :
— Compère regnard, hau, cza, cza, et pour cause !
Quand le regnard fut venu, il luy dict :
— Compere, mon amy, l'on a blessé ceste bonne femme icy entre les jambes bien villainement, et y a solution de continuité manifeste ? Regarde que la playe est grande : depuis le cul jusques au nombril, mesure quatre, mais bien cinq empans et demy. C'est un coup de coignie ; je me doubte que la playe soit vieille. Pourtant, affin que les mousches n'y prennent, esmouche-la bien fort, je t'en prie, et dedans et dehors. Tu as bonne quehue et longue : esmouche, mon amy, esmouche, je t'en supplye, et ce pendent je voys quérir de la mousse pour y mettre, car ainsi nous fault-il secourir et ayder l'un l'aultre. Esmouche fort ; ainsi, mon amy, esmouche bien, car ceste playe veult estre esmouchée souvent ; aultrement la personne ne peut estre à son aise. Or esmouche bien, mon petit compère, esmouche ! Dieu t'a bien pourveu de quehue ; tu l'as grande et grosse à l'advenant ; esmouche fort et ne t'ennuye poinct. Un bon esmoucheur, qui, en esmouchant continuellement, esmouche de son mouchet, par mousches jamais émouché ne sera. Esmouche, couillaud ; esmouche, mon petit bedaud ! Je n'arresteray gueres. […]
Le pauvre regnard esmouchoit fort bien et deçà et delà, dedans et dehors ; mais la faulse vieille vesnoit et vessoit puant comme cent diables. Le pauvre regnard estoit bien mal à son ayse, car il ne sçavoit de quel cousté se virer pour évader le parfum des vesses de la vieille ; et, ainsi qu'il se tournoit, il veit que au derrière estoit encores un aultre pertuys, non si grand que celluy qu'il esmouchoit, dont luy venoit ce vent tant puant et infect.
Le lyon finablement retourne, portant de mousse plus que n'en tiendroyent dix et huyt basles, et commença en mettre dedans la playe avecques un baston qu'il aporta, et y en avoit jà bien mys seize basles et demye et s'esbahyssoit :
— Que diable ! ceste playe est parfonde : il y entreroit de mousse plus de deux charretées.
Mais le regnard l'advisa :
— O compère lyon, mon amy, je te prie, ne metz icy toute la mousse ; gardes-en quelque peu, car il y a encores icy dessoubz un aultre petit pertuys qui put comme cinq cens diables. J'en suis empoisonné de l'odeur, tant il est punays.

Chapitre XV.
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Nastasia-BNastasia-B   05 janvier 2018
En toutes compaignies il y a plus de folz que de saiges et la plus grande partie surmonte tousjours la meilleure.

Chapitre X : Comment Pantagruel équitablement jugea d'une controverse merveilleusement obscure et difficile, si justement que son jugement fut dict fort admirable.
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CielvariableCielvariable   07 avril 2013
Puis je descendis par les dents de derrière pour aller aux lèvres ; mais en passant je fus détroussé par des brigands dans une grande forêt, qui est vers les oreilles.

Puis je trouvai une petite bourgade en redescendant, dont j’ai oublié le nom, où je fis encore meilleure chère que jamais, et où je gagnai un peu d'argent pour vivre. Savez- vous comment ? À dormir ; car on loue les gens à la journée pour dormir, et ils gagnent cinq à six sous par jour ; mais ceux qui ronflent bien fort gagnent bien sept sous et demi. Je racontai aux sénateurs comment on m'avait détroussé dans la vallée ; ils me dirent qu'en vérité les gens qui vivaient au-delà, étaient méchants et brigands de nature ; à cela je vis que, de même que nous avons des contrées en deçà et au- delà des monts, de même ils en ont en deçà et au-delà dents ; mais il fait bien meilleur vivre en deçà et l'air y est meilleur.

Là je me mis à penser qu'il est bien vrai, comme on le dit, que la moitié du monde ne sait pas comment l'autre vit, vu que personne n'avait encore écrit sur ce pays-là, où il y a plus de vingt-cinq royaumes habités, sans compter les déserts et un gros bras de mer ; mais j'ai composé là-dessus un grand livre intitulé l'Histoire des Rengorgés ; je les ai nommés ainsi parce qu'ils demeurent dans la gorge de mon maître Pantagruel.

Finalement je voulus m'en retourner, et passant par sa barbe, je me jetai sur ses épaules, et de là je descendis à terre et tombai devant lui.

Quand il m'aperçut, il me demanda:

« D'où viens-tu, Alcofrybas ? »

Je lui réponds :

« De votre gorge, Messire.

- Et depuis quand y es-tu ? dit-il.

- Depuis, dis-je, que vous êtes allé contre les Almyrodes.

- Il y a, dit-il, plus de six mois. Et de quoi vivais-tu ? Que buvais-tu ? »

Je réponds :

« Seigneur, de même que vous, et sur les plus friands morceaux qui passaient dans votre gorge, je prélevais des droits de douane.

- Oui mais, dit-il, où chiais-tu ?

- Dans votre gorge, Messire, dis-je.

- Ha, ha, tu es un gentil compagnon, dit-il. Nous avons, avec l’ide de Dieu, conquis tout le pays des Dipsodes, et je te donne la châtellenie de Salmigondis.

- Merci beaucoup, dis-je, Messire. Vous me faites plus de bien que je n’ai mérité de votre part. »
+ Lire la suite
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CielvariableCielvariable   07 avril 2013
Bref, je décidai d'y aller.



Or, en chemin, je rencontrai un compagnon qui tendait des pièges aux pigeons, et je lui demandai :

« Mon ami, d'où viennent ces pigeons-ci ?

- Sire, dit-il, ils viennent de l'autre monde. » Je pensai alors que, quand Pantagruel bâillait, les pigeons entraient à toute volée dans sa gorge, pensant que c'était un colombier.

Puis j'entrai dans la ville, que je trouvai belle, puissante et d'un bel aspect ; mais à l'entrée les gardiens me demandèrent mon certificat de santé, ce dont je fus fort ébahi, et je leur demandai :

« Messires, y a-t-il ici danger de peste ?

- Ô seigneur, dirent-ils, on meurt tant près d'ici que le chariot des morts n'arrête pas de courir par les rues.

- Vrai Dieu, dis-je, et où ? »



À ces mots ils me dirent que c'était à Laryngues et Pharingues, qui sont deux villes aussi grosses que Rouen et Nantes, riches et bien commerçantes, et que la peste était venue d'une puante et infecte exhalaison naguère sortie des abîmes, et qui a fait mourir plus de vingt-deux fois cent soixante mille et seize personnes depuis huit jours.

Alors supputant et calculant, je trouvai que c'était une puante haleine qui était venue de l'estomac de Pantagruel lorsqu’il mangea tant d'aillade, comme nous l'avons dit plus haut.

Partant de là, je passai entre les rochers, qui étaient ses dents, et je réussis à monter sur l'une d'elles ; là je trouvai les plus beaux lieux du monde, de beaux et grands jeux de paume, de belles galeries, de belles prairies, beaucoup de vignes et une infinité de fermettes à la mode italienne, dans les champs pleins de délices ; là, je demeurai bien quatre mois et je ne fis jamais meilleure chère.
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samir_t7samir_t7   20 octobre 2017
Et le dit Bringuenarilles était trépassé le matin même, en façon tant étrange, qu’il ne faut plus vous ébahir de la mort d’Eschyle (lequel, comme cela lui avait été fatalement prédit par les vaticinateurs, qu’en certain jour il mourrait par ruine de quelque chose qui tomberait sur lui), ce jour destiné, il s’était éloigné de la ville, de toutes maisons, arbres, rochers et autres choses qui peuvent tomber et nuire par leur ruine. Et demeura au milieu d’une grande prairie, se commettant en la foi du ciel libre et patent, en sûreté bien assurée ; à moins vraiment que le ciel tombât ; (..... ) Eschyle, ce nonobstant, fut tué par la chute d’une écaille de tortue, laquelle, d’entre les griffes d’un aigle haut en l’air, lui tombant sur la tête, lui fendit la cervelle.
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Vidéo de François Rabelais
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