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EAN : 9782878629514
Éditeur : Editions Thélème (26/05/2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.87/5 (sur 583 notes)
Résumé :
“J’avais alors vingt ans, et la modernité m’est apparue comme une immense imposture.”
Dans cet ouvrage, Pierre Rabhi apporte son témoignage sur ce qu’il appelle la “sobriété heureuse”, prise en tant que réelle valeur de bien-être, force de libération physique et morale.
Il expose de manière claire les failles de la société actuelle et nous invite, à réfléchir à une nouvelle forme de société, différente dans ses valeurs, dans les relations humaines et d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (81) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  22 mars 2021
Si Pierre Rabhi avait vécu au moyen-âge, il aurait été considéré comme un saint. Sa vie, son cheminement intérieur, sa foi, son ascèse, et son amour du prochain tiennent en effet du miracle. Saint Rabhi, priez pour nous !
Mais moi, pauvre pécheur, pétri de défauts, vivant au coeur d'une grande agglomération urbaine, que puis-je faire de cette perfection et de sa fameuse « sobriété heureuse » ?
Au-delà des nombreux désaccords que je peux avoir en toute modestie avec certaines de ses prises de position, ce livre a le mérite extraordinaire de nous montrer un chemin qui pourrait nous éviter le mur vers lequel nos sociétés de surabondance sont en train de foncer allègrement.
Des choses m'ont gêné dans ce livre, notamment quand Pierre Rabhi magnifie le passé, cet Eden à jamais perdu, et voit la modernité comme une véritable imposture (vade retro, satanas !). C'est faire peu de cas de cette espérance de vie qui, grâce à la modernité, a bondi de plusieurs décennies en quelques générations. Et cette agriculture autosuffisante dans de petites exploitations familiales dont il rêve sera-t-elle capable de nourrir 10 milliards de femmes et d'hommes ? Je ne sais pas. Au risque d'offusquer Pierre Rabhi, je vois là une préoccupation de nantis.
En revanche, le livre est captivant quand l'auteur évoque ce que nous pouvons faire dans nos sphères privées, loin des politiques et des vieilles idéologies, pour revenir à un esprit de modération, unique moyen pour freiner cette société de consommation débridée qui fait tant de mal à notre environnement et à nos âmes. C'est ce qu'il appelle de manière très poétique « la part du colibri ».
Un livre passionnant, humaniste et généreux, qui nous fait réfléchir sur le sens de nos vies et de nos valeurs.


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colimasson
  08 mai 2015
Pierre Rabhi ne se risque pas à proposer une destination et un kilométrage pour préciser l'horizon du trajet qu'il nous incite à accomplir. D'ailleurs, malgré quelques références exactes à des faits sociétaires, économiques et écologiques actuels, Pierre Rabhi se présente moins comme un maître faisant profession d'enseigner à des élèves ignorants les principes rationnels qui devraient nous engager vers une sobriété heureuse, que conteur habile à éveiller chez ses lecteurs des sentiments troublants, héritages d'un regret ancien, tristesse d'une solitude aux origines incernables. Perd-on seulement la qualité de vie liée à l'entretien d'un environnement riche et frémissant, ou perd-on encore davantage ?

Pierre Rabhi exprime simplement son espoir : « Je rêve souvent à l'avènement d'un nouveau paysan gouvernant sa petite ferme comme un souverain libre en son petit royaume ». On peut très souvent relier les réflexions de Pierre Rabhi à celles de Simone Weil dans l'Enracinement. Il évoque le souvenir de son père forgeron qui a dû se soumettre au rythme de travail imposé des mineurs. le forgeron fier qu'était son père est alors devenu un esclave -muet, inconsistant, lointain. le monde du travail avait séparé l'enfant de son père. le travail avait provoqué l'arrachement du fils à son père. Et cela me rappelle cette proposition de Weil, qui souhaitait que l'enfant puisse redonner du sens au travail de son père en faisant du travail un art de vivre total en créant de petits ateliers : « coopératifs ou non, ces petits ateliers ne seraient pas des casernes. Un ouvrier pourrait parfois montrer à sa femme le lieu où il travaille, sa machine, comme ils ont été si heureux de le faire en juin 1936, à la faveur de l'occupation. Les enfants viendraient après la classe y retrouver leur père et apprendre à travailler, à l'âge où le travail est de bien loin le plus passionnant des jeux ».

L'originalité de Pierre Rabhi est de souligner l'importance cruciale du maintien de liens sociaux purs, c'est-à-dire non corrompus par des intérêts financiers directs ou indirects (le divertissement égoïste et consumériste fait ainsi partie de cette dernière catégorie). Serions-nous à la fin d'une ère qui a été jusqu'au bout de sa conception hégémonique d'une certaine rationalité ?

« C'est sous l'inspiration d'une rationalité sans âme que s'est construit le monde actuel. Il est comme dépoétisé, propice à l'ennui et au désabusement. »

On pourrait à la limite s'amuser de cette rationalité-divine si elle n'avait pas la tendance malfaisante à nier les tendances irrationnelles de l'esprit humain et, partant, des institutions qu'il met parfois en place :

« Il sera toujours impossible de comprendre la marche du monde sans tenir compte de l'irrationalité humaine. Les pires violences, telles les guerres, ont pour mobile les croyances, les nationalismes, les idéologies, des mythes et des symboles plus que des enjeux tangibles, comme les territoires souvent évoqués, qui ne sont que des alibis. »

Les propositions de Pierre Rabhi sont utopiques s'il s'agit de les appliquer telles quelles à notre monde. Ce qu'il faudrait ? Un renversement de toutes les structures actuelles. Mais cela ne se ferait pas sans violence, et Pierre Rabhi ne veut pas déborder dans l'imaginaire révolutionnaire. Tout ce qu'il propose en attendant la résolution de l'antagonisme, c'est de se mettre en cohérence à chaque fois qu'il est possible de le faire.

« La sobriété […] devient facteur de justice et d'équité, mais cela nécessite obligatoirement de renoncer au modèle actuel, fondé sur la toute-puissance du lucre et à lui dévoué. »

Pierre Rabhi ne tarit pas d'initiatives et on trouvera à la fin de son ouvrage la liste de toutes les associations et projets qu'il a mis en place depuis de longues années. Ces alternatives tournent autour de l'idée de créer des structures à taille humaine. On ne se situerait plus dans l'immensité du monde, d'un continent ou même d'un pays, mais dans la proximité des relations d'échange et de connaissance. de plus en plus de réseaux de cette nature se développent récemment: AMAP, commerces de proximité, services d'échange local... et il semblerait que dans un premier temps, Pierre Rabhi souhaite surtout développer cet aspect-là.Il n'est pas qu'un intellectuel spéculant, il est aussi un homme de terrain et cette situation est déjà, à elle seule, un premier remède au désenchantement. Vers la sobriété heureuse n'est pas un livre de greenwashing de plus, dans la déferlante actuelle parfois cynique qui semble vouloir faire son beurre de la famine de l'humanité.
Lien : http://colimasson.blogspot.f..
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ibon
  05 décembre 2014
Pierre Rabhi est un septuagénaire pressé. Il est sorti de son champ en Ardèche, il y a quelques décennies pour former les gens à l'agriculture biologique et expliquer à ceux qui veulent l'entendre que le progrès, tel que la société de consommation le présente, nous mène droit dans le mur. de plus, il soutient un nombre important d'associations non seulement écologiques mais aussi et entre autres la pédagogie Montessori. A-t-il encore du temps pour écrire?
Oui, le temps semble lui manquer de re-développer et de ré-expliquer. Peut-être de là vient son propos que j'ai trouvé trop concis. Une centaine de pages.
Pourtant la partie où il parle de sa vie est particulièrement intéressante et aurait mérité un développement plus important. Car sa vie est un exemple de sobriété heureuse. Et il me semble que c'est assez rare les personnalités influentes qui font ce qu'elles disent.
En dehors du récit de sa vie, sa vision du progrès pourrait sembler caricaturale et l'alternative qu'il propose, sans doute utopiste.
Par exemple, concernant l'éducation, il met tout le monde dans le même panier libéral comme responsable des échecs scolaires. Seule la pédagogie Montessori basée sur le sensoriel et puis tout ce qui est l'apprentissage manuel trouvent grâce à ses yeux. Mais cette partie est trop succincte.
Cela dit, on pourrait me répondre que PR renvoie souvent le lecteur à ses précédents livres où il y développe ces différents points.
Pour finir, j'ai le sentiment que pour réfléchir sur l'avenir de notre société, l'avis d'un autodidacte, tel que Pierre Rabhi, compte!

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Mahpee
  21 mars 2015
Pierre Rabhy, cet homme au regard malicieux, nous assène quelques vérités sur l'état de notre petite planète et sur les débordements d'une humanité au bord de l'implosion. À l'image d'un vieux sage, il nous conte un avenir bien morose et nous invite à retrouver un mode de vie en adéquation avec la nature. Lorsqu'on parcourt son ouvrage, on ne peut qu'adhérer à son mode de pensée. Il nous incite, par des phrases bien senties et des idées qui touchent le plus profond de notre être, à la réflexion. À chaque page une citation nous parle, nous émeut, on ne peut qu'approuver son raisonnement mais, car oui, il y a un mais, même si l'on partage ses idées, ce n'est que pure utopie que de vouloir changer une civilisation aussi formatée que la nôtre où l'avenir ne s'annonce, il faut se l'avouer, guère radieux. Lancée à vive allure sur une voie sans issue, notre civilisation basée sur le virtuel ne s'arrêtera, à l'image de ces grands et puissants empires qui nous ont précédé, que face à sa propre destruction,s'effondrant sur elle-même. C'est alors qu'à l'avènement de cette nouvelle et peut-être ultime épreuve, que les théories de ce visionnaire qu'est Pierre Rabhy prendront tout leur sens. En attendant, otages au coeur d'un système qui tente désespérément de nous faire croire en ses valeurs de consommation, nous continuons notre politique de l'autruche en espérant que tous ceux qui nous mentent, de mandat en mandat, puissent un jour avoir le courage d'éveiller une conscience collective qui pourrait susciter une indignation suffisamment puissante pour éviter une immense catastrophe planétaire. Je terminerai cette critique par la phrase d'un ami qui, à sa manière, résiste à la société de consommation en disant à ses enfants : " Si vous n'êtes pas sages je vous emmène au Mac Do".
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Gwen21
  20 août 2020
A la fois manifeste contre le système financier qui met en échec la modernité au détriment de l'environnement et profession de foi d'un homme qui a voué son existence à la terre nourricière, "Vers la sobriété heureuse" est un très beau texte aux allures combinées de conte philosophique, d'essai philosophique et de doctrine philosophique.
Pierre Rabhi s'est imposé au fil des décennies comme la voix et la voie vers une économie basée sur la décroissance. Mettant l'écologie au coeur de son discours, ayant lui-même fait avec sa famille l'expérience d'une vie de sobriété heureuse, cet enfant du désert né en Algérie a à coeur l'analyse des différentes cultures et des économies qui y sont reliées. Prônant un retour à la terre engendrant le respect universel et la satiété du confort, Pierre Rabhi dénonce les faits, explique et démontre ses théories avec des mots simples, des arguments percutants, un bon sens à toute épreuve et un style accessible à tous.
"Quelle planète laisserons-nous à nos enfants ? Quels enfants laisserons-nous à la planète?"
"Travaillons-nous pour vivre, ou vivons-nous pour travailler ?"
"En choisissant le modèle de développement responsable du désastre, les pays émergents contribuent à accélérer un processus qui ne peut qu'être fatal à l'espèce humaine. Faut-il encore et encore le redire ? on ne peut appliquer à une planète naturellement limitée un principe artificiel illimité."
"La terre ne nous appartient pas, nous appartenons à la terre."
"La vie n'est une belle aventure que lorsqu'elle est jalonnée de petits ou grands défis à surmonter, qui entretiennent la vigilance, suscitent la créativité, stimulent l'imagination et, pour tout dire, déclenchent l'enthousiasme, à savoir le divin en nous. La joie de vivre est une valeur suprême à laquelle nous aspirons tous, mais que des milliards de dollars ne peuvent offrir."
Cri d'alarme résonnant plus haut et plus fort qu'une morale de bonne conscience, "Vers la sobriété heureuse" pose le dogme du respect de l'homme concomitant au respect de la terre et de ses ressources. Fermement érigé contre la société de consommation et ses dangers de tous ordres, Pierre Rabhi appelle à la prise de conscience et, à l'instar de l'économiste Nicholas Roegen, à une "décroissance soutenable".
Réduire l'idéologie de Pierre Rabhi a une simple problématique écolo serait réducteur car il s'agit d'une réaction en chaîne partant de la préservation de la terre et du bon usage de ses ressources jusqu'à la dignité sociale de chaque individu. Pierre Rabhi n'a rien de l'activiste agressif, il dégage au contraire la sagesse paisible et ancestrale du sage et ses analyses sont pétries non seulement d'expériences concrètes mais encore de sociologie, d'économie, de philosophie, d'une forme de spiritualité et d'anthropologie. Et s'il n'a aucune confiance en les Etats dit "développés" pour apporter les solutions qui s'imposent, il garde foi en l'homme qui rejette l'aveuglement ; son appel à la sobriété heureuse peut ainsi résonner dans le coeur de chaque humain ayant des yeux et des oreilles pour voir et entendre.
Clamons-le haut et fort : il est urgent de ralentir !

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Citations et extraits (174) Voir plus Ajouter une citation
PumpkinPumpkin   18 janvier 2011
En même temps que le réenchantement du monde que nous aurons à accomplir, la beauté étant à l'évidence une nourriture immatérielle absolument indispensable à notre évolution vers un humanisme authentique, nous devons également et impérativement trouver une façon juste d'habiter la planète et d'y inscrire notre destin d'une manière satisfaisante pour le cœur, l'esprit et l'intelligence. J'entends par beauté celle qui s'épanouit en générosité, équité et respect. Celle là seule est capable de changer le monde, car elle est plus puissantes que toutes les beautés créées de la main de l'homme, qui, pour foisonnantes qu'elles soient, n'ont pas sauvé le monde et ne le sauveront jamais. En réalité, il y va de notre survie. Le choix d'un art de vivre fondé sur l'autolimitation individuelle et collective est des plus déterminants; cela est une évidence.
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SatoriSatori   25 juin 2014
...certains d'entre nous se rendent dans des casernes, pendant que d'autres travaillent dans de petites ou de grandes "boîtes". Même pour nous divertir, nous allons "en boîte", et comment? Dans nos "caisses", bien sûr! Il y a même les "boîtes à vieux", avant que notre itineraire s'achève, lui aussi, dans les boîtes ultimes, en un repos que rien ne peut plus troubler. Qu'ils en soient conscients ou non, tout est exigu dans la vie des citadins, à commencer par l'absence d'horizon. La television, avec ses images temoignant de la vastitude du monde, se charge de nous le faire un instant oublier...Cet univers quasi carcéral atteint son apothéose avec la proliferation des clés, serrures, codes d'entrée, cameras de surveillance, etc.
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Eric76Eric76   10 mars 2021
J'évoque assez souvent cette question dans mes conférences ; j'y attire l'attention du public sur l'itinéraire des êtres humains au sein de la modernité : de la maternelle jusqu'à l'université, ils vivent un enfermement. Le vocabulaire que nous employons au quotidien en est, sans que nous en ayons conscience, représentatif : certains d'entre nous se rendent dans des casernes, pendant que d'autres travaillent dans de petites ou de grandes " boîtes ". Même pour nous divertir, nous allons " en boîte ", et comment ? dans nos " caisses ", bien sûr ! Il y a même les " boîtes à vieux ", avant que notre itinéraire ne s'achève, lui aussi, dans les boîtes ultimes, en un repos que rien ne peut plus troubler.
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ebardinebardin   12 juin 2018
"la jeunesse avait un avenir assuré. Elle ressentait néanmoins un étrange malaise, comme si les excès de l'avoir abolissaient les besoins de l’être, la société de consommation créant simultanément besoins et frustrations. »(p. 22)
« A la culture vivante s’est substitué l’encyclopédisme, un amas de connaissances et d’informations dignes des jeux télévisés, qui ne construisent rien d’autre que des abstractions et ne produisent pas une identité culturelle originale, reliée à quoi que ce soit de pérenne. » (p. 29)
« Tout ce qui n’a pas de prix n’a pas de valeur. […] il faut rappeler que ce qu’on appelle ‘économie » consiste en un système qui, par son caractère dissipateur et destructeur, en est précisément la négation- un véritable outrage à l’économie. […] L’économie est cet art magnifique dont la raison d’être est de gérer et de réguler les échanges et la répartition des ressources, avec le minimum de dissipation et pour le bien de tous, en évitant les dépenses inutiles, excessives, qui porteraient atteinte au patrimoine vital » (p. 47-48)
« Pour la modernité, c’est bien le temps qui passe, surtout depuis qu’il est indexé sur l’argent. Par conséquent, il ne doit pas être perdu mais toujours gagné, ce qui a instauré la frénésie comme mode d’existence collective. »(p. 56)
« ‘Les Occidentaux inventent des outils pour gagner du temps et sont obligés de travailler jour et nuit’ me disaient mes amis du tiers-monde. » (p. 58)
«  Ces peuples qui étaient autonomes seront conditionnés à travailler pour produire des denrées exportables, au détriment de leur propre survie alimentaire. […] Ils doivent utiliser des apports chimiques pour être performants ; mais ces apports se fabriquent avec du pétrole […] les voici donc soumis à la loi du marché, précipités dans l’arène, où règnent les règles implacable de la concurrence : ils seront toujours perdants. La misère s’installe et pousse à l’émigration. […] ces mécanismes de l’immodération […] engendrent la misère. » (p.70)
« La frugalité qu’impose leur mode d’existence faisait d’eux des êtres libres. Transporter du superflu condamne à une pesanteur incompatible avec une itinérance incessante sur des espaces infinis. » (p. 83)
« Si l’on veut instaurer sur notre planète commune, une équité inspirée par les impératifs moraux, on est amené à dire que, tant que l’ensemble des êtres humains n’a pas accès aux ressources vitales, il y a spoliation. […] Misère, pauvreté et richesse cohabitent sur notre planète et créent des hiérarchies de l’avoir et du pouvoir débouchant sur toutes les répressions- le tout imputable à l’idéologie du toujours-plus illimité. »(p. 106-107)
« Changer de paradigme signifie, selon nos aspirations, mettre l’humain et la nature au cœur de nos préoccupations et tous nos moyens à leur service. » (p. 114)
« il est indispensable d’abolir ce climat de compétition qui donne à l’enfant l’impression que le monde est une arène, physique et psychique ; produisant l’angoisse d’échouer au détriment de l’enthousiasme d’apprendre. » (p. 121)
« Nous ne pourrons nous affranchir de la tyrannie de la finance qu’en nous organisant pour ne plus en dépendre totalement. Et pour atteindre ce but, la sobriété s’avère une nécessité absolue. Il nous appartient, en la comprenant profondément, d’en faire une option heureuse, débouchant sur une vie allégée, tranquille et libre. » (p. 133)
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SatoriSatori   26 juin 2014
Il ne suffit pas de se demander : "Quelle planète laisserons-nous à nos enfants?"; il faut egalement se poser la question :"Quels enfants laisseront-nous à notre planète?"
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