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Frédéric Lagrange (Traducteur)
EAN : 9782330144050
304 pages
Éditeur : Actes Sud (10/02/2021)
2.5/5   6 notes
Résumé :
2025. La ville du Caire est à moitié occupée par les forces armées de la République des Chevaliers de Malte, mais la résistance s’organise dans l’autre moitié sous l’égide d’un certain nombre d’officiers de police, dont Ahmad Otared, le héros du roman, qui se sont mobilisés pour racheter les crimes qu’ils avaient commis contre la population durant le soulèvement de 2011. Trois saisons en enfer est certainement la dystopie la plus désespérée. Elle nous dit que l’Enfe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
JustAWord
  20 février 2021
En ce début d'année, les éditions Actes Sud et leur collection Exofictions font un pari osé, celui de traduire en français le roman de science-fiction de l'auteur égyptien Mohammad Rabie. Cet ingénieur de formation a déjà connu les honneurs de la langue de Molière avec la parution en 2019 de la bibliothèque enchantée chez le même éditeur.
Avec Trois saisons en enfer (titre français d'Utarid/Otared, qui signifie Mercure en égyptien), l'écrivain change radicalement de registre et livre un catharsis du traumatisme égyptien post-2011 après la révolution du papyrus ayant conduit au départ d'Hosni Moubarak avec la fameuse occupation de la place Tahrir devenu un symbole du Printemps Arabe.
Et pour le lecteur français, c'est une brutale descente aux enfers…
L'Égypte occupée
À la façon de Cartographie des Nuages de David Mitchell, le roman de Mohammad Rabie croise trois époques en scindant à chaque fois son récit au milieu avant de poursuivre.
Mais avant d'arriver en 2025, Trois saisons en enfer annonce la couleur en racontant la macabre découverte de l'inspecteur Otared dans un appartement du Caire où un père de famille a sauvagement assassiné sa propre famille avant de les découper progressivement pour les faire manger au grand-père grabataire survivant du massacre jusqu'à ce que mort s'ensuive. Ce fait divers atroce ne trouve pourtant aucune véritable autre motivation qu'une perte totale d'un élément central pour le récit à suivre : l'espoir.
Immédiatement après, changement d'époque. En 2025, l'Égypte est occupé et l'inspecteur Otared a intégré la résistance. Depuis la Tour du Caire, il élimine les cibles désignées par ses supérieurs…et parfois bien davantage.
Les Chevaliers de Malte ont débarqué sans prévenir, peuple sans patrie et sans terre, organisés et tout-puissants. Avec la prise de contrôle de l'Égypte, la population s'est résignée, l'armée s'est dissoute et seuls les anciens policiers ont décidé de prendre les armes pour repousser l'envahisseur.
Mohammad Rabie nous transporte donc dans le futur et pose de façon improbable cette histoire d'envahisseurs étrangers (symbole d'un Occident de plus en plus interventionniste) qui scinde littéralement la capitale en deux (à la façon des territoires Palestiniens ou de la capitale Libanaise bien des années plus tôt). Cet élément quasi-fantastique n'est qu'un prétexte pour illustrer les conflits intérieurs qui agitent une nation en perte totale de repères et d'un homme qui tombe dans une spirale de violence et de folie.
Sheitan
Personnage central de Trois saisons en enfer, Otared joue le rôle du double littéraire de Mohammad Rabie, un homme désabusé et au bord du gouffre qui constate l'échec politique et social d'un pays tout entier.
Le monde de 2025 dans lequel évolue Otared ressemble à un véritable enfer à ciel ouvert. Les snipers tuent au hasard (échos des tueries aveugles de la révolution égyptienne de 2011), les habitants se défoncent au karbon, une substance qui les déconnecte de la réalité, les femmes se prostituent et subissent de plein fouet la sauvagerie masculine, les actes de barbarie se multiplient, les suicides publics sont choses courantes tout comme les lapidations et les pendaisons.
L'Égypte est devenu une chose horrifiante et tétanisante.
Cette violence extrême se retrouve dans les mots et les scènes dépeintes par Otared. le lecteur a d'ailleurs tout intérêt à avoir le coeur bien accroché car rien ne lui est épargné, du viol à la torture, de l'assassinat de masse à l'amputation. Trois saisons en enfer devient une litanie d'horreurs qui ne semble avoir aucune limite.
Cette tendance continue à s'affirmer au fur et à mesure des pérégrinations d'Otared et de son angelot mécanique (un petit drone mécanique à l'allure de scarabée).
Un nom à double-tranchant qui renvoie à la fois à la planète Mercure, la plus proche du Soleil et donc la plus chaude, première à subir les affres du Soleil, et au Dieu romain, messager pour les autres dieux et voyageur invétéré.
Le voyage, il y en aura dans Trois saisons en enfer. Dans le Caire tout d'abord que Mohammad Rabie explore de fond en comble, des tréfonds d'un tunnel transformé en cour des miracles infernales jusqu'au sommet de la Tour du Caire d'où tombe le châtiment aveugle des Dieux.
Puis, alors qu'Otared accomplit le massacre destiné à pousser ses concitoyens à la révolte, l'auteur change d'époque.
En quête d'espoir
Nous voici en 2011, durant la révolution égyptienne proprement dites et où Insal, un père de famille, découvre Zahra, une petite fille de 4 ans dont le père a disparu. Bien décidé à retrouver sa famille, Insal finit par faire la tournée des morgues et des hôpitaux du Caire en compagnie de la gamine pour identifier son père. Plus courte mais pas moins glauque et extrême, cette partie retranscrit plus frontalement la violence et le faux-espoir qui saisit la population égyptienne convaincue qu'elle va tout changer pour le futur sans voir qu'un nouvel enfer se prépare. S'ensuit une dernière époque, 1063, où l'on suit l'étrange procession de la population cairote à l'annonce de la mort d'un martyr qui ressuscite et annonce que l'Égypte est désormais en Enfer.
Vous l'aurez rapidement compris, le roman de Mohammad Rabie n'épargne rien à son lecteur et se concentre sur un message clair : « L'espoir est une illusion, une autre façon de faire souffrir les hommes ».
Constatant l'échec de la révolution égyptienne et la violence hallucinante des hommes, Mohammad Rabie n'en finit pas de déchoir l'être humain de son humanité et de transformer le Caire en un lieu d'horreurs et de violence.
Privé d'espoir, l'homme s'autorise tout, la réalité n'ayant plus cours pour lui, le crime devient une banalité, le viol un moyen, le meurtre un échappatoire.
Brutalement lucide à l'envers de l'armée, de la police et du gouvernement égyptien, l'écrivain l'est également à l'égard de la population manipulée et suppliciée.
Le problème, c'est que la longue litanie d'horreurs finit par lasser.
Des horreurs, encore et encore et encore…
En effet, après des fulgurances incroyables (de l'artiste qui met en musique le massacre de milliers de porcs à coup de tuyau métallique en passant par l'énumération des victimes d'Otared qui transforme une place cairote en charnier à ciel ouvert), Mohammad Rabie tourne à vide et en boucle. Une fois la partie sur 2011 et Insal/Zahra refermée, l'auteur n'a plus rien à dire d'autre que « nous sommes en enfer et l'espoir n'a plus lieu d'être ». Les quatre-vingts dernières pages n'apportent strictement rien à l'affaire si ce n'est achever les derniers personnages et moissonner les dernières âmes du récit. le départ des Chevaliers de Malte arrive comme un cheveu sur la soupe (et montre bien que ce prétexte ne servait qu'à mettre en scène la détresse des égyptiens face à leur nation estropiée) et Otared réalise que ses supérieurs n'ont aucune idée de l'horreur qui se répand dans les rues de la capitale.
Lassant et pénible dans son dernier tiers, trop extrême par moment, tellement que l'auteur semble tomber dans une violence gratuite juste pour illustrer un propos pourtant déjà maintes fois énoncé, Trois saisons en enfer se trompe et s'étouffe.
Dommage car le roman n'en reste pas moins une expérience extrême et singulière, une façon de dire l'échec de la révolution à la manière d'un Volodine et l'absence total d'espoir pour les peuples arabes. Notons d'ailleurs la façon atroce d'aborder la femme dans cette histoire, prostituée, violée, torturée, comme si la première victime de la chute des règles sociales et de la libération des pulsions masculines étaient déjà connue par avance. Les multiples viols et agressions commis durant la révolution égyptienne ne sauraient d'ailleurs donner tort à l'auteur.
Livre étrange et extrême, Trois saisons en enfer porte bien son nom. Roman-catharsis, apocalypse de l'homme et du monde qui l'entoure, le récit de Mohammad Rabie dit le désespoir d'un peuple et les conséquences sur l'homme d'un avenir sans lumière. Certainement trop extrême et trop redondant au final, il n'en reste pas moins une fascinante expérience pour le lecteur à l'estomac bien accroché.
Lien : https://justaword.fr/trois-s..
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michaelfenris
  13 septembre 2021
Nous sommes en 2025 au Caire. L'Egypte est coupée en deux, envahie par l'armée des Chevaliers de Malte qui ont mis le pays à terre. Certain sont prêts à prêter allégeance à l'envahisseur, d'autres se contentent d'être passifs, d'autres encore décident de se battre. C'est le cas de l'ex colonel Ahmed Otared, ancien officier de police qui ne supporte pas l'humiliation de la défaite. Approché par des représentants de la résistance, il se voit d'abord confier la mission de snipper sur les membres de l'armée ennemie et de ses sympathisants. Mais très vite, ses ordres évoluent. Envoyés dans la zone occupée, il découvre une autre facette de la dure réalité, où les Egyptiens se livrent à divers trafics entre drogue et prostitution, s'entretuent sans raison ou se suicident. Désormais, Otared a pour but de tuer ses semblables, trop passifs au goût de ses supérieurs, qui espèrent ainsi provoquer le sursaut de révolte nécessaire afin de venir à bout de l'envahisseur…
Âpre, dur, hallucinant, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier ce roman dystopique de l'auteur égyptien Mohammad Rabie. Autant le dire de suite: trois saisons en enfer n'est pas un livre facile, qui découragera sans doute certains lecteurs. Partant d'une idée improbable, l'armée des Chevaliers de Malte surentraînée et suréquipée, il décrit avec un réalisme cru les travers d'un conflit, entre révolte, passivité et collaboration. A travers les propos du principal protagoniste, Otared, nous assistons à une débauche de violence, parfois suggérée, parfois directe, entrecoupée de longs passages où le personnage s'interroge sur lui et ses semblables et sur la nécessité de son « travail ». Heureusement, quelques passages plus optimistes surnagent dans le récit, en particulier lorsque Ahmed Otared sauve de la prostitution une femme, Farida, ni la plus jeune, ni la plus belle, mais celle dont il se sent la plus proche peut-être parce qu'elle aussi a souffert.
J'avoue avoir eu du mal à terminer le roman et m'y être repris à plusieurs reprises pour l'achever. Jamais je ne serai parvenu à entrer tout à fait dans l'histoire comme je le pensais jusqu'au premier tiers. Si la violence est effective, ce n'est pas elle qui m'aura le plus gênée, quoi que certains passages sont malsains, mais ce sont plus les longs passages verbeux qui m'ont fait décrocher, au point que je me suis surpris à sauter parfois plusieurs pages pour accélérer la lecture. Ceci est d'autant plus dommage que l'auteur possède un style d'écriture assez puissant et captivant, et qu'il m'a été difficile par moment de poser le roman. C'est finalement une sorte de chaud et froid qui me fait penser que je suis peut-être passé à côté du récit.
Je remercie les éditions Acte Sud pour leur confiance et pour m'avoir permis de découvrir indiscutablement un livre qui sort des sentiers battus.
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cededa
  29 avril 2021

Lorsque j'ai vu qu'il y avait un nouveau livre d'un jeune auteur égyptien, j'étais déjà intéressée. Lorsque j'ai vu que ce roman était une dystopie qui se déroulait en 2025, sur les conséquences de l'échec du printemps arabe et des évènements de la place Tahrir, j'ai foncé. le livre porte bien son titre car en enfer, on y est véritablement, dans un univers fantastique mélange de troisième panneau du triptyque du Jardin des délices de Hieronymus Bosch et de créatures infernales sorties tout droit des romans de H.P. Lovercraft. Au niveau scènes insoutenables dans la littérature, je pensais avoir atteint le sommet avec le livre de Wajdi Mouawad, Anima, mais Mohammad Rabie met la barre encore plus haut, dans la première et la dernière scène du livre. C'est la raison pour laquelle je ne conseillerai pas ce livre à tout le monde et c'est aussi la principal limite de son roman : cette accumulation de violence peut paraître vaine et finir par écoeurer. C'est dommage car son propos est vraiment intéressant et original. Il part de l'année 2025, date à laquelle le Caire est envahi par une armée de mercenaires se faisant appelé les « Chevaliers de Malte ». La facilité avec laquelle les Cairotes se laissent envahir, leur apathie, leur soumission, leur totale indifférence à la violence qui les entoure, auraient pour origine des évènements étranges survenus lors de la sanglante répression des manifestations de la place Tahrir en 2011, qui eux-mêmes s'expliqueraient par un massacre qui a eu lieu en 1063, au moment de la mort d'un martyr. Un étrange karma se met en place – d'ailleurs le héros, le colonel Ahmed Otared (Otared c'est le nom arabe de Mercure), se cache derrière un masque de Bouddha – et s'est abattu sur le peuple égyptien, le condamnant à se réincarner éternellement en enfer, sans qu'il soit possible, apparemment, de briser ce cycle infernal et d'en sortir. Pour ceux qui ont l'estomac bien accroché, pour les âmes « peu sensibles » et ceux qui ne sont pas en période de dépression, je recommande vivement ce roman.
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Livrepoche
  05 avril 2021
La couverture a fait pour beaucoup dans l'envie de découvrir un roman fort, violent, sans filtre. Ça n'a pas loupé. Trois saisons en enfer de Mohammad Rabie n'épargne pas le lecteur. Toutes les vilénies humaines y sont représentées, décrites, largement développées, jusqu'à la lie. Âme sensible s'abstenir !
J'ai mis pas mal de temps pour lire ce roman car il y a une forme de densité dans l'horreur et les évènements ne sont pas spécialement rythmés. de plus, le propos de Mohammad Rabie n'est pas évident à percevoir, du moins au début et je suis persuadé qu'avoir vécu les révolutions arabes ou vivre dans ses pays apporte une résonance plus puissante, plus prégnante à Trois saisons en enfer. En lecteur français, je n'ai pu qu'effleurer cette dimension.
Ne vous y trompez pas, la couverture dantesque ne nous est pas sur le contenu du roman. On va bien en enfer. Cependant, mon avis est un peu neutre car si j'admire les textes intransigeants, celui de Mohammad Rabie perd du liant, de la cohésion entre les Trois saisons en enfer du titre.
Au delà du propos, ce qui m'a bien plu, c'est de ressentir, d'approcher un peu la psychologie de l'auteur, mais surtout celle d'un égyptien, leur désespérance, leur amertume, leur abattement. Alors, une révolution de plus n'est pas pour leur faire briller les yeux en songeant à un avenir radieux.
Lien : http://livrepoche.fr/trois-s..
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mmmadrid
  22 août 2021
Un livre résolument noir, qui dépeint un monde en proie à un désespoir absolu. Entre autres victimes, des femmes emprisonnées, violées et torturées... Pour l'auteur, il semble que la révolution soit illusoire et ne débouche que sur le nihilisme. Un roman inspiré à l'auteur par le désarroi contemporain? Inquiétant.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
JustAWordJustAWord   15 février 2021
Mais il reste à franchir le dernier pas. Il semble que la panique morale ne suffise plus à faire bouger les gens. Si nous attendons encore, cette panique va complètement retomber, et nous serons incapables de la faire renaître. La panique morale, comme toute panique, est factice. Et les gens ne réalisent cette facticité qu'après qu'elle s'est emparée d'eux un bon moment. Une fois qu'ils ont compris que tout ce qu'on leur raconte n'est que du vent, on ne peut plus leur faire croire à nouveau aux mêmes histoires. Un semble qu'il faille que nous allions un cran plus loin que ce qui est mentionné dans les études sociologiques que nous avons suivies. Cette fois-ci, nous n'allons pas créer une fausse panique morale. Nous allons créer une vraie panique. De la panique à l'état pur.
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JustAWordJustAWord   20 février 2021
Un jour l’homme fabriquera des drones et des robots comme celui-ci, non pas pour le servir, non pas pour lui préparer à manger ou conduire sa voiture, et encore moins pour se laisser dominer — ça n’existe que dans les films de science-fiction à la noix -, non, on fabriquera des robots pour en faire des esclaves. Il y aura des robots programmés pour se faire violer, dont s’occuperont les violeurs, et d’autres qui seront conçus comme cibles pour la résistance, équipés des cris de supplique. On les frappera et ils pleureront. Peut-être leurs propriétaires les attacheront-ils aux poteaux électriques dans les rues pour les fouetter et les torturer ? Peut-être les brûlerons-nous en punition de quelque chose qu’ils n’auront pas fait, et nous sentirons la puanteur de la chair grillée émanant de cavités ad hoc placées dans leurs flancs… Peut-être que le plaisir qu’on en retirera en sera si intense qu’on les programmera aussi pour nous frapper, pour nous exciter… On les programmera pour nous violer, pour goûter la douleur des orifices violemment forcés. Peut-être apprécierons-nous d’être ainsi fouettés par un bras mécanique. Et puis, délassés, nous irons prendre une douche et nous rhabiller comme des femmes et des hommes civilisées, marchant dans la rue en portant notre drone ou notre robot violeur dans une petite mallette.
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JustAWordJustAWord   20 février 2021
Nous avions perdu la capacité d’aller de l’avant, nous étions devenu une masse sourde. L’indifférence nous avait tués, nous ne pouvions plus choisir notre camp nous étions devenus matière inerte. Ou morte.
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cededacededa   29 avril 2021
Leurs parents leur avaient appris que la distribution équitable de l'iniquité était le comble de la justice, un sommet qu'ils ne pouvaient escalader, que jamais ils atteindraient, dussent-ils passer leur vie à essayer.
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JustAWordJustAWord   20 février 2021
L’espoir est déposé en vos cœurs, et il n’est point d’espoir. L’espoir est votre châtiment.
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