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Edith Silve (Préfacier, etc.)
ISBN : 2715218494
Éditeur : Mercure de France (04/03/1994)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.97/5 (sur 31 notes)
Résumé :
La Tour d'Amour, un des plus célèbres romans de Rachilde paru à la fin du XIXème siècle, met en scène deux gardiens bretons qui vivent dans un phare réputé pour son isolement.
Planté à la pointe extrême de la chaussée de Sein, le phare d'Armen se dresse sur un roc et affronte l'océan démonté. Rachilde, dans un style éblouissant qui témoigne d'une maîtrise absolue de son talent et de son univers de romancière, raconte comment Mathurin Barnabas et Jean Maleux l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
HermantM
  11 janvier 2013
Terrible ! C'est l'adjectif qui me vient en premier à l'esprit quand je pense à cette oeuvre, lue il y a fort longtemps, mais dont la trace s'est lovée dans mon esprit de façon indélébile. Récit incroyable que je ne peux plus différencier de mon idée de la Bretagne, des drames de la mer, de la vie particulière des gardiens des phares, et d'une certaine idée de l'amour épousant la mort. Fascination du morbide, Romantisme encore, mais dépouillé de toute mièvrerie. Terrible et puissant, parce que rien ne nous y est épargné sans que l'on puisse s'en défendre. Et lorsqu'il m'est arrivé de me tenir debout, face à l'océan, tout au bout de la Pointe du Raz, c'est vers cette Tour d'Amour que se polarisaient mes regards, toute entière habitée par le souvenir de cette formidable et inoubliable lecture.
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jovidalens
  26 juin 2013
C'était un retour du Cap Ferret en août ! Et dans la boîte à gants il y avait un audio-book : "La Tour d'Amour" lu par Jacques Gamblin !
Que ce trajet nous a paru court ! Et la fin, nous l'avons écoutée...sur un parking !
Ah cette Tour et ses secrets... je n'ai pas lu lelivre et me sens un peu frustrée. Mais presque un an plus tard j'hume le remugle de la Tour, je frissonne quand on hisse le marin dans la tourmente en haut de cette tour, j'ai encore au coeur le petit pincement quand il recroise sa belle, avilie, au détour d'une rue obscure et je tremble d'apercevoir derrière une vitre le reflet d'un visage féminin.
C'est la faute à Rachilde et à Monsieur Gamblin qui nous ont ensorcelés si bien que nous guettons l'arrivée des vacances et des embouteillages avec impatience et délectation, car quoi de plus agréable que de rêver d'un phare perdu, bien à l'abri sur une route embaumant les pins du Bassin !
Superbe texte superbement lu.
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ericbo
  21 février 2017
Tout d'abord merci à emnia et filsdejoie pour m'avoir conseillé ce roman. Que dire ? Tous les thèmes du roman fin-de-siècle sont présents. Cela commence dans le naturalisme avec deux gardiens de phare livrés à eux-même au milieu de la furie de l'océan pour finir dans l'horreur. A travers la vision d'un des 2 protagonistes, Rachilde, d'une écriture simple et claire nous amène au fin fond de l'âme humaine. Pas de rédemption possible. Pourtant, j'y vois, encore et toujours, (c'est sûrement mon défaut) le poids social déterminant sur l'aventure individuelle. Mais, comme il est dit en préface, plusieurs niveaux de lectures sont possibles.
Un chef-d'oeuvre absolu.
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MarcoKerma
  16 mai 2016
Super roman d'une femme fin XIXè début XXème qui n'avait jamais mis les pieds dans un phare je crois et encore moins dans celui d'Ar Men... L'ambiance est terrible, poisseuse, romantique et fantastique, le scénario est magnifique et je rêve d'un Jean-Pierre Jeunet qui avec Marc Caro le ferait au cinéma. Quel film ça pourrait faire !
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amaurose
  23 septembre 2017
C'est un livre dont on ne se lasse pas, je crois. Il est resté là avec moi, tout du long, ne disparaissant jamais plus loin que le bas-bord de mes yeux. C'est une histoire vaseuse et pleine de vers, ayant tous les ingrédients d'un bon thriller, ça commence piano et ça monte... ça monte. J'ai senti l'abandon de l'humain au profit de la bête quand fût écrit " eustache" : je me suis dit, c'est bon ! C'en est fini de Jean et de son esprit. Bref, j'ai sombré dans la mer de Rachilde, qu'elle décrit si bien, avec ses seins mouvants, j'y ai rencontré des noyées, des hommes damnés et j'en suis joie, merci pour cette lecture.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
EmniaEmnia   01 novembre 2013
Sa casquette enfoncée sur les tempes, d'où pendaient les deux oreilles de chien blond, le rendait plus blafard, plus nu de figure qu'un cul de singe. Ses pommettes saillaient, toutes luisantes, d'un jaune de cire d'église, et ses prunelles roulaient vertes et vitreuses comme celles des poissons crevés. Son vilain costume de bure, jamais ôté, jamais brossé, semblait enduit de jus de chique depuis ses quelque dix ans d'existence. (Je savais déjà qu'il couchait avec ses bottes.) On ne lui voyait pas de linge, ni sale, ni propre, mais il était juste de croire qu'il ne connaissait point l'usage des chemises, car il me regardait laver les miennes en sifflotant. Il était plus que sale, plus que laid, il était comme la honte faite homme.
+ Lire la suite
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EmniaEmnia   01 novembre 2013
Trente-six ans de travail et une ration de cadavres ! Il en était gras, le monstre, d'avoir dévoré des ouvriers. Sa croupe, hors de l'eau, luisait comme enduite d'une viscosité ; son esplanade, lisse comme du marbre, présentait l'aspect d'un perron de préfecture, tant elle était blanche et jolie, mais, tout autour, quand la vague se recroquevillait sur elle-même, on découvrait des trous, des vieux trous de dents gâtées, et cela sentait la marée, âprement, avec un surgoût de sang pourri.
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filsdejoiefilsdejoie   17 février 2018
Tous ces cadavres tourbillonnaient autour de moi, maintenant à m'en donner le vertige. Ils n'en passaient plus, et je les voyais encore, les uns la bouche ouverte pour leur dernier appel, les autres les yeux fixés à jamais sur leur dernière étoile. Ils allaient, allaient par troupe, par file, deux à deux, six ensemble, un tout seul, tout petit comme un enfant, et ils ressemblaient à une grande noce qui s'éparpille le long du dernier branle du bal.
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ericboericbo   20 février 2017
On ne lui voyait pas de linge, ni sale, ni propre, mais il etait juste de croire qu'il ne connaissait point l'usage des chemises, car il me regardait laver les miennes en sifflottant. Il etait plus que sale, plus que laid, il etait comme de la honte faite homme.
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EmniaEmnia   01 novembre 2013
Soleil !... O soleil des pauvres garces, ô soleil des pauvres hommes ! Villes d'amour échelonnées le long du voyage de notre misère, escales où s'arrêtent nos désirs, port béni où nos virilités s'ancrent si éperdument qu'elles ramènent des cadavres à la surface quand on les force à se retirer...
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