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Georges Forestier (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070404803
Éditeur : Gallimard (28/03/2001)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 139 notes)
Résumé :
Oui, ma juste fureur, et j'en fais vanité, A vengé mes Parents sur ma postérité. J'aurais vu massacrer et mon Père, et mon Frère, Du haut de son Palais précipiter ma Mère, Et dans un même jour égorger à la fois, Quel spectacle d'horreur! quatre-vingts fils de Rois ? Et pourquoi ? Pour venger je ne sais quels Prophètes, Dont elle avait puni les fureurs indiscrètes. Et moi, Reine sans coeur, Fille sans amitié, Esclave d'une lâche et frivole pitié, je n'aurais pas du m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
gill
  15 novembre 2012
C'est une pièce politique que crée Jean Racine en 1691 pour les demoiselles de Saint-Cyr. Sa représentation à la Cour ne remporta pas le succès escompté.
Cette tragédie en vers de cinq actes est inspirée du "livre des rois" de l'Histoire persane et "du "livre des chroniques" de l'ancien testament.
Athalie a fait massacrer ses descendants, s'est emparée du trône de Judée et a favorisé l'adoration de Baal.
Pourtant certains hébreux sont fidèles à leur Dieu. Abner, officier du palais, est de ceux-ci, il se rend au temple où Joad, le grand prêtre, doit couronner Joas, le dernier petit fils d'Athalie qu'il a élevé en secret sous le nom d'Eliacin.
Mais la reine fait irruption au temple, reconnaissant lors de la fête Joas comme celui qu'un rêve lui a présenté comme son meurtrier.
Athalie lui propose la fortune, le menace puis s'en va. Un affrontement s'en suit qui verra triompher un nouveau roi et mettre à mort une reine déchue.
"Athalie", d'inspiration fortement janséniste, est une parabole, une réflexion sur le pouvoir et sa légitimité. C'est la tragédie violente d'un complot religieux visant à remplacer une reine infanticide, usurpatrice et impie par un roi légitime et rétablir le culte du vrai Dieu.
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NMTB
  26 août 2018
Malheureusement, on ne verra jamais cette pièce de théâtre comme elle a dû être représentée dans sa première perfection : écrite pour les jeunes filles de Saint-Cyr et jouée par elles. Ce devait être quelque chose d'unique d'entendre le choeur de ces jeunes filles chanter les louanges de Dieu :
« Heureuse, heureuse l'enfance
Que le Seigneur instruit et prend sous sa défense ! […]
Combien de temps, Seigneur, combien de temps encore
Verrons-nous contre toi les méchants s'élever ?
Jusque dans ton saint Temple ils viennent te braver.
Ils traitent d'insensé le peuple qui t'adore.
Combien de temps, Seigneur, combien de temps encore
Verrons-nous contre toi les méchants s'élever ?
Que vous sert, disent-ils, cette vertu sauvage ?
De tant de plaisirs si doux
Pourquoi fuyez-vous l'usage ?
Votre Dieu ne fait rien pour vous.
Rions, chantons, dit cette troupe impie,
De fleurs en fleurs, de plaisirs en plaisirs
Promenons nos désirs.
Sur l'avenir, insensé qui se fie.
De nos ans passagers le nombre est incertain.
Hâtons-nous aujourd'hui de jouir de la vie,
Qui sait si nous serons demain !
Qu'ils pleurent, ô mon Dieu, qu'ils frémissent de crainte
Ces malheureux, qui de ta cité sainte
Ne verront point l'éternelle splendeur.
C'est à nous de chanter, nous, à qui tu révèles
Tes clartés immortelles,
C'est à nous de chanter tes dons et ta grandeur. »
Edifiant ! Plus pour les spectateurs que pour les cloîtrées…
A la manière d'une tragédie grecque, Racine a réécrit l'histoire racontée dans le onzième chapitre du second Livre des Rois : la fin d'Athalie, fille de Jézabel, et aussi mal considérée dans la Bible que sa mère. Une païenne qui a tenté de tuer toute la descendance de David. Mais Joas a échappé au massacre grâce à sa tante Josabet. L'histoire racontée par Racine se passe sept ans plus tard, quand Joas n'a encore que huit ans et qu'Athalie va découvrir son existence.
L'époque est celle du schisme entre la tribu de Juda et d'Israël, des Juifs conquérants de David et du Tout-Puissant Yahvé, jaloux, vengeur. Un temps de batailles où le grand prêtre n'hésite pas à appeler au meurtre des impies : « Dieu sur ses ennemis répandra sa terreur. Dans l'infidèle sang baignez-vous sans horreur. »
A peine une pointe de pitié et de remords dans Athalie, quelques intuitions d'une paix possible chez la bonne Josabet, encore un peu d'innocence pour Joas, mais à part ça c'est une histoire de combat pour le pouvoir.
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michfred
  25 avril 2015
Tragédie religieuse - l'hérétique Athalie a renié la religion de ses pères- Athalie s'inscrit dans le processus d'amendement de celui qui deviendra historiographe du Roi.
Plus classique dans sa structure en 5 actes, mais intégrant néanmoins "à l'antique" les chants du choeur à la fin de chaque acte, comme des stasima grecs," Athalie" ne manque ni de grandeur ni de souffle. Ainsi la scène célèbre où, dans un songe prémonitoire, la reine Athalie voit que l'enfant qui l'a attirée et séduite par sa mine et sa piété signera aussi sa perte et le retour de la loi biblique qu'elle a abjurée pour régner.
C'est beau, c'est musical comme un opéra...mais, rien à faire, c'est l'autre Racine que j'aime, pas celui qui faisait des ronds de jambe devant la Maintenon- mais celui qui faisait tellement vibrer les coeurs de ses petites pensionnaires pauvres (mais nobles!) de Saint Cyr que la favorite du Roi, devenue son épouse secrète, s'en émut et commanda à Racine des pièces plus convenables...
Oui, décidément, celui que j'aime, c'est le Racine inconvenant de "Phèdre"..
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Cer45Rt
  25 décembre 2018
S'il est une pièce plus grande que les autres parmi la vaste oeuvre dont Jean Racine est l'auteur, alors Athalie peut prétendre à ce rang au même titre qu'Andromaque, que Britannicus, que Mithridate ou que Bajazet. Ce n'est pas la pièce la plus connue de Racine pourtant ; mais c'est sans nul doute, la plus forte, la plus émouvante. Pour ma part, je ne peux rester indifférent aux vers d'Esther ou à ceux d'Athalie ; ils ont la même beauté, évocatrice et visionnaire, que les phrases de Zola dans La Faute de l'Abbé Mouret. Ah, que je les aime ces vers ! Ces vers qui m'emportent, qui m'émeuvent, qui évoquent tout un monde, si merveilleusement concis et tellement, tellement forts. O, Racine, ô Jean Racine que j'aime ! SI tu as fait, ô Racine, de beaux vers dans ta vie, ce fut dans Athalie. tes vers très beaux dans Andromaque, très cher Jean, me plaisent, m'enchantent, mais il ne crée pas tout un monde en si peu de monde comme ceux de cette pièce. Je ne saurais, très cher Jean, quelle est ta meilleure pièce ; mais, je sais qu'il est dans ton oeuvre, une pièce dont les vers sont infiniment lus réussis que dans le reste de tes pièces ; et cette pièce est Athalie.
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raynald66
  31 janvier 2014
Première pièce de théâtre de Racine que je n'aime pas et que j'ai trouvée assez ennuyeuse mais comme Racine est mon auteur classique préféré, je me suis forcé à lire cette pièce jusqu'au bout. La scène se passe pendant la révolte entre les tribus d'Israel (Ancien testament). Joram, roi de Juda, fils de Josaphat, et le septième roi de la race de David, épousa Athalie, fille d'Achab et de Jézabel qui régnaient en Israël, fameux l'un et l'autre, mais principalement Jézabel, par leurs sanglantes persécutions contre les prophètes.
Extrait =
O mont de Sinaï, conserve la mémoire
De ce jour à jamais auguste et renommé,
Quand sur ton sommet enflammé,
Dans un nuage épais le Seigneur enfermé
Fit luire aux yeux mortels un rayon de sa gloire.
Dis−nous : pourquoi ces feux et ces éclairs,
Ces torrents de fumée, et ce bruit dans les airs,
Ces trompettes et ce tonnerre ?
Venait−il renverser l'ordre des éléments ?
Sur ses antiques fondements
Venait−il ébranler la terre ?
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   05 janvier 2016
C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit.
Ma mère Jézabel devant moi s'est montrée,
Comme au jour de sa mort pompeusement parée.
Ses malheurs n'avaient point abattu sa fierté ;
Même elle avait encore cet éclat emprunté
Dont elle eut soin de peindre et d'orner son visage,
Pour réparer des ans l'irréparable outrage.
Tremble, m'a-t-elle dit, fille digne de moi ;
Le cruel Dieu des Juifs l'emporte aussi sur toi.
Je te plains de tomber dans ses mains redoutables,
«Ma fille». En achevant ces mots épouvantables,
Son ombre vers mon lit a paru se baisser ;
Et moi je lui tendais les mains pour l'embrasser,
Mais je n'ai plus trouvé qu'un horrible mélange
D'os et de chairs meurtris et traînés dans la fange,
Des lambeaux pleins de sang et des membres affreux
Que des chiens dévorants se disputaient entre eux.
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NMTBNMTB   26 août 2018
Cieux, écoutez ma voix. Terre, prête l'oreille.
Ne dis plus, ô Jacob, que ton Seigneur sommeille.
Pécheurs disparaissez, le Seigneur se réveille.

Comment en un plomb vil l'or pur s'est-il changé ?
Quel est dans le lieu saint ce pontife égorgé ?
Pleure, Jérusalem, pleure, cité perfide !
Des prophètes divins malheureuse homicide.
De son amour pour toi ton Dieu s'est dépouillé.
Ton encens à ses yeux est un encens souillé.
Où menez-vous ces enfants, et ces femmes ?
Le Seigneur a détruit la reine des cités.
Ses prêtres sont captifs, ses rois sont rejetés.
Dieu ne veut plus qu'on vienne à ses solennités.
Temple, renverse-toi, cèdres, jetez des flammes.
Jérusalem, objet de ma douleur,
Quelle main en ce jour t'a ravi tous tes charmes ?
Qui changera mes yeux en deux sources de larmes
Pour pleurer ton malheur ?
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CielvariableCielvariable   11 mai 2013
ABNER
Oui, je viens dans son temple adorer l’Eternel ; Je viens, selon l’usage antique et solennel, Célébrer avec vous la fameuse journée Où sur le mont Sina la loi nous fut donnée. Que les temps sont changés ! Sitôt que de ce jour La trompette sacrée annonçait le retour, Du temple, orné partout de festons magnifiques, Le peuple saint en foule inondait les portiques ; Et tous, devant l’autel avec ordre introduits, De leurs champs dans leurs mains portant les nouveaux fruits, Au Dieu de l’univers consacraient ces prémices. Les prêtres ne pouvaient suffire aux sacrifices. L’audace d’une femme, arrêtant ce concours, En des jours ténébreux a changé ces beaux jours. D’adorateurs zélés à peine un petit nombre Ose des premiers temps nous retracer quelque ombre. Le reste pour son Dieu montre un oubli fatal ; Ou même, s’empressant aux autels de Baal, Se fait initier à ses honteux mystères, Et blasphème le nom qu’ont invoqué leurs pères. Je tremble qu’Athalie, à ne vous rien cacher, Vous−même de l’autel vous faisant arracher, N’achève enfin sur vous ses vengeances funestes, Et d’un respect forcé ne dépouille les restes.

JOAD
D’où vous vient aujourd’hui ce noir pressentiment ? (...)
+ Lire la suite
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OrpheaOrphea   23 octobre 2011
Hélas ! vous ignorez le charme empoisonneur.
De l’absolu pouvoir vous ignorez l’ivresse,
Et des lâches flatteurs la voix enchanteresse.
Bientôt ils vous diront que les plus saintes lois,
Maîtresses du vil peuple, obéissent aux rois,
Qu’un roi n’a d’autre frein que sa volonté même,
Qu’il doit immoler tout à sa grandeur suprême,
Qu’aux larmes, au travail le peuple est condamné
Et d’un sceptre de fer veut être gouverné,
Que s’il n’est opprimé, tôt ou tard il opprime.
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CielvariableCielvariable   06 avril 2013
Hélas ! Dieu voit mon coeur. Plût à ce Dieu puissant
Qu'Athalie oubliât un enfant innocent,
Et que du sang d'Abner sa cruauté contente
Crût calmer par ma mort le ciel qui la tourmente !
Mais que peuvent pour lui vos inutiles soins ?
Quand vous périrez tous, en périra−t−il moins ?
Dieu vous ordonne−t−il de tenter l'impossible ?
Pour obéir aux lois d'un tyran inflexible,
Moïse, par sa mère au Nil abandonné,
Se vit, presque en naissant, à périr condamné ;
Mais Dieu, le conservant contre toute espérance,
Fit par le tyran même élever son enfance.
Qui sait ce qu'il réserve à votre Eliacin,
Et si lui préparant un semblable destin,
Il n'a point de pitié déjà rendu capable
De nos malheureux rois l'homicide implacable ?
Du moins, et Josabet comme moi l'a pu voir,
Tantôt à son aspect je l'ai vu s'émouvoir ;
J'ai vu de son courroux tomber la violence.
Princesse, en ce péril, vous gardez le silence !
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Videos de Jean Racine (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Racine
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=58781&motExact=0&motcle=&mode=AND
LA PROTECTION DE LA PARTIE FAIBLE DANS L'ARBITRAGE OHADA
Martial Koffi Akakpo
Préface de Jean-Baptiste Racine
Logiques Juridiques
Soucieux d'améliorer leur attractivité juridique, les Etats membres de l'OHADA ont décidé d'adopter des règles souples visant à faciliter les échanges économiques. En conséquence qu'il s'agisse de la convention d'arbitrage ou du procès arbitral, le sort du faible n'a pas fait l'objet d'une attention particulière. L'auteur invite à pondérer le libéralisme du droit de l'OHADA sans pour autant fragiliser la justice arbitrale.
Martial Koffi Akakpo est avocat au barreau de Lomé. Il enseigne le droit du financement des grands projets en Afrique à l'université Paris II Panthéon Assas. Il est également membre de la cour internationale d'arbitrage de la chambre de commerce internationale de Paris
Broché - format : 15,5 x 24 cm ISBN : 978-2-343-13499-4 ? 1 février 2018 ? 462 pages
+ Lire la suite
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