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Georges Forestier (Éditeur scientifique)
EAN : 9782253060086
150 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/09/1992)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 133 notes)
Résumé :
Lorsque, en 1672, Racine donne Bajazet, il a déjà derrière lui le triomphe d'Andromaque, puis de Britannicus et de Bérénice.
Délaissant l'Antiquité classique pour le sérail de Constantinople, il s'inspire d'un épisode contemporain relaté par l'ambassadeur de France auprès du " Grand Seigneur " : l'exécution par le sultan Murat IV (Amurat) de son jeune frère Bajazet. De cette rencontre entre le génie racinien et l'ambiance féroce et étouffante du sérail naît u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
5Arabella
  30 octobre 2020
Créée en janvier 1672 à l'Hôtel de Bourgogne, la pièce va connaître un franc succès, mais se maintiendra moins longtemps à l'affiche que d'autres pièces de Racine, et elle ne figure pas parmi les oeuvres de l'auteur les plus jouées. Elle sera publiée pour la première fois quelques mois après sa création. Racine a déclaré s'être inspiré d'un fait historique réel, rapporté par l'ambassadeur de France à Constantinople, le comte de Cézy, l'assassinat de deux de ses frères par le sultan Murat IV. Ce récit a d'ailleurs inspiré avant Racine, Ségrais dans les Nouvelles françaises. C'est Ségrais qui a introduit le motif de la sultane amoureuse dans l'histoire. Il est aussi probable que Racine ait utilisé pour bâtir son intrigue un épisode du roman d'Héliodore, Théagène et Chariclée.
Nous sommes à Constantinople, dans le sérail du sultan Amurat ( Murat IV). Ce dernier est à la guerre, et il a délégué une partie de son pouvoir à sa favorite, Roxane. En particulier, elle doit veiller sur Bajazet, un jeune frère du sultan, en sursis, pouvant être exécuté à toute heure, selon le bon plaisir du sultan, qui craint d'être un jour détrôné par son frère. Mais Roxane est tombée sous le charme de Bajazet, et envisage d'utiliser son pouvoir pour mettre ce dernier sur le trône à la place d'Amurat. Elle est encouragée à le faire à la fois par le grand vizir, Acomat, qui quelque peu en disgrâce, craint l'avenir que lui réserve Amurat, mais aussi par Atalide, une jeune fille de sang royal, en réalité amoureuse et aimée de Bajazet, qui essaie de le sauver et de le faire accéder au pouvoir, en entretenant la flamme de Roxane dans une forme de duplicité. Tout ce petit monde est en attente de connaître le sort de la bataille décisive que doit livrer Amurat, sa mort ou sa victoire pouvant changer la donne.
Roxane finit par se décider à franchir le pas, et soutenir Bajazet, appuyée par les soutiens d'Acomat, mais elle demande à Bajazet de l'épouser. Ce dernier ne veut pas, même pas faire semblant, et Roxane est prête à le faire tuer. Atalide, malgré sa jalousie, pousse Bajazet à feindre, en le menaçant de mourir avant lui. Roxane se laisse facilement tromper, et tout semble fonctionner comme prévu. Mais la jalousie d'Atalide se manifeste, et Bajazet se montre de nouveau froid avec Roxane, qui est par ailleurs sur pression, suite à la victoire d'Amurat, et l'arrivée d'un de ses serviteurs, venu surveiller l'exécution des ordres de son maître. La pièce se dirige vers sa fin tragique et sanglante.
Au final, le personnage le plus important de la pièce, est un absent, Amurat. C'est lui qui a mis en place la situation initiale : Bajazet enfermé et promis à la mort, le pouvoir donné à Roxane, la semi disgrâce d'Acomat qui le pousse à comploter. C'est lui aussi qui provoque en fin de compte le dénouement. Les personnages en présence en paraissent quelque peu dépourvus de consistance. Sauf Acomat, qui a clairement fait son choix et se montre très conséquent dans l'exécution de ses projets, les personnages principaux sont tous en face à un dilemme insurmontable. Roxane, hésite entre la voie confortable de rester la favorite d'un homme qu'elle n'aime pas, et risquer de tout perdre en faveur d'un homme qu'elle aime. Atalide est partagée entre son amour, qui la pousse à encourager Bajazet à courtiser Roxane, et sa jalousie et sa crainte de le perdre. Bajazet, qui même s'il est le personnage titre, est peut-être le plus pâle, répugne à se montrer malhonnête avec Roxane, qu'il méprise, à mentir et tromper, même s'il sait que sa vie et le pouvoir sont en jeu. Ce sont quelque part les femmes et Acomat qui le poussent à adopter un comportement qu'il désapprouve, et qui se livrent à travers sa personne à des jeux de pouvoir, qui lui échappent en grande partie. Roxane et Atalide sont finalement perdue par la passion, qui les empêche d'analyser la situation avec lucidité, et qui les fait agir de manière impulsive et qui les mènera à leur perte.
La situation est très ramassée, l'unité de lieu (une pièce du sérail), de temps (la journée où les personnages attendent de connaître le sort d'Amurat) et d'action (la mort ou l'accès au pouvoir de Bajazet) se justifient pleinement, sans rien d'artificiel ni forcé. le sérail, lieu d'enfermement, labyrinthique et étouffant, où les choses se décident entre deux teintures qui étouffent les voix, où des assassins muets peuvent à n'importe quel moment transformer n'importe qui en cadavre, est un endroit extrêmement propice à la tragédie.
Une très bonne pièce, qui mériterait d'être plus jouée.
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gill
  14 novembre 2012
Le sultan Amurat conduit pour Byzance, le siège aux portes de Babylone.
En cas d'échec il sera abandonné par ses troupes composées de janissaires. Cela réjouit le vizir Acomat qui, resté à Bysance, complote contre son maître.
Il veut se révolter et pour cela se servir de l'amour de Roxanne, sa favorite, pour Bajazet le frère du sultan, condamné à mort par celui-ci mais gracié par Acomat qui espère le placer sur le trône.
Roxanne avoue son amour pour Bajazet à Atalide qui l'aime aussi.
Bajazet, hésitant, est sommé de choisir entre la mort et le mariage, il se soumet. Atalide veut alors mettre fin à ses jours mais Bajazet lui prouve son amour en dédaignant la femme qu'il va épouser.
Au terme de multiples détours d'une passion qui étreint chacun de ses personnages, Acomat s'enfuit, Bajazet et Roxanne sont assassinés et Atalide se suicide...
C'est une tragédie en vers de cinq actes crée pour le Théâtre de l'hôtel de Bourgogne que présente Jean Racine en 1672. Elle est publiée la même année.
Elle est inspirée d'événements qui se passèrent à la même époque en Turquie. Elle fut pour Jean Racine un grand succès, expliqué en grande partie par la beauté de l'écriture et par la poésie provoquée par l'atmosphère du sérail où se joue cette tragédie particulièrement sanglante.
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AMR_La_Pirate
  26 avril 2020
Encore une fois, c'est grâce à un podcast de France Culture que je ressors une tragédie classique, Bajazet de Jean Racine, de ma bibliothèque, histoire de combiner relecture et audio-lecture.
Bajazet est d'inspiration orientale ce qui est plutôt « moderne » pour l'époque bien qu'en 1672, la Turquie soit à la mode. de plus, les sources de Racine sont très récentes et véridiques, ainsi qu'il le précise dans sa préface : « M. le comte de Cézy était alors ambassadeur à Constantinople. Il fut instruit de toutes les particularités de la mort de Bajazet ; et il y a quantité́ de personnes à la cour qui se souviennent de les lui avoir entendu conter lorsqu'il fut de retour... M. le chevalier de Nantouillet est du nombre de ces personnes. Et c'est à lui que je suis redevable de cette histoire, et même du dessein que j'ai pris d'en faire une tragédie ».
L'action se passe dans les secrets du sérail. Se sentant en disgrâce, le grand vizir Acomat conspire pour que le frère d'Amurat, Bajazet, élevé dans le gynécée, devienne sultan. Il imagine une rencontre entre ce dernier et Roxane afin qu'elle tombe amoureuse de lui et qu'il accède au titre. Or, la princesse Atalide, qui lui sert d'intermédiaire, et Bajazet s'aiment en secret. Amurat donne à Roxane l'ordre de faire exécuter Bajazet dont elle s'est réellement éprise.
Cette tragédie n'est pas ma préférée de Racine ; j'avoue ne guère ressentir d'empathie pour les personnages ni d'intérêt particulier pour la trahison amoureuse et politique orchestrée par Acomat.
Les enjeux publics et privés et la succession des déclarations d'amour sont difficiles à suivre : Bajazet doit faire une déclaration publique avec l'accord de Roxane mais, pour se déclarer publiquement, Roxane exige de Bajazet un aveu plus sentimental, plus intime… La parole de Bajazet est doublement empêchée et source de péril : si le mensonge qu'il entretient par son silence lui fait horreur, il risque en se montrant sincère, de mettre en danger la vie d'Atalide.
Au troisième acte, tout est question de mauvaise interprétation des un(e)s et des autres : Acomat a cru voir les signes d'une parfaite entente entre Roxane et Bajazet et Roxane a interprété le trouble de Bajazet comme la manifestation d'un émoi amoureux tandis que la Jalousie d'Atalide va précipiter les choses quand arrive l'ordre du Sultan de faire exécuter Bajazet.
Bajazet est un drôle de héros, peu crédible : dans une civilisation orientale qui semble vouée au despotisme sanguinaire, il incarne une éthique chevaleresque qui lui a valu son enfermement au sérail, car Amurat le considérait comme un dangereux rival… Paradoxalement, je l'ai trouvé pathétique, perdu dans ses effets de galanterie, incapable de feindre et de biaiser devant Roxane.
Atalide aussi m'a prodigieusement agacée : elle ne s'est pas montrée à la hauteur du plan dans lequel elle avait un rôle à jouer. Elle avait pourtant toutes les clés en main, à la fois une certaine influence sur Roxane et tout pouvoir sur Bajazet ; mais elle a été incapable de se maîtriser, s'évanouissant au pire moment et laissant découvrir ainsi un message compromettant de son amant.
Face à eux et à leurs faiblesses, Roxane incarne la tyrannie faite femme ; elle voudrait convertir son pouvoir sur les vies en pouvoir sur les coeurs. Sa toute-puissance qu'elle tient d'Amurat, est éphémère et illusoire puisque son double-jeu sera percé à jour par le sultan qui va la manipuler et l'intégrer à sa vengeance…
Le grand vizir Acomat est le seul à rester lucide bien que ses calculs aient échoué à causes de passions amoureuses incontrôlables ; d'ailleurs, il sera le seul à tirer son épingle du jeu, ayant anticipé sa fuite avant le retour du sultan au cas où les évènements ne se seraient pas enchaîné comme prévu dans son plan.
Je retiens cependant comme clé de lecture le lieu emblématique et transgressif du sérail, symbole de l'enfermement qui illustre le pouvoir du sultan sur ses femmes, ses esclaves et ses serviteurs. C'est un espace clos et labyrinthique, où les portes sont fermées et ouvertes à la dérobée, où des chemins secrets conduisent à des endroits écartés mais où Roxane, en l'absence du sultan, règne en maitresse et où les hommes ne sont guère à leur aise.
La transgression vient de l'inhabituelle circulation masculine dans le gynécée. Depuis des mois, des messagers transitent entre Byzance, Babylone et le sérail ; les allées et venues fébriles n'épargnent pas le quartier réservé aux femmes et les appartements particuliers de la sultane.
Cependant la communication est complexe car il est impossible de se parler directement tandis que les rumeurs sont colportées et que la médiation dont est chargée Atalide est faussée par ses propres sentiments pour Bajazet.
Ces deux relectures de Bajazet ne m'ont pas convaincue… Je demeure peu captivée par cette valse-hésitation.

https://www.facebook.com/piratedespal/
https://www.instagram.com/la_pirate_des_pal/
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Cer45Rt
  13 avril 2019
Bajazet est la septième pièce de Jean Racine, suivant Bérénice et précédant Mithridate. On peut dire qu'elle confirme le génie du Maître. Conciliant un certain orientalisme avec un exceptionnel talent de construction d'intrigues, il a réussit encore une fois à m'enchanter. Mais quel Maître, quel auteur, bon sang !
Quel Maître de la construction d'intrigues, tellement habile dans la construction de ses intrigues !...
Une grande oeuvre, par un Maître du théâtre tragique et du théâtre tout court.
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AmyFarrah
  24 février 2021
J'ai lu cette pièce comme à mon habitude, en toute naïveté, sans me soucier de lire les nombreuses explications et documentations, me contentant de lire les notes de bas de page, très intéressantes d'ailleurs. J'ai ainsi appris que la loi ottomane autorisait le sultan au pouvoir à se "débarrasser" de ses frères, rivaux en puissance, en les faisant passer de vie à trépas sans autre forme de procès. Voilà qui a dû faire rêver les uns et frissonner les autres parmi les spectateurs royaux de cette pièce écrite par Racine et surfant sur la vague de l'engouement de l'époque pour les "turqueries". Ce n'est cependant pas une turquerie burlesque, imaginée selon des préjugés sur les ottomans, mais une pièce bien sérieuse et documentée, et surtout très bien construite. le triangle amoureux pourrait rappeler celui de "Phèdre" du même auteur mais l'intrigue est plus complexe, à la fois politique et passionnelle, et surtout pleine de suspense. Il y a également une terrible démonstration de la culture de la possession et du droit de vie et de mort des puissants sur ceux qui leur "appartiennent" : esclaves, serviteurs, ministres, ou personnes convoitées plus qu'aimées et qui se refusent ou se donnent avec réticence. C'est le cas de Bajazet, aimé d'Atalide et désiré par Roxane, favorite du sultan Amurat qui lui a donné le titre de sultane sans l'épouser. Roxane a donc pouvoir de vie ou de mort sur ce jeune frère qu'elle mettrait bien sur le trône et dans son lit à la place du sultan Amurat, parti guerroyer et dont on attend des nouvelles. Bajazet aime Atalide, mais son sort dépend de Roxane. Il ne peut y avoir de happy end, nous sommes bien dans une tragédie, un traquenard du destin à la fin sanglante. J'ai beaucoup aimé cette pièce, que j'aurais dû lire depuis des années car j'en avais entendu parler dans une interview télévisée de Sylvia Monfort et le titre m'était resté en tête. Je pense la relire et si par bonheur je mets la main sur le DVD de la pièce ce sera encore mieux. J'allais oublier.... la langue est très belle, c'est un régal à lire.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   22 juillet 2013
BAJAZET : Je ne vous dis plus rien. Cette lettre sincère
D'un malheureux amour contient tout le mystère ;
Vous savez un secret que, tout prêt à s'ouvrir,
Mon cœur a mille fois voulu vous découvrir.
J'aime, je le confesse, et devant que votre âme,
Prévenant mon espoir, m'eût déclaré sa flamme,
Déjà plein d'un amour dès l'enfance formé,
À tout autre désir mon cœur était fermé.
Vous me vîntes offrir et la vie et l'empire,
Et même votre amour, si j'ose vous le dire,
Consultant vos bienfaits, les crut, et sur leur foi,
De tous mes sentiments vous répondit pour moi.
Je connus votre erreur, mais que pouvais-je faire ?
Je vis en même temps qu'elle vous était chère.

Acte V, Scène IV, (v. 1489-1502).
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5Arabella5Arabella   31 octobre 2020
ROXANE
Dans son cœur ? Ah ! Crois-tu, quand il le voudrait bien,
Que si je perds l'espoir de régner dans le tien,
D'une si douce erreur si longtemps possédée,
Je puisse désormais souffrir une autre idée,
Ni que je vive enfin, si je ne vis pour toi ?
Je te donne, cruel, des armes contre moi,
Sans doute, et je devrais retenir ma faiblesse.
Tu vas en triompher. Oui, je te le confesse,
J'affectais à tes yeux une fausse fierté.
De toi dépend ma joie et ma félicité.
De ma sanglante mort ta mort sera suivie.
Quel fruit de tant de soins que j'ai pris pour ta vie ?
Tu soupires enfin, et sembles te troubler.
Achève, parle.
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CielvariableCielvariable   07 août 2013
ROXANE
Songez-vous que je tiens les portes du palais,
Que je puis vous l'ouvrir ou fermer pour jamais,
Que j'ai sur votre vie un empire suprême,
Que vous ne respirez qu'autant que je vous aime ?
Et sans ce même amour, qu'offensent vos refus,
Songez-vous, en un mot, que vous ne seriez plus ?
BAJAZET
Oui, je tiens tout de vous ; et j'avais lieu de croire
Que c'était pour vous-même une assez grande gloire,
En voyant devant moi tout l'empire à genoux,
De m'entendre avouer que je tiens tout de vous.
Je ne m'en défends point, ma bouche le confesse,
Et mon respect saura le confirmer sans cesse :
Je vous dois tout mon sang ; ma vie est votre bien.
Mais enfin voulez-vous...
ROXANE
Non, je ne veux plus rien.
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CielvariableCielvariable   07 août 2013
ATALIDE
Enfin, c' en est donc fait ; et par mes artifices,
Mes injustes soupçons, mes funestes caprices,
Je suis donc arrivée au douloureux moment
Où je vois par mon crime expirer mon amant.
N'était-ce pas assez, cruelle destinée,
Qu'à lui survivre, hélas ! je fusse condamnée ?
Et fallait-il encore que pour comble d'horreurs,
Je ne pusse imputer sa mort qu'à mes fureurs ?
Oui, c'est moi, cher amant, qui t'arrache la vie :
Roxane, ou le Sultan, ne te l'ont point ravie. (...)
Ah ! n 'ai-je eu de l'amour que pour t'assassiner ?
Mais c'en est trop. Il faut par un prompt sacrifice
Que ma fidèle main te venge et me punisse.
Vous, de qui j'ai troublé la gloire et le repos,
Héros qui deviez tous revivre en ce héros,Toi. mère malheureuse, et qui dès notre enfance
Me confias son coeur dans une autre espérance.
lnfortuné Vizir, amis désespérés,
Roxane, venez tous, contre moi conjurés,
Tourmenter à la fois une amante éperdue,
(Elle se tue.) Et prenez la vengeance enfin qui vous est due.
+ Lire la suite
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michfredmichfred   25 avril 2015
Roxane:
Mais dans quel souvenir me laissé−je égarer ?
Tu pleures, malheureuse ? Ah ! tu devais pleurer
Lorsque, d'un vain désir à ta perte poussée,
Tu conçus de le voir la première pensée.
Tu pleures ? et l'ingrat, tout prêt à te trahir,
Prépare les discours dont il veut t'éblouir ;
Pour plaire à ta rivale, il prend soin de sa vie.
Ah, traître ! tu mourras ! ... Quoi ? tu n'es point partie ?
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Vidéo de Jean Racine
L'auteur du "Chateau" sur l'Elysée pendant le mandat de François Hollande, de "Gerard, cinq années dans les pattes de Gérard Depardieu" publie une BD sur la place des artistes face au pouvoir dans laquelle, en pensant suivre Emmanuel Macron, il convoque le dramaturge du XVIIe siècle, Jean Racine. Son parcours, de dramaturge à historiographe du roi Louis XIV, lui rappelle un peu le sien et lui inspire une réflexion sur la place des courtisans. Il explique ici à Anne Douhaire comment il s'y est pris pour la dessiner.
Plus d'informations sur la BD : https://www.franceinter.fr/culture/bd-mathieu-sapin-et-sa-comedie-francaise-de-louis-xiv-a-emmanuel-macron-ou-l-eternel-theatre-politique et https://www.franceinter.fr/culture/mathieu-sapin-a-cotoyer-les-puissants-on-prend-le-risque-d-etre-instrumentalise-mais-on-peut-en-jouer
Plus de Leçons de dessin : https://www.youtube.com/playlist? list=PL43OynbWaTMLSUzMpmqwuKcJNbTeC5GhD
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Plus d'informations sur Mathieu Sapin : https://www.franceinter.fr/personnes/mathieu-sapin
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