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EAN : 9782344014752
320 pages
Éditeur : Glénat (08/06/2016)

Note moyenne : 4.42/5 (sur 125 notes)
Résumé :
Automne 1807. Un navire de Sa Majesté récupère au large du Siam un jeune naufragé qui ne se rappelle que de son prénom : Abel. Le garçon se lie rapidement d'amitié avec le premier officier, capitaine du navire depuis que le commandant s'est enfui avec le trésor du bord. Abel retourne ensuite en Angleterre où il loge dans l'auberge tenue par les trois filles déchues du fuyard. Alors que la mémoire lui revient peu à peu, il découvre quelque chose de profondément troub... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  16 décembre 2016
Juillet 1807, au large du Siam. Un jeune garçon est repêché des eaux par le premier officier de la frégate, L'Explorer, William Roberts. Visiblement, il ne se souvient plus de rien, si ce n'est son prénom, Abel. Comme L'Explorer ne pourrait atteindre les côtes anglaises avant plusieurs semaines, Abel se propose d'accompagner l'équipage. Il se révèle très vite être un très bon marin et permet même d'éviter une catastrophe lorsqu'un navire français, le Diane, l'attaque. Williams Roberts se prend d'affection pour le jeune garçon volontaire, intelligent et cordial qui le fascine. Il lui explique, d'ailleurs, que le capitaine de L'Explorer, Abel Reynolds Stevenson, a disparu, la veille de sa découverte, avec un trésor, tuant au passage les gardes du bateau. Fin octobre, L'Explorer rejoint enfin l'Angleterre. Williams et Abel décident de rendre visite aux trois filles du capitaine qui tiennent une auberge et pourront certainement héberger le jeune garçon. Helen, Heather et Harriet se prennent aussitôt d'affection pour Abel...
Présenté comme un opéra graphique en 4 actes, cet album nous fait voyager des îles au large du Siam à Plymouth, à bord de L'Explorer. L'on fait connaissance avec Abel, un jeune garçon de 15 ans qui a complètement perdu la mémoire mais dont certains souvenirs lui reviennent, tels des flashs. Autour de lui, une galerie de personnages absolument remarquables, que ce soit ce premier officier William Roberts, les trois filles du capitaine, toutes plus attachantes les unes que les autres, ou encore Rebecca, la maquerelle du Pillar avec qui Abel nouera une relation particulière et partagera la passion de la littérature et de la poésie. Ce récit d'aventures maritimes dense et épique est passionnant de bout en bout tant il réserve son lot de surprises, recèle aussi bien des moments tragiques que poétiques. D'une profonde humanité et d'une incroyable justesse, cet album, empli d'émotions, est une vraie réussite. Aussi bien sur le fond que sur la forme. En effet, le trait délicat, léger et élégant de Stefano Turconi magnifie ces aventures. Des visages expressifs, des décors somptueux, une mise en page raffinée, un trait tantôt esquissé ou ondulant, tantôt subtilement travaillé.
Un album émouvant, romantique et d'une rare subtilité...
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Bookycooky
  23 novembre 2016
Une BD d'inspiration anglo-saxonne, écrite et illustrée par un couple d'italiens, Teresa Radice et Stefano Turconi.
En 1807, Abel, un jeune garçon est sauvé au large du Siam, par un navire anglais "L'Explorer", dont le capitaine Stevenson vient de disparaître.Le premier officier Roberts est sous le charme de ce garçon intelligent et sensible, qui a perdu la mémoire mais semble connaître si bien la mer mais aussi beaucoup d'autres choses.....À leur retour à Plymouth, Roberts l'emmène avec lui à l'Albatross, l'auberge gérée par les trois filles du disparu Stevenson......pour cet "opera graphique" en quatre actes, je n'en dirais pas plus. Un sujet assez spécial, riche en poésie et musique, plein de rebondissements et de surprises.

J'ai adoré les dessins à la mine de plomb, tout en finesse, où les lignes semblent onduler, voler, donnant une impression de fluidité, de légèreté, de bonheur. Les femmes sont belles, mais les hommes,à part Roberts, Abel et Yasser ( un autre personnage) ne sont pas gâtés ,et comme c'est Stefano qui les a dessinés on ne peut parler de misandrie :).
J'ai adoré les cadres imparfaits des bandes dessinées, les pensées sur des petits billets éparpillés dans le décor, sur les vagues, les fleurs d'un couvre-lit....
J'ai adoré le texte bercé d'extraits des oeuvres de William Wordsworth, William Blake, Lord Byron et ceux de la Complainte du vieux marin de Samuel Taylor Coleridge, qui sert aussi de fil rouge au récit. 
J'ai adoré la fin, avec le magnifique poème de Pablo Neruda.

Un plaisir pour les yeux, un plaisir pour l'esprit, un plaisir pour le coeur....merci Ambages.
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TheWind
  22 mars 2017
Je rejoins tous les avis des membres de Babelio à ce jour : ce roman graphique est une petite merveille.
Merveille pour les yeux, joyeuse mélodie pour les oreilles, et divine poésie pour le coeur.
J'ai d'abord eu un petit mouvement de recul en l'ouvrant ne m'attendant pas à des dessins exclusivement en noir et blanc.
Et pourtant...
Les crayonnés et les esquisses de Stefano Turconi sont d'une fluidité et d'une finesse incroyables ! On pourrait croire à des ébauches mais tout est là : le mouvement, l'émotion, le calme et la tempête
Combien de fois mon regard fut happé par ces splendides frégates filant sur un océan vif et volontaire, dressant leurs mâts majestueux et leurs frêles voilures.
Plus besoin de couleurs pour créer l'émotion.Les traits à la mine de plomb, par un contraste saisissant, balayant les pages blanches, virevoltant en tout sens, s'insinuant fortement en certains endroits, suggérant à peine à d'autres, engendrent l'émotion.
Tout comme le texte, subtil et poétique...
Empruntant librement à William Wordsworth, à William Blake, à Shakespeare ou même encore à des passages de la Bible, les auteurs Radice et Turconi apportent à leur histoire lyrisme et profondeur.
C'est l'histoire d'Abel, qui a tout oublié de sa vie à la suite d'un naufrage au large du Siam. Il est recueilli par le navire de Sa Majesté. Bientôt il se lie d'amitié avec le premier officier devenu capitaine depuis que le commandant Stevenson s'est enfui emportant avec lui le trésor du navire. A terre, Abel fait la connaissance des filles de Stevenson et de Rebecca, la troublante tenancière d'un bordel de luxe. A leurs côtés, les souvenirs reviendront, entachés d'un mystère opaque et déroutant.
Et qu'en est-il du Port des Marins Perdus ? Ce dernier plane tout le long du roman comme une ombre menaçante, un autre mystère envoûtant, une brume épaisse à laquelle on ne peut résister...
Ah la la ! Ce roman graphique est sublime ! Oui ! Et j'ai surtout apprécié les passages lors desquels Abel voyageait. Les chants des marins, le vent dans les voiles, les caprices de la mer...
Et ces mots du commandant d'un navire de la compagnie des Indes, Nathan MC Leod, l'amant en titre de Rebecca, à propos de la mer :
«  Libre et infinie, cruelle et indifférente. Elle se suffit à elle-même et ne se préoccupe de rien.[...] Comment peut-on dire que l'on sait quelque chose de l'existence, si on ne l'a pas appris de la mer ? Il n'y a que sur la mer, qui ne connaît jamais la paix, que j'avais l'impression de trouver la paix. »
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Harioutz
  31 décembre 2018
Cette BD a été un vrai régal !
Le dessin en noir et blanc est très soigné, les traits fins rendent parfaitement bien à la fois les mouvements et les émotions. de plus, le soin apportés à tous les détails fait de chaque case, grande ou petite, une oeuvre d'art à elle seule.
Le rythme est soutenu, les rebondissements nombreux, et les personnages très attachants. Dès la lecture de la 4ème de couverture [ "Je m'appelle Abel. Abel Reynold Stevenson. Ex-capitaine de vaisseau de la marine. Je suis un voleur. Un assassin. Un traître. Et je suis mort" ], le lecteur est happé dans une course folle, et s'aventure dans un domaine peu exploré par la bande dessinée : la réincarnation.
Une excellente BD !
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Josephine2
  08 janvier 2017
Aujourd'hui j'ai été submergée par une émotion que j'ai très rarement ressentie dans ma vie, à la lecture de cette pépite qu'est « le Port des Marins Perdus ».
Je dois cette découverte à Bookycooky et à Ambages, Babeliotes à qui je rends grâce et que je remercie du fond du coeur, ainsi qu'à toute l'équipe de Babelio. Sans eux, c'est sûr je passais à côté de cette BD.
Rien que d'y repenser, l'émotion m'étreint, j'ai une boule dans la gorge et les larmes au bord des yeux. Une superbe découverte pour ce début d'année.
Vous en faire un résumé ne vous donnera pas idée du bouleversement qui m'a chaviré, mais vous donnera peut-être envie de le lire.
1807 – le Commandant de l'Explorer, Williams Roberts, découvre un jeune garçon échoué sur un bout de plage, au Siam. Ce jeune garçon ne se souvient que de son prénom, Abel. le Commandant lui propose de rester sur le bateau et de l'emmener en Angleterre après avoir rempli sa mission.
Après bien des péripéties et une fois de retour en Angleterre, le Commandant Williams l'emmène dans une auberge, tenue par les trois filles du précédent commandant, Abel Reynold Stevenson, qui s'est « vendu » aux espagnols et s'est envolé avec un trésor qui devait être rapatrié en Angleterre. D'autant plus, que le Cdt Williams est amoureux d'Helen.
Abel va devenir ami avec Helen, Heather, et Harriet. Il fera également connaissance avec Miss Rebecca Riordan, tenancière du Pillar To Post et du Capitaine Nathan Mc Leod. Qu'est-ce qui lie tous ces protagonistes ? Quelle est l'histoire d'Abel ?
Un livre plein de poésie, et un dessin très fin, avec des détails minutieux, splendide, en noir et blanc, qui vient illustrée cette histoire à merveille.
Eblouissant ! Qu'ajouter de plus ?
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critiques presse (5)
BDGest   19 juillet 2016
Aventure au long cours qui entraîne le lecteur au-delà de la ligne d’horizon tracée par son imagination, Le port des marins perdus est de ces belles et rares histoires, élaborées avec soin et attention.
Lire la critique sur le site : BDGest
Lexpress   06 juillet 2016
Roman graphique puissant et onirique, au crayonné sublime, Le Port des marins perdus, de Teresa Radice et Stefano Turconi, happe le lecteur au long d'aventures maritimes.
Lire la critique sur le site : Lexpress
BoDoi   01 juillet 2016
Une histoire de grands sentiments et d’aventures maritimes, soutenu par un contexte surnaturel.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Telerama   22 juin 2016
Une oeuvre au crayon, forte et délicate comme les rêves.
Lire la critique sur le site : Telerama
Auracan   20 juin 2016
À lire instamment pour tout amateur d’aventures qui se respecte !
Lire la critique sur le site : Auracan
Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   12 septembre 2016
Certains réapparaissent là où ils s'en sont allés, d'autres... autre part. Certains ont gardés l'aspect qu'ils avaient avant le départ, d'autres ont changé de visage, d'existence. Vieillis ou rajeunis de plusieurs décennies. Il y a ceux qui restent longtemps, et d'autres quelques heures seulement. Ceux qui ont la mémoire du passé et ceux qui, au contraire, ne se souviennent de rien. Nul ne sait pourquoi. S'il y a un sens à tout cela, il n'est pas immédiatement perceptible. Tous n'ont d'autre choix que de faire au mieux pour profiter de la seconde chance qui leur a été donnée, afin de découvrir pourquoi on la leur a donnée, et dans quel but. Ils ne se distinguent pas des vivants... Ils ne soupçonnent rien, mais nous savons nous reconnaître. 
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marina53marina53   16 décembre 2016
Comment peut-on dire que l'on sait quelque chose de l'existence, si on l'a pas appris de la mer ? Il n'y a que sur la mer, qui ne connaît jamais la paix que j'avais l'impression de trouver la paix. Sur cette immensité liquide, les malheurs des hommes sont éphémères et insignifiants... La mer se fiche de nos attentes quand elle déferle sur les navires et les dévastent. Elle n'entend pas nos prières quand elle nous entraîne dans les profondeurs et nous garde, nous privant d'un nom... et d'une sépulture.
+ Lire la suite
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Blandine54Blandine54   28 mars 2018
Je pensais à la mer.
Libre et infinie, cruelle et indifférente. Elle se suffit à elle-même et ne se préoccupe de rien.
Durant toutes ces années, j'ai toujours désiré lui ressembler, vivre et penser comme elle. Aller à la dérive, me laisser porter, sans buts qui puissent me perturber s'ils ne devaient pas être atteints...
[...]
Sur cette immensité liquide, les malheurs des hommes sont éphémères et insignifiants... Je voulais être ainsi, moi aussi. Étranger aux concepts de péché et de culpabilité, de salut et de perdition, de vérité et de mensonge.
Le mer se fiche de nos attentes quand elle déferle sur les navire et les dévastent. Elle n'entend pas nos prières quand elle nous entraîne dans les profondeurs et nous garde, nous privant d'un nom... et d'une sépulture.
+ Lire la suite
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boudiccaboudicca   30 août 2016
On l'appelle le port des marins perdus. Il apparaît et disparaît dans la brume, mais il n'est pas donné à tout le monde de le voir. Ceux qui l'ont atteint ne sont jamais revenus pour en parler. Parce que ce n'est pas toi qui choisis d'entrer dans le port, c'est le port qui te choisit.
Commenter  J’apprécie          250
SirennaSirenna   11 septembre 2017
On l'appelle le port des marins perdus. Il apparaît et disparaît dans la brume, mais il n'est pas donné à tout le monde de le voir. Ceux qui l'ont atteint ne sont jamais revenus pour en parler. Parce que ce n'est pas toi qui choisis d'entrer dans le port, c'est le port qui te choisit.
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