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EAN : 9782237000367
268 pages
Éditeur : Au Sans Pareil (30/11/-1)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 209 notes)
Résumé :
Le diable au corps

Le premier roman d’un écrivain mort à vingt ans et l’un des plus beaux rôles de Gérard Philipe. En 1918, un lycéen, François (prénom uniquement usité dans le film), s’éprend d’une jeune femme, Marthe, dont le fiancé, Jacques, est au front. L’amour fou, absolu, malgré tout et contre tous, voisins ricaneurs ou parents désemparés. Mais aussi, très vite, l’anxiété, la cruauté inconsciente, l’impossibilité pour un enfant de vivre une ave... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Tandarica
  20 avril 2018
Ma situation est, pour citer l'auteur lui-même la suivante : "ce qui est trop simple à dire, on n'arrive pas à l'énoncer clairement". Je devrais donc vous annoncer, sans plus tarder, mon plaisir de lecture, malgré un rythme de la narration qui ralentit par moments. Je suis arrivé(e) à cette lecture grâce à un auteur roumain de la même époque, Anton Holban. Celui-ci, dans sa nouvelle "Prélude sentimental", non encore traduite en français à ma connaissance, explore les ressorts et les paradoxes de l'amour. Son narrateur affirme n'avoir ressenti le bonheur parfait qu'à l'écoute du quartet Op. n°127 de Beethoven, mais surtout il offre à son amoureuse le Bal du Comte d'Orgel qu'il qualifie de "livre subtil, écrit probablement sous l'obsession de Dominique". L'histoire des "sentiments interdits" (le syntagme revient plusieurs fois dans le roman) entre Mahaut (Mme. d'Orgel) et François de Séryeuse est, en effet, une fine analyse psychologique écrite en un style sobre je dirais, mais d'époque. le charme est désuet, mais il opère, comme ce "charme slave", la seule chose dont peut encore se vanter le prince Naroumof.
Je cite encore un passage sur l'idée de bonheur (parfait ?) : "François de Séryeuse se laissait porter par la sérénité des lieux, comme le nageur qui fait la planche. Tout ne s'attachait-il pas à lui donner des leçons de calme ?"
Cela me fait penser aussi à l'image de fin du film de Mathieu Almaric, "Le stade de Wimbledon" (1997) où, Jeanne Balibar, si je ne m'abuse, fait la planche. Il ne me reste naturellement plus à présent qu'à me plonger dans la lecture du "Diable au corps".
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SophiePatchouli
  14 mars 2016
Livre de mon adolescence. Marquant par la passion qui s'y joue ! Une belle écriture, une ambiance comme on les aime à l'âge des "bocks et de la limonade", ce livre a fait partie d'une longue série de romans d'amour fous que je lisais alors : Roméo et Juliette, le diable amoureux, la morte amoureuse, Tristan et Iseult, le grand Meaulnes... et a laissé une marque indélébile sur mon coeur.
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Vinibay
  26 avril 2020
Un livre lu lorsque j'étais jeune et dont je ne gardais qu'un très lointain souvenir, il me semblait avoir aimé cette lecture. Aujourd'hui, à l'âge adulte, ma lecture en est forcément différente.
La critique serait facile : un héros méprisable bouffi d'orgueil, arrogant pas même condescendant. Un tyran qui se plaît à malmener celle qu'il aime, mais l'aime-t-il vraiment? le narrateur, s'il n'est pas l'auteur, lui ressemble par certains aspects : sa jeunesse, sa précocité, aussi est-il tentant de faire l'amalgame mais là encore ce serait tomber dans la facilité. Et puis c'était une autre époque, bien différente de la nôtre alors en faire la critique sans mesurer cet aspect serait une erreur.
Quoiqu'il en soit, il en ressort un récit plutôt froid, presqu' analytique, d'une relation vouée dès le départ à l'échec entre un adolescent qui, bien que précoce, n'en est pas moins perdu dans un âge où les questions sont plus nombreuses que les réponses et une jeune femme d'éducation bourgeoise, fraîchement mariée, d'une naïveté qui devait être la norme à cette époque. Je l'ai lu ce livre vite, ne l'ai pas détesté mais ne l'ai pas aimé non plus. Je n'en ai retiré aucune émotion particulière et c'est bien là que le bât blesse : ne rien ressentir lors d'une lecture...
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Moob
  28 novembre 2012
L'approche amoureuse d'un ado de 16 ans pour une femme fraîchement mariée à un militaire parti à la guerre... c'est plein d'interrogations et de contradictions typiques de cet âge où naît et se construit l'identité masculine dans son contexte familiale. Passionnant !
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angeliquethomas31
  11 octobre 2019
Ces deux textes de Raymond Radiguet sont tout simplement superbes! L'écriture est soignée et délicate.
Deux belles histoires d'amour. Dans la première (Le Diable au Corps), nous rencontrons un jeune narrateur épris de Marthe, jeune épouse dont le mari est au front. À travers leur relation, on ressent toutes les incertitudes et contradictions de l'amour chez les adolescents.
Dans la deuxième (le Bal du Comte d'Orgel), les non-dits, sous-entendus contribuent à rendre la relation amoureuse de François et Mahaut très touchante.
J'ai particulièrement aimé tous les codes de la bonne société parfois nobles et souvent ridicules.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   24 août 2015
Au fantastique de cette maison du crime, sur le toit de laquelle se promenait, comme sur un pont de navire pavoisé, une femme aux cheveux flottants, contribuait beaucoup la voix de cette femme : inhumaine, gutturale, d'une douceur qui donnait la chair de poule.
Les pompiers d'une petite commune étant des " volontaires ", ils s'occupent tout le jour d'autre chose que de pompes. C'est le laitier, le pâtissier, le serrurier, qui, leur travail fini, viendront éteindre l'incendie, s'il ne s'est pas éteint de lui-même. Dès la mobilisation, nos pompiers formèrent en outre une sorte de milice mystérieuse faisant des patrouilles, des manœuvres et des rondes de nuit. Ces braves arrivèrent enfin et fendirent la foule.

LE DIABLE AU CORPS.
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zabeth55zabeth55   26 avril 2013
Si la jeunesse est niaise, c’est faute d’avoir été paresseuse. Ce qui infirme nos systèmes d’éducation, c’est qu’ils s’adressent aux médiocres, à cause du nombre. Pour un esprit en marche, la paresse n’existe pas. Je n’ai jamais plus appris que dans ces longues journées qui, pour un témoin, eussent semblé vides, et où j’observais mon cœur novice comme un parvenu observe ses gestes à table.
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TandaricaTandarica   19 avril 2018
[...] pas une seconde la pensée ne l'effleura que Mrs Wayne pouvait disposer, pour le fatiguer, d'autres moyens que sa conversation.
(Le Bal du Comte d'Orgel)
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SophiePatchouliSophiePatchouli   15 mai 2015
Le bal du comte d'Orgel

Hortense ! Dit-il à Mahaut, nous ne pouvons laisser Hortense ainsi !
C'est sa voiture qui est en panne.
Sous le bec de gaz en robe du soir, un diadème sur la tête,
la princesse d’Austerlitz dirigeait les travaux de son mécanicien,
riait, apostrophait la foule. Elle était accompagnée d'une dame de la colonie
américaine, Mrs Wayne qui jouissait d'une grande réputation de beauté.
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Videos de Raymond Radiguet (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Raymond Radiguet
Raymond RADIGUET – Qui est-il ? (Club d'Essai, 1946) L’émission « Un homme, une œuvre », par Pierre Dumayet, diffusée le 24 octobre 1946 sur la radio parisienne du Club d'Essai. Présences : Jean Aurenche, Henri Sauguet, Suzanne Peignot et Adrian Miatlev. Lecture : Marguerite Cassan.
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