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ISBN : 2953907718
Éditeur : Galimatias (01/01/2014)

Note moyenne : 4.71/5 (sur 7 notes)
Résumé :
« Le premier recueil de poésettes jamais publié »

De nos jours, la poésie n’est plus la Reine des genres littéraires mais une sorte de bibelot qu’on ne montre plus aux invités car moche ou désuet. Après avoir observé ce phénomène de désamour flagrant dans les cours ou les ateliers d’écriture qu’il conduit, l’auteur, Radu Bata, a essayé de réconcilier ses étudiants avec l’exercice poétique en proposant des « poésettes * = des poèmes sans prise de tête ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Yzou
  01 juillet 2014
Ces 103 poésettes, annoncées comme « 103 ressorts dans un matelas de nuages sur lequel compter les moutons de la couette, les euphories oubliées ou les souvenirs bleus du futur » ont immédiatement attiré mon attention lors du dernier Masse Critique. Je remercie Babelio et les éditions Galimatias de m'avoir sélectionnée pour cet ouvrage.
Et quelle belle surprise !
Ahh, jouer avec la langue française est un de mes passe-temps favori, et on dirait bien que c'est également celui de Radu Bata, l'auteur de cet ouvrage. Remettant la poésie au goût du jour, il nous offre ici 103 « poésettes » - définies comme « une déclinaison nécessaire, un peu plus en accord avec le temps, les générations zapping et les nouveaux rapports qui nous lient à l'écrit » - pour réconcilier ses étudiants, et l'humain en général, avec la poésie et l'amour des mots. Je ne tiens jamais longtemps en lisant de la poésie, mais ces poésettes font un effet de chouquettes sous la langue : on en redemande juste une petite, avant de passer encore à une autre…
le format de l'ouvrage est pratique, s'emporte partout et la couverture représentant une femme-alambic est une chouette idée. La poésette, de deux pages maximum, permet une lecture rapide – à l'image d'une génération de zappeurs – et il est ainsi aisé d'en picorer une dans les transports en commun, ou juste avant de s'endormir. Construites avec un champ lexical du temps et du ciel (comprenant beaucoup de « nuages »), elles sont une ode à la rêverie et à l'échappée belle le temps d'une lecture.
Et double surprise que de découvrir cette petite maison d'édition indépendante dont le discours est : « Car les livres ne sont pas que des produits formatés et les lecteurs ne sont pas que des consommateurs. L'écriture demeure une petite alchimie personnelle, elle n'est pas calcul d'apothicaire. » Les éditions Galimatias, qui habitent à une dizaine de km de chez moi, n'en sont qu'à leur début et je leur souhaite une longue vie en ces temps périlleux où il est bon de croire encore à la place de l'écrit et de l'amour des mots !
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Coccinelle2
  03 août 2014
Le philtre des nuages et autres ivresses est un recueil de 104 « poésettes », la poésette étant « un poème sans prise de tête ».
L'auteur y parle avec dérision du monde, de la vie, de l'amour, de Dieu, des saisons, des réseaux sociaux, des relations entre les gens... Il aime les métaphores, les nuages et les astres.
Ses poésettes originales et décalées sont courtes (quatre vers) ou plus longues (deux pages) mais, dans tous les cas, on sent que l'auteur s'amuse ; son humour est parfois absurde, et pas seulement lorsqu'il cite des personnalités roumaines (littéraires, sportives).
« derrière les mots il y a un mystère
prêt à aveugler la lumière
parfois il suffit de se pencher
pour en saisir l'abyssal secret »
(extrait de le silence des mots, page 40).
Radu Bata est inspiré, inventif, il joue avec les mots et il aime le silence alors chut... Lisons simplement ses poésettes !
« pour avoir longtemps appris
à parler avec les gens
j'enseigne
aujourd'hui
le silence »
(Devoir de reconnaissance, page 36).
J'ai passé un bon moment de lecture mais j'avoue que parfois, le poète étant dans son monde, je n'ai pas tout compris... Une relecture s'imposera donc mais en attendant, voici trois extraits qui m'ont particulièrement plu.
Lien : http://laculturesepartage.ov..
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Livreur
  05 novembre 2014
Des poèmes courts comme de jolies vignettes, comme de petites ivresses.
De l'humour et de l'amour, un inventaire aérien de nos maux quotidiens qui ne tombe jamais dans la légèreté.
Les nuages sont en coton doux, le plaisir de lecture aussi.
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FaBmNrD
  05 juillet 2014
Livre reçu et lu dans le cadre de l'opération Masse Critique. Merci à Babelio et les éditions Galimatias pour cette belle découverte !
Avec le philtre des nuages, embarquez pour un recueil de lecture de poésie contemporaine assez déconcertante.
Bien sur, comme tout recueil, il y a des hauts et des bas, mais de nombreuses pièces méritent le détour.
Radu Bata joue avec les mots et les expressions avec virtuosité et propose quelques poèmes très justes de critiques sociales.
Une belle découverte et un auteur à suivre !
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PANAITENFRANCE
  04 novembre 2014
Que dire de plus si ce n'est qu'on manque assez souvent de poésie dans la vie pour encore s'en priver dans la littérature...
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critiques presse (1)
Actualitte   18 juin 2014
Radu Bata est un Prince du Motordu lyrique qui se moque en douceur de nos crève-cœur et les pense/panse par des « poésettes ».
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
FaBmNrDFaBmNrD   05 juillet 2014
j'ai cherché l'amour sur tous les méridiens
du flux danubien au cirque parnassien
au fin fond de Rangoon de la brousse africaine
dans les venelles de La Paz et les faubourgs d'Athènes
les arrondissements de Paris les malls des Etats-Unis
sur les aires d'autoroute les plages de la mer Noire
sur l'ile de Tasmanie dans la vallée de la Loire
je l'ai cherché avec les jumelles la loupe la bougie
la lampe frontale
dans le vertige des peaux brûlantes dans la folie du village global
je me suis tué mille fois dans une foule de relations
il me jouait toujours des tours de perfide Albion

chaque fois que je pensais l'attraper il me faussait compagnie
quand je croyais le voir rue de l'Union il fuyait
rue de l'Indépendance
quand je pensais le voir place de la Concorde il courait
Place de la Liberté
quand je l'approchais au Pays du Soleil Levant il se couchait
au Pays des Merveilles
quand enfin je le coinçais dans la chaleur de l'Equateur
il partait comme un missile se rafraîchir au Cercle Polaire

chaque fois que j'imaginais tenir l'amour il me glissait
entre les doigts
j'ai vérifié pendant des mois ses 248 000 000 occurences
sur google il n'y en avait aucune pour moi
et puis ce dimanche nuit le dictionnaire des ombres m'a appris
qu'on ne disait plus jamais amour de toi
que les humains ne savent plus dire qu'amour de soi.
+ Lire la suite
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YzouYzou   05 juin 2014
Se payer la tête du pôle monétaire

il est encore temps
de tout prendre en dérision
les hommes et les gouttes de pluie
les femmes et les flocons de neige

il est sain de rire des étoiles du marché
des plans à trois des astres du Top 50
des solos de guitare de la lune
des plans d'épargne de l'arc-en-ciel

on peut même prendre en ballon le globe
les ambitions du soleil
et les sourires niais de l'univers
tant qu'on y est

mais il ne faut jamais
se moquer des nuages
des nuages
qui nous habitent
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CristinaHCristinaH   01 juillet 2014
Cristina Hermeziu chronique Radu Bata

Il cuisine les mots au feu follet du lyrisme impertinent et on découvre que le plat (politiquement correct) de nos vies ne se mange pas toujours froid. Dans ses poèmes d'amour Radu Bata frôle la grâce d'un Boris Vian ou d'un Charles Trenet qui traduit Rimbaud ou Verlaine en langue jazzy.

http://www.actualitte.com/critiques/radu-bata-feu-d-artifice-dans-l-angle-mort-de-la-langue-2421.htm
+ Lire la suite
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YzouYzou   05 juin 2014
Sous les feux nourris de la nuit

avancer vaillamment dans l'année
comme un hippopotame sur la pointe des pieds

traverser le corps de la semaine
comme une petite poupée de porcelaine

marcher sur le fil du soir
comme une lumière sur une balançoire
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YzouYzou   05 juin 2014
Mimétisme

le chat
est entré
dans la clepsydre
et le temps
a miaulé
deux fois

depuis
dans le sable
de la litière
les filles de la plage
donnent l'heure de l'amour
avec des moustaches
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