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ISBN : 2264053194
Éditeur : 10-18 (01/09/2011)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 648 notes)
Résumé :
Trois frères que tout sépare se retrouvent dans la ferme familiale à la mort de leur mère.

Tous sont confrontés à un moment de leur vie où ils doivent faire un choix important. Tor, l'aîné, doit se décider: poursuivre son élevage de porcs ou laisser sa fille reprendre la ferme et quitter alors sa vie d'assistante vétérinaire à Oslo. Que va devenir la ferme des Neshov? Arriveront-ils à surmonter leur différence pour recréer des liens familiaux mis à r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (85) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
  15 décembre 2016
GRRrrrr , je viens de constater .... ils m'ont retiré l'insigne Littérature du Grand Nord !! Heureusement, il me reste encore pas mal de cartouches en stock dont Anne B. Ragde et sa saga Neshow, avec cette suite sortie de la terre des mensonges .... Ce n'est pas Que pour me réchauffer sur ces terres enneigées, mes applaudissements pour cet ouvrage réussi clap clap clap et Clap :-)
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mesrives
  20 septembre 2016
Le jour se lève sur la ferme des Neshov alors qu'il y a quelques jours à peine le voile s'était levé sur les secrets de la famille, dans La terre des mensonges, après le décès de la mère .
Les langues se sont déliées, elles ont parlé.
La famille s'est retrouvée, et il a été promis de renouer les liens..
Le temps de la réconciliation semble venu et avec lui celui des changements et des chamboulements.
Torunn est le catalyseur de toutes les espérances et attentes des membres de la famille Neshov .
Torunn (fille de Tor et Cissi) s'éveille :
« Elle ne connaissait pas son père. En fait, elle ne savait pas qui il était. (...) C'était une histoire dont elle n'avait jamais fait partie et au beau milieu de laquelle elle se trouvait soudain plongée. Mais, aujourd'hui, elle allait partir et se reconnecter à sa propre histoire. »
Partir et se reconnecter à sa propre histoire .
C'est ce que vont faire aussi les autres membres de la famille, notamment ses oncles :
Margido, l'oncle croyant et célibataire qui retourne à son entreprise de pompes funèbres,
Erlend et son compagnon, journaliste qui eux s'envolent pour Copenhague, replonger dans leur vie de citadins et de grand standing.
Seuls son père Tor et le vieux Tormod restent à Bynes près de Vaernes sur l'exploitation familiale.
Tor car il est le nouveau maître des lieux (en tant que patron et propriétaire de l'élevage de porcs) et Tormod car il y est lié depuis trop longtemps, presque emmuré.
Dans ce second volet de la trilogie, les déplacements physiques correspondent aux cheminements
psychologiques des protagonistes.
Chacun à leur façon, ils vont réagir aux flux de la vie qui n'est pas un long fleuve tranquille.
Tour à tour poussés dans des retranchements ou au contraire ouvrant les yeux et s'ouvrant au monde pour accepter les différences .
Beaucoup de pleurs et de larmes pour les protagonistes dans cet opus.
Mais on sourit, on s'épanche, s'émeut grâce au talent d'Anne.B Ragde, on collecte même quelques petits tuyaux culinaires pour organiser des apéritifs dînatoires ou se faire plaisir.
On trouve aussi une réflexion sur la transmission,la filiation, la paternité et les responsabilités qu'elles devraient engendrées ou engendrent.
Que ce soit dans la description du monde rural norvégien avec le travail quotidien d'une ferme tourné vers l'élevage ou la description du milieu urbain danois à travers les activités d'un décorateur et d'un journaliste , j'adore le réalisme de Anne B. Ragde car il renforce le contraste entre les conditions, les mode de vie et le confort matériel des protagonistes le rendant encore plus saisissant.
Jusqu'à quel point Torunn pourra-t-elle tenir ses promesses ?
Avec La ferme des Neshov Anne B. Ragde nous tient en haleine jusqu'au au bout avec un final sur et dans la paille.
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gouelan
  13 janvier 2017
Tor a bien du mal à s'en sortir avec son petit élevage de porcs. La ferme est délabrée et les finances ne suivent plus. Seul avec celui qu'il appelle toujours père, parce que le passé ne peut pas s'effacer si facilement, il s'enfonce dans l'angoisse et la solitude. Taciturne, il ne sait pas trouver les mots pour dire ce qui le ronge, même lorsque sa fille Torunn lui tend les bras.
Il nous fait de la peine, ce petit paysan qui aime tant ses porcs. Avec le vieux, ils se rendent malheureux tous les deux, par habitude, par ignorance des gestes et des mots qui font du bien. Comme si c'était trop tard pour apprendre.
Chacun pourtant, dans la famille Neshov, tente de faire un pas vers l'autre. Des gestes et des paroles parfois maladroits, empreints cependant de tendresse et d'humour. Cette famille troublée par son passé doit se reconstruire, il lui faut du temps, de la patience. Il faut apprendre à se connaître enfin, à avancer chacun dans la même direction. C'est difficile, car Tor, Margido et Erlend mènent des vies tellement différentes.
La ferme les relie. Mais cette ferme est malade, elle a besoin de soins. Ensemble, avec Torunn, ils pourraient la faire revivre, lui redonner un bel éclat, la recadrer dans ce paysage austère mais si beau. Chacun y trouverait sa place, même le vieux si longtemps oublié.
Un second tome qui prend son temps. Le temps de la peine qui doit s'écouler, du mensonge qu'il faut accepter et pardonner, de trouver le chemin qui pourrait les rapprocher, les réconforter. Et le temps aussi pour nous lecteur de savourer ces moments du quotidien, comme si on y était.
Une immersion dans une vie paysanne si simple, si triste aussi. On aurait envie de les secouer, Tor et le vieux, de leur ouvrir les yeux, de les mettre sous la douche aussi, de décrotter leur vie figée dans le silence et la routine. Mais pas qu'eux. Chacun a sa part de responsabilités dans ce drame qui couve.
La suite dans le tome 3.
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Crossroads
  16 novembre 2013
Un second roman passionnant qui laisse la porte ouverte à tous les scénarios possibles dans un ultime volet qui clôturera cette trilogie que l'on pressent déjà comme incontournable...
Les personnages sont désormais posés . le lecteur se retrouve en pays de connaissance dans un univers tristounet au possible . Pour les cotillons et les lancers de riz dans la tronche , une certaine patience s'annonce de rigueur .
L'autoritaire matriarche du clan Neshov n'est plus . Un triste événement qui aura eu pour seul effet positif de réunir une fratrie soudée comme les un doigt de la main d'un manchot et de révéler au grand jour un terrible secret familial .
Chacun reprend désormais sa route mais les mentalités ont changé . Les inimitiés existantes semblent beaucoup moins vives . Il est peut-être enfin temps de faire table rase du passé pour enfin se retrouver .
Rien d'exceptionnel à déclarer si ce n'est cette faculté rare que possède l'auteure à magnifier la routine journalière et sublimer des personnages familiers dans leur quotidien et leur rapport aux autres . le terreau est fertile . Quatre trajectoires , quatre modes de vie dissemblables .
Ils se retrouvent tous à la croisée des chemins . Certains à la veille d'immenses bonheurs , d'autres en passe de baisser les bras définitivement .
Contrairement au premier opus , l'on sent un véritable changement général de caractère s'opérer et la volonté désormais affichée de s'affirmer comme membre à part entière de cette lignée Neshov si contrastée . Tendre la main à son frangin n'est désormais plus inenvisageable . le pardon semble faire son p'tit bonhomme de chemin .
Si l'auteure évoque équitablement ces quatre univers si distincts , elle les cloisonne encore , réservant très certainement leur fusion dans un final très attendu !
La ferme des Neshov : l'amour n'est pas forcément dans le pré...
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viou1108
  01 juin 2013
Au moment d'entamer le 2ème volume d'une saga, quelle qu'elle soit, et quand on a aimé le 1er volet, la gourmandise se teinte d'appréhension, on se demande si on va retrouver le même plaisir de lecture, on craint que l'auteur ne s'essouffle sur la longueur. Foin de déception ici ; non seulement c'est aussi bien, mais je dirais même plus, c'est encore mieux !
Pourtant, pas de grande nouveauté, de changement de rythme ou de style par rapport à « la Terre des mensonges ». Au contraire, on prend les mêmes et on continue. Après l'enterrement d'Anna et les révélations du repas de Noël à la ferme, tout ce petit monde semble avoir encaissé le choc. Lentement, les choses reprennent leur place et leur cours, et tout va même pour le mieux dans le meilleur des mondes. Erlend et Krumme sont plus amoureux que jamais, Torunn a rencontré l'homme de sa vie, même Margido a un rendez-vous galant ; Tor, à la ferme, a retrouvé ses porcs et a fini par s'habituer à l'aide-ménagère qu'on lui a collé dans les pattes contre son gré. Cerise sur le gâteau : les relations autrefois tendues entre les trois frères paraissent même se réchauffer peu à peu.
Mais évidemment, c'est alors que chacun semble sur la voie d'une certaine sérénité qu'on se dit que, forcément, ça ne va pas durer. Et de fait, bien vite Torunn déchante quant à son Romeo et doit se coltiner sa propre mère qui vient de se faire larguer, Krumme veut un enfant mais pas Erlend, Margido est pris de remords mystiques, et Tor se blesse gravement à la jambe.
On avance tout doucement vers le drame qui clôturera ce 2ème livre, et ce qui est remarquable, c'est que l'écriture est diabolique de simplicité : pas de rebondissements extravagants, pas de suspense insoutenable ni de phrases en suspension pour alimenter le mystère, mais un flot de détails de la vie quotidienne, de descriptions minutieuses des activités de chacun. Rien que de l'anodin, et paradoxalement, on s'attend à une catastrophe à chaque page tournée. On ne comprend pas pourquoi, mais la tension ne cesse de monter, alors même que les personnages, attachants, ne font que s'agiter dans leur train-train banal. Ajoutez à ça de l'humour, des sentiments (mais pas de sentimentalisme pleurnichard), et des émotions, et vous conclurez comme moi que Madame Ragde a bien du talent.
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critiques presse (1)
Lexpress   05 octobre 2011
La ferme des Neshov est le deuxième volet de la Trilogie des Neshov, la série norvégienne d'Anne B Ragde. […] D'un personnage à l'autre, Anne Ragde rameute tous les secrets d'une famille en perdition, au fil d'un récit merveilleusement pudique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
mesrivesmesrives   16 septembre 2016
Elle posa la main sur sa braguette, il ne bougea pas. Il voulut reprendre son verre, mais pensa qu'il ne parviendrait pas à le soulever.
- Vous voilà  enfin ! Murmura-t-elle?
Il comprit ce qu'elle voulait dire, il palpitait, il était cloué sur place, il n'en sortirait pas vivant. D'un autre côté, qu'importait sa vie entière ? La main de Selma lui faisait l'effet de la soie, malgré plusieurs autres couches, son slip et son pantalon. Il écarta les genoux, il n'avait plus la place de les garder serrés, et il se renversa en arrière sur le sofa, toutes ses forces l'avaient quitté. Allait-il s'évanouir ? Son coeur allait-il s'arrêter de battre ? Il était toujours sourd, la musique avait disparu, son corps se résumait à son bas-ventre. La robe était en velours, il avait l'impression d'avoir sur lui un animal à la fourrure mouillée, il ne savait pas comment c'était, au fond, mais il pensait que c'était comme ça, une loutre mouillée par exemple. Il ferma les yeux et fut lentement empreint d'un profond recueillement, était-ce ainsi que ce devait être ? Il ouvrit les yeux, elle était assise sur ses genoux, son décolleté avait pris beaucoup d'ampleur, au point de disparaître, il n'y avait plus que ses seins. Le téton de l'un d'eux était comme un raisin sec entre ses lèvres, avec un léger goût de sel.
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AelaAela   21 janvier 2011
Page 80 tome 1 : Bientôt vieux, quarante ans dans trois mois ; qu’aurait-il fait s’il n’avait pas rencontré Krumme ? Déjà quand on atteignait la trentaine en tant qu’homo solitaire , on devenait aisément pathétique. Ca faisait pas mal de temps qu’il aurait pu être un homo pathétique à tout jamais. Grâce au ciel il avait lié connaissance avec Krumme alors qu’il courait sur ses trente ans. Mais il avait beau avoir Krumme, il ne se faisait pas à l’idée d’être quadragénaire. Il était grand temps de commencer à mentir sur son âge.
Tous ces trucs dont les homos dépendaient maintenant, la liposuccion, le lifting et l’éternel solarium, lui donnaient le vertige… Le look était essentiel pour les homos à Copenhague …
Page 281 tome 1 : « D’ailleurs tu n’as pas l’air du genre à te suicider. Je suis fin psychologue. C’est le cas de presque tous les homos. On a une vision radioscopique de l’âme humaine. Sans doute parce qu’on est si sensible au langage du corps, qu’on comprend à demi-mot les sous-entendus. »
Page 109 Beaucoup de couples homosexuels se donnaient carte blanche pour avoir de brefs rapports avec des hommes rencontrés au hasard au café ou au sauna, et ne considéraient pas cela comme des infidélités. C’était différent pour Krumme et lui
Page 317 tome 2
Les hormones se transforment. Tout est une question d’hormones quand il s’agit des femmes, c’est pour ça qu’on est infiniment mieux ensemble, nous deux.



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CrossroadsCrossroads   14 novembre 2013
- Je crois que vous aurez bien besoin d'un cognac pour arroser cet expresso . Je vais en chercher un . Cadeau de la maison .
- Mais il n'est que deux heures , dit Erlend .
- Il est sûrement neuf heures du soir quelque part .
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AproposdelivresAproposdelivres   02 octobre 2014
Le grand-père était assis devant une tasse sans soucoupe, des miettes sur la table et sur les genoux – elle lui avait donné une part de gâteau fourré aux amandes. Il portait son dentier, en haut comme en bas, la télé était éteinte, elle jeta un rapide coup d'œil aux plantes vertes sur le rebord de la fenêtre, celles qu'Erlend avait achetées, et fut intimement persuadée qu'elles seraient crevées d'ici quinze jours. Ou bien complètement desséchées, ou bien trop arrosées. Elle était également persuadée qu'il ne se raserait pas avant longtemps. Ni ne changerait de caleçon. Comment vont-ils se débrouiller ? se demanda-t-elle. Et moi qui m'en vais. Mais elle pensa aussitôt qu'Erlend aussi s'en allait, et il était quand même plus proche d'eux, pour autant qu'on puisse établir une telle hiérarchie. Erlend était le frère cadet, elle était la fille : qui des deux devait avoir davantage mauvaise conscience ? Mais Margido habitait de l'autre côté de la colline, à lui maintenant de venir en aide à sa famille à Neshov ! Il y serait obligé, en tant que frère. La question était de savoir comment il pourrait s'y prendre et si Tor le laisserait faire, alors qu'il s'était tenu à l'écart de la ferme pendant sept ans.
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viou1108viou1108   26 mai 2013
Il réfléchit à la question que Krumme lui avait posée, ce dont il avait peur, ce qui l'effrayait à l'idée d'être père. Il connaissait la réponse: il n'avait aucune enfance à transmettre, son enfance s'était construite sur un mensonge. Il n'avait rien à donner, il n'était personne.
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Vidéo de Anne B. Ragde
Anne Birkefeldt Ragde - L'espoir des Neshov
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